2010
Il y a quelques mois, j’avais chroniqué la saison 1, j’étais resté sur un arrière goût mitigé, oscillant entre des idées éclatantes et des rôles pas forcément convaincants, ou des choix scénaristiques particuliers. Le travail de marketing viral lié à cette série m’avait énormément impressionné à l’époque. Pour ceux qui ne connaissent pas cette série, c’est par là. Histoire de se mettre au carré pour la suite.
Rappelons-le, cette série qui a été créée par Alan Ball, que l’on connaît surtout pour American Beauty et Six Feet under, évoque les aventures d’une jeune télépathe et d’un vampire en Louisiane.
Le présupposé, très important de cette série, est que les vampires sont acceptés dans le monde, au moins en temps que minorité. Rien d’exceptionnel néanmoins, c’est une minorité, donc la tyrannie de la démocratie peut se mettre en place, tranquillement.
La saison 2 reprend là où la première saison s’était terminée. Dès les premières minutes de l’épisode un, le ton est donné, on retrouve Lafayette (le cuisinier, on l’avait oublié) dans des geôles, il y a un meurtre particulièrement gore sur le parking du Merlotte, Maryann devient de plus en plus présente… En gros les problématiques s’étoffent, deviennent conséquentes, chaotiques dirais-je et le rythme s’accélère d’autant (façon fin de saison1).
Au global, tout ce qui a pu être évoqué dans la saison 1, prend corps et l’on se retrouve spectateur de situations abracadabrantesques, le plus souvent délirantes. Le monde vampirique prend peu à peu forme dans cette saison, ainsi que le background global. La série gagne en crédibilité, par rapport à la trame générale, et devient de plus en plus space quant aux créatures rencontrées et envisageables.
La saison 1, m’avait un peu déçu, la saison 2 est une révélation : c’est humoristique, les situations sont tordues, et ça fonctionne. Avec une galerie de personnages au cordeau, Alan Ball nous offre une vision épanouie d’un monde qui ressemble d’assez près à un World of Darkness (bien connu des rôlistes) sans pour autant sombrer dans le goth fastoche.
Etant donné que je me suis éclaté sur la saison 2, que la saison 3 tarde à paraître, j’ai commencé à fouiller dans les étagères poussiéreuses de mes libraires favoris…
Et j’ai trouvé les romans dont s’est inspiré Alan Ball
. « Hourra », hurlais-je au vent, tenant mes trois premiers ouvrages de Charlaine Harris, La Communauté du Sud que ça s’appelle même ! Et c’est en onze tomes… Je regarde les quatrièmes de couvertures et ça colle, c’est bien le même pitch.
Rentrant dans mon antre, hop fauteuil, hop tome 1, en avant !
Bon je vous la fais rapide ou pas ? J’en vois déjà qui clignent des yeux en lisant ces lignes…
On va dire rapide : c’est naze.
Pourquoi ? En trois tomes je n’avais pas vu une once de la profondeur que j’ai trouvée dans la série. Rien dans ce que j’ai pu lire ne m’a donné envie de découvrir la suite de cette série. On retrouve les deux personnages principaux, d’accord, mais après : Lafayette, une ligne ; Godric, une ligne allez on va dire deux ; Sam, dix pages ; Tara elle n’existe pas ; la ménade (pas mainate hein !), deux lignes et ainsi de suite. Alors, qu’y a-t-il dans les trois premiers tomes ? Je serais incapable de vous le dire précisément, mais en tout cas pas grand-chose à voir avec ce qui est présenté à l’écran (genre, tiens Sookie a un string, ça plait à Bill, là elle a des sous-vêtements blancs… Oh Eric la convoite etc.). Etant de sexe masculin, (si si je confirme) je ne peux que renâcler quant à l’écriture de Charlaine Harris, qui clairement s’adresse à un auditoire féminin (ce sont peut-être les traducteurs ? J’en doute).
Ce n’est pas Twilight non plus, il y a du cul, c’est un peu du Harlequin vampirique. Bon j’avoue, je n’ai pas une grande expérience sur le sujet, mais le peu que j’en perçois semble bien similaire.
Je reste donc totalement déçu sur les bouquins, mais bon, on va leur reconnaître une qualité : sans eux pas de série.
Car aussi surprenant que cela puisse paraître, la saison 2 de True Blood m’a permis d’adhérer finalement au concept développé par Alan Ball, et cela restera pour moi la bonne surprise de cette année 2009.



La saison 2 est géniale et j’ai adoré l’exploitation d’un personnage de la mythologie grecque plutôt méconnu.
Je ne sais pas pourquoi, mais la « communauté du Sud », ça sonnait cucul. Dans le style moite et vénéneux, tu connais la « saga des socières » d’Anne Rice ? A l’époque, je n’avais pas pu décroché avant la fin, totalement addictif (ça m’a plus plu que les chroniques de vampires, même si j’avais assez bien aimé)
Oui effectivement la façon dont est amené et expliquée la Ménade me semble relativement crédible. Ce qui m’a plu c’est vraiment la profusion d’exemples…
Maintenant les bouquins m’ont clairement fait un vade retro…
C’est comme ça, je pense que ça confirme le talent d’Alan Ball ou en tout cas de son équipe…
Clairement j’ai plus adhéré aussi à la saison 2. L’actrice jouant la Ménade est super crédible et la communauté vampirique a aussi gagné en crédibilité. On sent effectivement plus le BG. Pour les bouquins je ne peux pas te dire mais ma femme les dévorent tous donc il faudrait qu’elle partage son expérience ici
je lui en parle :p
Oui, j’ai bien aimé aussi, même si ces empapaoutés de scénaristes m’ont piqué l’idée de la ménade chez les vampires… Bon… L’actrice est vraiment crédible, j’ai passé un bon moment.
En fait Olivier, tu t’es sacrifié pour nous, whaaaaaa !
On manque de bacchanales non ?
Sacrifié sur l’autel du roman moisi. Dur dur…