2010
La vie est difficile à NYC quand on est infirmière… Cette nouvelle série, fraichement arrivée sur Canal + (avril 2010), propose aux spectateurs une immersion dans le monde hospitalier américain. Vous voulez de l’éthique, reprenez vos DVD d’Urgences (RIP) ; vous appréciez les combines tordues et le machiavélisme d’un génie de la médecine, House MD est pour vous. Dans le cas de Nurse Jackie, eh bien ce n’est pas trop éthique et le personnage n’est pas un génial médecin qui sauve à tour de bras les pauvres patients aux portes de l’Hadès. Alors quel est l’intérêt ? Difficile de définir clairement la ligne : Jackie est infirmière depuis plus de quinze dans un service urgentiste, mariée avec deux enfants, celle-ci entretient de plus une liaison amoureuse avec un de ses collègues. Entre sa vie privée et le rouleau compresseur nerveux que représente son travail, Jackie consomme de nombreuses drogues afin de tenir la cadence infernale de celui-ci. C’est donc la vie d’une junkie qui est décrite par le menu, et ce, sur douze épisodes.
Au casting, nous avons Edie Falco, dans le rôle d’une Jackie Payton très crédible et que l’on avait appréciée, entre autres, dans Oz et Les Soprano. Nous avons son amie et collègue médecin le Dr. Eleanor O’Hara (Eve Best) qui semble s’être échappée du Diable s’habille en Prada. La jeune infirmière pataude, qui fait constamment des bourdes et qui colle aux basques de Jackie, c’est Zoey (Merritt Wever) ; l’amant de Jackie qui s’occupe de la pharmacopée de l’hôpital (Paul Shulze) et enfin le jeune médecin prometteur, atteint d’un syndrome de Tourette (mineur, mais quand même) c’est le docteur Cooper. Dans cet hôpital nous avons donc une équipe improbable, mais finalement très « humaine » qui essaye de gérer au mieux les situations quotidiennes. Je vous passe bien entendu, les enfants, le mari, les divers employés ou la directrice de l’hôpital (qui est assez fameuse dans son style).
Un drame plus qu’une comédie, ou une comédie très acide. Voilà ce qui ressort de tout cela, on rit jaune, ça grince un peu dans tous les sens. Les sujets sont parfois comiques, parfois exagérés. Comme toujours, la présence de Dieu est un peu fatigante, mais ce sont les États-Unis donc il faut faire avec. Je reste sur la prestation d’Edie Falco, qui dans le rôle de cette quarantenaire constamment à la limite de la rupture, emportée par le flux tendu de sa vie rend le personnage de Jackie Payton attachant et très humain. Pas facile de la voir s’enfiler par voie orale ou nasale toutes les drogues ou médicaments imaginables afin de tenir le coup et ne pas craquer. Les sujets abordés sont d’actualité et on retrouvera les erreurs de diagnostic, l’homosexualité parentale, bien entendu la drogue (les diverses petites pilules sont un peu le second rôle et le fil conducteur de cette série), la tension dans le monde du travail, la pression sociale, etc.
Cette série qui arrive en France risque de passer inaperçue par rapport aux autres ténors hospitaliers télévisés, néanmoins aux US, elle fait un buzz d’enfer, donc si vous vous lancez sur celle-ci, sachez qu’il y a déjà la seconde saison qui est diffusée outre-Atlantique et que la chaîne Showtime s’est engagée sur la troisième. Préparez-vous à vivre le quotidien d’une femme de tête.
dans les trucs bien y’a aussi :
- Bored to death
- IT crowd
J’avais entendu parler de cette série il y a quelques mois, mais je ne pense pas que ça me parlera… les séries hospitalières, je n’y arrive pas…
Vi je comprends il ne faut pas se forcer
Tu te vengeras sur les séries de gladiateurs!! ^^
Rooo le sous entendu moisi.
J’ai hyper honte Patrou
Tu peux.
Yes I Can