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	<title>Skul[:K]ing &#187; Livres</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Feb 2011 10:53:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>

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		<description><![CDATA[Titillé pendant un moment par ce titre aussi mystérieux qu&#8217;évocateur lors de mes pérégrinations au milieu des étals des librairies bordelaises, j&#8217;ai finalement pris mon courage à deux mains et décidé de franchir le pas pour m&#8217;immiscer dans les méandres obscurs et mystérieux de l&#8217;organe le plus indispensable et le plus méconnu du corps humain [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-large wp-image-8022" title="Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau_Norman Doidge" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2011/02/Les-étonnants-pouvoirs-de-transformation-du-cerveau_Norman-Doidge-361x600.jpg" alt="" width="300" height="499" />Titillé pendant un moment par ce titre aussi mystérieux qu&#8217;évocateur lors de mes pérégrinations au milieu des étals des librairies bordelaises, j&#8217;ai finalement pris mon courage à deux mains et décidé de franchir le pas pour m&#8217;immiscer dans les méandres obscurs et mystérieux de l&#8217;organe le plus indispensable et le plus méconnu du corps humain : le cerveau. Bravant ma peur de l&#8217;ignorance, je plongeais alors dans un monde que je pensais totalement hermétique. Et quelle belle surprise m&#8217;attendait là !</p>
<p>Car oui, belle surprise il y avait : un monde fascinant et parfaitement compréhensible, qui répondait selon une logique bien moins complexe qu&#8217;il n&#8217;y paraît et dont l&#8217;humanité avait déjà senti depuis des siècles toutes les possibilités qui pouvaient s&#8217;ouvrir à toute personne décidant d&#8217;oeuvrer à faire travailler son cerveau.<span id="more-8021"></span> Car oui, le cerveau est un organe évolutif bien moins figé que l&#8217;on ne l&#8217;a cru pendant trop longtemps, et ce dernier nous réserve encore d&#8217;incroyables surprises quant aux découvertes qu&#8217;il nous reste encore à faire à son sujet.</p>
<p>Au travers de différents chapitres, tous classés selon une thématique et un cas étudié par Norman Doidge, psychiatre canadien et scientifique reconnu passioné de neuroplasticité, vous apprendrez comment une personne victime d&#8217;un AVC ( Accident vasculaire Cérébral ) devenue hémiplégique est parvenue, à force d&#8217;effort et de stimulation de son cerveau au travers d&#8217;exercices simples et à la portée de tous, à créer de nouvelles connexions neuronales pour parvenir à retrouver une parfaite mobilité, ou bien encore comment une personne née avec seulement un hémisphère est parvenue à vivre comme tout un chacun grâce à son hémisphère droit qui lui a permis de surcompenser son handicap, le tout teinté d&#8217;une recomposition historique des découvertes et des études menées sur le cerveau depuis le commencement.</p>
<p>Ce ne sont là que quelques exemples, très nombreux dans ce livre, qui relatent le parcours des découvertes faites et celles à venir, des promesses de guérison qu&#8217;un entraînement et une stimulation constants peuvent engager, nous rappelant au passage le conflit entre les localisationnistes, qui pensaient jusqu&#8217;à il y a peu que le cerveau réagissait en zones figées, et les neuroplasticiens qui ont découvert, preuves scientifiques à l&#8217;appui, que le cerveau était capable de créer des dérivations pour que le corps redevienne fonctionnel.</p>
<p>On ne peut rester insensible à la lecture de ce livre, qui se révèle au final indispensable pour toute personne qui a constaté une dégradation de sa mémoire ou de sa dextérité par rapport à sa prime jeunesse, ou dont un membre de sa famille est devenu handicapé, car avec un peu d&#8217;exercices simples et réguliers, notre cerveau reconnecte ses neurones oubliés et se réactive en fonction des stimuli qu&#8217;il reçoit. Il suffit simplement de savoir que celui-ci réagit selon une loi simple : ce qui est inutile disparaît, ce qui est nécessaire au quotidien continue d&#8217;exister, et les connexions qui n&#8217;existent pas lorsque l&#8217;on débute une nouvelle activité il les crée.</p>
<p>Avec un style clair, net, et très fluide, Norman Doidge ne se perd pas en circonvolutions techniques rébarbatives et vulgarise très bien un ouvrage qui deviendra au cours de votre lecture essentiel dans votre bibliothèque. <strong><em>« Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau »</em></strong> est à lire, à conseiller, et très certainement à posséder !</p>
<p><strong>Prix : </strong> 8,90 €<br />
<strong>ISBN :</strong> 9782266 188234<br />
<strong>Editeur :</strong> Pocket<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Nov 2010 08:00:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour nombre de grands érudits, l&#8217;idiotie et la naïveté poussées à leur paroxysme renferment souvent des messages d&#8217;une profondeur et d&#8217;une sagesse insoupçonnées. Toutes les civilisations ont eu, à un moment donné, un de ces grands penseurs loufoques, dévergondés, à la langue bien pendue et à l&#8217;insolence piquante de vérité, à la franchise tellement désarmante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/sublimes-paroles-et-idioties-de-Nasr-Eddin-Hodja.jpg" rel="lightbox[7599]"><img class="size-full wp-image-7601 alignleft" title="sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/sublimes-paroles-et-idioties-de-Nasr-Eddin-Hodja.jpg" alt="" width="300" height="444" /></a>Pour nombre de grands érudits, l&#8217;idiotie et la naïveté poussées à leur paroxysme renferment souvent des messages d&#8217;une profondeur et d&#8217;une sagesse insoupçonnées. Toutes les civilisations ont eu, à un moment donné, un de ces grands penseurs loufoques, dévergondés, à la langue bien pendue et à l&#8217;insolence piquante de vérité, à la franchise tellement désarmante et au comportement tellement imprévisible que même les plus grands tyrans sont forcés d&#8217;en rire. <strong>Nasr Eddin </strong>est de ceux-là. Laissez-vous imprégner de tout l&#8217;humour dont l&#8217;Orient est capable au travers des <strong><em>« Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja »</em></strong>, et marchez dans les pas de ce petit être loufoque et de son âne&#8230;<span id="more-7599"></span></p>
<p><strong>L&#8217;histoire : </strong></p>
<p><strong>Nasr Eddin</strong> a tout fait, tout vu, tout vécu. Ou presque. Ses aventures par delà l&#8217;<strong>Albanie</strong>, la <strong>Turquie</strong>, la <strong>Perse</strong>, lui ont fait rencontrer les plus importants et les plus corrompus des cadis, des himams, des derviches errants, des prêtres, des chevaliers, des notables, jusqu&#8217;au tyran tartare <strong>Timour Leng</strong> en personne, dont la légende veut qu&#8217;il ait été son bouffon (bien que les dates ne correspondent pas vraiment entre elles)&#8230; Toutes ces personnes de haut rang, très cultivées et imbues de leur personne et de leur statut, il est parvenu à leur faire rendre gorge. Son insolence l&#8217;a sauvé de situations ô combien tendues et incroyables et le tout, avec le sourire. <strong>Nasr Eddin</strong> avec son gros turban et son gros ventre, n&#8217;est pas n&#8217;importe qui : c&#8217;est un sacré numéro&#8230;</p>
<p><strong>En gros : </strong></p>
<p><strong><em>« Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja »</em></strong> est un gros pavé bien sympathique que je ne vous conseille cependant pas de lire d&#8217;une seule traite. Chaque page renferme une aventure propre, une sentence verbale unique, une rhétorique imparable, aussi le lecteur peut s&#8217;amuser à piocher au jour le jour une aventure, à picorer au gré de ses humeurs et de ses envies une, deux ou dix de ses facéties et les ressortir à ses amis. Le plus amusant est de se rendre compte que nombre d&#8217;entre elles ont traversé les siècles et sont encore d&#8217;actualité aujourd&#8217;hui, avec de fortes probabilités pour qu&#8217;elles le soient encore demain.</p>
<p>Saillantes, profondes, parfois vulgaires, les <strong><em>« Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja »</em></strong> nous montrent un aspect de l&#8217;Orient à redécouvrir, malheureusement gâté par les fous de dieux qui feraient bien de garder précieusement ce patrimoine culturel et humoristique du XIIIe siècle afin de les aider à relativiser leurs propres sermons. Comme il le dit si bien lorsqu&#8217;un croyant lui pose la question : <em>« Que doivent faire les fidèles si l&#8217;imam lâche un pet dans la mosquée ? »</em>, celui-ci répond sans crainte : <em>« Ce qu&#8217;ils doivent faire est évident : aller chier »</em>.</p>
<p>Bref, pour tous les curieux d&#8217;une philosophie orientale par le rire, <strong><em>« Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja »</em></strong> est l&#8217;ouvrage qu&#8217;il vous faut. E si vous passez par la <strong>Turquie</strong>, n&#8217;hésitez pas à visiter son tombeau&#8230; vide, car le bonhomme a piégé <strong>Azraël</strong> le jour de sa mort&#8230;</p>
<p><strong>Prix : </strong> 15 €<br />
<strong>ISBN :</strong> 9782859 408572<br />
<strong>Editeur :</strong> Phebus Libretto<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme du métro parisien – Lorànt Deutsch</title>
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		<pubDate>Sun, 10 Oct 2010 21:06:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Insomnia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[PARIS]]></category>

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		<description><![CDATA[Cela fait un moment que cet ouvrage est sorti puisque Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme du métro parisien est paru en 2009. Pourtant, il vaut le détour ce livre de Lorànt Deutsch (oui l’acteur, ce n’est pas un homonyme) si l’on apprécie Paris.
Ainsi, le principe de Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/metronome_Lorent-Deutsch.jpg" rel="lightbox[7421]"><img class="alignleft size-large wp-image-7423" title="metronome_Lorent-Deutsch" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/metronome_Lorent-Deutsch-388x600.jpg" alt="" width="300" height="463" /></a>Cela fait un moment que cet ouvrage est sorti puisque <strong>Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme du métro parisien</strong> est paru en 2009. Pourtant, il vaut le détour ce livre de <strong>Lorànt Deutsch</strong> (oui l’acteur, ce n’est pas un homonyme) si l’on apprécie Paris.</p>
<p>Ainsi, le principe de <strong>Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme du métro parisien</strong> consiste à nous entraîner au fil du métro et à travers l’histoire de la capitale. On descend à Cité et nous voilà partis à la découverte de Lutèce, un peu plus loin, partons à la rencontre de Notre-Dame-des-Champs tout en remontant le cours de l’histoire parisienne. Depuis la Gaule au Paris de la Défense, <strong>Lorànt Deutsch</strong> décortique pour nous la grande histoire de Paris afin de nous aider à mieux comprendre les monuments, les vestiges, toutes les traces que l’on croise au quotidien dans Paris.<span id="more-7421"></span></p>
<p>Passionnant, <strong>Métronome : L&#8217;histoire de France au rythme du métro parisien</strong> est parfaitement documenté, très bien écrit et on apprécie les petits encarts permettant de répondre à des questions telles que « Qu’est devenue la première cathédrale de France ? », « Depuis quand Paris est-il Paris ? », « Qui fit construire les thermes de Cluny ? ».</p>
<p>Un ouvrage à mettre entre toutes les mains, qui passionne très facilement et surtout que l’on voudrait transporter avec soi, à chaque voyage à Paris afin de retrouver les traces encore très présentes d’une histoire très riche.</p>
<p>Broché: 380 pages<br />
Editeur : Michel Lafon (3 septembre 2009)<br />
ISBN-10: 2749910110<br />
ISBN-13: 978-2749910116<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>La Logique Du Massacre</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 08:09:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Mass Murderers]]></category>

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		<description><![CDATA[Et voici un recueil inédit de textes écrits par des « Mass Murderers ». Derrière La Logique Du Massacre se trouve l’ambition de fournir une certaine matière concernant les pensées et les actes des tueurs de masses. Essentiellement américains (il y a un Français), on se replongera dans les événements de Columbine, ou de Nanterre.
L’ouvrage dispose d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/logique-massacre-derniers-ecrits-tueurs-masse.jpeg" rel="lightbox[6059]"><img class="alignleft size-full wp-image-6102" title="logique-massacre-derniers-ecrits-tueurs-masse" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/logique-massacre-derniers-ecrits-tueurs-masse.jpeg" alt="" width="300" height="415" /></a>Et voici un recueil inédit de textes écrits par des « Mass Murderers ». Derrière <strong>La Logique Du Massacre</strong> se trouve l’ambition de fournir une certaine matière concernant les pensées et les actes des tueurs de masses. Essentiellement américains (il y a un Français), on se replongera dans les événements de <strong>Columbine</strong>, ou de <strong>Nanterre</strong>.</p>
<p>L’ouvrage dispose d’une présentation claire, par chapitre, regroupant les écrits classés chronologiquement ainsi qu’une partie en fin d’ouvrage reproduisant les textes ou dessins originaux de certains des tueurs de masses présentés dans le bouquin. Au premier abord, compliqué de ne pas penser à un coup un tant soit peu médiatique. Surement la faute de la couverture. Au-delà de ce point, le texte est présenté dans son intégralité et on retrouve les pensées, pour certaines quotidiennes, de ces individus, avec leurs préoccupations et leurs envies.<span id="more-6059"></span></p>
<p>Difficile de ne pas halluciner à la lecture de certains passages, cette matière brute est violente et c’est un condensé d’angoisse, de haine et de frustration que nous livre <strong>La Logique Du Massacre</strong>. La plupart des individus se sont donné la mort à la suite des actes qu’ils ont commis et il est évident que certains de ces hommes s’étaient préparés à toutes les éventualités. Etonnant de voir que tous les individus fonctionnent plus ou moins de la même manière et parfois, on peut très facilement retrouver un miroir déformé de ce que peut avoir vécu/ressenti le lecteur. Sauf que le lecteur a de nombreuses limites que ces individus dépassent. La faute à la néantisation sociale, à la frustration sexuelle ou à une paranoïa extrême. Malgré sa pochette relativement agréable, l’ouvrage est particulièrement dérangeant. C’est un peu toucher du doigt certaines limites ou certains tabous.</p>
<p>Est-ce que cet ouvrage est utile ? Hum, je le qualifierais de bizarrerie littéraire car ce compendium n’est pas exhaustif en la matière. Enfin c’est l’impression que j’en ai.<br />
Anecdotique, oui.<br />
Si on a la volonté de compiler cette matière brute, le fait de l’offrir en pâture au lecteur, sans accompagnement, est un choix éditorial bien particulier… Et forcément de repenser à la couverture… N’est-ce pas un peu facile ?</p>
<p>Alors à qui s’adresse <strong>La Logique Du Massacre</strong> ? Au gogo naïf comme moi qui voyant une « couv rock n’ roll » se jette sur l’ouvrage ? Au thérapeute ? (je n’y crois guère). Est-ce que le livre sera un soutien adéquat aux soirées de l’ambassadeur ? Les amateurs de sensations fortes apprécieront, les autres seront écœurés, traumatisés ou tout simplement pas intéressés.</p>
<p>Journal de Richard Durn<br />
Lettre de Marc Lépine<br />
Lettre de Michael Mc Lendon<br />
Lettre de Robert Hawkins<br />
Retranscription des vidéos de Cho Seung-Hui (Virginia Tech)<br />
Journal d’Eric Harris (Columbine)<br />
Journal de Dylan Klebold (Columbine)<br />
Journal (1993-2001) de Valery Fabrikant<br />
Journal de Georges Sodini</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TXjWS79Sp4o&amp;feature" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/TXjWS79Sp4o&amp;feature"></embed></object></p>
<p><strong>Broché:</strong> 246 pages<br />
<strong>Editeur :</strong> Inculte éditions (24 avril 2010)<br />
<strong>Collection :</strong> Temps réel<br />
<strong>Langue :</strong> Français<br />
<strong>ISBN-10:</strong> 2916940316<br />
<strong>ISBN-13:</strong> 978-2916940311</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>20th Century Boys</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/livres-manga/20th-century-boys/</link>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 10:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Écrit par Naoki Urasawa, 20th Century Boys est un « Seinen » (manga pour jeune homme), que l&#8217;on trouve en France chez Panini Manga. Les deux derniers tomes se nomment 21st Century Boys (1 et 2). Ce manga a reçu quatre prix à ce jour, dont le &#171;&#160;Prix de la meilleure série au festival d&#8217;Angoulême&#160;&#187; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.20th_century_boys-1_m.jpg" alt="" />Écrit par <strong>Naoki Urasawa</strong>, <strong>20th Century Boys</strong> est un « <strong>Seinen</strong> » (manga pour jeune homme), que l&#8217;on trouve en France chez Panini Manga. Les deux derniers tomes se nomment <strong>21st Century Boys</strong> (1 et 2). Ce manga a reçu quatre prix à ce jour, dont le &laquo;&nbsp;<strong>Prix de la meilleure série au festival d&#8217;Angoulême</strong>&nbsp;&raquo; en 2004.<span id="more-210"></span></p>
<p>Tout d&#8217;abord, pour les individus qui seraient repoussés par le terme Manga (et plus généralement, le graphisme), <strong>20th Century Boys</strong> possède un graphisme proche de ce qui s’apparente à de la BD franco-belge, donc ne vous attendez pas à avoir du BESM toutes les deux pages. Essentiellement en noir et blanc, en format 10X18, vous trouverez tout au plus une vingtaine de pages en couleur.</p>
<p><img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.21st_century_boys_1_s.jpg" alt="" />Passons maintenant aux choses sérieuses : 20th Century Boys c&#8217;est quoi ? Une chanson de <strong>T-Rex</strong> (20th Century Boy sorti en 1973), qui changera la vie d&#8217;un des héros (Kenji), éveillant en lui le goût du rock n&#8217;roll. Série au long cours,<strong> 20th Century Boys</strong> retrace les aventures d&#8217;un groupe d&#8217;enfants que l&#8217;on va suivre de 1969 à 2018. En gros.</p>
<p>Dans les années soixante, des mômes (<strong>la bande à Kenji</strong>) créent une « base secrète » (celle-ci est en herbe tressée&#8230; Oui je sais) au sein de laquelle ils s&#8217;amusent à jouer, pas forcément à la guerre, mais en tout cas à imaginer un monde peuplé de menaces terribles ainsi que de héros. Ce sont eux les héros imaginaires de ces aventures, dont l&#8217;intégralité est notée dans le cahier des prédictions. En 1997, les enfants sont devenus adultes, certains ont réussi, d&#8217;autres ont mis leurs rêves de côté afin de s&#8217;insérer sagement au sein de la société. <strong>Kenji</strong>, après le suicide de <strong>Donkey</strong> (un membre de la bande), se retrouve dans des situations de plus en plus compliquées, impliquant le mystérieux <strong>Ami</strong>, qui est visiblement le chef d&#8217;un groupuscule (une secte quoi). En même temps qu&#8217;<strong>Ami</strong> se révèle, les événements écrits au sein de leur cahier de prédiction semblent se réaliser&#8230;<br />
<img style="margin: 0 auto; display: block;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.028_m.jpg" alt="" /><br style="font-weight: bold;" /><strong>20th Century Boys</strong> retrace l&#8217;enquête de ces enfants, puis de ces adultes, sur plus de 40 ans. Vous avez lu ÇA de Stephen King ? Il y a un effet similaire à la fameuse Madeleine de <strong>Proust</strong> dans le scénario, qu&#8217;ont en commun ÇA et <strong>20th Century Boys</strong> (l&#8217;horreur en moins). D&#8217;ellipse en ellipse, on suit avec bonheur cette enquête qui nous mène aux quatre coins du monde. Cette quête désespérée tourne autour de plusieurs thèmes : le millénarisme, la guerre bactériologique, la propagande, l&#8217;amitié et bien entendu le rock n&#8217; roll !<br />
Désabusée, tendre et drôle, cette série est un chef-d&#8217;œuvre. Suivre durant 24 tomes (soit presque 5000 pages !!!) les aventures de nos héros ne relève même pas de la gageure. Dès le premier tome, on est accroché et il est improbable de s&#8217;arrêter avant la fin. J&#8217;ai eu la chance de pouvoir le lire en entier sans avoir à patienter, indéniablement j&#8217;ai pris mon pied <em>(merci David MGM, une fois encore)</em>.<br />
<img style="margin: 0 auto; display: block;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.030_m.jpg" alt="" /><br />
Au départ, le graphisme m&#8217;a un peu choqué, car très européen&#8230; Cette sensation a disparu rapidement, tellement j&#8217;étais envouté par cette enquête totalement tordue. Au final, cette quête un peu morale me fait penser à Kipling et son fameux <a href="http://www.periblog.fr/labels/Rudyard%20Kipling.html%22">&laquo;&nbsp;Tu seras un homme mon fils&nbsp;&raquo;</a>. Lorsque tout s&#8217;écroule, seuls notre conscience et nos choix demeurent. Définitivement mythique.</p>
<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/5.png" alt="" /></p>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><object style="width: 480px; height: 385px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg" /><embed style="width: 480px; height: 385px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg"></embed></object></div>
<p><em>Plutôt que de mettre le trailer de l&#8217;adaptation cinématographique (en trois films) de </em><strong><em>20th Century Boys</em></strong><em> je préfère vous laisser écouter (et voir) le morceau de T-Rex. Respect.</em><br />
Ah oui je suis preneur pour du <strong>Bob Lennon</strong>. Alors n&#8217;hésitez pas <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
]]></content:encoded>
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		<title>Delectations Moroses &#8211; Frederic Schiffter</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/delectations-moroses-frederic-schiffter/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 18:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Aphorismes]]></category>

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		<description><![CDATA[L&#8217;Église nomme délectation morose (ou prolongée) le fait de s&#8217;attarder avec délice sur des fautes commises, que ce soit par goût de la dépréciation de soi-même ou, plus rarement sans doute, pour se remémorer des plaisirs illicites passés.
Merci Wiki.
Une rencontre avec un ouvrage dans lequel on croise le regard et la pensée d&#8217;un auteur, professeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Bouquins/.DM_m.jpg" alt="" /><em>L&#8217;Église nomme </em><strong><em>délectation moros</em></strong><em>e (ou prolongée) le fait de s&#8217;attarder avec délice sur des fautes commises, que ce soit par goût de la dépréciation de soi-même ou, plus rarement sans doute, pour se remémorer des plaisirs illicites passés.</em><br />
Merci Wiki.<br />
Une rencontre avec un ouvrage dans lequel on croise le regard et la pensée d&#8217;un auteur, professeur de philosophie et surfer à ses heures perdues (pas pire qu&#8217;en cours à priori).<br />
Les <strong>Délectations Moroses</strong> ont été éditées il y a peu par le <strong>Dilettante</strong> (moi je trouve que ça le fait bien avec un titre comme ça) et c&#8217;est là le dixième ouvrage de <strong>Frédéric Shiffter</strong>.<span id="more-201"></span></p>
<p>Alors comment dire ? Les <strong>Délectations Moroses, </strong>ça couine, ça grince, ça égratigne. Qui est visé ? Peu importe, sûrement l&#8217;auteur en particulier, mais tout le monde sera éclaboussé.<br />
Les <strong>Délectations Moroses</strong> ce sont quatre-vingt seize pages d&#8217;aphorismes, de petites bombes jusqu&#8217;à de grandes tranchées. Le quotidien découpé sous le scalpel, nihiliste mais sympathique de <strong>Frederic Shiffter</strong>.<br />
Pas vraiment philosophiques, pas non plus dénuées de sens (au contraire), ces gouttes de rosées nous noient dans une réalité trempée dans la fonte sociale. C&#8217;est un point de vue, sans les images, sur le monde. Comportement révélé le long du fil éclairé de la plume de notre dénonciateur.<br />
Pas de grande charge, pas de confusion, juste un regard précis, relevant la tiédeur, l&#8217;aigreur et la malignité du quotidien, le votre et le mien&#8230;<br />
Parfois un peu facile, on trouvera de la phrase pour de la phrase, ça tape, ça fonctionne, est-ce que ça restera ? Une fois encore peu importe, l&#8217;intérêt c&#8217;est le plaisir de l&#8217;instant &#8230; Lorsqu&#8217;on se plonge dans l&#8217;ouvrage et qu&#8217;on avance sur le chemin cahotant qui nous mènera à la dernière page de celui-ci.<br />
Efficace.<br />
Sombre.<br />
<strong>Frédéric Shiffter</strong> c&#8217;est un peu nous, vous, eux.</p>
<p><strong>J&#8217;aime:</strong> voir ci dessus.<br />
<strong>Je n&#8217;aime pas : </strong>le côté introspectif qui s&#8217;éloigne du global pour faire un focus sur l&#8217;auteur. La facilité de certains aphorismes, non pas que je puisse les trouver (loin de là) mais ils ne sont pas tous renversants.</p>
<p>Quelques extraits :</p>
<p>« Naître et, aussitôt, brailler. L’existence commence par une profession de foi pessimiste. »<br />
« Le “bonheur”, ce petit linge sale que les humains brandissent comme un étendard au bout de leur désir. »<br />
« J’aurai réussi une œuvre quand mon nom servira à désigner une pathologie mentale. »<br />
<img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/4.png" alt="" /></p>
<p>Pour ceux qui veulent en voir un peu plus c&#8217;est <a href="http://www.ledilettante.com/pdf/1072.pdf"><strong>ICI</strong></a> !</p>
<p><strong>Délectations Moroses</strong><br />
Genre : Littérature générale/Aphorismes<br />
<strong>ISBN</strong> : 978-2-84263-181-9<br />
Année de parution : septembre 2009<br />
Nombre de pages : 96<br />
Edition :<strong> Le Dilettante</strong></p>
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		<title>Le Cinéma japonais</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/le-cinema-japonais/</link>
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		<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 21:21:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Beaux livres]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Taschen, ah Taschen et ses jolis livres. Il y a longtemps, en tant qu&#8217;étudiant, je piochais sans cesse dans leurs sources, ressources graphiques finalement.
C&#8217;était très bien adapté à mes besoins et surtout à mes revenus. Puis à un moment, j&#8217;ai cessé de m&#8217;y intéresser car trop succinct et généraliste. Quinze ans plus tard, je retourne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/public/Bouquins/Cinema_japonais/.0001_m.jpg" rel="lightbox[179]"><img class="alignleft" style="margin: 0pt 1em 1em 0pt;" src="/public/Bouquins/Cinema_japonais/.0001_m.jpg" alt="" width="288" height="356" /></a><strong>Taschen</strong>, ah <strong>Taschen</strong> et ses jolis livres. Il y a longtemps, en tant qu&#8217;étudiant, je piochais sans cesse dans leurs sources, ressources graphiques finalement.<br />
C&#8217;était très bien adapté à mes besoins et surtout à mes revenus. Puis à un moment, j&#8217;ai cessé de m&#8217;y intéresser car trop succinct et généraliste. Quinze ans plus tard, je retourne affronter le dragon et ses écailles miroitantes, pour (à cause ?) de &laquo;&nbsp;<strong>Le Cinéma japonais</strong>&laquo;&nbsp;. Passant pas forcément par hasard chez Mollat, la couverture m&#8217;a happé&#8230; grand format, jolies photos&#8230; Mon sang n&#8217;a fait qu&#8217;un tour. Vingt euros pour un beau livre, c&#8217;est donné.<br />
Enfin ce n’est pas très cher.<span id="more-179"></span></p>
<p>Relativement néophyte dans le domaine du cinéma japonais, je fonctionne par coup de cœur, leur vision du 7e art m&#8217;attire, m&#8217;intrigue, parfois me révulse, en tout cas m&#8217;interpelle à chaque fois. <strong>Le Cinéma japonais</strong> et ses presque deux-cents pages est attrayant, abondamment illustré, découpé en une dizaine de chapitres, il couvre une grande partie de ce qui peut se faire. Avec sa chronologie, sa filmographie et sa biographie il permet de plus de faire un pont vers des régions plus difficiles d&#8217;accès.<br />
<img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" src="/public/Bouquins/Cinema_japonais/.2_m.jpg" alt="" /><br />
Alors, finalement? Eh bien cette chevauchée avec le dragon est intéressante, étant comme je l&#8217;ai dit néophyte, j&#8217;ai réussi à trouver pas mal de données et de références. Celles-ci ne sont néanmoins guère explicites et le vol du dragon est un peu court. On couvre d&#8217;un large battement d&#8217;ailes des catégories, qui à elles seules mériteraient un ouvrage&#8230; Je crois que c&#8217;est la force et la faiblesse de cet ouvrage. Il montre, explique, catégorise de manière assez claire les grands axes du septième art japonais. Les amateurs éclairés fuiront donc cet ouvrage car ils ne trouveront qu&#8217;un guide assez simple sur ce média. Les textes du &laquo;&nbsp;<strong>Cinéma japonais</strong>&laquo;&nbsp;, eh bien comment dire ? Il y a deux catégories : le texte de fond, qui est intéressant mais pas assez explicite, chercher une référence dedans relève de la gageure. La seconde catégorie correspond aux commentaires des photos, c&#8217;est assez aléatoire, parfois une anecdote intéressante, parfois rien du tout. On a le pire comme le meilleur.<br />
Les photos, affiches, scènes de films, scènes de tournage&#8230; selon moi, elles sont trop axées sur certains films, genre dix photos d&#8217;un film et aucune d&#8217;un autre&#8230; Mouarf. C&#8217;est assez frustrant.</p>
<p>Je ne regrette pas de l&#8217;avoir acheté, j&#8217;ai déjà grâce à lui des sources d&#8217;investigation pour des prochains achats de films, reste que j&#8217;espérais mieux. C&#8217;est un bel ouvrage, très attirant, mais si on gratte sous les écailles, on est déçu. Les rêves ont la vie dure, le dragon je l&#8217;avais déjà rencontré et j&#8217;avais fui&#8230; (Pour ceux qui ont suivi, il y a quinze ans).<br />
Il faudra attendre un certain temps avant que je retourne entre ses griffes.</p>
<p>Un petit plus : <a href="http://www.taschen.com/lookinside/00147/index.htm"><strong>le site Taschen</strong></a>, qui permet de feuilleter en ligne les ouvrages. J&#8217;adore<br />
<img style="margin: 0 auto; display: block;" src="/public/Bouquins/Cinema_japonais/.3_m.jpg" alt="" /></p>
<div style="font-size: 0.8em;">Relié: 192 pages<br />
Editeur : <strong>TASCHEN FRANCE</strong> (11 juillet 2009)<br />
Langue : Français</div>
<p><em>Au fait les photos viennent de chez </em><strong><em>Taschen</em></strong><em>, évident non ? <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /> </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Carmilla &#8211; Sheridan Le Fanu</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/carmilla-sheridan-le-fanu/</link>
		<comments>http://www.skulking.fr/livres/carmilla-sheridan-le-fanu/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2009 15:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Vampire]]></category>

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		<description><![CDATA[Auteur irlandais du XIXe siècle, Sheridan Le Fanu est considéré comme le père du roman fantastique. Celui-ci a écrit Carmilla au crépuscule de sa vie (deux ans avant sa mort). Cette nouvelle a directement influencé Bram Stoker, un autre auteur irlandais&#8230; (Oui pas de blabla sur Bram hein! Ok?)
&#171;&#160;Deux grands yeux s’approchèrent de mon visage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Bouquins/.Carmilla_s.jpg" alt="" />Auteur irlandais du XIXe siècle, <strong>Sheridan Le Fan</strong>u est considéré comme le père du roman fantastique. Celui-ci a écrit <strong>Carmilla</strong> au crépuscule de sa vie (deux ans avant sa mort). Cette nouvelle a directement influencé <strong>Bram Stoker</strong>, un autre auteur irlandais&#8230; (Oui pas de blabla sur Bram hein! Ok?)</p>
<p>&laquo;&nbsp;Deux grands yeux s’approchèrent de mon visage et soudain, je ressentis une douleur fulgurante, comme si deux grandes aiguilles espacées de quelques pouces seulement s’enfonçaient profondément dans ma poitrine. Je me réveillai en hurlant. La chambre était éclairée par la chandelle qui était restée allumée toute la nuit, et je vis une silhouette féminine au pied de mon lit, un peu sur la droite.&nbsp;&raquo;<br />
<em>(je n&#8217;ai pas pu m&#8217;empêcher de vous proposer un morceau de la quatrième de couverture <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  )<span id="more-159"></span></em></p>
<p>En Styrie (Autriche), <strong>Laura</strong> (l&#8217;héroïne) vit avec son père, une préceptrice et une gouvernante. Le château (schloss) au sein duquel ils vivent est relativement reculé et bien loin de l&#8217;effervescence des villes. Un jour, un étrange convoi va acheminer de la manière la plus incongrue qui soit, une jeune fille dans le château familial. <strong>Carmilla</strong>, la mystérieuse invitée et <strong>Laura</strong> vont nouer une amitié (hum) très forte.</p>
<p>Pourquoi lire ce bouquin ? Tout d&#8217;abord, il est court (le récit fait 120 pages tout au plus). <strong>Carmilla</strong> est une des plus anciennes nouvelles sur le vampirisme. L&#8217;ouvrage présente la prédation non pas de matière frontale, mais tout au contraire de manière relativement ambigüe. C&#8217;est la première fois que l&#8217;on présente de manière si sensuelle le rapport à l&#8217;amour et la mort. Effectivement, cet ouvrage est parcouru d&#8217;un érotisme si particulier qu&#8217;on se demande comment il a pu passer entre les mailles de la censure victorienne. Pour information, en 1976 aux USA (l&#8217;autre pays du fromage donc) <strong>Carmilla</strong> était encore considéré comme une nouvelle perverse&#8230;<br />
La vague cinématographique liée aux <a href="/index.php?post/Lesbian-Vampire-Killers">vampires lesbiens</a> vient aussi cet ouvrage&#8230;Alors dans <strong>Carmilla</strong> c&#8217;est classe, dans les films&#8230; Comme on dit par chez moi : tirage aléatoire ! De plus toutes les références à la fin de la nouvelle viennent du <strong>Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires, ou les revenants de Hongrie, de Moravie, etc.</strong>, écrit en 1746 par <strong>Dom Calmet</strong>, mine de rien le <em>père Sheridan</em> c&#8217;était documenté sur le sujet&#8230;<br />
Dans <strong>Carmilla</strong>, la beauté est forcément cruelle ; c&#8217;est romantique, gothique et diablement efficace.<br />
<img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/5.png" alt="" /></p>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><object style="width: 480px; height: 385px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/StTTfl8SU5k" /><embed style="width: 480px; height: 385px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/StTTfl8SU5k"></embed></object></div>
<p><em>Oui j&#8217;ai pris un truc à la con&#8230; Mais je trouve ça marrant <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </em></p>
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		<title>L&#8217;épopée du Livre Sacré</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/lepopee-du-livre-sacre/</link>
		<comments>http://www.skulking.fr/livres/lepopee-du-livre-sacre/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 12 Sep 2009 10:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce bouquin, j&#8217;en ai entendu parler il y a deux ans au moins&#8230; J&#8217;avais trouvé le pitch intéressant, puis les affres de la vie ont emporté son souvenir bien loin de mes préoccupations. En quête de nouveautés littéraires pour Skulking, le livre d&#8217;Anton Dontchev s&#8217;est rappelé tout naturellement à ma mémoire mi-août 2009.
Anton Dontchev est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/public/Bouquins/ELS.jpg" rel="lightbox[123]"><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Bouquins/.ELS_s.jpg" alt="" /></a>Ce bouquin, j&#8217;en ai entendu parler il y a deux ans au moins&#8230; J&#8217;avais trouvé le pitch intéressant, puis les affres de la vie ont emporté son souvenir bien loin de mes préoccupations. En quête de nouveautés littéraires pour <strong><a href="/index.php?category/Bouquins">Skulking</a></strong>, le livre d&#8217;Anton Dontchev s&#8217;est rappelé tout naturellement à ma mémoire mi-août 2009.</p>
<p><strong>Anton Dontchev</strong> est un écrivain bulgare, qui a écrit notamment <strong>Les cents frères de Manol</strong>, livre qui retrace une partie de l&#8217;invasion Ottomane en Bulgarie au XVIIe siècle. C&#8217;est son œuvre la plus connue à ce jour (traduite en vingt-cinq langues). Néanmoins avec <strong>L&#8217;épopée du Livre Sacré</strong> il a reçu le prix Balkanika 1999, pour la meilleure œuvre de fiction balkanique.<span id="more-123"></span></p>
<p><strong>L&#8217;épopée du Livre Sacré</strong> retrace dans une fresque sanglante, les aventures d’<strong>Henri de Ventadorn</strong>, chevalier qui a été de toutes les croisades. Sans terre et sans fief, Henri se fait confier une mission par le pape Innocent III. Il doit récupérer le cinquième évangile, celui que l&#8217;on attribue à Saint Jean, le livre sacré des <strong>Bogomiles</strong>.<br />
L&#8217;espion de la papauté, va donc partir sur les traces du Livre sacré pour s&#8217;en emparer. Notre chevalier aguerri va poursuivre le livre, le récupérer et subir les affres du doute. Toute l&#8217;expérience du monde ne peut pas grand chose contre  les maux de l&#8217;âme : embrassant la foi cathare, il va être chasser à travers toute l&#8217;Europe, par les hommes et la foi qu&#8217;il a servis durant de longues années.</p>
<p>Avec L&#8217;épopée du Livre Sacré, Anton Dontchev nous emmène dans un voyage bien loin de l&#8217;image d&#8217;Épinal du Moyen-Age. C&#8217;est sale, choquant et ça fonctionne. Quelque part, si je devais le comparer en termes d&#8217;ambiance, je le rapprocherais du film la Chair et le Sang (pas pour le scénario je précise). Une violence sous-jacente qui explose parfois aux yeux du lecteur.</p>
<p><strong>J&#8217;aime :</strong> le découpage du livre, quinze jours, quinze chapitres. La profusion de détails historique sur la Bulgarie (Tarnov) au XIIIe siècle, les problématiques d&#8217;Henri: toute la dualité de ses croyances. Le principe du chevalier mercenaire, issu d&#8217;une famille prestigieuse fonctionne très bien. Le petit plus de l&#8217;ouvrage, les nombreux focus sur son passé qui permettent de comprendre sa réputation et ses inimitiés (très très bon). La vision de la <strong>foi cathare</strong> dans l&#8217;ouvrage est poétique, c&#8217;est très visuel et assez intéressant.</p>
<p><strong>Je n&#8217;aime pas:</strong> le côté trop manichéen des deux camps, on a les très gentils et les très méchants, j&#8217;aurais préféré plus de nuances (l&#8217;affreux dominicain genre)&#8230;</p>
<p>Je vous cite la première phrase de <strong>L&#8217;épopée du Livre Sacré</strong> :<br />
<em>&laquo;&nbsp;On m&#8217;appelait Henri de Ventadorn, mais j&#8217;ai changé de nom pour celui d&#8217;un mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/4.png" alt="" /></p>
<div style="font-size: 0.8em;">
<p><strong>L&#8217;épopée du Livre Sacré de Anton Dontchev.</strong><br />
261 pages<br />
Editeur : <strong>Actes Sud</strong> &#8211; <strong>L&#8217;esprit des péninsules</strong> (10 juin 1999)</div>
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		<title>Manon Lescaut</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 10:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Classique]]></category>

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		<description><![CDATA[
L&#8217;Abbé Prévost chez Skulking, oui !Ça vous en bouche un coin non ?Manon Lescaut&#8230; Oui, Manon Lescaut.Mais pourquoi me direz-vous ?Faisons simple. Étant donné que j&#8217;ai toujours un métro de retard (comme pas mal de monde, finalement) ce bouquin je l&#8217;ai lu récemment. Horreur ! Désespoir ! Un classique du XVIIIe&#8230; Rah, mais qu&#8217;est-ce qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" alt="" src="/public/LIVRES/Manon_Lescaut/.9782070348329_s.jpg" />
<div style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;Abbé Prévost</strong> chez Skulking, oui !<br />Ça vous en bouche un coin non ?<br />Manon Lescaut&#8230; Oui, <strong>Manon Lescaut</strong>.<br />Mais pourquoi me direz-vous ?<br />Faisons simple. Étant donné que j&#8217;ai toujours un métro de retard (comme pas mal de monde, finalement) ce bouquin je l&#8217;ai lu récemment. Horreur ! Désespoir ! Un classique du XVIIIe&#8230; Rah, mais qu&#8217;est-ce qui me prend ?<br />Encore une fois, on me l&#8217;a conseillé…<br />Je n&#8217;ai pas la prétention de vous faire une analyse exhaustive de cette œuvre que bon nombre d&#8217;entre vous ont lue <del>(enfin, je suppose, parce que moi et mon métro bah on ne l&#8217;avait pas lue, même pas feuilletée)</del>. Sinon, peut-être réveiller certains souvenirs ou je ne sais quoi d&#8217;équivalent.</p>
<p><strong>Manon Lescaut ou L’Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut</strong>, c&#8217;est un roman faisant partie du cycle : <strong>Mémoires et aventures d’un homme de qualité qui s’est retiré du monde </strong> (chiche de faire un titre plus long? <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ) .A l&#8217;époque, l&#8217;ouvrage fut jugé scandaleux et Prévost dû subir plus d&#8217;une calomnie à cause de ce roman. </p>
<p>L&#8217;homme de qualité, le narrateur en déplacement dans les environs de Rouen, croise un étrange convoi, composé de soldats et de filles de mauvaise vie. Celles-ci sont en partance pour les Amériques. Touché par la beauté de l&#8217;une d&#8217;entre elles, <strong>Manon</strong>, celui-ci se renseigne auprès du chef des gardes pour en savoir un peu plus. On lui présente un jeune homme qui ne peut être qu&#8217;un proche, ou très proche.<br />Deux années plus tard, notre homme de qualité recroise le jeune homme à Calais, et l&#8217;invite à manger dans une hostellerie.<br />C&#8217;est lors du repas que notre jeune homme va conter son histoire à <strong>l&#8217;Abbé Prévost</strong> : sa rencontre avec <strong>Manon Lescaut</strong> et tout ce qui va en découler.<br />Pour ceux qui n&#8217;ont pas lu le livre, eh bien, je ne rentrerai pas dans les détails des événements qu&#8217;ils vont vivre&#8230;Sachez néanmoins que c&#8217;est une grande histoire d&#8217;amour, de trahison, de malheur, de mort et malgré tout d&#8217;amitié (ah sacré <strong>Tiberge</strong> !!). Le tout est dans un registre réaliste.<br />La psychologie des personnages est poussée (j&#8217;y reviendrai) et c&#8217;est un roman avec une écriture relativement nerveuse et fluide pour l&#8217;époque. Les schémas de narration qui sont déployés sont résolument modernes et tout dans l&#8217;œuvre est fait pour que le lecteur ne puisse rester insensible. En effet,&nbsp; si vous ne vous positionnez pas en lisant le bouquin c&#8217;est que vous avez loupé quelque chose.<img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" alt="" src="/public/LIVRES/Manon_Lescaut/manon_lescaut.jpg" /></p>
<p><strong>L&#8217;amour, ah l&#8217;amour</strong> : oui <strong>Manon Lescaut</strong>, c&#8217;est avant tout une histoire d&#8217;amour improbable entre un chevalier qui deviendra moine, joueur professionnel, prisonnier, bretteur&#8230; pour les beaux yeux de sa dame. Après, ça se complique avec <strong>Manon</strong> qui aime <strong>des Grieux</strong>, mais qui aime encore plus son confort. Pour conserver ce fameux confort, la prostitution sera bon médium&#8230; (Oui, bon, ce n&#8217;est plus trop de l&#8217;amour&#8230; OK). </p>
<p><strong>Trahison :</strong> la relation entre <strong>des Grieux</strong> et <strong>Lescaut </strong>est assez particulière. <strong>Lescaut</strong> semble sincère avec <strong>des Grieux</strong> et le temps le prouvera. Néanmoins, les choix pour maintenir le foyer hors de l&#8217;eau sont toujours faits aux dépens de la pureté de leur relation. <strong>Des Grieux</strong> est un jeune homme modèle si on peut dire et au contact de <strong>Lescaut</strong>, il va se transformer, devenir beaucoup plus cynique. Le des Grieux de départ n&#8217;est pas le des Grieux de fin, loin de là.</p>
<p><strong>Malheur :</strong> imaginez que dès que vous touchez quelque chose ça part en live ! (j&#8217;ai une super image par rapport a un anti Midas, mais je ne vais pas la sortir) Eh bien, notre super couple de l&#8217;apocalypse est dans la même situation : trop d&#8217;envies, trop de plaisir, trop pas de bol&nbsp; <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' />  ! Les pires choix sont toujours faits en toute situation. L&#8217;apothéose selon moi reste une discussion avec le gouverneur de la colonie dans les Amériques. Ah ah ah, un grand moment de solitude. </p>
<p><strong>Mort :</strong> oui, il y a des morts, violentes ou pas, d&#8217;innocents ou pas tant que ça&#8230; Je ne dis pas que tout le monde y passe mais il y a un joli panel. La mort la plus sympa : celle du frère souteneur qui arrive telle une délivrance pour le lecteur. Un cafard de moins. Hop.</p>
<p><strong>Amitié :</strong> au départ, <strong>Tiberge</strong> me désespère, le directeur de conscience dans toute sa splendeur. Peut-être que je suis trop influencé par notre époque, mais je le trouvais trop poli pour être honnête (de toutes les manières, assez pénible en Jiminy Cricket) ; au fil de la lecture, ce Saint Bernard (pas le chef des templiers, mais plutôt le clébard avec le tonnelet voyez-vous !?) carrément coincé, devient excellent. Le top : ses aventures pour rejoindre les Amériques et aider une énième fois le couple infernal. Il y a d’autres amitiés qui se lient, mais généralement celles-ci ne durent guère.</p>
<p><strong>Psychologie :</strong> marrant de voir les aventures de nos <em>deux tourtereaux de l&#8217;Enfer</em>. <strong>Des Grieux</strong> en amoureux transi est un peu énervant et d&#8217;une naïveté exceptionnelle (dans le cadre de historique, c&#8217;est relativement cohérent). Il est constamment hanté et angoissé. Il devient plus adulte avec le temps mais est constamment porté par une certaine folie, se voilant la face d&#8217;instant en instant, faisant des choix plus médiocres les uns que les autres&#8230; <br /><strong>Lescaut</strong> est en demi teinte, elle fréquente des Grieux parce qu&#8217;elle l&#8217;aime, bien entendu, mais les motivations profondes sont floues, réel coup de foudre (à peu près) ? Amour de l&#8217;argent ? Elle pleure souvent des larmes sincères (hum) pour expliquer ses choix à son amant. Au final, elle se positionne comme une assez fine manipulatrice.<br /><img style="margin: 0 auto; display: block;" alt="" src="/public/LIVRES/Manon_Lescaut/.mattila_manon-741369_m.jpg" /><em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Nos deux protagonistes prennent un coup de vieux &#8230; Via l&#8217;opéra</em> <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p><strong>Manon Lescaut</strong>, j&#8217;ai aimé. J&#8217;ai enragé à la lecture de certaines pages. Cette histoire d&#8217;amour entre les deux est prenante. Nos deux amoureux évoluent de lieu en lieu, se collant forcément dans les pires situations. On voit bien que lorsqu’on n’a pas d&#8217;argent, mieux vaut ne pas avoir d&#8217;idées&#8230; Merci l’Abbé pour cette fine morale. <strong>Des Grieux</strong> me semble un peu improbable par certains aspects, car je le trouve définitivement trop naïf. Néanmoins, les non-dits et les suppositions que l&#8217;on peut faire sur cette œuvre fonctionnent très bien.<br />J&#8217;aurai apprécié lire une version évoquant la relation du point de vue de Manon, détaillant sa psychologie, car une fois que l&#8217;on a terminé l&#8217;ouvrage on ne connait pas grand-chose de celle-ci, elle restera jusqu’à la fin mystérieuse &#8230;</p>
<p>Cette histoire écrite par un abbé, forcément à l&#8217;époque, déchaine les passions. Le premier livre est une montée en puissance dans lequel il montre une certaine réalité insidieuse (et fout en l&#8217;air pas mal de concepts bien pensants). Le second livre correspondrait plus à la rédemption&#8230; Il est beaucoup moins sulfureux et les thèmes deviennent tristement plus classiques. Alors oui, le thème de départ est un peu « cucul », mais au final l&#8217;histoire et tout ce qui se déroule dans le bouquin sont beaucoup plus <strong>rock’n’roll</strong> qu&#8217;on peut le croire. Est-ce un livre sur l&#8217;amour absolu ? Peut-être sur certaines images&#8230; Mais comme dirait l&#8217;Abbé, on adore que Dieu, donc pour moi c’est plus une histoire de manipulations que d’amour. <em>J&#8217;y crois pas, j&#8217;ai fait une fin catho&nbsp; à mon article&#8230;pfff !</em></p>
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<p><em>Ah oui spéciale dédicace à V !! Non mais&nbsp; <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </em></p>
<p><em><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" alt="" src="/public/Echelle/5.png" /><br /></em></p>
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