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	<title>Skul[:K]ing &#187; Livre</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>Le crépuscule d&#8217;une idole : l&#8217;affabulation freudienne</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Dec 2010 11:17:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Freud]]></category>
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		<description><![CDATA[Lorsque Michel Onfray sort un bouquin, c&#8217;est toujours un événement. Quoi de plus normal de la part d&#8217;un des philosophes les plus prolifiques et les plus médiatiques de notre époque ? Et lorsque celui-ci décide de s&#8217;attaquer au monument de la psychanalyse qu&#8217;est Freud, on peut s&#8217;attendre à un choc. Un clash. Et clash, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/12/Le-crepuscule-d-une-idole_Michel-Onfray.jpg" rel="lightbox[7952]"><img class="size-large wp-image-7954 alignleft" title="Le-crepuscule-d-une-idole_Michel-Onfray" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/12/Le-crepuscule-d-une-idole_Michel-Onfray-369x600.jpg" alt="" width="300" height="488" /></a>Lorsque <strong>Michel Onfray</strong> sort un bouquin, c&#8217;est toujours un événement. Quoi de plus normal de la part d&#8217;un des philosophes les plus prolifiques et les plus médiatiques de notre époque ? Et lorsque celui-ci décide de s&#8217;attaquer au monument de la psychanalyse qu&#8217;est Freud, on peut s&#8217;attendre à un choc. Un clash. Et clash, il y a eu. Pas le clash véritablement attendu, tant par l&#8217;auteur que par les lecteurs, mais par la manifeste mauvaise foi qui fleurit d&#8217;un bout à l&#8217;autre de l&#8217;ouvrage. <strong>Onfray </strong>s&#8217;attaque à une « idole » : très bien. Mais a-t-il le bagage et les arguments pour y parvenir ? Pas sûr&#8230;</p>
<p>Pour bien lire ce bouquin, il est tout de même nécessaire de lire Freud. À quoi bon se taper un ouvrage critique si on n&#8217;a qu&#8217;une vague idée du sujet dont il traite ? Personnellement, j&#8217;avais déjà lu quelques livres du bonhomme (<em>« Introduction à la psychanalyse », « Psychopathologies de la vie quotidienne », « Sur le rêve »</em>, etc.) et j&nbsp;&raquo;ai complété mes connaissances jusqu&#8217;à atteindre une dizaine de titres.<span id="more-7952"></span> De quoi attaquer sereinement <strong><em>« Le crépuscule d&#8217;une idole&#8230; »</em></strong>. Il faut avant tout savoir que <strong>Michel Onfray</strong> a fait un travail remarquable en amont, lisant d&#8217;un bout à l&#8217;autre les ouvrages de Freud, ainsi que toutes ses correspondances, portant la documentation ingurgitée à une bonne dizaine de milliers de pages. Cependant, la boulimie de notre philosophe se devait d&#8217;être bien digérée pour véritablement porter ce à quoi il prétendait : en finir avec le mythe psychanalytique. D&#8217;ailleurs, sa quatrième de couverture est éloquente : <em>« Le freudisme et la psychanalyse reposent sur une affabulation de haute volée appuyée sur une série de légendes. » </em>Non content de s&#8217;attaquer à Freud, il décide donc de s&#8217;en prendre en même temps à la psychanalyse&#8230; Voilà, voilà&#8230;</p>
<p>Alors, que l&#8217;on soit « Pour » ou « Contre » la psychanalyse, que l&#8217;on « croit » à ses vertus thérapeutiques, le sujet n&#8217;est pas là. Tout au long des presque 600 pages qui composent ce pamphlet, il n&#8217;est question que de règlement de compte. Un règlement de compte entre un <strong>Michel Onfray</strong> vindicatif, souvent gratuit et tirant des conclusions faciles, face à un Freud&#8230; mort, donc qui n&#8217;a pas vraiment grand-chose à répondre. Il ne reste que ses écrits, interprétables à merci, ce dont ne se prive pas notre philosophe qui s&#8217;improvise historien du dimanche pour l&#8217;occasion marketing&#8230;</p>
<p>Si les traces historiques reflètent en effet un personnage imbu de sa personne, toujours en quête d&#8217;argent et peu respectueux de ses patients, souvent sujets d&#8217;étude contre leur gré, <strong>Michel Onfray </strong>enfonce des portes ouvertes par bien d&#8217;autres avant lui. Freud n&#8217;était qu&#8217;un homme, avec beaucoup de faiblesse et peu de forces, si ce n&#8217;est celle de savoir se mettre en avant. Jusque-là, rien de neuf, et nombre de personnages historiques ont fait ça avant lui. Or, c&#8217;est le corps du livre : une critique sur le comportement de Freud et ses expériences malsaines qui <strong><span style="text-decoration: underline;">DOIT</span></strong> discréditer la psychanalyse dans son ensemble. Et c&#8217;est justement ce combat qui transpire du livre, un combat qu&#8217;a choisi de livrer <strong>Michel Onfray</strong> contre la soi-disant toute-puissance des psychanalystes sur le monde.. Brrr&#8230; la théorie du complot a encore de beaux jours devant elle, et je ne pensais pas qu&#8217;une personne aussi cultivée et intelligente que <strong>Michel Onfray</strong> y succomberait&#8230;</p>
<p>Chaque chapitre est intelligemment classé selon une dénomination type déterminée par Freud, sur laquelle <strong>Michel Onfray</strong> va patiemment travailler afin de démonter l&#8217;argumentaire du médecin. Et c&#8217;est là que toute la mauvaise foi de l&#8217;auteur, appuyée par une rhétorique facile, mais bancale, se déploie dans toute sa splendeur, mélangeant allègrement histoire réelle, conclusions hâtives et contestables et, comble du comble, refuse de dissocier l&#8217;homme de son œuvre. Chaque paragraphe (oui, vous avez bien lu !) est ponctué par une remarque facile et/ou trop creusée, ou pas assez, qui tient plus de l&#8217;immaturité et se résume facilement comme ceci : <em>« Ah vous voyez ? Qui c&#8217;est qui a raison, c&#8217;est encore Bibi ! »</em>. Et comme Freud est coupable aux yeux de <strong>Michel Onfray</strong>, alors la psychanalyse l&#8217;est aussi. Elle s&#8217;est envolée par l&#8217;aide d&#8217;un homme faux, elle est forcément fausse elle aussi.</p>
<p>Des théories fausses et incomplètes parsèment son œuvre ? Ben oui, mais comme en physique quantique, on sait des choses qu&#8217;on n&#8217;arrive pas encore à prouver. (Prenons par exemple le cas du photon, qui est à la fois une onde et une particule, chose impossible, mais qui est cependant le pilier de la physique quantique. Et ne parlons pas de la matière noire et de l&#8217;énergie sombre&#8230;). <strong>Michel Onfray</strong> fait à un homme un procès pour le fait d&#8217;avoir eu des idées qu&#8217;il ne pouvait pas forcément prouver à une époque balbutiante, mais, qu&#8217;il le veuille ou non, qui ont véritablement fait avancer le monde et la compréhension de l&#8217;humain selon des schémas qu&#8217;un philosophe, adepte de l&#8217;autodétermination, ne peut accepter&#8230;</p>
<p>Et c&#8217;est là que le bât blesse. Car la psychanalyse en a fait, du chemin, depuis Freud. Si celui-ci n&#8217;a pas le génie créatif que l&#8217;inconscient collectif lui attribue, s’il n&#8217;est effectivement pas le père de la psychanalyse, il a cependant eu le génie de la synthèse, celui de rassembler diverses théories éparses, de les rassembler sous un tout relativement cohérent, bien qu&#8217;encore incomplet, et de le rendre crédible aux yeux du monde. Et beaucoup de psychanalystes continuent d&#8217;explorer et d&#8217;affiner certaines propositions du médecin viennois, en rejetant définitivement certaines, en affirmant certainement d&#8217;autres.</p>
<p>Pour finir, c&#8217;est un coup dans l&#8217;eau bien onéreux que ce livre, un recueil d&#8217;attaques plus gamines les unes que les autres à l&#8217;encontre d&#8217;un personnage qui n&#8217;était certes pas un enfant de chœur ni un homme aux mœurs exemplaires, mais dont l&#8217;influence a de quoi agacer notre philosophe, puisqu&#8217;on peut considérer qu&#8217;elle marche sur ses plates-bandes&#8230; Et pour les curieux, <strong>Michel Onfray</strong> a sorti une « suite » au <strong><em>« Le crépuscule d&#8217;une idole&#8230; »</em></strong>, qui se veut une réponse au tollé provoqué par ce dernier. Personnellement, la quatrième de couverture m&#8217;a suffi, 18€ pour lire ça, ça m&#8217;a bien refroidi : <strong>Michel Onfray</strong> ne se remet pas en question et balaie les attaques en campant sur ses positions. Il a raison, et les critiques ne sont que des cons envieux&#8230;</p>
<p>À 22€ pour le premier tome, puis 18€ pour le livre suivant, alors oui, il y a de quoi faire des envieux. <strong>Michel Onfray</strong> a raflé la mise en créant le buzz sur un sujet désuet et qui n&#8217;en valait pas véritablement la peine. Sauf, certainement, pour son compte en banque et des moutons déjà acquis à la <em>« cause » </em>antipsychanalytique&#8230;</p>
<p><strong>Prix : </strong>22€<br />
<strong>ISBN :</strong> 9782246 769316<br />
<strong>Éditeur :</strong> Grasset</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/xA7nErVUwI0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="350" src="http://www.youtube.com/v/xA7nErVUwI0"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Anthropologie du metal extrême</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 10:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Black Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Essai]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
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		<description><![CDATA[Le Camion Blanc, c’est un peu la maison d’édition française spécialisée dans le Rock, et il est certain que l’on peut se demander si leurs ouvrages sont ou non crédibles ? N’y tenant plus, nous nous sommes lancé à l’assaut d’Anthropologie du metal extrême ; un pavé de plus de 400 pages, avec quelques photographies en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/anthropologie-du-metal-extreme.jpg" rel="lightbox[7643]"><img class="alignleft size-full wp-image-7644" title="anthropologie du metal extreme" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/anthropologie-du-metal-extreme.jpg" alt="" width="300" height="424" /></a>Le <strong>Camion Blanc</strong>, c’est un peu la maison d’édition française spécialisée dans le Rock, et il est certain que l’on peut se demander si leurs ouvrages sont ou non crédibles ? N’y tenant plus, nous nous sommes lancé à l’assaut d’<strong>Anthropologie du metal extrême</strong> ; un pavé de plus de 400 pages, avec quelques photographies en noir et blanc, un texte relativement aéré, une quatrième de couv’ qui invite à la réflexion…</p>
<p>La quatrième : <em>né en 1970, le Metal est une radicalisation du rock. Le Metal extrême (Black Metal, Death Metal) est lui-même une radicalisation du Metal. Phénomène international, il concerne en France des centaines de milliers d individus. Il interpelle les pouvoirs publics qui lui attribuent des profanations. Sorti de sa confidentialité, il est réduit à son apparence sulfureuse par des personnes qui n’ont pas toutes les cartes en main pour se faire une opinion.<span id="more-7643"></span> Ce livre entend justement fournir ces cartes manquantes, sans lesquelles toute argumentation est impossible. Qui sont ceux qui ont créé le Metal extrême et qui le font évoluer aujourd’hui ? Quelle est cette violence qu’ils projettent et qu’on leur reproche ? Docteur en sociologie, <strong>Nicolas Walzer</strong> est chercheur au CEAQ (Paris V Sorbonne) ainsi que chroniqueur pour plusieurs webzines. Il propose de recourir ici aux sciences humaines pour dévoiler l’inconscient de cette tribu et assainir le débat sur ses enjeux sociétaux. Dans le cadre de sa thèse de doctorat, il s’est entretenu longuement avec les principaux représentants et activistes de la scène française, ainsi qu’avec l’influent Ihsahn (Emperor). Il traite des aspects méconnus de leur vie : initiation musicale, rapport avec la famille, l’argent, la religion, la société&#8230;</em></p>
<p>De prime abord, sur la quatrième de couverture, c’est le profil de l’auteur qui nous interpelle plus que les quelques phrases d’accroche qui se veulent appétantes pour le metalleux de base. On peut noter que l’ouvrage est découpé ni plus ni moins en trois parties : la première concernant l’introduction, ainsi qu’en gros l’historique du Metal/Metal extrême ; la deuxième étant un ensemble de typologies sociales diverses et variées, allant de la situation des parents, les premiers contacts avec le Metal des interviewés, l’intégration dans la société des metalleux et ainsi de suite… Pour finir, nous avons la troisième partie concernant la retranscription complète de deux entretiens (dont un avec Ihsahn).</p>
<p>La première partie est assez intéressante, car un point historique est fait, avec des « analyses » d’événements marquants, des focus sur des groupes ainsi qu’un groupuscule (le sulfureux Inner Circle, pour ne pas le citer), le tout ponctué d’extraits d’entretiens. Ce passage est bien documenté, et permet d’avoir une vision globale du terreau, avant de se lancer dans le cœur de l’analyse.</p>
<p>La deuxième partie, quant à elle, regroupe l’ensemble de l’analyse sociologique, avec un découpage par thèmes rehaussés d’extraits « live » des acteurs choisis par <strong>Nicolas Walzer</strong>. Le problème est là : le nombre d’interviewés choisis est bien maigre pour tirer des conclusions crédibles. Entre les centaines de milliers de fans et les seize acteurs sélectionnés (des musiciens de groupes français et Ihsahn), il y a un delta des plus infranchissables. On aurait espéré, au-delà des figures choisies, qu’une proportion de fans de musiques extrêmes soit interrogée… Car autant la figure du leader d’un groupe est importante, autant les fans participent à la vie du style en lui-même. Cette partie est beaucoup plus aride et on se penchera sur les conclusions de chaque entretien. Le détail des échanges étant totalement anecdotique, car savoir que machin possède 6000 CD chez lui et que bidule en a 180… Vous voyez le souci ?</p>
<p>Les deux derniers entretiens sont sympathiques et chacun pourra y trouver matière ou pas, à voir.</p>
<p>On note plusieurs soucis quant à cet ouvrage : tout d’abord, il tourne à 90 % sur le Black Metal. Musiques extrêmes = <strong>Black Metal </strong>? La taille de l’échantillon représentatif est flippante. Ce sont là deux écueils majeurs que <strong>Nicolas Walzer</strong> n’évite pas. Néanmoins, si on prend le temps de tout consulter, le lecteur (qui écoute du Metal) devrait retrouver du vécu (comme on dit)… Cet aspect là est indéniable. A qui s’adresse cet ouvrage ? Aux vieux metalleux qui veulent trouver une matière sociologique ? Aux jeunes blackeux qui veulent convaincre leurs parents que le black c’est cool ? Grande question… Nous restons sur un avis très mitigé. Les jeunes s’ennuieront ferme en le lisant et les vieux (metalleux-blackeux) le compulseront pour trouver l’anecdote qui conforte leurs expériences. Il est à noter que cet ouvrage date de 2007 et qu’une mise à jour bien qu’improbable serait nécessaire…</p>
<p>Broché: 416 pages<br />
Editeur : Camion Blanc (30 octobre 2007)<br />
ISBN-10: 2910196577<br />
ISBN-13: 978-2910196578<br />
Prix : 28€</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/6Dy9KcT_FX4" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/6Dy9KcT_FX4"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Philippe II de Macédoine – Jean-Nicolas Corvisier</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Jun 2010 13:51:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Antiquité]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Les œuvres, études et articles sur Alexandre le Grand sont si nombreux que les compter demanderait plusieurs jours. Pourtant, l’épopée du conquérant Macédonien aurait été sensiblement différente sans le travail de titan accomplit par son père, Philippe II. La documentation sur le roi, moins dense que celle se référant à Alexandre, ainsi que l’image déplorable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/PhilippeII_Corvisier.gif" rel="lightbox[6316]"><img class="alignleft size-full wp-image-6319" title="PhilippeII_Corvisier" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/PhilippeII_Corvisier.gif" alt="" width="300" height="465" /></a>Les œuvres, études et articles sur <strong>Alexandre le Grand </strong>sont si nombreux que les compter demanderait plusieurs jours. Pourtant, l’épopée du conquérant Macédonien aurait été sensiblement différente sans le travail de titan accomplit par son père, <strong>Philippe II</strong>. La documentation sur le roi, moins dense que celle se référant à <strong>Alexandre</strong>, ainsi que l’image déplorable que les auteurs païens tardifs et chrétiens de l’Antiquité lui collèrent à la peau (« barbare », « fourbe », « tyran d’Athènes », etc), ne l’aident pas à sortir de l’ombre de son fils.</p>
<p><strong>Jean-Nicolas Corvisier</strong>, docteur ès lettres, professeur d’histoire ancienne à l’université d’Artois, nous aide à mieux comprendre ce Roi à la fois illustre et inconnu. Dans cet ouvrage, admirablement documenté, il analyse toute l’ascension du Roi en décrivant l’état du pays, la <strong>Macédoine</strong>, avant et pendant son règne. Ici, point de roman : l’ouvrage est technique, écrit par l’un des meilleurs spécialistes de la période. Les points de vue sont détaillés, décortiqués, passés au filtre froid de l’analyse avec toute la rigueur de l’historien (et démographe, par la même occasion.)<span id="more-6316"></span></p>
<p>D’un royaume fragmenté, au Nord de la Thessalie, assailli de toutes part par de rudes tribus guerrières, <strong>Philippe</strong>, par patience, force et ruse, se trouvera, vingt ans plus tard, maître de la Grèce ; ayant admirablement profité des divisions des cités (Sparte, Thèbes, Athènes) pour pousser son avantage. Ayant mis au pas ses ennemis intérieurs, sécurisé ses frontières par la guerre ou les unions matrimoniales, conquis toutes les cités de la côte Ouest de l’Egée autrefois tenue par les Athéniens (Amphipolis, Olynthe), s’étant posé comme arbitre auprès des Thessaliens divisés, ayant <em>avant toute chose</em> modernisé et entraîné personnellement son armée ; <strong>Philippe</strong> se trouve, en -336, en mesure d’inquiéter jusqu’aux Perses. Le Macédonien aura même droit à une statue à son effigie dans la ville d’Olympie !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Carte_Macédoine_336.gif" rel="lightbox[6316]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6322" title="Carte_Macédoine_336" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Carte_Macédoine_336.gif" alt="" width="600" height="625" /></a></p>
<p><strong>Corvisier</strong>, dans une langue technique mais claire, nous détaille le destin d’un grand politique en analysant les conditions de possibilité d’une telle émergence. Il apparaît que le Macédonien n’a rien laissé au hasard pour réaliser, sinon un plan calculé 20 ans à l’avance, du moins un but élevé qu’il s’est donné les moyens de réaliser en faisant avec ce qu’il avait. Suffisamment volontaire pour avoir une ligne de conduite, suffisamment souple pour entièrement réviser ses positions et adopter de nouvelles tactiques en fonction des situations, <strong>Philippe</strong> était à la fois un grand général, un guerrier, un tacticien hors-pair, un amoureux du discours et des affrontements rhétoriques (sa passion pour les beaux textes grecs, notamment ceux de son ennemi Démosthène, est célèbre), un diplomate de premier ordre ainsi qu’un financier avisé. Ne reculant devant aucune ruse pour obtenir ce qu’il voulait (on lui prête cette phrase : « aucune ville ne résiste à une mule chargée d’or »), entretenant des espions et des informateurs dans chaque cité, rien ne semblait s’opposer à lui, après 20 ans de lutte acharnée. Il tomba, assassiné dans des circonstances toujours floues, en -336, laissant la place à son fils, <strong>Alexandre</strong>.</p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Phillipe_Portrait.jpg" rel="lightbox[6316]"><img class="alignright size-full wp-image-6325" title="Phillipe_Portrait" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Phillipe_Portrait.jpg" alt="" width="300" height="397" /></a></strong><strong>Corvisier</strong> fait ici œuvre d’historien, son analyse nous laissant apercevoir de façon plus générale ce qu’un politique est amené à faire pour exercer le pouvoir, pouvoir dont la nature même est l’expansion, militaire, financière ou idéologique. <strong>Philippe</strong> n’a jamais profité, en premier lieu, que de la mollesse des Athéniens, qui faisaient combattre des mercenaires à leur place, malgré les avertissements de <strong>Démosthène</strong>.</p>
<p>Pour exemple, assez savoureux : la ville d’Amphipolis, revendiquée par les Athéniens pour des raisons stratégiques, était devenue indépendante depuis plusieurs années. <strong>Philippe</strong> aurait conclu un accord secret avec les Athéniens, reprenant la ville pour leur compte en échange de la forteresse de Pydna. Résultat : il garda Amphipolis et assiégea Pydna, qu’il remporta…</p>
<p>Un livre qui intéressera les amoureux de la rigueur analytique, les passionnés du monde antique (les chapitres sur la modernisation de l’armée sont époustouflants de précision) ainsi que ceux qui souhaitent, en dehors du mythe et de toute affabulation, comprendre comment <strong>Alexandre</strong> a pu avoir le destin hors-norme qui fut le sien : parce que son père avait travaillé patiemment et intelligemment pendant plus de vingt ans pour lui. Un ouvrage remarquable pour un souverain trop vite oublié.</p>
<p>Votre dévoué, Monsieurwar.</p>
<p>Jean-Nicolas Corvisier, <strong>Philippe II de Macédoine</strong>, mai 2002. ISBN 2-213-60591-2, Fayard éditions.</p>
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		<title>Le peuple du vent – Viviane Moore</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Feb 2010 10:09:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Insomnia</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Le peuple du vent est le premier opus des aventures de Tancrède et de son maître à penser, Hugues de Tarse, les « Normands de Sicile ».
En Normandie, Hugues de Tarse, accompagné de son jeune disciple Tancrède, arrive au château de Pirou à un bien triste moment : Muriel, sœur du maître des lieux Serlon, vient de trépasser. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/le_-peuple_du_vent_Viviane_Moore.jpg" rel="lightbox[4409]"><img class="alignleft size-large wp-image-4410" title="le_ peuple_du_vent_Viviane_Moore" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/le_-peuple_du_vent_Viviane_Moore-360x600.jpg" alt="" width="300" height="501" /></a><strong>Le peuple du vent</strong> est le premier opus des aventures de <strong>Tancrède</strong> et de son maître à penser, Hugues de Tarse, les « Normands de Sicile ».</p>
<p>En Normandie, Hugues de Tarse, accompagné de son jeune disciple <strong>Tancrède</strong>, arrive au château de Pirou à un bien triste moment : Muriel, sœur du maître des lieux Serlon, vient de trépasser. Atteinte d’épilepsie, que l’on nomme le « Haut Mal », elle s’éteint dans d’atroces souffrances. Mais le mal semble rôder un peu partout au sein du château et sur la lande.</p>
<p>Hugues de Tarse est prié de demeurer auprès de Serlon afin de l’aider à découvrir qui cherche à attenter à sa vie. Accompagné de son disciple, il va vite se retrouver confronté à d’autres mystères. Bjorn, le pêcheur, semble étrangement bouleversé par la mort de Muriel. Mauger, le fils de la défunte, en veut terriblement à son père, mais pourquoi ?<span id="more-4409"></span></p>
<p>Au cœur de ces tragédies, <strong>Tancrède</strong> continue d’apprendre aux côtés de son maître et cherche à comprendre qui il est vraiment : Hugues de Tarse a prêté un serment qu’il promet de bientôt révéler à <strong>Tancrède</strong> quant aux origines de celui-ci.</p>
<p>Ce premier volet des aventures de <strong>Tancrède</strong> nous permet de faire connaissance avec un personnage attachant, géant à la recherche de ses origines et de son destin ; accompagné de son maître, incarnation de la sagesse et de la tempérance. Une plongée intéressante au cœur du XIIe siècle, tandis qu’Henri II et son frère Geoffroi s’affrontent.</p>
<p>La saga de <strong>Tancrède</strong> ne fait que commencer mais l’on sait déjà que l’on va vite s’attacher à ce jeune homme à recherche de ses racines. Je vous retrouve dans quelque temps pour la chronique du deuxième opus, <a href="http://www.skulking.fr/livres/les-guerriers-fauves-%E2%80%93-viviane-moore/" target="_blank">Les guerriers fauves</a>.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Disneyland : Nouvelles</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 15:12:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Insomnia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelles]]></category>

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		<description><![CDATA[Disneyland&#8230; vous connaissez forcément. Le pays où la vie est belle 365 jours/365 et où tous vos soucis disparaissent dès que vous franchissez l&#8217;entrée&#8230; pshittt !
Le concept de ce recueil de nouvelles est inscrit sur la jaquette : &#171;&#160;Neuf auteurs au pays de Mickey&#160;&#187;. Bon, alors le principe est assez simple n&#8217;est-ce pas ? Alors, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/dysneyland.jpg" rel="lightbox[3153]"><img class="alignleft size-full wp-image-3154" title="dysneyland" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/dysneyland.jpg" alt="" width="257" height="400" /></a><strong>Disneyland</strong>&#8230; vous connaissez forcément. Le pays où la vie est belle 365 jours/365 et où tous vos soucis disparaissent dès que vous franchissez l&#8217;entrée&#8230; pshittt !</p>
<p>Le concept de ce recueil de nouvelles est inscrit sur la jaquette : &laquo;&nbsp;Neuf auteurs au pays de Mickey&nbsp;&raquo;. Bon, alors le principe est assez simple n&#8217;est-ce pas ? Alors, à part <strong>Nicolas Rey</strong>, j&#8217;avoue que je ne connaissais pas grand monde&#8230; Ayant visité le pays des rêves il y a peu, j&#8217;ai donc décidé de me lancer&#8230; voyons voir !</p>
<p><span id="more-3153"></span>Alors la première nouvelle ne sert à rien à mon avis : un mélange de textes trouvés sur Internet concernant <strong>Disneyland</strong>. Super&#8230; waste of my time. Dans la seconde nouvelle, Mickey est narrateur, bon, pourquoi pas mais heureusement que la nouvelle est courte&#8230; <strong>Nicolas Rey</strong> propose un texte très court, dommage.</p>
<p>Bon, en gros, je n&#8217;ai jamais été fan des nouvelles&#8230; mais là, j&#8217;avoue que j&#8217;ai carrément été déçue. Il semblerait que Mickey ne soit pas un sujet passionnant nos chers auteurs français&#8230; Du coup, je dirais presque que ce livre ne sert <strong>à rien.</strong>.. à part à faire dépenser des sous pour <strong>rien </strong>et à en rapporter à Flammarion.</p>
<p>Broché: 161 pages<br />
Editeur : Flammarion (12 novembre 2009)<br />
ISBN-10: 2081232073<br />
ISBN-13: 978-2081232075</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/0.png" rel="lightbox[3153]"><img class="alignleft size-full wp-image-464" title="0" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/0.png" alt="" width="123" height="27" /></a></p>
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		<title>Saint Sepulcre !</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 14:32:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>

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		<description><![CDATA[Visiblement Patrick Besson est connu…
Écrivain et journaliste, il a à son actif plus d&#8217;une vingtaine de bouquins. Clairement, ce Monsieur ne chôme pas. Sérieux, avant de tomber sur Saint Sepulcre ! je n&#8217;en avais jamais entendu parler &#8211; Oui c&#8217;est pitoyable.
Mais d&#8217;un autre côté, à écouter du Metal et à regarder des conneries sur DVD, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Saint_sepulcre.jpg" rel="lightbox[2790]"><img class="size-full wp-image-2788 alignleft" title="Saint_sepulcre!" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Saint_sepulcre.jpg" alt="" width="298" height="475" /></a>Visiblement <strong>Patrick Besson</strong> est connu…<br />
Écrivain et journaliste, il a à son actif plus d&#8217;une vingtaine de bouquins. Clairement, ce Monsieur ne chôme pas. Sérieux, avant de tomber sur <strong>Saint Sepulcre ! </strong>je n&#8217;en avais jamais entendu parler &#8211; Oui c&#8217;est pitoyable.<br />
Mais d&#8217;un autre côté, à écouter du <strong>Metal</strong> et à regarder des conneries sur <strong>DVD</strong>, difficile de suivre tout ce qui se fait. <strong>Saint Sepulcre ! </strong>est sorti il y a déjà quatre ans et on peut le trouver en édition de poche. (Vous remarquerez que la couvrante correspond à l&#8217;édition chez Fayard, alors que je possède l&#8217;édition Point&#8230; Question de format d&#8217;images et de mise en page en fait).<span id="more-2790"></span></p>
<p>La présentation de l&#8217;éditeur :<em> « Dans le Paris du XIIIe siècle, Richart, écolier soiffard, et Bénodet, jongleur vieillissant, tombent amoureux d&#8217;une mystérieuse prostituée. Obnubilé par la belle, Richart charge Bénodet de rédiger à sa place un devoir sur la prise de Jérusalem. Et voilà Bénodet parti sur le chemin des croisades&#8230; Au cœur d&#8217;un Moyen Age truculent et coloré, Patrick Besson trace le destin romanesque de personnages qui, étrangement, nous ressemblent.».</em></p>
<p>Ce que j&#8217;en pense : tout d&#8217;abord, au niveau background, ce n’est pas forcément la joie. Il ne faut pas s&#8217;attendre à une documentation irréprochable dans cet ouvrage. Je crois que ce n&#8217;est tout simplement pas le but de faire de <strong>Saint Sépulcre!</strong> une référence en termes de reconstitution historique. C&#8217;est un point qui pourra en gêner certains, pour ma part ça ne m&#8217;a pas dérangé outre mesure. Le fil de cette histoire est un peu tordu, j&#8217;ai failli décrocher à divers moments, car les flashbacks ou les événements parallèles se baladent et on passe allègrement d&#8217;un sujet à l&#8217;autre de chapitre en chapitre. Je trouve que les acrobaties narratives en milieu d&#8217;ouvrage sont un peu pénibles, tandis que le début et la fin de <strong>Saint Sépulcre !</strong> coulent de source.<br />
Ne pas s&#8217;attacher aux personnages : les âmes qui vous auront accompagné pendant les trois quarts du livre, seront sacrifiées sur l&#8217;autel de la ligne. Une ligne, un mort. Point.<br />
Surprenant.<br />
Au-delà de ce détail, un peu déstabilisant pour le lecteur peu aguerri que je suis, la plume de <strong>Patrick Besson</strong> est acérée, et ce roman truffé d&#8217;ironie propose, pratiquement à chaque page, une formule, une phrase, qui marquera les esprits.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Ce qu&#8217;il reproche aux livres c&#8217;est de ne pas être fidèle à la réalité. Tous ces chevaliers qui baratinent et tous ces poètes, qui baratinent sur les chevaliers baratineurs : la voilà ta France.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La vie est un tel malheur, que la mort ne saurait être un malheur plus grand.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Saint_sepulcre2.jpg" rel="lightbox[2790]"><img class="alignright size-full wp-image-2789" title="Saint_sepulcre!2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Saint_sepulcre2.jpg" alt="" width="275" height="473" /></a>Je dirai, si je peux me permettre, que <strong>Patrick Besson</strong> évoque les gens qui, les pieds dans la merde, regardent les cieux. C&#8217;est un peu ça, selon moi l&#8217;esprit de <strong>Saint Sépulcre !</strong> Le passage sur la croisade est assez fatal et évocateur : Kingdom Of Heaven peut aller se rhabiller !<br />
Les héros de cet ouvrage n&#8217;en sont point. Les attributs héroïques ont pris leur clique et leur claque pour laisser la place à des valeurs tellement plus humaines : laideur, sexe, vanité, stupidité, lâcheté&#8230;. J&#8217;en passe, mais il y en a bien d&#8217;autres. Il y a le courage quand même : toutes les fois où celui-ci pointe le bout de son nez, à chaque frémissement, il mènera sans coup férir à la mort. Une fois encore, on est bien plus proche du &laquo;&nbsp;Retour de Martin Guerre&nbsp;&raquo;, que des « Chevaliers de la Table Ronde ».<br />
La présentation de l&#8217;éditeur parle de truculence et de couleur ; truculence oui, indéniablement, couleur ? C&#8217;est de la communication on va dire. C&#8217;est comme si on annonçait du Rabelais like en quatrième de couv : Rabelais mort, enterré et bouffé par la gangrène oui !</p>
<p>Je reste donc sur un avis mitigé quant à <strong>Saint Sépulcre !</strong>, pas désagréable, mais la narration m&#8217;a un peu déstabilisé, dommage. Peut-être que je m&#8217;intéresserai à d&#8217;autres ouvrages de cet auteur&#8230; Ou pas. Mystère.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;C&#8217;est une lourde masse d&#8217;hommes épuisés, d&#8217;assassins angéliques qui ont gagné leur salut grâce à leurs crimes. Au-dessus d&#8217;eux le ciel d&#8217;été rouge comme la honte, et puis bleu comme la France, et puis noir comme la mort.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p>Poche: 239 pages<br />
Editeur : Points (12 octobre 2006)<br />
Collection : Points Grands Romans<br />
ISBN-10: 2757801724<br />
ISBN-13: 978-2757801727</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" rel="lightbox[2790]"><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></a></p>
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		<title>Chat Siamois-Soleil</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 07:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Livres jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[illustration]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[soleil]]></category>

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		<description><![CDATA[ Arnaud marque de son empreinte le 400e article de Skulking, so enjoy !!

Nos amis les éditeurs ne semblent plus savoir quoi faire pour intéresser les lecteurs. Dans le chaos des publications trop nombreuses se battant pour un semblant de lisibilité sur les trop petits étals des libraires, sortent parfois du lot quelques ouvrages qui, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Chat-siamois.jpg" rel="lightbox[2740]"><img class="alignleft size-large wp-image-2748" title="Chat siamois" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Chat-siamois-402x500.jpg" alt="" width="300" height="373" /></a><em> Arnaud marque de son empreinte le 400e article de Skulking, so enjoy !!<br />
</em><br />
Nos amis les éditeurs ne semblent plus savoir quoi faire pour intéresser les lecteurs. Dans le chaos des publications trop nombreuses se battant pour un semblant de lisibilité sur les trop petits étals des libraires, sortent parfois du lot quelques ouvrages qui, de par leur aspect chatoyant ou original, raniment la flamme de la curiosité et intriguent l&#8217;amateur de beaux livres. Souvent, l&#8217;achat impulsif prédomine sur la raison. Mais comme dit le vieil adage, « <em>Tout ce qui brille n&#8217;est pas or </em>»&#8230;<span id="more-2740"></span></p>
<p><strong>L’histoire </strong>:<br />
Emmy Hyacinte Muffin est une petite fille pas comme les autres. Jeune adolescente un peu malsaine, celle-ci se permet de donner dans la sorcellerie à ses heures perdues. Mais ses pouvoirs sont on ne peut plus basiques, et servent plus à l&#8217;amusement qu&#8217;à autre chose. Jusqu&#8217;au jour où elle décide de glisser un petit cadeau magique dans le gâteau d&#8217;anniversaire de son chat&#8230;</p>
<p><strong>En Gros : </strong><br />
Oui, l&#8217;histoire est brève et relativement simple. Mais cette histoire tient plus du conte pour enfants que de la bande dessinée classique. Édité dans le tout nouveau label des éditions « <em>Soleil</em> », « <em>Venus Dea</em> », dirigé par Barbara Canepa ( <em>« Sky Doll », « Monster Allergy »</em>&#8230;), «<em> <strong>Chat Siamois</strong> </em>» est un des premiers livres de ce label qui se veut qualitatif, artistique et original. Si les deux derniers qualificatifs sont on ne peut plus exacts, le premier reste sujet à controverse, car la qualité, représentant l&#8217;ensemble du livre, n&#8217;est malheureusement pas au rendez-vous. Je m&#8217;explique.</p>
<p>Au début d&#8217;un livre, il y a une histoire. Comme toute histoire, celle-ci brille souvent plus par la manière qu&#8217;a l&#8217;écrivain d&#8217;y impulser son style, les illustrations qui la mettent en exergue, et au final, la reliure qui compose son écrin. Ici, l&#8217;histoire tient sur un timbre-poste. Très bien, après tout, il n&#8217;y a pas besoin de chercher à réinventer l&#8217;écriture pour faire une bonne histoire. Mais là, il s&#8217;agit de vers rimés, des vers courts de deux lignes maximum posés et traduits en anglais sur la page de gauche, et illustrés en noir et blanc sur la page de droite. Les quatre-vingts pages qui composent le livre sont agencées de cette manière du début à la fin, et se terminent en cinq minutes montre en main&#8230; Guillaume Bianco (<em>Billy Brouillard&#8230;</em>) n&#8217;a pas fait dans le sensationnel et a plutôt assuré le service minimum&#8230; dommage.</p>
<p>Côté illustrations, pas grand chose à dire : Ciou nous plonge dans son monde torturé, classique, à la fois gothique et baroque, surchargé, agressif&#8230; bref, le genre qui plaît aux gothic-lolitas cherchant à exprimer leur mal-être d&#8217;adolescente bouffie d&#8217;hormones et incomprises. L&#8217;objet « <em>livre </em>» est en lui-même magnifique, intégralement toilé d&#8217;un rouge profond, les pages sont épaisses et d&#8217;excellente qualité.</p>
<p>Malheureusement, le public visé se sentira lésé par l&#8217;ouvrage. Un prix bien onéreux pour une sombre rêverie, qui aurait mérité quelque chose de moins prétentieux. Car au final, c&#8217;est ce qui ressort de cette lecture amère : beaucoup d&#8217;égo et de tape-à-l’œil pour un livre qui finalement s&#8217;oublie aussi vite qu&#8217;il est lu. Dommage, l&#8217;exercice était pourtant intéressant, mais l&#8217;essai a raté son coup.</p>
<p><strong>Éditeur : </strong>Soleil<br />
<strong>ISBN : </strong>9782302 009202<br />
<strong>Prix :</strong> 24,50 €<br />
<img src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" title="2" width="123" height="27" class="alignleft size-full wp-image-462" /><br />
<object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.digibidi.com/m/player/swf/player.swf?comic=chat-siamois" width="396" height="499"><param name="movie" value="http://www.digibidi.com/m/player/swf/player.swf?comic=chat-siamois"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><param name="wmode" value="transparent"></param></object></p>
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		<title>Le  Chagrin du Roi Mort</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Oct 2009 08:04:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Livres jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>

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		<description><![CDATA[Un roman jeunesse&#8230; frémissant d&#8217;angoisse, je me suis penché sur ce pavé.
Livre de 400 pages, écrit par Jean-Claude Mourlevat, &#171;&#160;Le Chagrin Du Roi Mort&#160;&#187; est sorti chez Gallimard (jeunesse) en mai 2009.
Alex et Brisco, deux frères, vivent sur Petite Terre, un pays au nord du monde. Ceux-ci vont assister à l&#8217;enterrement du roi qui vient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Bouquins/.Le_Chagrin_Du_Roi_Mort_m.jpg" alt="" />Un roman jeunesse&#8230; frémissant d&#8217;angoisse, je me suis penché sur ce pavé.<br />
Livre de 400 pages, écrit par<strong> Jean-Claude Mourlevat</strong>, &laquo;&nbsp;<strong>Le Chagrin Du Roi Mort</strong>&nbsp;&raquo; est sorti chez Gallimard (jeunesse) en mai 2009.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Alex</strong> et <strong>Brisco</strong>, deux frères, vivent sur <strong>Petite Terre</strong>, un pays au nord du monde. Ceux-ci vont assister à l&#8217;enterrement du roi qui vient de décéder. Lors de la cérémonie, Alex va avoir une vision du roi et de son chagrin.<img title="Lire la suite…" src="../wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /></p>
<p><span id="more-229"></span>
<p style="text-align: justify;"><img title="Lire la suite…" src="../wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif" alt="" /> Cette vision prophétique va être suivie d&#8217;événements qui vont mêler tragédie, aventure, amour, désespoir. En se basant sur les grands axes du roman d&#8217;aventures, <strong>Jean-Claude Mourlevat</strong> nous emmène au cœur d’un grand voyage, de Petite Terre à <strong>Grande Terre</strong> puis sur le continent ; baignée par une magie discrète, mais terriblement efficace, cette histoire de séparation et de retrouvailles vaut son pesant de rêve. Presque épique, l&#8217;aventure humaine du <strong>Chagrin Du Roi Mort</strong> effleure avec justesse toute une palette de sentiments, contés avec sensibilité par Jean-Claude Mourlevat.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour ma part, je suis plus fan de la première partie, lorsque nos héros sont jeunes. La sorcière « Brit » ainsi que « la Louve » participent grandement au plaisir que j&#8217;ai pu avoir à lire &laquo;&nbsp;Le Chagrin Du Roi Mort&nbsp;&raquo;. La seconde partie, huit ans plus tard, est plus ancrée dans la réalité de la guerre, les héros ont grandi, les rêves d&#8217;enfants survivent tant bien que mal&#8230; La folie de ceux qui nous gouvernent prend le pas sur le destin des nations et des individus. Cette seconde partie sans magie, tient plus du voyage initiatique, de la quête et de la recherche de soi, de l&#8217;autre, dans la solitude d&#8217;un monde qui panse ses plaies.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le Chagrin Du Roi Mort&nbsp;&raquo; m’a permis de passer un excellent moment de lecture et très rapidement j’ai oublié que justement, c’était un roman pour les mômes,  facile à lire, mais pas dénué d’intérêt il saura ravir petits et grands. Jean-Claude Mourlevat a écrit précédemment  « <strong>Le Combat d’Hiver</strong> », celui-ci a été primé à de nombreuses reprises : je crois que je vais me laisser tenter, forcément…</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Présentation de l&#8217;éditeur</em><br style="font-style: italic;" /><em>&nbsp;&raquo; C&#8217;est une petite île froide, quelque part dans le nord. Le vieux roi est mort. Son corps repose sur un lit de pierre, sur la Grand-Place. Il neige. Il sera question de séparation, de guerre, de trois ciels différents, d&#8217;un premier amour. Il y aura une prophétie, des êtres qui se perdent dans l&#8217;immensité, une sorcière qui mange des têtes de rat&#8230; &laquo;&nbsp;</em></p>
<p>Broché: 402 pages<br />
Éditeur : Gallimard-Jeunesse (7 mai 2009)<br />
ISBN-10: 2070623874</p>
<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/4.png" alt="" /></p>
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