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	<title>Skul[:K]ing &#187; Cinéma</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>La disparition d&#8217;Alice Creed- J Blakeson</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Nov 2010 20:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Thriller]]></category>
		<category><![CDATA[UK]]></category>

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		<description><![CDATA[La disparition d’Alice Creed est sorti au cinéma il y a quelques mois et normalement, d’ici janvier, le film devrait sortir en DVD. Ce long métrage anglais a été réalisé par J Blakeson.
L’histoire :
Quelque part en Angleterre, deux hommes aménagent un appartement pour que celui-ci accueille un prisonnier. Très rapidement, ils enlèvent une jeune femme issue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la_disparition_d_alice_creed.jpg" rel="lightbox[7752]"><img class="alignleft size-large wp-image-7753" title="la_disparition_d_alice_creed" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la_disparition_d_alice_creed-423x600.jpg" alt="" width="300" height="426" /></a><strong>La disparition d’Alice Creed</strong> est sorti au cinéma il y a quelques mois et normalement, d’ici janvier, le film devrait sortir en DVD. Ce long métrage anglais a été réalisé par <strong>J Blakeson</strong>.</p>
<p>L’histoire :</p>
<p>Quelque part en Angleterre, deux hommes aménagent un appartement pour que celui-ci accueille un prisonnier. Très rapidement, ils enlèvent une jeune femme issue d’un milieu aisé, et demande une rançon à la famille. Mais même les rouages les mieux huilés ont toujours leur grain de sable…</p>
<p><strong>J Blakeson</strong> a tout compris au thriller, car le parti pris de choisir le thème d’un enlèvement pour en faire un huis clos relève de la gageure scénaristique. <span id="more-7752"></span>Les trois acteurs (3 !!) sont excellents : <em>Gemma Arterton</em>, dont on se souvient pour son rôle de Io dans <a href="../../../../../cinema/le-choc-des-titans/">Le choc des titans</a>, relève le gant de la victime, tout en finesse, astuce (et espièglerie… bah non en fait) et une certaine féminité. Les deux ravisseurs, quant à eux, sont incarnés par <em>Martin Compston</em> (Doomsday), et <em>Eddie Marsan</em>, une gueule (comme on dit), que l’on a vu dans pas mal de films récemment, de Hancock à Sherlock Holmes en passant par V pour Vendetta. Le trio formé par ces trois acteurs fonctionne excessivement bien, et très rapidement, on devine dans les échanges les non-dits et les tensions latentes.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la-disparition-d-alice-creed-2.jpg" rel="lightbox[7752]"><img class="aligncenter size-large wp-image-7763" title="la-disparition-d-alice-creed-2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la-disparition-d-alice-creed-2-600x337.jpg" alt="" width="600" height="337" /></a></p>
<p>De l’art de transformer un rien en tout, voilà ce à quoi s’attache <strong>J Blakeson</strong>, et il s’y entend à merveille pour que la situation la plus anodine devienne stressante au possible, où le moindre détail, le moindre regard a son importance.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la-disparition-d-alice-creed-1.jpg" rel="lightbox[7752]"><img class="size-large wp-image-7764 aligncenter" title="la-disparition-d-alice-creed-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/la-disparition-d-alice-creed-1-600x337.jpg" alt="Alice Creed" width="600" height="337" /></a></p>
<p style="text-align: center;">Violent et efficace seraient les termes qui selon nous désignent de la meilleure façon <strong>La disparition d’Alice Creed</strong>. Autant dire qu’une fois passée l’introduction mystérieuse (le bricolage de l’appartement), on rentre totalement dans l’intrigue et il est très difficile de se détacher de ce film. Un bon thriller avec peu de moyens, ça vaut toujours la peine d’être regardé, surtout si on est fan du syndrome de Stockholm et de ses aléas…</p>
<p>On aime l’ambiance, les acteurs, les ressorts scénaristiques, la photo et le générique de fin qui est vraiment excellent (musique + graphisme = ambiance du tonnerre).</p>
<p>On n’aime pas : parfois c’est un peu gros, mais d’un autre côté dans une histoire, plus c’est gros plus ça passe (©Monsieurwar 2010).</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="527" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/uZLPl8DJkU8" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="527" src="http://www.youtube.com/v/uZLPl8DJkU8"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Scott Pilgrim vs. The World</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Nov 2010 20:03:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Geek]]></category>
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		<description><![CDATA[Ça sort le 1er décembre en France, comme d&#8217;habitude, nous avons quatre mois de retard&#8230; Bon, on va faire avec. Cela fait longtemps que vous n&#8217;étiez pas allé voir un film de geeks, avec le pop corn qui va bien, le public qui hurle à chaque instant ? Scott Pilgrim VS The World est le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/Scott-Pilgrim-vs-the-world.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignleft size-large wp-image-7557" title="Scott-Pilgrim-vs-the-world" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/Scott-Pilgrim-vs-the-world-405x600.jpg" alt="" width="300" height="445" /></a>Ça sort le 1er décembre en France, comme d&#8217;habitude, nous avons quatre mois de retard&#8230; Bon, on va faire avec. Cela fait longtemps que vous n&#8217;étiez pas allé voir un film de geeks, avec le pop corn qui va bien, le public qui hurle à chaque instant ? <strong><a href="http://www.scottpilgrimthemovie.com/">Scott Pilgrim VS The World</a></strong> est le film qu&#8217;il vous faut.</p>
<p><em>Synopsis : <strong>Scott Pilgrim </strong>n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où <strong>Ramona</strong> entre dans sa vie &#8211; en rollers &#8211; l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant.<span id="more-7556"></span> À mesure que <strong>Scott</strong> se rapproche de <strong>Ramona</strong>, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétalienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».</em></p>
<p>Ce film réalisé par <strong>Edgar Wright</strong> (Hot Fuzz, Shawn Of The Dead) est inspiré des comics de <strong>Bryan Lee O&#8217;Malley</strong>. Quand nous disons film de geeks, c&#8217;est une évidence, entre le rock, les jeux vidéo, une histoire d&#8217;amour digne de <strong>West Side Story</strong>&#8230; il y en a pour tous les goûts. Surchargé assurément, baroque et kitsch à la fois bien sûr&#8230; Le réalisateur, arrive tout de même à faire un succédané de plus de trente ans de jeux vidéo dans <strong>Scott Pilgrim Versus The World</strong>. Au-delà de faire référence sur référence, il s’amuse par la mise en scène et par la photo à nous faire entrer dans le monde de <strong>Scott</strong>, que l’on effeuille à l’instar d’une bande dessinée. Dans cette histoire d’amour pour de vrai (faux), où l’on peut gagner une vie et des « continue » en abattant ses adversaires (et en faisant des combos !), le Rock et les jeux vidéo n’ont jamais été mis en relation de manière aussi novatrice. <em>(NDLR : celui qui trouvera tous les clins d&#8217;œil du film aura son portrait en première page de <strong><a href="../../../../../category/cinema/">Skulking</a></strong>, et ce, pendant un mois).</em></p>
<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex1.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7562" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex2.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7567" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex2-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex3.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7563" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex3-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex4.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7564" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex4-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><br />
</em></p>
<p><img class="alignright size-large wp-image-7568" title="scott-pilgrim-vs-the-world-Pre" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world-Pre-405x600.jpg" alt="" width="237" height="352" />Vous voulez vous changer les idées, respirer l&#8217;air frais de Toronto, suivre les aventures épiques de <strong>Scott, </strong>en apprendre plus sur Pac Man ? C&#8217;est le moment ou jamais, foncez voir ce film qui devrait marquer une génération (comme Beavis &amp; Butthead par exemple).</p>
<p>On aime tous les combats façon jeux vidéo, la star du rock végétalienne et décérébrée (avec le combat de basse), les as jumeaux /ex maléfiques du synthé et leur dragon musical, les références constantes aux jeux vidéo, l’ex maléfique nº 1 et sa touche Bollywood, l’humour à la noix, les génériques de début et de fin du film, la musique… il y a aussi quelques featurings improbables : au moins un acteur de The Mist, un Superman(récent), Captain America (le futur), Woot !!</p>
<p>On n’aime pas : rien, désolé…</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex56.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7566" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex56" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex56-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex7.jpg" rel="lightbox[7556]"><img class="alignnone size-thumbnail wp-image-7565" title="scott-pilgrim-vs-the-world_ex7" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/scott-pilgrim-vs-the-world_ex7-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="527" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/lDzwD5Xwric" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="527" src="http://www.youtube.com/v/lDzwD5Xwric"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>L’immortel</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Oct 2010 08:56:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Policier]]></category>

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		<description><![CDATA[L’immortel est un film de Richard Berry, inspiré du roman homonyme de Franz-Olivier Giesbert sur la vie de Jacky Imbert (parrain du milieu marseillais). Ce film est sorti en mars 2010 et est disponible depuis septembre en DVD. Le synopsis, histoire de dire : Charly Matteï a tourné la page de son passé de hors la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/LImmortel-Affiche.jpg" rel="lightbox[7519]"><img class="alignleft size-full wp-image-7521" title="LImmortel-Affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/LImmortel-Affiche.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>L’immortel</strong> est un film de <strong>Richard Berry</strong>, inspiré du roman homonyme de <strong>Franz-Olivier Giesbert</strong> sur la vie de <strong>Jacky Imbert</strong> (parrain du milieu marseillais). Ce film est sorti en mars 2010 et est disponible depuis septembre en DVD. Le synopsis, histoire de dire : <strong><em>Charly Matteï</em></strong><em> a tourné la page de son passé de hors la loi. Depuis trois ans, il mène une vie paisible et se consacre à sa femme et ses deux enfants. Pourtant, un matin d&#8217;hiver, il est laissé pour mort dans le parking du vieux port à Marseille avec 22 balles dans le corps. Contre toute attente, il ne va pas mourir&#8230;<span id="more-7519"></span></em></p>
<p>Tout d’abord, il est indéniable que <strong>Richard Berry</strong> a su s’entourer pour réaliser ce film : <strong>Jean Réno</strong>, <strong>Kad Mérad</strong>, <strong>Marina Foïs</strong>, <strong>Jean-Pierre Daroussin</strong>, <strong>Venantino Venantini</strong>, <strong>Moussa Maaskri</strong>, <strong>Joey Starr</strong>. La galerie d’acteurs est haute en couleur et c’est vrai qu’on a quelques figures et pas mal de « gueules » dans ce film. C’est assurément le plus du film, ce qui fait qu’on se laisse porter par <strong>L’immortel</strong> malgré ses nombreux défauts.</p>
<p>Tout d’abord, on se retrouve obligatoirement dans la veine de films policiers hexagonaux actuels (Olivier Marchal’s touch), cela ce veut proche de la réalité, avec des forces de l’ordre dépressives (<strong>Marina Foïs</strong> en tête) et forcément un système lourd et absolument pas attrayant… La touche réaliste, et sanglante, peut avoir son charme, mais est-ce que la débauche de violence peut rattraper un propos léger ? Grande question. En fait non, car cette histoire de vengeance excessivement simple ne peut être sauvée par les grands élans carmins filmés par <strong>Richard Berry</strong>. <a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/L-Immortel-2009-1.jpg" rel="lightbox[7519]"><img class="aligncenter size-full wp-image-7526" title="L-Immortel-2009-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/L-Immortel-2009-1.jpg" alt="" width="600" height="328" /></a>Le choix de <strong>Kad Mérad</strong> pour représenter la némésis de <strong>Charly Matteï </strong>(<strong>Jean Réno</strong>) est improbable ; le personnage psychotique et dangereux d’origine (on le suppose) devient limite risible par l’interprétation hors pair du cador… Reste un <strong>Jean Réno</strong> qui capte à lui seul une grande partie de l’intérêt de <strong>L’immortel</strong>, son rôle de parrain brisé, presque éteint, animé par la vengeance demeure crédible. Le reliquat du casting, se cantonne à la fonction « figurants », bien que <strong>Jean-Pierre Daroussin</strong> et <strong>Joey Starr</strong> (fameux dans son rôle du « Pistachier ») tirent leurs épingles du jeu.</p>
<p>Sinon quoi ? Bah pas grand-chose, <strong>Klaus Badelt</strong> aux manettes de la bande-son reste efficace, par contre les passages « puccinesque », sympathiques au départ, deviennent totalement indigestes sur la longueur. La photographie demeure bien foutue cependant rien n’y fait car la faiblesse du scénario, la violence/les émotions gratuite(s) ainsi que l’interprétation de <strong>Tony Zacchia</strong> (par Kad) font sombrer dans le vieux port ce thriller marseillais.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/YDAntN0AVSw" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/YDAntN0AVSw"></embed></object></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/1.png" rel="lightbox[7519]"><img class="alignnone size-full wp-image-463" title="1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/1.png" alt="" width="123" height="27" /></a></p>
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		<title>Jonah Hex</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Oct 2010 08:03:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Comics]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Héros d’une série DC Comics, Jonah, pour les intimes le cowboy « zombifié » le plus revanchard de l’univers, a eu la chance d’être honoré par une adaptation cinématographique.
Regardez : Josh Brolin, John Malkovitch, Megan Fox et ce n’est que le haut du panier.
Alors, pour la réalisation, on part sur Jimmy Hayward, un grand nom du cinéma à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Jonah-Hex.jpg" rel="lightbox[7404]"><img class="alignleft size-large wp-image-7405" title="Jonah Hex" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Jonah-Hex-405x600.jpg" alt="" width="300" height="445" /></a>Héros d’une série DC Comics, <strong>Jonah</strong>, pour les intimes le cowboy « zombifié » le plus revanchard de l’univers, a eu la chance d’être honoré par une adaptation cinématographique.<br />
Regardez : <strong>Josh Brolin</strong>, <strong>John Malkovitch</strong>, <strong><a href="../../../../../cinema/jennifers-body/">Megan Fox</a></strong> et ce n’est que le haut du panier.<br />
Alors, pour la réalisation, on part sur <strong>Jimmy Hayward</strong>, un grand nom du cinéma à qui l’on doit essentiellement des films d’animation (Horton en réalisation, et sinon il a travaillé en tant qu’animateur sur les Toy Story, Monstres &amp; Cie)… La sensibilité « animation » pour justement adapter un Comic, cela peut être d’évidence un point positif. Autre point important, une partie du soundtrack a été créée par<strong> <a href="../../../../../musique/musique-metal/mastodon-crack-the-skye-mars-2009/">Mastodon</a></strong> (ouch !).<span id="more-7404"></span></p>
<p>Le synopsis : <strong>Jonah Hex</strong>, un chasseur de prime hyper limite est engagé par Washington pour chasser un « terroriste ». Ce terroriste n’est ni plus ni moins que l’homme qui a brisé la vie de <strong>Jonah</strong>.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/jonah_hex1.jpg" rel="lightbox[7404]"><img class="alignright size-full wp-image-7406" title="jonah_hex1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/jonah_hex1.jpg" alt="" width="300" height="451" /></a>Une fois les présentations faites, on se lance dans ce film avec une bonne dose de chips et de bières. <strong>Jonah Hex</strong> en tant que personnage est crédible et <strong>Josh Brolin</strong> s’en sort avec les honneurs. Malheureusement, il n’est pas aidé par le reste de l’équipe qui essaye de battre des records d’insipidité. Les quelques effets spéciaux sont assez plaisants, mais ce ne sera pas suffisant. Car on a beau dire ce que l’on veut, mais si le réalisateur veut vous coller quatre fois dans le film le même plan du héros au galop (classe quand même), bien entendu on appréciera l’effort pour souligner l’urgence, mais cela reste un tantinet agaçant.<br />
Le gros souci qu’a ce film, c’est que le spectateur ne peut pas se prendre au jeu. Le méchant (<strong>Malkovitch</strong>) est hyper méchant, ancien confédéré qui veut détruire les USA, puis le monde aussi. Et ce n’est même pas qu’il en fait trop, il est juste fade et peu crédible. Le personnage de <strong>Jonah</strong> est trop cynique et rebelle, de plus il est « pipé » à savoir qu’être pratiquement immortel cela amène quelques avantages<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Leila_Jonah-hex.jpg" rel="lightbox[7404]"><img class="alignright size-large wp-image-7407" title="Leila_Jonah-hex" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Leila_Jonah-hex-399x600.jpg" alt="" width="300" height="452" /></a> dans un film d’action… <strong>Leila</strong> (<strong>Megan Fox</strong>) est une charmante catin qui sait aussi bien manier un six coups, que les frous-frous, pourquoi pas… Mais la voila embringuer dans cette histoire tordue du fait de sa relation avec Elric (pardon <strong>Jonah Hex</strong>), autant dire qu’au-delà de voir son joli minois, eh bien on reste sur notre faim. Nous avons bien entendu une horde de seconds couteaux qui se font dézinguer à tour de bras par <strong>Jonah</strong>, de ce fait on ne peut pas s’attacher aux bonshommes.</p>
<p>Que reste-t-il de nos amours ? Eh bien des scènes pseudo-occultes assez efficaces. Vous vous en rendrez compte très rapidement <strong>Jonah Hex</strong> (Hex pour maudit) ne trouve pas le repos (éternel) et a un pouvoir assez sympathique. Au-delà d’être toujours accompagné par des corbeaux (c’est assez classe en fait), et de son chien (ça l’est moins pour le coup), il peut ramener les morts pour un temps à la vie… (Pushing daisie nannnnnnnnnn !!)<br />
Malheureusement, la base DC Comics a été saccagée et ce film ne correspond plus à sa référence…</p>
<p>Alors, il reste la musique ? Encore raté ! Pourquoi ?<br />
L’album de <strong>Mastodon</strong> <strong>Jonah Hex : Revenge Get Ugly</strong> propose quatre titres (et deux versions alternatives) trainant sur les terres de « l’atmo western rock ». Des compositions punchy qui permettraient de dépoussiérer les bons vieux westerns des familles. Malheureusement, dans <strong>Jonah Hex</strong>, le mix est tellement déplorable, qu’on entend parfois une guitare couiner sur fond de coups de feu, le glas d’une grosse caisse au loin qui se noie dans les tonnerres d’explosions. Autant dire qu’il est difficile d’identifier le travail du groupe sur ce film…<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Turnbull_Jonah-hex.jpg" rel="lightbox[7404]"><img class="aligncenter size-full wp-image-7408" title="Turnbull_Jonah-hex" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/10/Turnbull_Jonah-hex.jpg" alt="" width="600" height="401" /></a></p>
<p>J’ai jeté ma bière et mes chips et pour tout vous dire, j’ai plus été impressionné par le générique du film (avec les labels des annonceurs) que par une quelconque partie de cette médiocre adaptation.<br />
Bon courage.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/_l0zSd_DQQ4" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/_l0zSd_DQQ4"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-463" title="1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/1.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Repomen</title>
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		<pubDate>Sun, 12 Sep 2010 18:36:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberpunk]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce film est sorti il y a quelques semaines en France et n’a pas forcément bien marché. La critique l’a descendu en flammes. Le pitch en mode rapide : Dans un futur proche, les hommes peuvent accroître leur espérance de vie en se faisant implanter des organes artificiels, qu&#8217;une équipe d&#8217;intervention est chargée de récupérer en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/09/Repomen_Affiche.jpg" rel="lightbox[7093]"><img class="alignleft size-large wp-image-7096" title="Repomen_Affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/09/Repomen_Affiche-379x600.jpg" alt="" width="300" height="475" /></a>Ce film est sorti il y a quelques semaines en France et n’a pas forcément bien marché. La critique l’a descendu en flammes. Le pitch en mode rapide : <em>Dans un futur proche, les hommes peuvent accroître leur espérance de vie en se faisant implanter des organes artificiels, qu&#8217;une équipe d&#8217;intervention est chargée de récupérer en cas de non-paiement, sans se soucier de la survie de la personne.</em></p>
<p>Tout d’abord <strong>RepoMen</strong> c’est du cyberpunk pur jus. A savoir que le monde décrit est ultra-violent, que nous avons de grosses corporations qui gèrent un peu tout et que les citoyens ont, pour le plus grand nombre, des implants dans le corps.<span id="more-7093"></span> Les repreneurs (<strong>Jude Law</strong> et <strong>Forest Whitaker</strong> essentiellement) sont des employés avec les connaissances médicales suffisantes pour pouvoir faire de la chirurgie en pleine rue et péter les dents à des douzaines d’adversaires. Rien qu’avec cela, les amateurs de bastons et de testostérone devraient apprécier. Néanmoins, la trame est un peu cousue de fil blanc et noyée dans des considérations un peu surréalistes par forcément évidentes pour le visionneur lambda. Pendant les deux heures que dure le film, nous avons des passages hauts en couleur, des passages pénibles et des scènes d’action bien balancées. Les références à de nombreux films de SF semblent évidentes et on pourra trouver certaines similitudes avec Total Recall, Blade Runner, Bienvenue à Gattaca, Old Boy (ce n’est pas de la SF mais pour ceux qui le verront vous comprendrez), etc.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/09/repomen.jpg" rel="lightbox[7093]"><img class="alignright size-large wp-image-7100" title="REM_Wild1Sheet_33 (Page 1)" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/09/repomen-404x600.jpg" alt="" width="300" height="445" /></a>Je couperai le film en trois parties : la première partie, bien rythmée qui pose le décor et l’ambiance. Rien à dire, c’est trash et ça avance bien. La deuxième partie, longuette où l’on suit les états d’âme de <strong>Remy</strong>, sans famille pour le coup. Le héros est à la place de ses victimes, n’a plus le cœur à l’ouvrage et sa femme ne veut plus le voir… C’est dur la survie ! La troisième partie reprend le bon vieux schéma « porte tourte, action » et nous emmène des bas fonds les plus sordides jusqu’au centre névralgique d’une corporation.</p>
<p>Alors, je reste mitigé sur <strong>RepoMen</strong> : les emprunts aux grands frères du film, je l’ai déjà dit, sont évidents ; l’idée de ces mecs qui découpent à tour de bras des victimes qui n’ont pas les moyens de rembourser les implants est excellente, on peut d’ailleurs faire un rapide parallèle avec une évolution effrayante d’un système médical et social qui est toujours malmené. Les scènes d’action tournent bien, les acteurs sont crédibles et le casting global est assez classe car l’on peut retrouver des têtes connues bien sympathiques. Mais certains ressorts sont très évidents, certaines scènes totalement improbables et la chute est attendue et déjà vue. Bon il faut le dire, je l’ai trouvé mine de rien bien réalisé et assez immersif. <strong>RepoMen</strong> fera référence pour une certaine partie de la population (les geeks fan du neuromancien).</p>
<p>J’aime la découpe sur pièce qui est géniale, « je vous prendrais bien une bavette msieur ! » ; la scène pendant le barbecue, avec un <strong>Forest Whitaker</strong> grandiose, la scène de charme du film où les deux amants se découvrent mutuellement, et où le héros se rend compte que son amoureuse est constituée à 65% d’implants est assez fun !</p>
<p>Je n’aime pas le rapport entre les deux frères ennemis, le patron caricatural, la chute du film vue et archi vue, ainsi que la scène de combat totalement pompée sur la scène mythique de Park Chan Wook dans Old Boy lorsque Oh Dae-soo combat avec son marteau les malfrats…<br />
<object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="527" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/XbsztBt1ncQ" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="527" src="http://www.youtube.com/v/XbsztBt1ncQ"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>INCEPTION : un film d&#8217;exception. Allez-y !</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 06:17:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Kim Phenix</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Voilà longtemps qu&#8217;on n&#8217;avait pas vu un film aussi exceptionnel que celui-là.
Réalisé par Christopher Nolan, (Batman Begins, The Dark Knight), Inception constituerait bien son chef-d&#8217;œuvre absolu.
Tout commence avec Dom Cobb (Leonardo Di Caprio), un spécialiste du vol de secrets enfouis dans le subconscient des autres pendant qu&#8217;ils rêvent : l&#8217;extraction. Étant le meilleur dans ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-Affiche.jpg" rel="lightbox[6920]"><img class="alignleft size-large wp-image-6923" title="inception-Affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-Affiche-450x600.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>Voilà longtemps qu&#8217;on n&#8217;avait pas vu un film aussi exceptionnel que celui-là.<br />
Réalisé par <strong>Christopher Nolan</strong>, (Batman Begins, The Dark Knight), <strong>Inception</strong> constituerait bien son chef-d&#8217;œuvre absolu.</p>
<p>Tout commence avec Dom Cobb (<strong>Leonardo Di Caprio</strong>), un spécialiste du vol de secrets enfouis dans le subconscient des autres pendant qu&#8217;ils rêvent : l&#8217;extraction. Étant le meilleur dans ce domaine, puisqu&#8217;il a lui-même mis au point la technique du « rêve partagé », il met ses talents au service de l&#8217;espionnage industriel, tandis qu’il est recherché par la police américaine, car il est accusé du meurtre de son épouse (<strong>Marion Cotillard</strong>).<span id="more-6920"></span> Obligé de vivre à l&#8217;étranger, il remplit avec son équipe des missions confiées par de grands industriels. Au cours de l&#8217;une d&#8217;elles, sa cible (Ken Watanabe) l&#8217;embauche pour une autre mission, sauf que cette fois-ci, il s&#8217;agit non pas de subtiliser une idée, mais d&#8217;en implanter une dans le subconscient d&#8217;un individu (Cillian Murphy) : l&#8217;<strong>Inception</strong>. La récompense pour Cobb sera de pouvoir fouler à nouveau le sol américain, sans le risque d&#8217;être arrêté et de pouvoir enfin revoir ses deux enfants, qu&#8217;il a dû laisser derrière lui en fuyant. La mission est à haut risque, car l&#8217;<strong>Inception</strong> n&#8217;a jamais été réalisée, mais Cobb accepte et forme une nouvelle équipe.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-equipe.jpg" rel="lightbox[6920]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6925" title="inception-equipe" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-equipe-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></a></p>
<p>Qualifié de film de science-fiction, <strong>Inception</strong> est un cocktail de plusieurs genres. L&#8217;action y est prédominante et on a parfois l&#8217;impression d&#8217;être dans un James Bond, un Speed, un Mission Impossible, ou encore un Matrix, car par le prétexte de l&#8217;<strong>Inception</strong>, on est embarqué dans un film à l&#8217;intérieur d&#8217;un film, lui-même à l&#8217;intérieur d&#8217;un autre… De l&#8217;issue de l&#8217;un dépend la suite des autres, telle une réaction en chaîne à l&#8217;effet papillon dévastateur. Le spectateur est tenu en haleine jusqu&#8217;à la toute fin, qui est extraordinaire.<br />
<strong>Inception</strong> s&#8217;ouvre sur la vue d&#8217;un palais asiatique de toute beauté et tout du long, les décors réels ou irréels superbes s&#8217;enchaînent, magnifiés par la musique de <strong>Hans Zimmer</strong> aussi bien dans les moments de contemplation que d&#8217;action. La scène où l&#8217;eau envahit le palais et la chute de <strong>Leonardo Di Caprio</strong> dans la baignoire remplie d&#8217;eau, filmée au ralenti, est simplement superbe. Si la photo est belle, elle sublime non seulement le domaine du rêve où l&#8217;on évolue, mais aussi les personnages.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-apesanteur.jpg" rel="lightbox[6920]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6926" title="inception-apesanteur" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-apesanteur-600x399.jpg" alt="" width="600" height="399" /></a></p>
<p><strong>Leonardo Di Caprio</strong>, en personnage principal, nous démontre encore ses talents d&#8217;acteur et sort définitivement de ses rôles de jeune premier qu’il affectionnait tant au début de sa carrière. Il a le don de jouer des personnages torturés sans les rendre ridicules. Son côté abimé donne du corps à chacun de ses rôles depuis l<strong>es Infiltrés</strong> de <strong>Martin Scorcèse</strong>.<br />
Parmi le casting, <strong>Marion Cotillard</strong> est mise en valeur dans son rôle en demi-teinte et crève littéralement l&#8217;écran à chacune de ses apparitions. On note également la présence de : Ken Watanabe, acteur d&#8217;origine nippone, vu dans La Mémoire de nos pères et Lettre d&#8217;Iwo Jima ou encore Mémoire d&#8217;une geisha ; Cillian Murphy (L&#8217;épouvantail de The Dark Knight) ; Joseph Gordon-Lewitt (Et au milieu coule une rivière) et Tom Hardy (Rock&#8217;N&#8217; Rolla) nous donnent les petites touches d&#8217;humour qui font du bien ; Ellen Page (Bliss), la débutante du groupe, apporte un peu de fraîcheur au milieu des apparitions de Pete Postlethwaite, Tom Berenger et Michael Caine.</p>
<p>Le parallèle avec <strong>Matrix</strong> est inévitable par l&#8217;effet d&#8217;apesanteur qui règne lors d&#8217;une partie du film. Cependant, ce n&#8217;est pas une copie. L&#8217;élève dépasse le maître. Toute une scène de combat se déroule exclusivement en apesanteur, si bien que l&#8217;esprit demande à la raison : « Mais comment ont–ils fait pour réaliser ça ? », car au contraire de son prédécesseur, les effets spéciaux peut-être moins novateurs, sont d&#8217;un réalisme tout à fait réussi.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-Tom-et-Joseph.jpg" rel="lightbox[6920]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6927" title="inception-Tom et Joseph" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/inception-Tom-et-Joseph-600x251.jpg" alt="" width="600" height="251" /></a></p>
<p>Certes, le concept de l&#8217;interaction entre le rêve et la réalité, ainsi que la question de savoir quel monde est le vrai et quel est celui qui ne l&#8217;est pas, existait déjà dans <strong>Matrix. </strong>Cependant, <strong>Christopher Nolan</strong> va un peu plus loin dans la réflexion et pose plutôt l&#8217;interrogation de la raison de l&#8217;existence : vaut-il mieux vivre dans le rêve ou la réalité ?</p>
<p>De plus, la famille, l&#8217;amour, le couple sont des thèmes sous-jacents qui, sans jamais empiéter sur le sujet principal, font la lumière sur les motivations du héros. Cette profondeur certaine est à noter, car c’est une qualité rare pour un blockbuster. Film aux multiples facettes, <strong>Inception</strong> est à voir, mais aussi certainement revoir pour apprécier toute la subtilité de son architecture complexe.<br />
Bonne séance !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="527" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/B4nIVh1yvvc" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="527" src="http://www.youtube.com/v/B4nIVh1yvvc"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>La Horde : choisissez votre camp !</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Jul 2010 15:07:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Insomnia</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[DVD]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Horreur]]></category>

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		<description><![CDATA[La Horde, film sorti en salle en février 2010 et disponible en DVD, est une sorte d’ovni dans l’univers des films de zombies, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que La Horde a le mérite d’être un film français, réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher. Ensuite, et surtout, parce que d’habitude, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-Horde-2010.jpg" rel="lightbox[6764]"><img class="alignleft size-full wp-image-6768" title="La-Horde-2010" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-Horde-2010.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>La Horde</strong>, film sorti en salle en février 2010 et disponible en DVD, est une sorte d’ovni dans l’univers des films de <strong>zombies</strong>, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce que <strong>La Horde</strong> a le mérite d’être un film français, réalisé par Yannick Dahan et Benjamin Rocher. Ensuite, et surtout, parce que d’habitude, les films de <strong>zombies</strong> vous font peur, vous horrifient par leur « goritude » ou vous font éteindre la télé, dégoûté que le ridicule ne puisse pas tuer certains réalisateurs. Mais là où <strong>La Horde</strong> vous scotche, c’est lorsque les <strong>zombies </strong>conservent une part d’humanité effrayante tandis que certains humains semblent en être totalement dépourvus.<span id="more-6764"></span></p>
<p><strong>La Horde</strong> débute par une intervention de policiers venus venger la mort d’un des leurs. Dans une grande barre HLM, ceux-ci se retrouvent vite en situation difficile face à des bandits violents et très armés. Seulement quelques minutes après le début du film, l’un des policiers morts se relève, transformé en <strong>zombie</strong> sanguinaire. Très vite, le groupe bandits/policiers doit faire face à une horde de <strong>zombies</strong>, avec la nécessité de collaborer afin de sauver leur peau. Peu de survivants au sein de l’immeuble, mais un papy aillant fait l’Indochine viendra apporter une touche de « fraîcheur » à l’équipée sauvage, grâce à un naturel ravageur et une brutalité presque touchante.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-Horde0.jpg" rel="lightbox[6764]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6775" title="La-Horde0" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-Horde0-600x361.jpg" alt="" width="600" height="361" /></a></p>
<p>Si <strong>La Horde</strong> exploite forcément les poncifs du genre : <strong>zombie</strong> à moitié débile, giclées de sang, cris gutturaux&#8230; un élément pourtant est frappant : la détresse des <strong>zombies</strong>. Une scène est particulièrement touchante, celle d’une femme <strong>zombie</strong> avec la tête de son conjoint (on imagine) qui semble totalement paumée et qui fait la joie de certains des protagonistes du groupe de rescapés&#8230; Une scène ultra violente du coup durant laquelle les rôles sont renversés et qui nous donne presque envie de tirer sur les vivants&#8230; afin que le jeu macabre cesse.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-horde-1.jpg" rel="lightbox[6764]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-6778" title="La horde 1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-horde-1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Dans <strong>La Horde</strong>, les relations humaines sont clairement mises en exergue, bien plus que dans les autres films de <strong>zombie</strong> plus typiquement américains et donc tout en effets spéciaux et canardages. On image pas de <em>happy end</em>, mais on vous laissera bien entendu le soin de découvrir cela par vous-même. Les filles apprécieront le personnage féminin : une flic ni totalement effrayée, ni totalement wonder woman, juste totalement dark ! Mythique, la scène dans le parking vous laissera sans doute avec cette question : « qu’aurais-je fait à sa place ? »</p>
<p><strong>La Horde</strong> est à voir, indiscutablement, avec à l’esprit que les moyens ne sont pas ceux d’Hollywood, mais que, sans doute, c’est cela qui rend crédible toute cette histoire « parisienne » et véritablement humaine.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-horde2.jpeg" rel="lightbox[6764]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6772" title="La horde2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/07/La-horde2-600x255.jpg" alt="" width="600" height="255" /></a><br />
<object style="width: 640px; height: 385px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/OSEe5vojkgg" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/OSEe5vojkgg" /><embed style="width: 640px; height: 385px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/OSEe5vojkgg" data="http://www.youtube.com/v/OSEe5vojkgg"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>DEMOLITION MAN</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 05:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tu vas regretter ça le reste de ta vie. C’est-à-dire deux secondes. »
A. Apéritif.
Chers amis, public sexuellement compatible, admiratrices en rut, bonsoir ! Vous en rêviez ? Les Carnets de la Toile, LA rubrique qu’Hollywood tente de racheter à vil prix (mais nous résistons sauf si un « 0 » supplémentaire tombe), présente fièrement LE chef-d’œuvre du XXe siècle : DEMOLITION [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_affiche.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignleft size-large wp-image-6195" title="Demolition_Man_affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_affiche-441x600.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>« Tu vas regretter ça le reste de ta vie. C’est-à-dire deux secondes. »</p>
<p><strong>A. Apéritif.</strong></p>
<p>Chers amis, public sexuellement compatible, admiratrices en rut, bonsoir ! Vous en rêviez ? Les Carnets de la Toile, LA rubrique qu’Hollywood tente de racheter à vil prix (mais nous résistons sauf si un « 0 » supplémentaire tombe), présente fièrement LE chef-d’œuvre du XXe siècle : DEMOLITION MAN. Dans une structuration sémantique narativo-<strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">pathorelle</a></strong> inédite, offerte comme un menu gourmand à vos papilles suaves, petites coquines, votre serviteur Monsieurwar, plus que jamais pédant et imbitable, vous dévoile toutes les subtilités <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">raies-toriques</a></strong> de ce film magistral boudé par la critique élitisto-gauchiste ; le tout dans une langue aérée et voltairienne, comme à l’accoutumée, et un jour, ça je vous le promets, je ferai un article en une seule phrase, mais pas aujourd’hui j’ai des sushis qui refroidissent.<span id="more-6193"></span></p>
<p><strong>B. Entrée.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_flingue.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-6199" title="Demolition_Man_flingue" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_flingue-150x150.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Dans le futur (enfin, dans le passé, puisque le film date de 1993), donc, précisons, dans le futur (1996) de l’époque du film (1993), passée de nos jours (2010), s’affrontent depuis longtemps, donc dans le passé du présent du film &#8211; futur du spectateur, deux ennemis irréductibles au passé commun chargé, mais sans avenir à présent. (Concentrez-vous, je n’ai pas que ça à faire). L’un est un flic, l’autre un bandit. Ils sont violents. Ils sont méchants. Ils s’affrontent et le flic (Stallone) fait prisonnier le bandit (Wesley Snipes) mais tombe dans un piège. Les deux se font congeler (malgré le talent du flic, pour lequel on cryogénie) jusqu’en 2066, dans le futur lointain du film qui évoluait dans un futur proche de l’époque du visionnage.</p>
<p><strong>Décryptage warien.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Heidegger.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-medium wp-image-6208" title="Heidegger" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Heidegger-203x300.jpg" alt="" width="240" height="356" /></a>Le réalisateur Marco Brambilla, au sommet de son art, nous entraîne dans un jeu complexe de temporalité aux relents heideggériens. L’influence de « Sein und Zeit » (1927), mettant en balance les deux protagonistes, faces d’une même pièce tels un « Mitsein » qui s’ignore, n’est pas à démontrer à notre public du <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">PUnc</a>.</strong> Grâce aux balancements temporels subtils détaillés plus hauts, Brambilla entreprend une <em>phénoménologie de la violence</em> sous couvert d’un film d’action. L’être <em>en tant qu’être</em> (vieille antienne occidentale depuis l’époque du stagirite) ne peut être appréhendé, au départ, que par sa fausseté (« on »), ce « on » symbolisé (<em>sumbolon</em>, « mettre avec ») par le couple infernal Stallone-Snipes. Or, selon l’analyse célèbre du « on meurt », si la mort frappe, dans l’esprit elle frappe le « on », qui tente ainsi, vainement, d’échapper à un être pour la mort authentique. Laissons Heidegger nous le dire très clairement :</p>
<p>« L’analyse du « on meurt » dévoile sans équivoque le mode d’être de l’être quotidien pour la mort. Celle-ci, en un tel parler, est comprise comme un quelque chose indéterminé, qui doit tout d’abord survenir depuis on ne sait où, mais qui, pour nous-mêmes, n’est <em>pas encore sous-la-main, </em>donc n’est pas menaçant. Le « on meurt » propage l’opinion que la mort frapperait pour ainsi dire le On. » (<span style="text-decoration: underline;">Sein und Zeit</span>, section II, chapitre I, paragraphe 52 ; traduction rapide en français pour le public non cultivé.)</p>
<p>L’entrelacement <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">temporique</a></strong> de l’introduction brambillesque s’inscrit donc dans un jeu tripartite où l’être <em>Mitsein</em> Stallone-Snipes s’affranchit d’une temporalité linéaire pour s’inscrire dans un être pour la mort authentique, un <em>Dasein</em> ayant réfléchi aux modalités propres de sa condition d’existence et non plus seulement d’être. Bon, en gros, un des deux va crever.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Simon_Phoenix_1.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6211" title="Simon_Phoenix_1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Simon_Phoenix_1.jpg" alt="" width="600" height="391" /></a></p>
<p><em>In fine,</em> dans les trois plans temporels cités, nous retrouvons, subtile référence, l’amour de l’isolement de Heidegger dans les forêts allemandes ; foyer du paganisme germanique dilué dans la chrétienté qui réfute la magie ; comme en attestent les couvents peuplés de Nornes gourmandes, dans le fameux val qui rit (le faux mage des gastro-nornes en culottes courtes, les petites putes !)</p>
<p><strong>C. Plat Principal.</strong></p>
<p>Vous êtes avec moi ? Bon, reprenons ! Le méchant, 46 ans plus tard, s’échappe de la prison pour aller semer le chaos dans le futur (qui est maintenant son présent). Il a bénéficié de complicités, comme nous le verrons. Une seule solution : décongeler le flic pour l’arrêter. Mais l’époque à changé. Nous sommes en 2042, et la société est peuplée de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">tapiottes</a></strong> non-violentes et végétariennes habillées en kimonos bios beiges. Ils n’écoutent même pas de Metal, ces cons ! Le flic, un vrai homme avec de vraies boules, est décontenancé par les méthodes douces et l’alimentation « sans sel sans sucre sans viande sans alcool » de ses collègues. Reprenant ses bonnes vieilles méthodes <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">ramboliniennes</a></strong>, il traque le bandit en semant le chaos, assisté d’une jeune femme toute excitée de rencontrer un homme, un vrai, sans déconner.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Décryptage <a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">warien</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/John_Spartan_3.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-large wp-image-6217" title="John_Spartan_3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/John_Spartan_3-474x600.jpg" alt="" width="240" height="306" /></a>Passage clef de l’œuvre, la découverte du <em>nouveau monde</em> (en Amérique, mise en abîme parfaitement maîtrisée par un Brambilla qui flirte avec Bergman) par John Spartan (le flic) s’inscrit dans une dualité <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">strucdondante</a></strong> puisque les <em>vieilles</em> méthodes sont reprises dans le <em>nouvel</em> environnement. Signe évident de la préférence du <em>Dasein</em> pour la structure linéaire d’un présent perpétuel, autrement dit de la non-affection des accidents phénoménaux quant à la préhension de l’outil conceptuel qui détaille enfin le monde – ou plutôt le réel, mais vous aviez corrigé de vous-même. Comme disait Hegel, « on ne va pas rester sur son Kant à soi. » Michel pousserait des cris d’Onfray à cette analyse, mais, malgré l’admiration que je lui porte, je me dois de la livrer telle quelle, avec la conscience professionnelle d’un livreur de pizzas dans sa hutte. <em>Celle-là, si vous n’avez pas vu le film, vous n’y serez jamais. Passez à la suite.</em></p>
<p><em>In fine,</em> on observera le jeu sémantique, riche d’enseignement symbolique, sur les noms des protagonistes de l’œuvre. En effet, le héros est John Spartan, donc John le Spartiate. Le bandit est Simon Phoenix, donc le Phénix. Or, le Phénix, qui renaît de ses propres cendres, est un symbole asiatique, et comme le méchant <em>perce</em> sous le flic, on pourrait dire sans trop de risque que le Phénix est un nouveau Xerxès attaquant les Thermopyles défendues par les spartiates. Stallone, endossant le rôle de Léonidas, sait qu’il sera chocolat (gag) si le Phénix passe les portes chaudes, symbolisées par le désir de la jeune lieutenant Lenina Huxley, la coquine.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Leonidas.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6214" title="Leonidas" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Leonidas.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Gorgô moderne, elle soutient Léonidas dans la tempête à venir, et lorsque l’on sait que son nom est une référence à <strong>Aldous Huxley</strong>, auteur du « meilleur des mondes » (Brave New World), roman s’inspirant de « La Tempête » de Shakespeare, on reste abasourdi. Le film d’action est une référence subtile à l’auteur anglais le plus célèbre, et c’est pour ça que le méchant dira, au final, « j’expire ». Nous laissons le lecteur, hypnotisé par un éclairage si lumineux, récupérer quelques instants.</p>
<p>*Musique d’ascenseur*</p>
<p>…<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Ascenseur.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6220" title="Ascenseur" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Ascenseur.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
<p><strong>D. Fromage et dessert.</strong></p>
<p>Vous êtes encore avec moi ? Bon, terminons ! Spartan et Huxley traquent le méchant Phoenix, mais se rendent comptent qu’il a été libéré sur ordre du docteur Cocteau, le créateur de la société nouvelle de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">tapiottes</a></strong> en kimonos, tout ça parce qu’un groupe souterrain de rebelles menés par Edgar Friendly refusent la société de Cocteau et veulent se taper des hamburgers au ketchup et roter lors des matchs de foot, ce qui est cool. Phoenix doit tuer Friendly pour que Cocteau règne tel un tyran italien onctueux, le fameux Tyran Misu. C’est la traversée du dessert pour Spartan, qui comprend le projet allégé de Cocteau lorsqu’il croise un ancien collègue qui lui dit : « Ah, spartan ! ». Comprenant l’utilité du vrai sucre, Stallone et Lenina (subtile référence au gauchisme du film, via le couple Staline &#8211; Lénine, évidemment) font l’amour virtuel tandis que Phoenix brûle Cocteau et l’envoie en enfer. Spartan neutralise Huxley en la frappant sur l’épaule &#8211; et dieu sait qu’une épaule Huxley est douloureuse- puis va affronter Xerxès avant que ça ne tourne au vinaigre. Il embrasse la fille à la fin, laquelle n’en peut plus. Ils s’en vont alors, le soir, derrière les cendres fumantes de kimonos beiges en se promettant de baiser pour de vrai.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Lenina_Huxsley.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6224" title="Lenina_Huxsley" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Lenina_Huxsley.jpg" alt="" width="650" height="844" /></a></p>
<p><em>In fine</em>, on notera la double interprétation pleine de sens, encore une fois : tué par le méchant du début, le méchant de la fin justifie la haine du Phénix, double de Léonidas-Staline-Spartan ; inaugurant ainsi le retour à la <em>légitime violence</em>, la fin des <strong>tapiottes</strong> en somme. Mais d’un autre côté, tuer Cocteau, c’est envoyer l’auteur d’<strong>Orphée</strong> en enfer, ce qui réalise sa destinée à l’heure de la décadence, la fameuse « heure e-decay » en novlangue numérique moderne. « Comment va-t-il retomber sur ses pieds ? », vous demandez-vous à cet instant précis de la chronique. C’est très simple : quand on sait que John Spartan est un flic et que le rôle d’Orphée est tenu par Jean Marais, on n’a plus qu’à espérer que la Marais Chaussée !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Orphée_Euridice.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6223" title="Orphée_Euridice" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Orphée_Euridice-600x486.jpg" alt="" width="600" height="486" /></a></p>
<p><strong>E. Digestif.</strong></p>
<p>Le mythe d’Orphée ayant bercé les grecs, les spartiates étant des grecs, Heidegger s’étant nourri des origines de la pensée grecque, il nous semble évident que Brambilla, en utilisant judicieusement les structures narratives greco-asiatiques, de l’Iliade jusqu’à Platées, a réussi, dans DEMOLITION MAN, à revivifier l’essence de la tragédie, chose qui n’avait plus été tentée depuis Macbeth. Ce qui nous ramène à Heidegger, puisque Macbeth l’Ecossais, visitant un jour un länder allemand, se blessa et cria, devant les trois Nornes, subtil rappel aux trois sorcières d’Ecosse : « Aïe, länder ! ». Cela dit, les rapports entre Christophe Lambert et la philosophie allemande feront l’objet d’un autre article. Je veux bien délirer un peu, mais de là à prétendre que Lambert a lu les phénoménologues allemands, franchement, personne n’y croira.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Macbeth_Nornes.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6228" title="Macbeth_Nornes" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Macbeth_Nornes-600x463.jpg" alt="" width="600" height="463" /></a></p>
<p>Votre dévoué, Monsieurwar, (qui vous assure qu’il n’a rien fumé ce soir.)</p>
<p>Je vous laisse avec l’analyse <strong>rambolinienne</strong> de la laisse dans le cul ! J’adore !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/G3L-hqyd-eQ" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/G3L-hqyd-eQ"></embed></object></p>
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		<title>Le Livre D&#8217;Eli</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 15:06:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[On en avait parlé il y a quelques mois, effrayés et intrigués par le sujet. La sortie en DVD/Blu ray étant imminente, le film des frères Hugues (qui ont fait From Hell) revient dans l’actualité. Amateurs de films post apocalyptiques accrochez-vous, c’est parti pour un voyage sans retour. Entre The Road et son déroulement paresseux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/le_livre_d_eli.jpg" rel="lightbox[6038]"><img class="alignleft size-full wp-image-6083" title="le_livre_d_eli" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/le_livre_d_eli.jpg" alt="" width="300" height="399" /></a>On en avait parlé il y a quelques mois, effrayés et intrigués par le sujet. La sortie en DVD/Blu ray étant imminente, le film des frères Hugues (qui ont fait From Hell) revient dans l’actualité. Amateurs de films post apocalyptiques accrochez-vous, c’est parti pour un voyage sans retour. Entre The Road et son déroulement paresseux et <strong>Le Livre d’Eli</strong> et ses présupposés pénibles, le post-apo n’est pas à la fête. Cela fait un certain temps qu’il n’y a pas eu de film réellement crédible sur le sujet…<span id="more-6038"></span></p>
<p><em>Dans un futur proche, l&#8217;Amérique n&#8217;est plus qu&#8217;une terre désolée dont les villes sont des ruines et les routes autant de pièges infestés de bandes criminelles. Depuis des années, Eli voyage seul, se protégeant des attaques et se battant pour trouver de quoi survivre. Lorsqu&#8217;il arrive dans ce qui fut autrefois la Californie, Eli se heurte au redoutable Carnegie, un homme qui ne recule devant rien pour imposer sa volonté à la petite communauté qu&#8217;il contrôle. Eli fait aussi la connaissance de la très belle Solara et découvre que Carnegie compte bien étendre sa sombre domination à toute la région… (</em>Thx Amazon pour le synopsis).</p>
<p>Dès le début du film, on pourra être touché par les images : celles-ci s’enchevêtrent dans une série de plans où le contre-jour est en lutte constante contre l’éblouissement le plus complet… Cette mise en lumière particulière évoquera sûrement le trou dans la couche d’ozone et la désolation environnante, histoire de taper dans des phases de contrastes absolus. L’introduction sera l’occasion pour les frères Hugues de rendre hommage à <strong>Denzel Washington</strong> (Eli), qui est présenté comme un survivant, un solitaire, quelqu’un d’aguerri… Enfin le héros quoi ! Ce sentiment de bande-annonce à la gloire de l’acteur ne s’effacera pas de toute la durée du film. Avare en paroles, <strong>Denzel Washington</strong> croisera sur sa route, <strong>Tom Waits</strong>, <strong>Gary Oldman</strong> (le grand méchant), <strong>Ray Stevenson</strong> (Titus Pullo dans Rome, ou The Punisher dans The Punisher) et <strong>Mila Kunis</strong> (la belle héroïne volontaire, mais un peu aux fraises en termes de « survivalisme »). Le casting est assez impressionnant et la confrontation Washington – Oldman peut avoir du charme dans cette ambiance digne de Fall Out. Sauf que ça se traîne ! Là encore, peu d’actions, peu d’événements, si ce n’est cette ambiance de western post apo (renforcée par un petit malin qui siffle constamment du Enio Morricone sur les scènes importantes).<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/book_of_eli_1.jpg" rel="lightbox[6038]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6085" title="book_of_eli_1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/book_of_eli_1-600x398.jpg" alt="" width="600" height="398" /></a></p>
<p>Alors qu&#8217;est-ce qui déconne ? Tout simplement la Bible. Le héros se trimballe la Bible depuis 30 ans pour l’amener dans un lieu où elle sera en sécurité. Entre des citations et extraits divers et variés de cet excellent ouvrage… On arrive à une somme totalement indigeste où <strong>Eli</strong> le héros passe allègrement du croisé au missionnaire. En mode peu bavard ça peut passer, bien qu’hyper connoté (avec des plans dignes des jeunesses chrétiennes relativement irritants à la longue). Mais le pire vient quand il parle aux divers individus, adversaires qu’il croise. Au-delà de leur coller des pains (mode arts martiaux ON), il assène des passages certifiés par le Vatican, avant et pendant les combats, ce qui donne un tour particulièrement sentencieux à l’ensemble du film. Le pire passage étant bien entendu l’échange avec <strong>Solara</strong> (l’héroïne qui n’a pas compris au départ qu’elle est dans un Mad Max like) où la Bible est considérée comme le seul ouvrage d’intérêt dans ce qu’il reste de la culture déliquescente du XXIe siècle. On se prend à apprécier le méchant qui a tout compris, car il regarde l’ouvrage d’un point de vue pragmatique comme un moyen de contrôle des masses : les gens dans le chaos et le désespoir se tourneront vers la foi et s’il possède l’objet et le savoir le concernant, il pourra les manipuler à souhait. Mais je vous rassure le méchant n’arrivera pas à ses fins et <strong>Eli </strong>sera le nouvel apôtre d’un monde bourgeonnant. Cela ravira les fans de la morale, car nous avons bien besoin de valeurs. Non mais tout de même !</p>
<p><em>Vous remarquerez que jusqu&#8217;à « tout de même ! » il y a 666 mots (ah ah ah) : désolé je n’ai pas pu m’en empêcher.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/The_book_of_eli_2.jpg" rel="lightbox[6038]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6086" title="The_book_of_eli_2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/The_book_of_eli_2-600x398.jpg" alt="" width="600" height="398" /></a></em></p>
<p>J’aime : l’image au global et la musique qui sans être géniale n’est pas non plus affreuse.</p>
<p>Je n’aime pas : la galerie de personnage qui est sans surprise, le héros insupportable, une bible en braille ça fait plusieurs tomes et pas un seul les gars… Le manque de fond dans cette forme, les plans de fin de film qui sont les plus sirupeux de l’année 2010 (la Bible, l’imprimerie, le messie, des fleurs solaires, une tombe, etc.), un dernier point : il semblerait que les frères Hugues réalisent en 2013 Akira, ça me fait flipper sérieusement…</p>
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		<title>KICK ASS &#8211; Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 15:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cinéma, tous les genres, lorsqu&#8217;exploités depuis un certain temps, traversent différentes étapes dans leur représentation. Le western a d&#8217;abord posé les bases, avec les classiques de John Ford, puis le décalage des westerns spaghetti, suivis des brulôts signés Sam Peckinpah ou des hommages de Clint Eastwood. Le film d&#8217;horreur également, passant de l&#8217;épouvante classique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="alignleft size-large wp-image-6068" title="kick-ass" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass-404x600.jpg" alt="" width="300" height="446" /></a>Au cinéma, tous les genres, lorsqu&#8217;exploités depuis un certain temps, traversent différentes étapes dans leur représentation. Le western a d&#8217;abord posé les bases, avec les classiques de John Ford, puis le décalage des westerns spaghetti, suivis des brulôts signés Sam Peckinpah ou des hommages de Clint Eastwood. Le film d&#8217;horreur également, passant de l&#8217;épouvante classique au film gore, à la parodie, ou pour finir à la vague de remakes sanguinolents qu&#8217;accueillent nos salles obscures.</p>
<p>Bien que plus récent (en tout cas dans le cadre d&#8217;adaptations régulières), le film de super héros a franchi les mêmes étapes que ses petits frères, atteignant maintenant une phase de réflexivité, incarnée par le film <strong>Kick Ass</strong>, depuis plusieurs jours sur nos écrans. Je te vois déjà faire la grimace, toi le jeune amateur d&#8217;images colorées et d&#8217;onomatopées pétaradantes : que vient faire un mot compliqué comme « réflexivité » dans un papier traitant d&#8217;un comic book ? <span id="more-6024"></span>Sois patient et je répondrai à ta question.</p>
<p><strong>Kick Ass</strong>, c&#8217;est avant tout un comic écrit par Mark Millar, l&#8217;un des auteurs les plus côtés de ces dix dernières années, et dessiné par John Romita Jr, célèbre pour avoir pris en charge Spiderman, il y a de cela quelques années, le tout publié chez Marvel dans le courant de l&#8217;année 2008. Franc succès à sa sortie, <strong>Kick Ass</strong> nous narre les déboires du jeune Dave Lizewski, lycéen et geek de son état, qui décide un jour de sauter le pas et, vêtu d&#8217;une combinaison de plongée achetée sur Internet et de deux matraques, de combattre le crime.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/KickAss_MustHave_Cover.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="alignright size-large wp-image-6071" title="KickAss_MustHave_Cover" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/KickAss_MustHave_Cover-390x600.jpg" alt="" width="300" height="462" /></a>Bien sûr, la carrière du super héros en herbe ne sera pas totalement à la hauteur de ses ambitions, puisque d&#8217;abord mis à mal par un groupe de délinquants, il finira par être pris en chasse par la mafia, qui l&#8217;associe par accident à de récentes déconvenues orchestrées par Big Daddy et Hit Girl, deux Vigilantes qui opèrent dans la même ville.</p>
<p>Partant sur une structure légèrement différente de l&#8217;original, et évinçant quelques éléments d&#8217;intrigue qui auraient alourdi l&#8217;ensemble, le film de <strong>Matthew Vaughn</strong>, tire l&#8217;essentiel de son matériau original, alliant la mise en abîme propre à son sujet au fun des situations imaginées par le tandem Millar/ Romita Jr.</p>
<p>Le fun ? Dans le désordre, des punch line pas piquées des vers, une tueuse de 13 ans, un bazooka, Gnarls Barkley dans une voiture de super héros, un costume ridicule, Prodigy sur une séquence de baston, j&#8217;en passe et des meilleurs.</p>
<p>La mise en abîme ? Eh bien, c&#8217;est là qu&#8217;entre en jeu notre fameuse réflexivité, nous donnant à voir comment le comics influence directement la vie de nos personnages, ou la manière dont ses références sont assimilées par les protagonistes (évocations régulières d&#8217;icônes du comics, Batman en tête). De cette manière, le film s&#8217;interroge sur son propre genre, rendant plus trouble la frontière entre imaginaire (l&#8217;univers forcément Bigger Than Life des super héros, avec ou sans pouvoirs) et la réalité (qu&#8217;est ce réellement que d&#8217;être un héros ? Quand un individu doit-il finalement prendre ses responsabilités, avec ou sans costume ?).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass3.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6074" title="kick-ass3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass3-600x263.jpg" alt="" width="600" height="263" /></a>Certes, on pourra peut-être reprocher au réalisateur de ne parfois qu&#8217;effleurer un sujet qui mériterait de s&#8217;y attarder plus en profondeur, mais le capital sympathie du film, et ses petites touches subversives, rattrapent tout cela. Laissez donc le monopole de la profondeur et du sous-texte au Batman de Christopher Nolan, et plongez dans l&#8217;énergie saupoudrée de bon sens d&#8217;un <strong>Kick Ass</strong> !</p>
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