2009
On ne connaît pas les origines de cette cité, ni celles du peuple qui l’a bâtie. Teotihuacan, à quelques quarante kilomètres de Mexico, ne cesse d’interpeller, d’intriguer. Depuis plus d’un siècle, les archéologues essayent d’en percer les secrets et cette exposition au musée du quai Branly est un peu la compilation de toutes ces années de travail. Avec plus de 450 pièces venant du Mexique et de collections européennes, c’est l’exposition la plus complète sur le sujet.
Les Aztèques la nommaient la Cité des Dieux et quelques huit siècles après son déclin, la considéraient comme un lieu tabou, divin. On retrouve de nombreuses références communes aux cultures méso-américaines tels le jaguar, le serpent à plumes, entre autres, dans la symbolique, l’architecture, les objets du quotidien du peuple de Teotihuacan… La présence de la pyramide de la Lune ou celle du Soleil sont une force d’évocation conséquente à travers les âges, mais encore actuellement. Lors de l’équinoxe de printemps, de nombreux « pèlerins » viennent bénéficier de l’influence positive du lieu.
Imaginez une cité construite à l’image de la vision de l’univers de ce peuple. Une urbanisation cosmologique : tout dans la position (ou l’architecture) des bâtiments a été pensé afin d’évoquer le domaine du divin, (mais également, par exemple, le cycle du temps avec un décompte précis des jours de l’année avec la notion bissextile).
Dans le cadre de Teotihucan Cité des Dieux, le musée du quai Branly nous propose une approche archéologique et anthropologique de ce
mystérieux peuple. La visite est axée autour de grands thèmes qui permettent d’aborder la vie de celui-ci : tout d’abord la politique, l’économie et la société, puis la religion et la vision de l’univers, la vie dans le palais principal, l’artisanat et enfin la relation, l’influence de la Cité des Dieux sur les peuples méso-américains.
J’ai apprécié la façon dont on circule dans l’exposition, la mise en valeur de chacune des pièces et bien entendu l’exposition en elle-même. La Cité des Dieux reste encore bien mystérieuse après la visite et pour ma part, je n’ai qu’une envie, c’est continuer l’exploration afin de trouver de la matière sur ce sujet passionnant.
Je reste dubitatif sur le catalogue de l’exposition, lui préférant les deux hors-séries (Connaissance des Arts
et Telerama) qui m’ont semblé bien documentés et aussi, moins onéreux.
Le truc qui m’a saoulé : faire la queue plus d’une heure pour visiter l’exposition.
Le petit plus : en allant sur le site du musée du quai Branly, vous pouvez télécharger l’audio-guide ce qui est un confort non négligeable lors de la visite.
musée du quai Branly
37, quai Branly
75007 – Paris
Tél : 01 56 61 70 00
mardi, mercredi et dimanche : de 11h à 19h
jeudi, vendredi et samedi : de 11h à 21h
Accès
métro : Iéna (ligne 9), Alma-Marceau (ligne 9), Pont de l’Alma (RER C), Bir Hakeim (ligne 6).
bus : ligne 42 arrêt Tour Eiffel ; lignes 63, 80, 92 : arrêt Bosquet-Rapp ; ligne 72 arrêt musée d’art moderne – Palais de Tokyo









L’expo que je rêvais de voir T_T
Effectivement, je voulais me rabattre sur le catalogue, mais j’ai été hyper-déçu en le feuilletant…
Franchement les deux revues que je cite, sont bien mieux.
Je te les prêterais if u want ^^
Normalement ce soir je collerais dans l’article quelques photos que j’ai prise de l’expo. :=)
Olivier je vais te faire un cours magistral sur le futur et le conditionnel !!!!! grrrr
Mouarf
Hop les photos sont là… ^^
Joli ça donne envie…
En fait le top c’est de bien potasser les bouquins disponibles sur le sujet puis de se plonger dans l’expo…Le voyage est instantané ^^
je vais investir dans les hors séries que tu m’as montré hier du coup ^^
Ah ah ah j’ai des actions chez Telerama et Connaissances des Arts… ^^
Hop, petite actualité sur les Mayas, mais qui pourrait se révéler riche de nouvelles découvertes :
http://www.lemonde.fr/ameriques/portfolio/2010/01/29/un-sarcophage-decouvert-au-mexique-pourrait-eclairer-le-declin-de-la-civilisation-maya_1298348_3222.html
Pas mal du tout, un peu frustrant mais intéressant.