04.02
2010

Phoenix est l’un des rares groupes français pop-rock reconnus outre-Atlantique. La preuve a été faite aux derniers Grammy Awards où ils ont raflé la récompense du meilleur album alternatif, devant Depeche Mode et les Yeah Yeah Yeahs, pour leur album Wolfgang Amadeus Phoenix.

Ce 4e opus a été reconnu par la critique dès sa sortie fin mai 2009. Un premier morceau, 1901, disponible en téléchargement gratuit deux jours avant la sortie officielle, donnait un très bon aperçu de l’album.

Seulement 10 titres, mais que du bon : rythmes maîtrisés, de la pêche, des idées et leur petite touche perso qui fait qu’on les aime. Les chants toujours en anglais ont sans doute participé à leur succès international. Leurs mélodies sont inventives et simples, c’est un style propre avec une pointe d’influence californienne. Le problème c’est qu’ils ont tellement d’influences qu’on a du mal à les définir. Si leur style est rock, il se teinte de funk, de pop, d’électro, de soft, voire même de hip-hop, d’un morceau à l’autre.

Au milieu de toute cette diversité, un des titres de Wolfgang Amadeus Phoenix se détache du lot : Fences (traduisez « barrières » ou « palissades »), qui nous offre une mélodie mélancolique assez douce. Eh oui, nos cinq grands garçons sont des tendres (j’avoue que c’est le titre qui m’a fait acheter l’album).

Phoenix a mis dix ans avant d’être (enfin) reconnu en France. En effet, né en 1995 à Versailles, le groupe se compose aujourd’hui de : Thomas Mars (chant), Deck D’Arcy (basse), Christian Mazzalai (guitare), Laurent Brancowitz (guitare) et Thomas Hedlund (batterie). Il ne prend le nom de Phoenix qu’en 1997 en l’honneur de l’acteur River Phoenix. Leur premier album United sort en mai 2000 sous le label de Virgin, le second opus Alphabetical en mars 2004, mais ce n’est qu’avec la sortie en mai 2006 de It’s never been like that que le public français s’intéresse à ce groupe dont le son se rapproche beaucoup plus de la pop anglo-saxonne que de la scène française traditionnelle, alors que Phoenix est déjà reconnu aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni et en Allemagne. Sous le pseudonyme de Gordon Tracks, Thomas Mars est celui qui interprète la chanson « Playground Love » composée par Air pour la BO du film « Virgin suicides » (Sofia Coppola refera appel à eux pour « Lost in Translation »). Il était donc temps que la reconnaissance se concrétise auprès d’un plus large public, par l’octroi d’un Grammy Award.

Malgré une faible productivité (quatre albums en 15 ans. Oui Phoenix, c’est un peu notre Ghinzu national : ils aiment prendre leur temps pour pondre un album) le groupe effectue régulièrement des tournées en France.

C’est l’occasion d’écouter les compositions de Wolfgang Amadeus Phoenix et de se mettre à niveau sur les classiques du groupe tels que Run, Run, Run; Everything Is Everything, Long Distance Call (le clip est génial, ils ont de l’humour et nous le montrent), If I ever feel better et Consolation Prize.
Enjoy ! :)

Phoenix- Wolfgang Amadeus Phoenix
1- Liszetomania
2- 1901
3- Fences
4- Love like a sunset Part I
5- Love like a sunset Part II
6- Lasso
7- Rome
8- Countdown
9- Girlfriend
10- Armistice

4 commentaires pour le moment

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  1. Pendant une seconde j’ai cru que c’était Olivier qui avait écrit cet article :)

    Mais c’est vrai ça se laisse écouter ^^ et les remix sur le CD 2 sont plutôt sympathique même si tu n’en parle pas ;P

  2. Olivier

    Hey j’écoute de la pop parfois :)

  3. Dois-je prendre pour un compliment d’être confondue avec le Master de ce lieu? :D
    Cela dit, il corrige nos articles! ;)
    Par contre, je ne vois pas de quel cd 2 tu parles Yann, car je n’ai qu’un seul cd pour cet opus… :(

  4. Olivier

    Il doit y avoir une version collector.J’ai vu qu’il y avait une version avec un DVD supplémentaire, après…