2009
IRM est le dernier album de Charlotte Gainsbourg. Disponible depuis le 8 décembre un peu partout. Bon, visiblement tout le monde en parle, alors moi aussi je m’y mets. Il paraît que les chroniques, critiques… sont dithyrambiques, etc. (Ué, mais moi j’ai pas la téloche et je lis pas les journaux spé… Mais forcément du net l’info déborde. J’allais dire dégueule mais ce n’est pas très joli comme terme).
Il y a trois ans, elle avait sorti 5:55 qui avait plutôt bien marché et elle était en charmante compagnie. Pour IRM, il n’y a que Beck de présent, et Charlotte bien entendu.
Perso, sorti d’un Zeste de Citron et de quelques films que j’ai pu voir, je n’ai pas grand chose à vous conter sur la vie de Charlotte Gainsbourg.
Donc IRM ? Eh bien il y a un principe évident, « The Voice »… bah ça me rappelle une sensation que je vivais assez souvent, genre en voiture, mon autoradio et ma cassette de Metal sur l’autoroute, techniquement parlant à une certaine vitesse, les basses et les médiums ne faisaient plus qu’un avec le vrombissement du moteur…Genre à 140 à l’heure avec une vieille bagnole à l’agonie.
Là, c’est la même, et très rapidement toutes les compositions viennent à bout de la voix de notre chère Charlotte Gainsbourg qui ne sait pas vraiment chanter, tout au plus susurrer et utiliser des effets sur sa voix pour révéler un volume qu’elle n’a pas (vocoder ? Disto aucune idée… Mais un truc puissant !!).
A l’écoute de l’album, néanmoins, toutes les compositions sont vraiment léchées… Et on reconnaît la touche « Beckienne » de rigueur, celui-ci a fait un travail relativement ciselé pour proposer des ambiances alambiquées, oscillant entre pop, grâce psychédélique, passage plus rock, orchestration grandiloquente, sonorité trip hop, arythmie… Effectivement, le choix de Beck semble judicieux pour une collaboration avec Charlotte Gainsbourg.
Une note : toutes les chansons en français me font penser à Nicolas Sirkis, un autre ténor français… (Indochine quoi) donc bon à oublier d’office, autant pour la profondeur de la voix que pour les paroles. En anglais, l’avantage c’est qu’on ne comprend que fifre, donc du coup ça passe mieux.
J’ai un peu de mal à situer la tonalité de cet album, au delà de l’aspect introverti, amené forcément par l’approche lyrique de Charlotte. Il y a une ambiance qui se dégage des compositions de Beck et donc du coup l’album tient relativement le choc à l’écoute. Je ne serai jamais fan de la voix de Charlotte Gainsbourg, je ne lui reconnais pas forcément un talent d’écriture, mais Beck a fait du bon boulot à partir de rien. Alors d’accord, ça aurait pu être un album de Beck en solo au final…Dommage pour la miss.
Un truc qui me saoule sinon : le Wiki français est moins renseigné que le Wiki UK sur Charlotte Gainsbourg. Etonnante cette époque j’vous dis !
J’aime : les trois quarts des compos, avec un faible pour l’ambiance « rageuse » de » Trick Pony et je trouve que la photo de l’album en jette.
Je n’aime pas: bah les paroles en French you know et la petite impression que pour faire un disque, il suffit d’avoir un nom. Beck va devenir hasbeen s’il continue à bosser avec des Carla Like.
Charlotte Gainsbourg-IRM
01 Heaven Can Wait
02 IRM
03 Le Chat Du café Des Artistes
04 In The End
05 Heaven Can Wait
06 Me and Jane Doe
07 Vanities
08 Time Of The Assassins
09 Trick Pony
10 Greenwich Mean Time
11 Dandelion
12 Voyage
13 La Collectionneuse
14 Looking Glass Blues
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Bien !