16.07
2010

Triptykon -Eparistera Daimones

Thomas Gabriel Fisher ? Non ?
Bon, Hellhammer, genre le premier groupe selon les dires, qui sonnait Death cracra ? Non plus.
Alors, disons Celtic Frost ? Avec des pochettes qui ont traumatisé des hordes de djeunz (To Mega Therion en 85 – Thx H.R Giger).Ca y est vous percutez ?
C’est vrai que Celtic Frost s’est tu en 90, pour faire un retour impressionnant en 2006 avec Monotheist. La suite du succès : eh bien, fin de Celtic Frost en 2008 et nous voilà sur les débuts de Triptykon le nouveau projet de TGF. Il est certain qu’avec Celtic Frost, nous avons erré de contrées au départ Thrash, voire Black, en passant par le Glam, pour finalement aboutir à quelque chose de plus Doom et gothique… Alors, on va dire « zy va les goths, mouahahah »… Néanmoins, Monotheist a calmé pas mal de monde en proposant au bout de pratiquement 16 ans de silence un projet monolithique… (Bien entendu, je ne parlerai pas d’Appolyon Sun, le projet indus qui a tourné dans les années 90, sinon on ne s’en sort plus et je claque mes 1500 caractères sans avoir abordé l’album…). Thomas Gabriel Fisher a clairement évoqué que Triptykon est le projet en droite ligne de Monotheist.

Avec un line up tout nouveau tout beau, V. Santura (guitare, chant- Dark Fortress), Norman Lonhard (batterie – Fear My Though ), Vanja Slajh (basse) TGF et hop, Triptykon nous offre donc Eparistera Daimones.

Pour les live, on s’accroche : Finlande et Norvège pendant l’été… Faudra patienter pour la France les petits gars (je sais bien que ceux qui lisent l’article sont déjà plus ou moins au courant et fans d’avance du groupe…).

Dans un registre Doom, froid, grinçant et glauque, Eparistera Daimones présente neuf titres qui sont plus aboutis que Monotheist au sens où les recherches semblent être moins chaotiques et cet album de Triptykon offre concrètement une suite tout à fait crédible au dernier Celtic Frost… C’est un long chemin de croix qui nous est offert pour arriver à l’apex de l’album : The Prolonging (19’25). Les thèmes sont toujours spirituels et tournent autour de la mort, la religion, etc. La voix de Fisher est apocalyptique, la lourdeur et la menace des guitares sont toujours présentes, il y a des touches décalées, histoire de faire flipper un peu tout le monde…
Pour l’innovation, on repassera, car le registre est exactement le même que celui de M (je ne le nomme plus, je l’ai écrit quarante fois dans cet article) mais il faut juste noter que si vous avez tripé sur le précédent opus (cf M***theist, 2006), et que vous craquez sur les riffs Death hyper lourds, le mur d’amplis au taquet (avec votre environnement qui tremble à chaque note jouée), la voix tantôt monocorde et effrayante,  ou parfois un chant agressif survolté : cet album est un « Must Have ».

J’ai oublié d’évoquer l’illustration de Giger pour la pochette, comme à l’époque quoi… Que demander de plus ? Une date en France, oui je sais…).

Triptykon -Eparistera Daimones
1.Goetia
2.Abyss Within My Soul
3.In Shrouds Decayed
4.Shrine
5.A Thousand Lies
6.Descendant
7.Myopic Empire
8.My Pain
9.The Prolonging
10. Shatter (Japanese edition)

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