17.06
2010

SLAYER-DECADE OF AGRESSION

1991. Un an après la sortie de Season in the abyss, cinquième album studio du groupe, Slayer entame une nouvelle tournée mondiale durant laquelle, pour fêter leurs dix années d’existence, ils enregistrent le live qui les fera définitivement entrer dans la légende : Decade of Agression, absolu concentré de ce que le ténor du trash fait de plus puissant, sulfureux et grisant.

Double album composé au total de vingt-et-un titres, Decade of Agression a la réputation de ne pas avoir été retouché en studio, donnant un exemple hallucinant de la qualité sonore qui accompagnait Slayer lors de ses tournées. Chaque ligne instrumentale est parfaitement équilibrée par rapport aux autres, et les quatre membres du groupe donnent tout ce qu’ils ont : Araya, frontman de haut calibre, harangue régulièrement la foule et décharge son fiel avec énergie sur chaque titre ; Hanneman et King posent leurs riffs toujours plus acérés avec le mélange de rage et de précision qui les caractérisent (pour ceux qui n’ont jamais vu Kerry King sur scène, imaginez un boucher est-allemand ayant soif de chair humaine qui, lorsqu’il fait son apparition, donne l’impression qu’il vous en veut, à VOUS, perdu au milieu de la foule. Il sait que vous êtes là, et il jouera jusqu’à vous débusquer…) ; Lombardo, quant à lui, se manifeste comme l’incarnation absolue de la rythmique, premier homme à être défini à la fois par les termes « métronome » et « cojones »…

La première galette, s’ouvrant par Hell Awaits, nous donne à entendre la quintessence de ce qui fait la force de Slayer : brutalité absolue d’un War Ensemble ou d’un Raining Blood, riffs assassins d’un Dead Skin Mask ou parfum de scandale d’un Angel of Death, les cinq premiers albums du groupe sont passés en revue. Enregistrés en une seule session lors d’un live en Floride, les morceaux s’enchaînent sans temps mort, ne nous laissant respirer que de rares secondes, nécessaires pour nous permettre de reprendre notre souffle avant le prochain mosh-pit…

Le deuxième opus du live se concentre, quant à lui, sur des morceaux souvent moins évidents du groupe (Black Magic, Postmortem, Spirit in Black…), enregistrés lors de plusieurs sessions live différentes, donnant moins de mordant à l’ensemble. C’est cependant un Chemical Warfare d’anthologie qui clôt le spectacle d’un Slayer au paroxysme de sa brutalité et de son efficacité.

2 commentaires pour le moment

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  1. monsieurwar

    excellent !

  2. Olivier

    Yeah !!