2010
Au pays merveilleux du Metal, il y a quelques massifs difficilement évitables. Iron Maiden en fait partie, voire se définit comme LE massif que tout metalhead connaît, des hardos aux coreux en passant par les multiples death-true-black-neo-pagan, etc. 35 ans de carrière, dont 30 avec sorties d’albums régulières. Toutes les générations des Metalleux et Metalleuses connaissent au moins 3 ou 4 titres de la vierge de fer. La dernière livraison, The Final Frontier, sortie le 16 août 2010, constitue leur 15ième album studio. Une moyenne d’un album tous les deux ans, record absolu à ma connaissance, en termes de constance et de succès. Avant de vous livrer une petite chronique de The Final Frontier, votre dévoué Monsieurwar tient toutefois à vous soumettre une citation célèbre :
« En toute objectivité, Iron Maiden est le groupe le plus talentueux de l’histoire totale des multivers existants, ayant existé ou se préparant à exister ; de toute éternité, sans remise en cause possible. Iron Maiden participe activement à l’expansion de l’univers pressentie par Einstein. L’écoute d’un seul titre d’Iron Maiden fait reverdir les arbres et rend vigueur, force et fécondité ; même aux goths dépressifs et aux hippies mous. » Monsieurwar, interview à « warmag’ », 1992.
Cette citation mondialement connue, donnée par un lycéen appelé à devenir qui l’on sait, est bien évidemment toujours d’actualité. Passons à l’album proprement dit.
The Final Frontier, 15ÈME album original d’Iron Maiden, fait suite à l’excellent A Matter of Life and Death sorti en 2006. Le défi était rude, les Anglais ayant pris la sale habitude de livrer un bon album sur deux depuis longtemps. Et, malheureusement, j’ai bien cru que tel était encore le cas. Une intro longue et inutile, collée au premier morceau éponyme et donc difficilement esquivable, nous ennuie. Arrive enfin le titre « The Final Frontier », au bout de 4mn 30 chiantes ! Et là, comment dire… Un vieux titre de rock. De rock. Oui, vous lisez bien, du rock. Putain, du rock ! Et pis quoi encore, Iron Maiden va-t-il se transformer en vieux hippie moisi ou bien ? Un morceau de remplissage, tel le bon « Week-end Warrior » sur Fear of The Dark en 1992. Pas mauvais, en soi, mais pas transcendant. Où se trouve le putain de morceau d’ouverture de d’habitude, bien heavy avec le refrain qui claque ? Ou sont « The Wicker Man », « Different World », « Be Quick Or Be Dead », hein ? Dans mon cul ? Et bien, a priori, oui ! Comble du comble, j’entends ma fiancée dire « tiens, ce morceau est sympa ». Elle qui déteste le Heavy et Maiden! Quel scandale ! Après avoir couru au tribunal demander le divorce, je me replonge dans l’album. « El Dorado », le second titre de The Final Frontier, débute par une apocalypse instrumentale inutile, et je commence à devenir tout vert. Et là, ouf, des « tagada, tagada, tagada » qui commencent. Sauvé. Un bon titre, pas le tube de l’année à cause des relents de riffs rock moisis, mais avec un vieux refrain de derrière les fagots qui donne envie de lever le poing ! Yeeessssssss !
Bon, je ne vais pas vous infliger un track to track ; sinon le webmestre va encore gueuler sur le nombre de signes de la chronique, comme quoi 3 000 c’est déjà trop (là, on les a déjà dépassé, je vais me faire pourrir). La suite de l’album est relativement moyenne. De bonne tenue, mais pas de quoi se rempoter le bambou avec le clone d’Angelina Jolie. On commence à s’acheminer vers un Dance Of Death 2, et je pleure des larmes de sang. Ecoutant les morceaux défiler, je m’intéresse à la production et à l’exécution des morceaux, puisque de tapage de pied, levage de poings et secouage de tête il n’y a pas ou si peu…
The Final Frontier d’Iron Maiden : point de vue technique. Un interlude chiant par monsieurwar.
Les musiciens sont évidemment impeccables, bien que Nicko, le batteur, soit à mon sens en dessous de ses capacités, genre calé sur ses acquis, sans nous livrer trop d’exploits dont il a le secret. La basse est impériale, mais c’est le minimum pour Steve, le demi-dieu déjà vénéré par les Celtes et les Grecs anciens. Les guitaristes sont excellents, même si on ne voit toujours pas l’utilité du troisième. Bruce, l’autre demi-dieu, a perdu en aigus malgré son hygiène de vie impeccable. En revanche, sa maîtrise des médiums est devenue royale, permettant à son chant d’œuvrer dans de larges palettes émotionnelles. Le son est bon, avec à mon sens un sous-mixage de la batterie dommageable. Bien fait, bien produit, quoi. Poc poc poc. Je file dans la cuisine pour m’ouvrir une badoit rouge et me cuisiner un steak de soja, pour faire ton sur ton avec la saveur de l’album, QUAND TOUT À COUP ! (Musique d’angoisse, genre TINTIN TIN TIIIINNNN !!!!)
Reprise des hostilités.
Tout à coup arrive la seconde partie de l’album, ah ah ah ! Plus de hippies moisis ! Du Metal mélodique, des refrains qui tuent, des morceaux épiques ultra-longs (9 mn, 11mn, etc.), des contructions riches, des intros réussies. Même Nicko s’énerve ! Bruce part dans des envolées lyriques splendides en digne successeur de Ronnie James Dio et les titres excellents s’enchaînent à la vitesse de décomposition d’Eric Woerth. Je lâche ma badoit, ouvre une bonne binouze et me cuisine un demi-bœuf avec du piment, youhouuuu ! Les trois derniers morceaux achèvent l’album sur une note aérienne. Du très bon Maiden. Les Rois restent les Rois. En résumé, un album moyen, qui s’acheminait vers une retraite pépère pour les papys du Metal… Et magistralement sauvé par les quatre ou cinq derniers morceaux. Un album à écouter, à posséder ; pas le meilleur de leur carrière mais largement au-dessus de certains… UP THE IRONS, THE GODS ARE BACK !!!!
Votre dévoué, Monsieurwar.
J’aime : la seconde partie de l’album.
J’aime pas : la première et l’artwork tout pourri.
IRON MAIDEN ARE :
Bruce Dickinson : Chant.
Steve Harris : Basse.
Dave Murray : Guitares.
Adrian Smith : Guitares.
Jannick Gers : Guitares.
Nicko Mc Brain : Batterie.
Je vous laisse avec « The Final Frontier », le premier titre de l’album. Notez que l’album s’est directement classé n°1 des ventes dans plus de 20 pays, y compris la France, avec, comme d’hab’, aucune surface médiatique chez nous… René la Taupe, c’est mieux…
![]()
Je tiens à souligner, que toute association musicale moisie avec le milieu/comportement végétarien est d’une mauvaise foi absolue.
Comme on le sait le végétarisme, rend les gens plus intelligent et mélodieux (???).
La preuve : Iron Maiden n’est pas végétaphile, alors que bon Bruce il aurait pu… De plus on remarquera que dans la société idéale décrite dans l’excellent Demolition Man, le futur tend vers le végétal et pas les maudits » rotten motherf*** » de carnassiers. Alors oui on a des canines, mais ce n’est pas parce qu’on se les lime qu’on est des monstres !
Sur ce, je retourne avec mes chinois, bosser à 11 dans 20m².
Ce laïus ne veut rien dire, toutes mes excuses. (ou pas).
Va prendre le car, nassier !
Et je ne suis JAMAIS de mauvaise foi.
J’aurai apprécié une nuée de fanes de carotte pour l’envolée de l’album, ça me semble tellement plus en adéquation !! ^^
J’ai bien une idée de ce que tu pourrais faire avec les carottes… Mais comme c’est toi le webmestre, je vais m’asseoir dessus. Enfin, je me comprends.
Rooo…
Le Juge tu l’as presque ou pas ?
Encore juste UN gag, et c’est bon !!!!
tiens je savais pas que Mordicus employait des poseurs de rails
))
des poseurs de rails ???
Veggicus s’il vous plait!! sinon je choppe du son sur youtube et c’est vrai il est pas mal mais un peu mou.. j’ecoute el dorado et on s’attend a mieux
Monsieurwar=> Pendant la guerre du rail qui a sévit aux états-unis durant la moitié du XIXème siècle, les immigrants chinois venus en masse posaient les rails sur les traverses. C’était une guerre de rapidité entre les deux géants qu’étaient l’Union Pacific et la Central Pacific. l’enjeu était de relier l’Est développé et l’Ouest en cours de développement.
merci arnaud, mais moi aussi j’ai lu Blueberry & Lucky Lucke…
Ouais bon ben j’écouterai peut-être la fin. Je croyais que ça occuperait mon Dijon-Bonn en bagnole, et j’ai laissé tomber, parce que la répétition chevrotante de « Final Frontier » sur les deux dernières minutes du morceau, merci bien!!!
attention, attention, hein ! A partir de « Isle of Avalon », c’est bien.