2010
Bon, alors, Fear Factory… Ça fait longtemps que nous ne sommes plus trop dans les années d’or de ce groupe… Ce septième album studio est sorti début février et permet de voir le retour de pas mal d’anciens. Dino Cazares is « back from the dead » (en tant que membre fondateur du groupe c’est à noter), Rhys Fulber mixeur clavier lui aussi revient d’entre les morts, et on change le batteur pour mettre Gene Hoglan (que l’on a vu récemment sur Dethklok mais aussi sur SYL, Testament, Death, Dark Angel etc.). Au chant, nous avons toujours l’indéboulonnable Burton C Bell et Byron Stroud à la basse.
Mechanize, énième raté de Fear Factory ? Après les embrouilles prodigieuses du groupe, leur capacité à perdre toute crédibilité était assez exceptionnelle. Genre, ouais Fear sur CD ça tourne, mais en live quelle catastrophe. La faute à ? La faute à je mets 2 millions d’effets sur ma voix et en live, j’en prends forcément un coup.
Alors que dire de Mechanize ? Cet album m’a ennuyé. Il n’y a pas le feu sacré, comme tous les vieux cons, je suis resté sur Demanufacture, à toujours attendre une réémergence potentielle, une révélation. Eh non. Raté. Les morceaux s’enchaînent, la production est correcte, mais franchement je n’ai pas adhéré. Aucune émotion, rien, trop froid, trop mort ou finalement trop réchauffé. Pour du Metal, qui se veut industriel, ou Cyber, bah ça reste entre deux eaux. Sans plus. Néanmoins, en prenant les compositions une à une, on pourra trouver certaines parties intéressantes, genre tiens la rythmique attaque dans ce morceau. Ici la voix est pas mal, et ainsi de suite. En fait, ce qui ressort, c’est le potentiel non innovant des morceaux, les effets sur la voix qui titillent et énervent de plus en plus, et les samples glissés de-ci de-là, histoire de donner de l’ampleur, sauf que c’est trop présent. Et puis Burton devrait arrêter de chanter en clair … Quand même !
Je ne conseillerai cet album qu’aux fans de la première heure, qui pourraient idolâtrer Fear Factory en toutes circonstances. Pour ceux qui veulent découvrir le groupe, lancez-vous plutôt sur les anciens albums genre Obsolete et surtout Demanufacture. Sinon, c’est assez étonnant, car au final c’est le manque d’envie et d’âme qui dessert cet album, alors que dans le registre Cyber, ce serait finalement un peu ce qui permet de se rapprocher le plus d’une machine… Comme quoi.
Fear Factory- Mechanize
01. Mechanize
02. Industrial Discipline
03. Fear Campaign
04. Powershifter
05. Christploitation
06. Oxidizer
07. Controlled Demolition
08. Designing the Enemy
09. Metallic Division
10. Final Exit
![]()
[...] par Travis Neal .Le reste du groupe lui n’a pas bougé et on retrouve toujours Dino Cazarès (Fear Factory, Brujeria…) à la gratte, Tim Yeung à la batterie (Vital Remains) et Joe Payne à la basse [...]