2010
Glenn Danzig est le fondateur des Misfits, du groupe Samhain et de Danzig. Le gars, la cinquantaine, possède une maison d’édition de comics, Verotik, a un niveau confortable en art martial… Au-delà de ça, Dethred Sabaoth est le neuvième album de Danzig. Après six ans de silence (je ne compte pas le Lost Tracks Of Danzig -2007), le baryton de l’Enfer revient avec son nouvel opus, accompagné de Steve Zing à la basse, John Kelly (Type O) à la batterie et Tommy Victor (Prong) à la guitare.
Tout d’abord, depuis Danzig 5 jusqu’à Circle Of Snakes (de 1996 à 2004, en gros sans Rick Rubin aux manettes) les créations de Danzig et ses choix musicaux l’ont fait partir sur des sentiers qui l’ont éloigné de son Averne natale, pour tendre vers des contrées noyées d’electro, de choix douteux… La Fanbase en a pris un bon coup. Le personnage était toujours aussi charismatique, mais le son n’était plus trop à la hauteur des premières créations…
Dethred Sabaoth est disponible depuis le 21 juin 2010, acheté au Hellfest, au départ on a cru à un énième bootleg. Mais non, c’était la dernière sortie de Glenn Danzig, en digipack, rien que pour nos oreilles attentives. La première écoute n’a pas survécu à l’autoradio : le son se veut en mode analogique avec une approche très garage. Malheureusement, en rentrant du Hellfest, notre équipée sauvage n’a pas trouvé les lumières de l’ange déchu. Et puis, c’est quand même assez bon de se dire que le son « garage » ne passe pas bien en voiture…
C’est donc au boudoir que nous avons réécouté Dethred Sabaoth. Clairement, dès les premiers accords de Hammer Of The Gods, Metal et Punk représentent une alliance qui devrait en ravir plus d’un. La tessiture de la voix de Glenn Danzig n’a pas bougé et on retrouve les marques habituelles. L’ensemble des morceaux s’oriente vers de l’obscur blues occulte, marqué par des lignes de basse boueuses et une batterie (genre grosse caisse voyez-vous) qui, les trois quarts du temps, tombe comme un glas, tel le dernier coup de marteau clouant la boîte en pin dans laquelle nous finirons tous… Du coup, Glenn et sa voix s’offrent à nous comme seul moyen d’atteindre l’air pur et sortir de ce royaume chtonien. Sauf que l’échelle de Glenn Danzig n’est pas l’échelle de Jacob et encore une fois, nous sombrons dans des abysses pâles, froids et terrifiants.

Au global, cet album renoue avec la période bénie (hum) de Danzig, et permet de passer un excellent moment. Dethred Sabaoth est relativement varié et il y a de bonnes trouvailles mélodiques, comme toujours avec pas grand-chose (guitare, basse, batterie et chant), Glenn Danzig est passé maître dans l’art des ambiances dépressives et sinistres : autant dire que l’on adore le principe. Si vous aimez les bases blues avec des armatures Metal teintées Sludge, vous pouvez vous lancer les yeux fermés dans Dethred Sabaoth qui vous fera plonger au cœur des eaux sombres de l’Acheron.
Les morceaux à écouter forcément : Hammer of the Gods, The Revengeful (ah ; cette petite rythmique bien entêtante), On a Wicked Night (dédicacée en live à Peter Steele), Night Star Hel (terrible), Pyre Of Souls (les deux morceaux à la suite forcément), Rebel Spirits, Black Candy, Deth Red Moon
Danzig –Dethred Sabaoth (juin 2010)
01. Hammer of the Gods
02. The Revengeful
03. Rebel Spirits
04. Black Candy
05. On a Wicked Night
06. Deth Red Moon
07. Ju Ju Bone
08. Night Star Hel
09. Pyre of Souls: Incanticle
10. Pyre of Souls: Seasons of Pain
11. Left Hand Rise Above
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