23.02
2010

Quatrième album des prolifiques Helvètes, Everything Remains As It Never Was est sorti chez Nuclear Blast le 19 février. Composé de 13 titres, celui-ci propose d’emmener l’auditeur dans un royaume celto-helvète, enfin comme d’habitude quoi.

Potentiellement, on oublie Otherworld et The Liminal Passage qui sont ni plus ni moins l’intro et l’outro de l’album afin de pouvoir se concentrer sur les onze titres restants. Exit le côté folk ambiant, limite reconstitution historique pour partir sur des rythmiques et une approche nettement plus Death qu’Evocation. Eluveitie, pour cette année, propose donc des compositions beaucoup plus frontales, peut-être un peu brouillon et toujours avec les mêmes ressorts, à savoir : gros son de gratte, growl, chant féminin en clair (enfin pratiquement) et influence celtique de rigueur.

Franchement, je ne vais pas cracher dans la soupe, c’est très efficace, par contre sur l’innovation pas de quoi tomber par terre, ce n’est pas la révolution. On reste donc dans un registre Pagan qui fonctionne. Eluveitie, depuis plusieurs années, a trouvé le filon et personne ne s’en plaint. Evocation m’avait un peu ennuyé l’année dernière (trop calme, trop ambiant tout ça), le fait de retrouver un album dans la lignée de Slania m’a fait vraiment plaisir. Par contre, il n’y a pas ou peu d’évolution au sens ou les trois quarts des rythmiques, mélodies sont vraiment très proches de ce qui a été fait sur les albums précédents. On oubliera Isara et Setlon qui sont des instrumentaux (comme l’intro et l’outro d’ailleurs) et je sens bien qu’Eluveitie est capable d’en faire pendant des siècles. Donc si vous aimez le « Death Melo Celto Pagan », c’est à consommer les yeux fermés, si vous trouvez le Celte « kitchoun » dans l’absolu : bah, faut passer votre chemin.

J’ai trouvé marrante l’outro The Liminal Passage qui fait penser carrément au son d’Afrocelt Sound System (bonne période), c’est plutôt positif. J’ai une petite préférence pour Kingdom Come Undone pour le côté tout à fond, (Do) minion pour la rythmique, Quoth The Raven, Thousandfold (et la cornemuse de l’enfer).

Je n’aime pas : pas de date dans le sud, si ce n’est Clisson, donc vous savez ce qu’il vous reste à faire. J’ai un peu de mal sur Lugdunon avec ce côté Deep Forest ou Enya « qui pique », mais c’est parce que j’ai un cœur de pierre et que je suis méchant…

Line Up :
Ivo Henzi : Guitare
Siméon Koch : Chant, Guitare
Chrigel Glanzmann : Chant, Guitare, Flûte
Anna Murphy : Chant, Vielle à Roue
Kay Brem : Basse
Merlin Sutter : Batterie
Meri Tadic : Chant, Violon
Päde Kistler : Guitare, Flûte, Cornemuses

Eluveitie-Everything Remains As It Never Was
01. Otherworld
02. Everything Remains as It Never Was
03. Thousandfold
04. Nil
05. The Essence of Ashes
06. Isara
07. Kingdom Come Undone
08. Quoth the Raven
09. (Do)minion
10. Setlon
11. Sempiternal Embers
12. Lugdunon
13. The Liminal Passage

Faudra m’expliquer comment le leader de ce groupe parait de plus en plus jeune avec le temps…
Maquillage, Lifting, prières à Cernunnos ? Mystère.

3 commentaires pour le moment

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  1. Olivier

    Il parait qu’il y a même des soli sur certains morceaux, enfin moi j’dis ça, j’dis rien.

  2. monsieurwar

    Youpi !

  3. [...] film…), Pretty Maids jouant Future World (1987 gasp), être dans la fosse pendant Inis Mona d’Eluveitie, croiser Patrick Roy au détour du salon presse et comme toujours, le Leclerc de Clisson pris [...]