27.01
2010

Ihsahn –After

Dans le genre space, en voilà un deuxième de larron bizarroïde. Je chante dans Emperor : je traumatise tous mes fans avec Prometheus : The Discipline of Fire & Demise, puis je pars en carrière solo… Plus vraiment dans le Black, mais pas vraiment dans autre chose non plus… Pataugeage complet entre génie inexplicable et loose masquée par le concept. Avec ce gars là, controverse assurée. De toutes les manières, c’est comme ça que ça marche, enfin il paraît. After c’est le troisième album solo d’Ihsahn, après The Adversary et Angl

After, c’est d’abord, une jaquette odieuse… Genre, ma photocopieuse est en panne et je n’ai pas de pote graphiste…D’un autre côté, ça permet d’éviter le style The Adversary qui était limite je me mets en scène surpuissant… Donc vous avez une croix même pas à l’envers sur un fond neigeux moisi… mouarf.
J’ai un peu craché mon venin, mais ce qui est certain c’est que cet album me plaît. Pourquoi ? Ça a commencé par A Grave Inversed, où j’ai cru me retrouver dans un morceau des Béru… Je ne sais pas, mais j’étais en pleine hallu : Pourquoi ? Bah les cuivres … Vous voyez le morceau Thrash Jazz Assassin de Zorn ? C’est du jazz avec une incursion totalement folle de Metal hurlé, guitare saturée limite inaudible… Mais tellement fun.
A Grave Inversed est un morceau «protoblack » carré avec une attaque totalement magistrale de saxophone pendant les trois quarts du morceau. Mais une attaque genre solo ET rythmique. Carrément grandiose ! Rien que pour ce morceau, il faut chopper l’album.
L’album s’oriente néanmoins vers une gamme de morceaux qui flottent forcément sur cette veine Black, mais surtout avec des passages Heavy, voire carrément prog… J’ai toujours un peu de mal avec sa voix en clair, allons nous dire… Sérieux, sur certains morceaux, nous ne sommes pas loin d’un Deep Purple période Perfect Stranger… Oui ça peut étonner… Mais le pire c’est qu’After tient la route. On reste néanmoins sur des compositions qui même au sommet de leur violence, ne sont pas « exceptionnelles » en termes d’attaque. Je trouve qu’au global cet album arrive à trouver un équilibre qui se prononce et s’affirme de plus en plus.

Alors, un tuyau, la trompette maudite, elle rôde dans l’album, et franchement ou bien ça va vous faire mourir de rire et vous irez bruler le CD, ou comme moi vous allez adorer… Et là forcément, c’est le bonheur.

Moi, des cuivres dans le Metal, au-delà des fanfares (genre Pastor Of Muppets excellent d’ailleurs), j’adore. J’y crois pas, je me suis réconcilié avec Ihsahn… Arf. Je dois vieillir, mon côté Burner (ZZ Top tout ça ? Non bon je sors ?).

J’aime : The Barren Lands, A Grave Inversed, Frozen Lakes on Mars, Heaven’s Black Sea, On the Shore (morceau mortellement efficace), et forcément Undercurrent un des deux morceaux fleuves de l’album. (Ah oui le batteur absolument monstrueux : Asgeir Mickelson qui a traîné dans Borknagar, Vintersorg tout ça, tout ça…).

Je n’aime pas : que ce soit la clôture de la trilogie d’Ihsahn en solo… Mais c’est comme ça.

Ihsahn –After
Candlelight – Fevrier 2010
1. The Barren Lands
2. A Grave Inversed
3. After
4. Frozen Lakes on Mars
5. Undercurrent
6. Austere
7. Heavens Black Sea
8. On the Shores


3 commentaires pour le moment

Ajoutez votre commentaire
  1. Olivier

    La trompette la trompette !!! ^^

  2. monsieurwar

    et le saxo !!

  3. Toujours pas écouté, je suis restée sur Peccatum, j’avais même pas su qu’il avait sorti cet engin, mais si y’a de la trompette ça doit valoir le coup ^^