2010
Head First est le cinquième album de Goldfrapp. Dans la famille je suis un vieux con inadapté, je me pose là, étant resté pendant des mois sur Felt Mountain, ses ambiances féériques et cinématographiques. Forcément, avec les trois albums qui ont suivi, j’ai été un peu déçu par ce groupe anglais. Je reconnais, bien entendu, le travail d’Alison Goldfrapp, mais tout ce que j’ai pu entendre (compositions et atmosphères) ne m’a jamais vraiment fait succomber.
Donc, je me lance à l’assaut de cet album sorti le 22 mars. Je resterai sur ma faim. Pourquoi ? Synth pop eighties au taquet. Tout simplement. Entre des mélodies qui auraient pu être signées Elton John (Alive), des sons à la OMD, je suis resté cloisonné dans ma bulle d’incompréhension. Au global, les compositions sont relativement planantes (synthé à l’appui), la voix d’Alison est bien présente, mais selon moi ne fait pas de miracle (mais où sont les tripes ?). Le format est propre et sans surprise. C’est un ensemble de dégoulinades avec trop peu d’âme, insipidité maximale et torréfaction médiatique. C’est un peu comme lorsque vous prenez des sucrettes : l’arrière-goût amer et la « non-saveur » absolue du « non sucre ». On peut se dire « bah oui, mais si les compositions sont bonnes, alors pas de soucis ». Sauf qu’au-delà de Rocket, Believer et Alive, on se traîne un maximum. Alors, il y a Voicething qui est un exercice de style, à la « Sheila Chandra ». Travail sur la voix d’Alison, mixée, samplée, bouclée à l’infini. Hum. Ce n’est pas Sheila Chandra assurément.
Difficile de trouver cet album défendable. Celui-ci ressemble à la série Black Cherry, Super Nature… Sans plus. À chaque nouvel album de Goldfrapp, j’espère un renouveau qui puisse me satisfaire, mais il semblerait que je sois sur la voie de la frustration (depuis 2001 en fait…).
Si vous aimez les sonorités 80’s, le synthé suranné et une voix d’ange fané voicodée, cet album est pour vous. Si j’étais méchant (je le suis, en fait), je dirais que c’est de la musique pour vieux cinquantenaires nostalgiques de la bouillie que nous servaient les radios libres à l’époque.
J’aime : la pochette, pourquoi pas ?
Je ne supporte pas : I Wanna Life, qu’on dirait sorti de Fame, mais sans la pêche…
GoldFrapp – Head First
1. Rocket
2. Believer
3. Alive
4. Dreaming
5. Head First
6. Hunt
7. Shiny and Warm
8. I Wanna Life
9. Voicething
Même avis, par contre elle est toujours aussi jolie
Oui elle a un genre…