14.02
2010

Vorax

Vorax, Vorax… Mais qui est donc Vorax ? La couverture est assez parlante : créature vaguement humanoïde, cheveux rosâtres en bataille, mâchoire enfoncée, un look… original. Mais Vorax est plus qu’un personnage, plus qu’un univers : Vorax est avant tout un concept !

L’histoire :

Vorax pourrait être ce qui définit la base de l’être qui va passer par tous les stades de sa propre évolution. Il sera Nanovorax, Babyvorax, Protovorax… et ainsi de suite, jusqu’à l’achèvement de sa croissance. Vorax est seul : pas solitaire, mais il évolue dans un univers créé spécialement pour lui, par son père, et dans un but bien précis. Un but que Vorax va chercher à percer, au travers d’une quête très personnelle d’amour parental, amour pervers aussi, car dénaturé par une absence totale de conscience morale ou de retenue. Et Vorax va finalement rencontrer son père. Reste à savoir lequel va finalement dévorer l’autre…

En Gros :

Nous sommes dans un univers complètement halluciné. Tant et si bien que le message servi dans ce one-shot est on ne peut plus flou. David Calvo (auteur de divers romans, nouvelles et BD telles que « AK », « Kaarib », etc.) a écrit un scénario complètement psychédélique, digne des grandes heures de Métal Hurlant, et incroyablement expérimental dans les thèmes et le propos. Le lecteur parviendra à discerner une allégorie de l’évolution humaine depuis son stade de protozoaire jusqu’à celui d’homo sapiens, mais aussi que quelle que soit la manière dont un être évolue, il ne peut se séparer de sa bestialité, ni de ses pulsions primaires, telles que la sexualité, qui finalement est le moteur de son existence, sexualité sans aucune distinction d’orientation. Avec un message final extrêmement confus, on se contentera de parler d’une simple « expérience », tant au niveau scénaristique que graphique.

Et justement graphiquement, il n’y a pas grand-chose à dire. Gabriel Delmas (« Le psychopompe », « Ceux qui rampent », etc.) pose un dessin très énergique, souple, travaillé au crayon gras et surligné de nappes de couleurs basiques, mais efficaces.

Au final, Vorax est un titre expérimental, tellement expérimental que je n’ai personnellement toujours pas compris ni le message, ni le réel intérêt du livre. On y voit un personnage évoluant dans un délire de gigantisme étrangement géré. À réserver aux fans de Delmas et Calvo. Si d’ailleurs ils peuvent m’éclairer sur le message de l’ouvrage, je suis preneur…

Éditeur : Soleil / Quadrants
ISBN : 9782302 005969
Prix : 15 €

1 commentaire pour l'instant

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  1. Olivier

    C’est très intrigant comme concept… A voir.