2009
Sur Skulking, nous avons mis en place une sorte de challenge insupportable : acheter au hasard un livre à faire lire à l’autre. Un jour d’octobre 2009, je n’ai pas eu de chance, Le jardin des Finzi Contini m’est tombé dessus.
Alors, oui, je vous entends déjà me traiter d’inculte et je m’en moque bien… oui, oui ! Vous avez bien entendu, je m’en tartine. Le jardin des Finzi Contini fut une épreuve lente et douloureuse pour moi et j’avoue même avoir sauté des lignes parfois tellement je souffrais…
Ce roman de Giorgio Bassani est autobiographique (le pauvre…) et rend hommage à Micol Finzi-Contini dont l’auteur est amoureux. On voit notre personnage principal grandir et au fil des années prendre conscience de son statut de membre de la communauté juive dans une Italie ayant imposé des lois raciales. Mais attention, ne voyez rien de bien passionnant avec des intrigues et autres drames à la Anne Frank… non, dans Le jardin des Finzi Contini, on joue au tennis et on éprouve ses premiers émois. Notre héros est amoureux d’une jeune femme qui ne lui rend pas son amour, il est malheureux, tente d’oublier, etc. Mais avant d’en arriver là, il faudra subir toute sa jeunesse… et subir est un faible mot…
Si ce roman fait part d’une horreur sans nom : la déportation de la famille Finzi Contini… il est tellement lent et pénible à lire qu’on en oublie l’aspect tragique de la situation. Alors sachez qu’il existe un film, Le jardin des Finzi Contini sorti au cinéma en 1971 et repris en 2007 (le roman date de 1962). Autant vous dire que je n’ai pas l’intention de le voir… j’ai déjà beaucoup donné pour Skulking en arrivant à atteindre le bout de l’histoire !
Ah oui ça a l’air mortel !!!
… oui la prochaine fois tâche d’aller au rayon polar au moins !
N’importe quoi ! C’est un roman absolument magnifique, une écriture magique, profonde, d’une sensibilité rare…Comment peut-on manquer à ce point de discernement ?????
Oui, un roman déchirant, une oeuvre inoubliable sur la mémoire et sur le deuil…
Ce qui me dérange, en plus, c’est d’asséner des contre-vérités…Il ne s’agit pas d’un roman autobiographique…Micol n’a en réalité jamais existé, pas plus que la famille Finzi-Contini…
En ce qui concerne le film, il est évidemment très inférieur au roman et n’en retient que la chronique, que le réalisateur fait d’ailleurs sombrer dans un tourbillon maniériste assez déplacé…