04.02
2010

Peplum – Blutch

Bon, alors forcément, le festival d’Angoulême 2010 ça donne des ailes. Afin de fêter dignement la cérémonie, je n’ai rien trouvé de mieux que de me plonger dans une « vieille BD » sortie la première fois dans feu « A suivre» en 1996 et éditée pour la première fois chez Cornélius, en 1998 (OMG le prix de la bédé d’occaz est hallucinant parfois…).

Je n’ai pas fait de bouquinistes, mais je me suis plutôt rendu dans ma laiterie préférée (en fait la moins lointaine) afin de récupérer une réédition chez Cornélius. Je ne remettrai pas une couche sur le fait que Blutch est considéré par beaucoup comme l’auteur de BD à succès des dix dernières années et qu’il a présidé le festival d’Angoulême 2010 (vu qu’il a remporté le grand prix de 2009).

Comme d’habitude, je privilégie le livre objet. C’est une histoire de format, d’odeur, de couleurs. Si l’ensemble me paraît homogène, eh bien généralement, ça ne se discute pas, ça termine dans mon sac… Enfin à la caisse quoi ! Question objet, je suis servi : odeur d’encre, bouquin épais, couverture mate. Pas grand chose à dire, c’est sobre et efficace. Ça va taper dans mon rayonnage, si je le range un jour. Hum.

Le pitch : Dans un monde qui voit les hommes naître libres ou esclaves et dans lequel la beauté des filles s’achète à la criée sur les marchés, un homme court après le bloc de glace qui renferme en son cœur le mirage de la femme idéale. Quête désespérée d’une chimère, fuite éperdue au travers du chaos, PÉPLUM est le chant épique et grandiose de l’impossibilité qu’il y a à concilier la pureté et le genre humain.

Bon, au final, on a 800 grammes de BD en noir et blanc avec un graphisme majestueux et puissant.

Y’a rien à dire, pour ce qui est de l’ambiance, des références graphiques, Blutch s’y entend. Clairement, c’est très efficace, un excellent support aux rêves et à la méditation. Je suis resté baba (pas hippie) devant le travail. Pour la narration, ce n’est pas forcément la même, il est parfois un peu compliqué de suivre les cheminements… le scénario est très librement inspiré du fameux Satyricon, mais c’est plus pour la saveur, entre Giton, le naufrage etc.

Toujours est-il que si vous avez l’occasion vous devriez tenter l’aventure et vous perdre avec le héros (sans nom, mais là ça marche) dans les méandres bien obscurs d’Eros et Thanatos.

Broché : 160 pages
Editeur : Cornelius (2000)
Collection : Solange
Langue : Français
ISBN-10 : 2909990338
ISBN-13 : 978-2909990330

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