17.06
2009

L’habitant de l’infini

Série au long cours sortie en 1995 en France, L’Habitant de l’infini (Blade of the Immortal en version US ou Mugen no jūnin en version Japonaise), retrace les aventures de Manji, un samouraï immortel dans l’ère Edo (1770).
Accompagné de Lin, une adolescente orpheline, il recherche les membres du Ittô-Ryû, une école d’arts martiaux qui s’est imposée d’une manière peu orthodoxe. Le Ittô-Ryû est l’école des écoles, elle regroupe toutes les techniques et ne se soucie que d’une chose la technique. Peu importe la sagesse, ou la voie suivie. La maîtrise est tout. Très rapidement cette école va se mettre à dos nombre d’individus, dont Lin, qui a vu les membres de cette école tuer ses parents.

Essentiellement en noir et blanc, cette série comporte actuellement 23 tomes. Le style graphique est assez intéressant, bien entendu on est dans la veine Manga, mais on pourra retrouver un sens du détail assez exceptionnel sur tout ce qui est décor et paysage. L’habitant de l’infini peut être une mine d’informations pour cette période historique du Japon (l’ère Edo pour ceux qui ne suivent pas), ou l’on pourra retrouver nombre d’annotations, sur des expressions, ou sur le quotidien des contemporains de cette ère.
Au-delà du parti pris historique, les aventures de Manji ne sont, pour l’instant, pas forcément ponctuées d’éléments fantastiques, au delà du processus d’immortalité . Le contexte est sombre et relativement réaliste. Les combats sont un torrent de violence (certains pourront dire constant). On remarquera au niveau des graphismes une approche réaliste de l’anatomie mise à part le côté parfois BESM (Big Eye Small Mouth) et encore c’est rare. Forcément quand on découpe des hordes d’adversaires à coup de katana et bien l’anatomie il faut la connaître. ^^
Le duo Manji Lin, fonctionne très bien et on a une cohérence certaine tout le long de l’œuvre. On a des très méchants, on a peu ou pas de gentils, tout est en nuances de gris. L’intrigue tourne bien et d’un tome sur l’autre on a hâte de connaître la suite des événements. C’est un peu comme un western japonais avec des rônins, des bushis, des geishas et pas trop d’indiens. Et tout se règle dans les bas fonds d’Edo (Tokyo) ou dans ses environs…
J’aime la personnalité des personnages principaux (une foultitude). Le sens du détail, le décorum, la politique tout ça tout ça. Certaines illustrations en couleur (pas forcément les couv, mais celles qui sont après…)
Je n’aime pas la violence un peu trop systématique

Un grand merci à David « MGM » pour le prêt de la série complète (enfin jusqu’au tome 23). :)

Pour info, un animé est diffusé depuis peu au Japon, en cherchant bien vous pourriez trouver des épisodes visibles sur le net…Moi j’dis ça, j’dis rien.

L’habitant de l’infini.
de Hiroaki Samura
chez Sakka


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