2010
Alors, le comics ce n’est pas ma tasse de thé, dans le genre newbie qui a du mal à revenir dans le délire, parce que ça fait trop longtemps qu’il n’a pas touché un ouvrage…Les Marvels, Titans… pour moi, c’était les années 80…Depuis, je suis à l’arrache sur tout ce qui se fait dans ce domaine.
The Losers, on me l’a conseillé en boutique, parce qu’en plus il y avait une adaptation cinéma. Je me suis laissé porté par l’enthousiasme du conseiller en relation clientèle (eh eh eh) qui était, au-delà de me vendre un truc à trente euros, éminemment sympathique et à priori Geek (c’est plutôt positif pour moi).
The Losers est un comics épais, plus de 270 pages, dans un format agréable, avec un graphisme accrocheur. C’est sorti chez Panini… ah les petites images que l’on collectionnait avec les albums que l’on arrivait jamais à terminer (Perso, à l’époque, j’ai fait Rox et Rouky, et des trucs sur le foot : quand on est môme on ne se rend pas compte, j’vous jure !).
Le pitch (ma version) : des anciens agents de la CIA, qui se sont fait passer pour morts suite à une guerre interne, reviennent sur le devant de la scène pour se venger, enfin pour qu’on leur foute la paix et qu’ils soient capables de vivre sans avoir constamment des agents à leurs trousses. Ils commencent alors à s’intéresser à une affaire pour faire pression sur la CIA et mettent le doigt dans un engrenage qui les ramènera à la source principale de leurs ennuis : Max. Nom de code, individu protéiforme ? C’est un prénom qui revient constamment à leurs oreilles sans que jamais ils ne puissent mettre une identité réelle sur ce ou ces individus. La guerre s’engage, les dommages collatéraux aussi.
Présentation de l’éditeur : après avoir secoué la planète et reçu une nomination aux Eisner Awards, la série Vertigo THE LOSERS vient d’être adaptée en film par Warner Bros. Découvrez les Losers, cette ex-unité d’élite des forces spéciales américaines qui a exécuté les basses besognes du pays jusqu’à ce qu’elle découvre un terrible secret de la CIA. L’organisation a tenté de supprimer les Losers, mais elle va apprendre qu’il n’est pas si facile de les éliminer. Les douze premiers épisodes de cette série d’espionnage musclée mélangent scénarios réalistes et action survoltée, en un seul volume explosif ! Découvrez l’œuvre du talentueux scénariste Andy Diggle (Hellblazer, Daredevil) et du brillant dessinateur Jock (Faker, Judge Dredd).
La première chose qui m’est venue à l’esprit en feuilletant l’ouvrage, c’est : on dirait du cinéma ! Effectivement, on avance de planches en planches, comme dans un bon vieux film d’action : rebondissements, nervosité… Les personnages eux-mêmes sont finalement peu développés en début de bouquin et on en apprend un peu plus sur eux au fur et à mesure que les événements se déroulent (et ce, jusqu’à la toute fin de The Losers). Les dialogues tiennent relativement la route, relativement car parfois j’ai perçu un léger flottement, à voir dans la version Vertigo originale. Ce qui m’a le plus pesé, au bout d’un certain temps, c’est le graphisme : c’est un peu comme lorsque l’on est à table et que l’on vous sert un cake un peu sec, c’est roboratif et un peu étouffant… Le character design, parfois est un peu moyen (voire faible), les à-plats de noir, et le côté très anguleux peut épuiser à la longue (tout le monde ne s’appelle pas Mignola – première période j’entends).
Au niveau du scénar, l’ambiance Dommage Collatéral, Commando (oui les deux films avec Schwarzy) est très présente, et on retombe dans les bons vieux reminder sur l’Amérique centrale, le Koweït, etc. Les États-Unis qui doutent, les États-Unis vus sous un regard à la Chomsky, mais en bien moins profond, c’est une BD, pas un essai sur la propagande des Etats voyous.
Je reste sur une impression mitigée : le graphisme, sur la longueur, m’a un peu épuisé et le côté « on était méchants, finalement nous ne sommes qu’une équipe des forces spéciales, un peu trop intelligente et indisciplinée » ne révolutionne pas le genre et surtout pas le discours (X files, c’est exactement la même chose, le côté musclé en moins). Ce n’est pas la cata, mais je m’attendais à un peu plus fin.
Reste une adaptation cinéma qui devrait arriver en avril 2010, avec un casting crédible : Jeffrey Dean Morgan (le comédien dans Watchmen), Zoe Saldana (Star Trek le film), Chris Evans (les 4 Fantastiques). En regardant le trailer, j’ai trouvé ça nettement plus détendu, et comique que la bande dessinée. Potentiellement, un divertissement de plus dans notre société de loisirs.
Très dur de trouver des planches, donc on va faire sans. Désolé.
Éditeur : Panini Comics (17 février 2010)
Collection : Vertigo
ISBN-10: 2809411034
ISBN-13: 978-2809411034
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Un film que j’irai voir
Tu me raconteras ?