02.02
2010

Un étrange accident dote l’ingénieur des travaux publics Mitchell Hundred d’étonnants pouvoirs. Il devient alors le premier super-héros d’Amérique. Mais las de risquer sa vie sans impact réel sur la baisse de la criminalité, Mitch raccroche son costume et se présente comme candidat à l’élection du maire de New York. Il remporte haut la main le scrutin. Dès lors, commence pour lui la véritable aventure… Science-fiction et drame haletant s’entrechoquent dans ce nouveau thriller politique explosif imaginé par l’un des plus grands auteurs du moment, Brian K. Vaughan (Y : Le Dernier Homme, Pride of Bagdad) et le dessinateur lauréat d’un Eisner Award, Tony Harris (Starman). Réunissant les cinq chapitres initiaux de la célèbre série, Ex Machina : Les Premiers Cent Jours offre un regard intelligent, excitant et souvent provocateur sur la politique et l’héroïsme de l’après 11 septembre. (Ca, c’est la 4e de couv).

C’est sorti en 2007, chez Panini comics. L’intérêt selon moi pour Ex Machina : Les Premiers Cent Jours réside dans le postulat de départ. Ce postulat qui s’articule autour de la donnée suivante, Mitchell est le premier super héros révélé (allons nous dire) et celui-ci décide qu’il sera plus efficace en tant que maire d’une des principales agglomérations des États-Unis plutôt qu’en costume de super héros.En gros, notre héros fait des statistiques relativement simples : même avec tous ses pouvoirs liés à l’électricité ou les fréquences, il aura moins d’impact que s’il contrôle les services généraux d’une mairie (Genre : « mais attention, j’ai une horde d’éboueurs sous mes ordres ! ». Bon là je délire… mais on n’est pas loin de ce principe). Du coup, toute la démarche de celui-ci paraît plus humble, même si la ville en elle-même n’est que New York.

On part donc dans le quotidien d’un homme avec des pouvoirs extraordinaires qui se heurte à la problématique d’une ville et d’un maire. Point de pouvoirs surdimensionnés dans cette BD et pas réellement de Némésis dans ce tome qui se veut relativement réaliste. À noter, c’est le genre de détail qui me touche, que la couverture de la BD est à l’image de ce que l’on peut compulser.

Je ne sais pas ce que donnent les autres tomes, mais celui-ci est passé comme une lettre à la poste (sans les grèves hein !). Graphisme nerveux aux couleurs agréables, parfois on trouvera que certaines poses sont un peu « rigides », le scénario est cohérent, c’est du bon boulot.
Ça roule.

Album : 185 pages
Éditeur : Panini Comics (25 janvier 2007)
Collection : 100% Wildstorm
ISBN-10: 2845388888
ISBN-13: 978-2845388888

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