2010
Le quatrième tome de cette série, réalisée par Templesmith et Niles, est arrivé en juin 2009. Comme toujours, nous avons du retard sur les Américains et à l’heure où j’écris ces lignes, le tome 5 est déjà disponible aux USA. 30 Jours de Nuit, c’est Barrow, une ville en Alaska, une ville à la limite du cercle polaire. Vous allez me dire, bah c’est le royaume de la dépression, ils font un concours avec la Finlande non ? Non, en fait Steve Niles nous emmène dans le fief des vampires. Quoi de plus paradisiaque, qu’un territoire où vivent des humains et ce, plongés dans les ténèbres pendant trente jours ? Donc c’est Aliens finalement ta BD, c’est un huis clos à l’échelle d’une ville ? À peu près, mais c’est un peu plus fin que cela et avec des vampires, forcément.
L’histoire et son déroulé sur les trois tomes précédents, nous permettront au fur et à mesure des tomes, d’en apprendre un peu plus sur l’univers de 30 Jours de Nuit (de quitter Barrow pour Los Angeles d’ailleurs), de s’attacher à certains personnages et de profiter d’un graphisme hors du commun mettant en exergue la violence du propos. Certains reprocheront la linéarité du scénario et finalement le peu de matière laissé à disposition du lecteur… Pour ma part, je suis relativement fan de la série et assurément le story-board de 30 jours de Nuit possède beaucoup de charme à mes yeux.
Donc le tome 4 qu’est ce que ça donne ?
Tout d’abord le pitch rapidement (en quatrième de couverture d’ailleurs) :
Barrow, Alaska, la ville la plus au nord d’Amérique sur les côtes de la mer Chukchi, située à quelques kilomètres du point Barrow, d’où elle tire son nom. Les habitants de Barrow sont habitués à deux choses : le baromètre en dessous de zéro et vivre dans une obscurité totale un mois par an ce qui les a également habitué, et de manière assez tragique, aux attaques sauvages de vampires. Ils ont appris à vivre avec, ce n’est malheureusement pas le cas des nouveaux arrivants.
Là, on ouvre l’ouvrage…Tiens, il y a un nouveau dans l’équipe, Bill Sienkiewicz, dessinateur de son état… Deux dessinateurs sur le même comics ? Je feuillète rapidement et totalement éberlué, je constate que la BD est constituée de trois histoires, une moyenne et deux courtes. Je retrouve le graphisme de Templesmith sur les deux dernières histoires et ça me rassure. Effectivement, au quatrième tome, décider de changer de style est un peu abrupt à la vue de la touche « Templesmith ». Qu’à cela ne tienne, fort de ce constat je me lance dans la première histoire. J’ai cru un instant avoir été physiquement transporté à Barrow… Effleuré par le désespoir : scénario inintéressant, graphisme cauchemardesque (wouhouh, la tempête qui explique les gribouillis et l’utilisation du pastel), texte peu lisible, circulation dans les pages chaotique, personnages pas attachants, illustrations figées, utilisation de Photoshop abjecte (argh, j’ai la vue qui baisse ou quoi ?).
Tout est dit non ? Pendant la cinquantaine de pages que dure cette histoire, j’ai cru regarder Canal + avec un décodeur en panne. Non, sérieusement, c’est irrécupérable. Au-delà de Barrow ferait un instrument de torture très efficace pour les bédéphiles … Suivent quelques illustrations, qui ne font pas passer l’amère pilule… Et les deux histoires du duo « qui on le sait fonctionne », Templesmith/ Niles.
Je referme le bouquin dégoûté… Et je pense que la prochaine fois, avant d’acheter la suite, je jetterai un coup d’œil aux planches. Ça m’apprendra.
Donc si vous ne connaissez pas, lancez-vous dans les trois premiers tomes, mais par pitié ne venez pas me parler de ce tome 4 qui, au-delà de Barrow, ne ressemble plus du tout aux 30 jours de Nuit qui m’avaient charmé par le passé.


J’avais aussi trouvé les deux premiers un peu illisibles…
Sur le tome 4 c’est vraiment bien pire. Entre la police rouge sur des fonds violet sombres, et les cases ou tu n’arrives pas à discerner le sujet… C’est vraiment cauchemardesque et décevant…