2009
Taschen, ah Taschen et ses jolis livres. Il y a longtemps, en tant qu’étudiant, je piochais sans cesse dans leurs sources, ressources graphiques finalement.
C’était très bien adapté à mes besoins et surtout à mes revenus. Puis à un moment, j’ai cessé de m’y intéresser car trop succinct et généraliste. Quinze ans plus tard, je retourne affronter le dragon et ses écailles miroitantes, pour (à cause ?) de « Le Cinéma japonais« . Passant pas forcément par hasard chez Mollat, la couverture m’a happé… grand format, jolies photos… Mon sang n’a fait qu’un tour. Vingt euros pour un beau livre, c’est donné.
Enfin ce n’est pas très cher.
Relativement néophyte dans le domaine du cinéma japonais, je fonctionne par coup de cœur, leur vision du 7e art m’attire, m’intrigue, parfois me révulse, en tout cas m’interpelle à chaque fois. Le Cinéma japonais et ses presque deux-cents pages est attrayant, abondamment illustré, découpé en une dizaine de chapitres, il couvre une grande partie de ce qui peut se faire. Avec sa chronologie, sa filmographie et sa biographie il permet de plus de faire un pont vers des régions plus difficiles d’accès.

Alors, finalement? Eh bien cette chevauchée avec le dragon est intéressante, étant comme je l’ai dit néophyte, j’ai réussi à trouver pas mal de données et de références. Celles-ci ne sont néanmoins guère explicites et le vol du dragon est un peu court. On couvre d’un large battement d’ailes des catégories, qui à elles seules mériteraient un ouvrage… Je crois que c’est la force et la faiblesse de cet ouvrage. Il montre, explique, catégorise de manière assez claire les grands axes du septième art japonais. Les amateurs éclairés fuiront donc cet ouvrage car ils ne trouveront qu’un guide assez simple sur ce média. Les textes du « Cinéma japonais« , eh bien comment dire ? Il y a deux catégories : le texte de fond, qui est intéressant mais pas assez explicite, chercher une référence dedans relève de la gageure. La seconde catégorie correspond aux commentaires des photos, c’est assez aléatoire, parfois une anecdote intéressante, parfois rien du tout. On a le pire comme le meilleur.
Les photos, affiches, scènes de films, scènes de tournage… selon moi, elles sont trop axées sur certains films, genre dix photos d’un film et aucune d’un autre… Mouarf. C’est assez frustrant.
Je ne regrette pas de l’avoir acheté, j’ai déjà grâce à lui des sources d’investigation pour des prochains achats de films, reste que j’espérais mieux. C’est un bel ouvrage, très attirant, mais si on gratte sous les écailles, on est déçu. Les rêves ont la vie dure, le dragon je l’avais déjà rencontré et j’avais fui… (Pour ceux qui ont suivi, il y a quinze ans).
Il faudra attendre un certain temps avant que je retourne entre ses griffes.
Un petit plus : le site Taschen, qui permet de feuilleter en ligne les ouvrages. J’adore

Editeur : TASCHEN FRANCE (11 juillet 2009)
Langue : Français
Au fait les photos viennent de chez Taschen, évident non ?
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