2009
Eco- La malédiction des Schaklebott est le premier tome d’une trilogie, illustré par Jérémie Almenza et scénarisé par Guillaume Bianco. C’est sorti chez Soleil, dans la collection Metamorphose. Dans cette collection, qui raconte des histoires un peu étranges (voire suspectes…), on peut trouver le fameux Billy Brouillard, vous savez le petit garçon au super pouvoir : le don de trouble-vue…
Je crois que les présentations sont faites, passons au cœur de l’ouvrage.
Dans son format Comics, avec sa couverture cartonnée Eco- La malédiction des Schaklebott, a fière allure. Cet ouvrage relié renoue un peu avec la tradition du livre jeunesse qui va durer et donc, rester longtemps à nos côtés. L’intérieur est du même acabit, pages épaisses, couleurs somptueuses, mise en page très intéressante, on ne peut que rester rêveur devant la qualité de ce produit.
C’est important selon moi, lorsque l’on s’adresse aux plus jeunes, de montrer que le domaine littéraire n’est pas forcément rébarbatif. Peut-être suis-je traumatisé par les médias, mais j’ai toujours l’impression que les mômes gobent devant la télé, et n’arrivent pas à s’intéresser à la lecture. Autant que je me souvienne, lorsque j’étais môme, je me foutais de l’apparence de mon bouquin tant que les histoires m’intéressaient un minimum mais actuellement, j’ai l’impression qu’avec tous les loisirs via la télévision, console, etc. On n’arrive plus trop à capter l’attention des enfants avec des ouvrages et ce, même de qualité. Enfin, je m’égare.
Donc Eco, l’intérieur est magnifique, Jérémie Almenza propose un trait tout en finesse pour l’univers de cette série, servie par des ambiances colorées assez géniales. La façon dont est présentée l’histoire est assez intéressante, dans un univers proche de notre réalité : Eco, descendante de la famille Shacklebott vit dans une certaine opulence. Ses parents sont des couturiers de génie aux services des plus grands. Eco, qui est toute jeune, voudrait bien faire plaisir à ses parents, mais elle n’a pas (pour l’instant) les talents de couturière qui pourraient lui donner grâce aux yeux de ces derniers. Mais un jour, une mission lui est donnée : amener un colis à un client renommé. S’en suivront des événements qui changeront à jamais Eco et la vie de ses parents. Je ne vais pas en raconter plus, il ne faut pas déconner, mais pour vous allécher un petit peu plus, sachez qu’Épictète, Socrate, Diogène et Ésope sont dans le coup… pas de doute, ils sont grecs).
J’ai été surpris, ce n’est pas le monde de Oui-Oui, loin de là. L’histoire contée par Guillaume Bianco est, et je reprends la quatrième de couverture, une sombre litanie. Ce n’est pas non plus Massacre à la Tronçonneuse, je vous rassure. On se rapproche plus des Contes de Grimm que de Fantomette dans Eco – La malédiction des Shacklebott.
J’aime : la mise en page avec toutes les fins de paragraphes décorées de petits symboles ou objets, charmants ou lugubres en fonction des situations ; le graphisme qui tape vraiment et cette histoire, pas forcément triste, mais sombre néanmoins qui se dévore d’une traite. J’apprécie tout particulièrement qu’une histoire connue soit mise en parallèle en tête de chapitre…Pour ce premier tome, c’est Jack et le haricot magique.
Je n’aime pas : « Où qu’ils sont les deux autres tomes !! »
Si vous voulez le feuilleter c’est par ici : http://www.soleilprod.com/public/extraits/EcoT1.pdf
![]()

Et ceux qui ont aimés peuvent aussi aller feuilleter la première BD de Jérémie, « Aristide broie du noir », chez Delcourt jeunesse