22.12
2009

Arnaud marque de son empreinte le 400e article de Skulking, so enjoy !!

Nos amis les éditeurs ne semblent plus savoir quoi faire pour intéresser les lecteurs. Dans le chaos des publications trop nombreuses se battant pour un semblant de lisibilité sur les trop petits étals des libraires, sortent parfois du lot quelques ouvrages qui, de par leur aspect chatoyant ou original, raniment la flamme de la curiosité et intriguent l’amateur de beaux livres. Souvent, l’achat impulsif prédomine sur la raison. Mais comme dit le vieil adage, « Tout ce qui brille n’est pas or »…

L’histoire :
Emmy Hyacinte Muffin est une petite fille pas comme les autres. Jeune adolescente un peu malsaine, celle-ci se permet de donner dans la sorcellerie à ses heures perdues. Mais ses pouvoirs sont on ne peut plus basiques, et servent plus à l’amusement qu’à autre chose. Jusqu’au jour où elle décide de glisser un petit cadeau magique dans le gâteau d’anniversaire de son chat…

En Gros :
Oui, l’histoire est brève et relativement simple. Mais cette histoire tient plus du conte pour enfants que de la bande dessinée classique. Édité dans le tout nouveau label des éditions « Soleil », « Venus Dea », dirigé par Barbara Canepa ( « Sky Doll », « Monster Allergy »…), « Chat Siamois » est un des premiers livres de ce label qui se veut qualitatif, artistique et original. Si les deux derniers qualificatifs sont on ne peut plus exacts, le premier reste sujet à controverse, car la qualité, représentant l’ensemble du livre, n’est malheureusement pas au rendez-vous. Je m’explique.

Au début d’un livre, il y a une histoire. Comme toute histoire, celle-ci brille souvent plus par la manière qu’a l’écrivain d’y impulser son style, les illustrations qui la mettent en exergue, et au final, la reliure qui compose son écrin. Ici, l’histoire tient sur un timbre-poste. Très bien, après tout, il n’y a pas besoin de chercher à réinventer l’écriture pour faire une bonne histoire. Mais là, il s’agit de vers rimés, des vers courts de deux lignes maximum posés et traduits en anglais sur la page de gauche, et illustrés en noir et blanc sur la page de droite. Les quatre-vingts pages qui composent le livre sont agencées de cette manière du début à la fin, et se terminent en cinq minutes montre en main… Guillaume Bianco (Billy Brouillard…) n’a pas fait dans le sensationnel et a plutôt assuré le service minimum… dommage.

Côté illustrations, pas grand chose à dire : Ciou nous plonge dans son monde torturé, classique, à la fois gothique et baroque, surchargé, agressif… bref, le genre qui plaît aux gothic-lolitas cherchant à exprimer leur mal-être d’adolescente bouffie d’hormones et incomprises. L’objet « livre » est en lui-même magnifique, intégralement toilé d’un rouge profond, les pages sont épaisses et d’excellente qualité.

Malheureusement, le public visé se sentira lésé par l’ouvrage. Un prix bien onéreux pour une sombre rêverie, qui aurait mérité quelque chose de moins prétentieux. Car au final, c’est ce qui ressort de cette lecture amère : beaucoup d’égo et de tape-à-l’œil pour un livre qui finalement s’oublie aussi vite qu’il est lu. Dommage, l’exercice était pourtant intéressant, mais l’essai a raté son coup.

Éditeur : Soleil
ISBN : 9782302 009202
Prix : 24,50 €

5 commentaires pour le moment

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  1. Insomnia

    Bon anniversaire !!! Et merci Arnaud qui m’a fait économiser des sous car je voulais acheter ce livre !

  2. Olivier

    La couverture à l’air classe, mais c’est vrai que les illus derrière… mouarf. Et en plus si le scénar est à la ramasse, c’est un peu cher. Il faudra faire les solderies en 2012… ^^

  3. monsieurwar

    c’est souvent que la goth tique.

  4. Patrouchef

    Nul.

    02/20.

  5. Olivier

    Ah! super les commentaires les gars.
    Eh eh eh ^^