26.09
2009

Salut les aminches ! Pour ma première chronique sur Skulking (et pas Scully, hein, bon), je pensais offrir au maître des lieux (mon colocataire qui s’amuse à me décrire en slip de fourrure une hache ensanglantée à la main) un texte sur un groupe, disons, au hasard, de « metal-épico-symphonique-à-chanteuse-en-robe-de-soirée » ; eh bien cela ne sera pas le cas ! Et oui, je peux faire des phrases plus longues !

Finalement, ma première chronique sera culinaire. Ou, plutôt, va se centrer sur l’accueil que l’on peut recevoir dans certains restaurants ! Voici le contexte, puis la scène qui eut lieu pas plus tard qu’hier soir au restaurant «  Le Moulin » à Gradignan, 33 170 (198, cours du Général de Gaule). Le contexte : hier soir, c’est l’anniversaire de mon oncle. Bon. Tout le monde s’en fout, c’est vrai, mais attendez. Donc, pour l’anniversaire de tonton, hop, on a rencard chez lui vers 20H30, ce qui fait que j’arrive à 21H15, bon, normal. Là-dessus, ma cousine arrive encore plus en retard parce qu’elle réside à Mont-de-marsan et que la route est longue, avec les meubles à décharger, on se rend pas compte. Bon. Vous vous en foutez toujours et vous ne comprenez rien, c’est normal. Attendez encore. Tonton avait réservé (au restaurant « Le Moulin », donc,) pour 21H. On arrive à 21H50, légèrement à la bourre, quoi ! Et là, je vous dis pas. En fait, si, je vais vous le dire, c’est juste histoire de causer, le fait de dire « j’te dis pas », ok ? Reprenons, parce que sinon on ne va jamais y arriver. Un peu de concentration.

La serveuse nous voit entrer, et tire immédiatement une gueule plus longue que celle de Brice Hortefeux quand il réalise ce qu’il vient de dire. Ambiance. On entend, au loin, perdue dans les brumes de son comptoir, la patronne (?) qui maugrée « quand même, une heure de retard, gnagna, tût tût », et tutti frutti. Ils nous acceptent quand même et nous placent sur une table de bois, genre « décor sympa sous la tente au bord de l’eau c’est trop typique mon bon môssieur ». OK. A peine installés, re’vla Tatie Jeannine (la serveuse) qui nous propose des apéros, puis nous dit que pour les menus, « eh bé c’est pas possible parce que vous êtes en retard et que les cuisines vont fermer dans cinq minutes ». En gros, on peut consommer, mais à la carte, et sans entrée. Non mais je rêve. Je m’apprête à rétorquer genre aimable (ma spécialité), quand je réalise que c’est l’anniversaire de tonton, ce qui fait que je ne vais pas me la jouer Viking. Alors… Quelques instants après, on prend les commandes (on s’enquiert de savoir si on a droit aux desserts, quand même …) et tonton, choisissant le vin en expert, se voit arracher la carte des mains avant d’avoir terminé sa commande ! Trop sympa ! Les plats : mouais, pas mal, mais pour 18 euros l’entrecôte, on est en droit d’attendre un accompagnement digne de ce nom : trois tranches et demie de patates, c’est léger, contrairement à l’accueil, d’ailleurs. Pour calmer ma fringale, je tope le plateau de frometon. Mais là, pour six euros, je suis même pas sûr que la pauv’ tranche de brebis était AOC, pour vous dire. Et puis, cette habitude que les restaurants un peu hype ont de vous décorer l’assiette blanche et carrée avec un sale filet de basalmique, faudrait voir à stopper, sur le fromage franchement ça gave ! Y’a les restaurants pro-UMP des Champs-Élysées pour ça !

Tonton, royal comme d’habitude, nous invite. On se casse boire un coup chez lui. Devinez quoi ? J’ai pas laissé de pourboire ! Sans déconner… « Le Moulin », le seul restaurant du monde qui t’accepte à moitié ! Les clients arrivent trop en retard, comme nous, ok, tu ne les sers pas et c’est marre. Je comprends. Ou alors tu les reçois complètement, avec un vrai service, un sourire, et les menus ! Ah les figures de fifre, je m’en souviendrais ! J’ai cru qu’elles allaient me balancer mon entrecôte à la tête, les sœurs sourire !
En résumé : avant d’aller là-bas, réglez vos montres, arrivez un quart d’heure à l’avance, assurez-vous de ne pas déranger les serveuses, remerciez la patronne de vous accepter comme client avec un bouquet de fleurs fraîches, cirez vos pompes, ne mettez pas de T-shirts Iron Maiden et déplacez-vous au comptoir pour payer (les serveuses ne viennent pas jusqu’à vous, faut pas pousser quand même). N’oubliez pas de féliciter les cuisines et de vous excuser pour le dérangement occasionné en passant, avant de partir, un petit coup de serpillière, par exemple. C’est plus poli !

Votre dévoué,

Monsieur War.

PS : amis végétariens (vegans, en anglais c’est plus hype), passez votre chemin. Y’a rien pour vous, là-bas. Franchement, quand j’ai vu l’accueil du Moulin, j’ai pensé demander une salade de fenouil à l’orange, rien que pour faire chier. Mais là, je crois que la serveuse m’aurait enfoncé une assiette sale dans… la gorge. Allez, salut les mecs ! Et n’oubliez pas que les pizzas à commander, c’est pas plus mal !

PPS :  La baisse de la TVA ? Tu parles ! La seule chose qui baisse, « Au Moulin », c’est ton moral !


Restaurant Le Moulin
198, cours du Général de Gaulle -
33170 GRADIGNAN
Tél./fax : 05 56 89 09 56

http://lemoulin.fr/

Les photos viennent du site du Moulin.

2 commentaires pour le moment

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  1. R2rien

    Ahhh voilà de la chronique décapante :) je reconnais bien là mon ancien colloc :)
    Ils ne t’ont donc pas laissé dîner en paix :) ))

  2. en effet, et c’est à peine exagéré ! tût !