03.01
2010

La Montagne Sacrée de Alejandro Jodorowsky représente une fascinante convergence d’idées et des tendances nées de la fin des années 1960 et du début des années 1970 à savoir l’idéalisme, la contre-culture et l’esthétique des seventies.
Le résume de l’intrigue ne permet pas d’exprimer  toute la richesse et la puissance du film, on se délecte d’un humour noir à l’image des films de Luis Buñuel.

La première partie est dénuée de dialogues, nous sommes témoin d’événements dérangeants : Un massacre de civil par des forces chargés du maintien de la paix, une nuit de beuverie par des soldats romains sur des milliers de crucifix, ils reproduisent un tableau vivant, extatique : la scène de la crucifixion sur le mont Golgotha  avec les deux larrons.  Et des dizaines de crapauds « rejouent » l’invasion sanglante  de l’Amérique du sud par les conquistadors.

La seconde partie du film devient encore plus absurde (eh oui!) avec des personnages rocambolesques: un fabriquant d’armes, un artiste pop cynique, un créateur de jouets de guerre, on suit « Jésus » disciple du maître alchimiste Alejandro Jodorowsky dans des épreuves initiatiques pour une quête d’immortalité.

Alejandro Jodorowsky voulait faire des films sacrés, qui changeraient le public. Pour cela il fait appel à un véritable chaman, Oscar Ichadzo, fondateur de l’Arica Institute. Le chaman lui fera subir plusieurs semaines d’épreuves, de rites, ou il consommera du LSD et de la Marijuana destiné à son éveil : montant de la facture 17.000 dollars (hum hum).

« J’étais obsédé par l’éveil spirituel, je pensais que ce film pouvait être aussi sacré qu’une initiation ou un livre saint et il fallait le vivre. » Alejandro Jodorowski

 

 

 

 

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  1. ce film a été pour moi une véritable révélation Jodoroswky m’a dépucelé!!un vrai bijou