12.05
2010

Robin des Bois – Ridley Scott

Le Robin des Bois de Ridley Scott sort aujourd’hui en salle.

Russell Crowe, William Hurt, Cate Blanchett, du beau linge pour nous vendre une version « historique » et « aboutie » de la vie de Robin des Bois.

Dans l’Angleterre du XIIIe siècle, à la mort de Richard Coeur de Lion, Sir Robin of Loxley, comte de Huntington se rend à Nottingham, une ville rongée par la corruption et sous le joug d’un shérif de comté despotique qui asservit ses sujets à grands coups d’impôts et de taxes. Espérant gagner le cœur de la belle Lady Marianne et affranchir les assujettis du comté, Robin réunit une horde de mercenaires dont les prouesses de combat n’ont d’égal que le goût pour les plaisirs de la vie. Basé dans la forêt de Sherwood, le plus improbable des héros et ses alliés se lancent à la défense de leur peuple menacé par une sanglante guerre civile et s’emploient à redorer, une fois encore, le blason de l’Angleterre.

A vos critiques, à vos claviers, nous attendons les premiers avis. Deadpoule, Monsieurwar et les autres, nous sommes dans l’expectative. A vous de nous faire part de vos points de vue pointus et acérés sur cette ultime version de la forêt de Sherwood.

19 commentaires pour le moment

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  1. Olivier

    A chaque fois que je vois Russell Crowe j’ai l’impression d’être dans Gladiator…
    Manquerait plus que l’on retrouve du Lisa Gerrard dans l’Original Soundtrack.

  2. monsieurwar

    si j’ai le temps je fais un truc mais j’ai un peu peur !

  3. Insomnia

    C’est pas bien de faire du teasing !! Maintenant, on attend la chronique imbitable !

  4. Patrouchef

    Tu as peur d’avoir du temps ?

  5. Olivier

    C’est vrai que le trailer avec du « assimilé » metal ça sonne Chevaliers… (s ou pas ? Je ne sais plus)

  6. Jude

    Bon déjà, faudrait le voir, je vais essayer ce weekend!

  7. Insomnia

    Certains ont déjà leur avis sur la question :
    http://bibliobs.nouvelobs.com/20100512/19451/robin-des-bois-oui-mais-lequel

  8. La musique du trailer n’a rien à voir avec celle du film, qui est d’ailleurs d’une totale platitude. Je me suis surpris à regretter Hans Zimmer…

  9. Olivier

    Ah oui quand même

  10. je tente l’aventure cet aprem en VO. (@ olivier ouaip le métal/médiéval c’était une originalité de « Chevalier »). Perso j’ai pas adoré Gladiator, alors j’espère vraiment être emmené ailleurs.
    La suite ce soir aprés le film…

  11. Olivier

    No pb ^^

  12. Olivier

    @Insomnia – Vraiment pas mal cet article.

  13. Olivier

    A quand Robien des Bois…
    A french movie for french people! (Mouarf)

  14. Insomnia

    T’as la pêche dis moi !

  15. Olivier

    Vi plutôt ^^

  16. Alors un vrai bon moment. De bonnes gueules à l’écran. Une Cate Blanchett rude mais qui colle au rôle donné par Ridley. On navigue avec curiosité, émotion et humour dans cette genèse du mythe. Les ressorts historiques en toile de fond fonctionnent bien (enfin on accepte de pas voir les grosses ficelles). La VO devrai être obligatoire puisque ça parle beaucoup français dans ce film (et oui on est les gros méchants). J’ai particulièrement apprécié les clins d’oeils à l’époque charnière entre les reliquats celtes et le monde chrétien (mis à mal dans les grandes largeurs). La musique ne lasse pas et les morceaux festifs lors des beuveries sont jouissifs !! Bref un bel enchainement d’action, d’introspection, d’émotion. Le tout sans être pesant. Enrobage sucré sans nausée.
    Une crainte ? Ridley évoque une suite…

  17. Kim Phenix

    « On peut violer l’histoire, écrivait Alexandre Dumas, mais à condition de lui faire de beaux enfants. » C’est le pari que tient Ridley Scott dans son » Robin Wood » dernière génération.
    Plus de deux heures après, me voilà prête à répondre à l’appel d’Insomnia ici même.
    J’ai aimé le casting : Russel Crowe bien sûr, dont on ne remarque même pas les 10 ans qui le sépare de Gladiator et qu’il assume très bien en terme de charisme; Cate Blanchett en brune, loin de son personnage de Dame blanche elfique et belle dans son rôle de femme forte et dont le caractère bien trempé explique subtilement l’aveu que Robin lui fait à un moment donné; Mark Strong vu dernièrement dans Kick Ass, Sherlock Holmes et Victoria et qui joue parfaitement les rôles de méchant intriguant et nous montre une certaine maîtrise du français surprenante chez un anglais; Wiliam Hurt, royalement magnifique avec sa chevelure poivre et sel… J’ai aimé les trois lurons de Robin qui se foutent de lui à un lendemain de cuite lorsqu’il leur expose sa situation « maritale ». :)
    J’ai aimé la précision dans la documentation : le fait que le roi se fasse tuer par un simple cuisinier, alors que cette classe était la plus basse de toute la société médiévale; l’enlèvement de l’armure qui pesait alors plus de 20 kilos et la complexité du vêtement des chevaliers, les sols jonchés de paille, la rusticité des images et des visages…En bref, un réalisme qui ajoute au film.
    Ridley Scott a le don de nous plonger au cœur des combats et de l’action en évitant la surenchère de combats d’archers. Le débarquement sur les côtes britanniques sonne comme un écho de l’histoire puisque plus de sept cents ans plus tard, ce sont les Britanniques qui débarqueront sur les nôtres dans une intention fraternelle. Cette scène semble s’inspirer de Clint Eastwood dans « La Mémoire de nos pères » en nous plongeant dans les eaux glacées de la Manche dans une photo ornée de tons gris.
    Le réalisateur aime jouer les stratèges et aurait excellé dans un rôle de général. Il sait filmer les scènes d’envergure pour nous offrir du spectacle sans avoir besoin de recourir à une tonne d’images de synthèse et une technologie 3D.
    J’ai aimé l’explication politique crédible qui explique la motivation du futur Robin Hood et la naissance de la légende, ce besoin de justice sociale et politique qu’il pouvait exister à cette époque en Angleterre, voire dans l’Europe toute entière, exsangue des Croisades.
    J’ai aimé les paysages et les costumes qui, sans être aussi subtiles que la période Romaine, sont redonnées avec exactitude et beauté.
    Malheureusement, je n’ai pas aimé : Cate Blanchett qui a foiré sa scène métaphorique du pas-de-deux en surjouant le fait qu’elle succombe aux charmes de son compagnon. Jusque là, cet attachement naissait subtilement sous nos yeux sans prendre le pas sur le reste.
    Je n’ai pas aimé : le fait qu’elle prenne la tête d’une armée d’orphelins montés sur des poneys lors de la bataille finale, ce qui enlève de la crédibilité à l’ensemble. Une femme revêtant l’armure et envoyant des enfants à la mort, ça passe encore dans la Fantasy mais pas dans un film historique.
    Malgré cela, beaucoup de points positifs qui devraient quand même vous faire passer un bon moment en salle. Du bon et grand cinéma, allez-y!

  18. Olivier

    Merci de vos retours @kim, wag, bijou.

  19. Dje

    Dans cette version du film, Robin Hood n’est pas Robin de Loxley, mais Robin Longstride, archer au service de la Couronne d’Angleterre. Il prend l’identité de Robert de Loxley mourant alors qu’il rentrait en Angleterre afin de ramener la couronne du roi Richard Coeur de Lion mort au combat.
    Personnellement, j’ai été déçu par cette nouvelle interprétation car de retour en Angleterre, personne ne s’aperçoit qu’il ne s’agit pas du vrai Robert de Loxley (même s’il est parti depuis 10 ans), mais d’un archer que personne ne semble connaître…