2009
Hier soir, j’ai décidé de gober. Pour ce faire, après mes articles du soir, je dégotte le DVD qui va bien pour poser mon cerveau. Je rôde, je traîne et hop : Ong Bak 2 « La Naissance du Dragon » de et avec Tony Jaa.
Je l’avais checké en diagonale, il y a quelques jours, j’avais l’impression que c’était plutôt joli… Donc pour un mode calme avec mes chats dans le canapé, pourquoi pas ?
Comme dit mon coloc, quand ça vient d’Europa Corps, ça craint… Avec toujours ce dicton en tête, je blêmis devant le générique : les petites étoiles, le fond sombre et la minette qui s’élève dans les ténèbres… Bah ouais, Europa Corps ! Y a encore Besson dans le coup, pfff.
Je n’ai pas vu Ong Bak, premier du nom, mais le 2 c’est une « préquelle » un peu tordue, étant donné qu’elle se passe cinq siècles avant le premier épisode…Disons qu’avec les réincarnations, le bouddhisme, on va retomber sur nos pattes, tels les ninjas virevoltants que nous sommes. Ong Bak 2, c’est l’histoire d’un prince thaïlandais, qui est prisonnier d’esclavagistes thaï (bravo le sens de la nationalité les gars !), et qui se fait à moitié torturer pour finalement se retrouver libéré par des bandits qui vont l’éduquer. S’en suit une série d’aventures qui vont l’amener à se venger… De quoi ? Ah ah ah mystère !!
Ça se veut plus ou moins historique et crédible. Je vous le dis tout de suite, on n’est pas dans Les Trois Royaumes (tout au plus l’étroit royaume), donc la reconstitution on l’oublie, on se met en mode Fantasy et c’est parti façon Conan !
Tout d’abord félicitation à Tony Jaa qui avec Ong Bak 2, tutoie l’infini ! Je m’explique, il y a un film qui me fait halluciner, c’est Conan le Barbare (z’avez vu j’avais prévu mon coup), celui-ci au delà de conter les aventures interprétées par notre Austrian Death Machine (bientôt sur Skulking d’ailleurs), propose un film sans dialogue, au point que môme je pouvais le regarder en anglais sans trop de soucis. Ong Bak 2, c’est la même, pas de dialogue ou très peu. Le héros ne s’exprime finalement pas et vu la gueule du film, ce n’est pas plus mal (arf je vous prépare à la descente aux enfers à venir…).
Mais là encore, ce n’est pas forcément dérangeant, ce qui vient ensuite l’est plus. Tout d’abord, le scénar est médiocre, à force de nous coller des flashbacks pour un oui ou pour un non, Tony Jaa nous épuise. Alors là, j’avais une copine, flashback ; là, j’ai rencontré mon copain l’éléphant, flashback ; là, je faisais des claquettes, flashback. Bon, pour les claquettes ce n’est pas vrai, néanmoins il danse… On enlève les flashbacks, on les passe en avance rapide,afin d’arriver aux scènes de baston.
C’est de la Fantasy, je vous l’ai dit, les adversaires sont à la hauteur du concept, l’homme corbeau est très fort (si si), le vampire tigre de la grotte ridicule à souhait. Reste des scènes inénarrables, où notre héros met des pains à des hordes d’adversaires façon 300.. Le plus marrant restant la façon dont il aborde les combats : dans Ong Bak 2, le héros (qui a un grand karma) sera capable de maîtriser tous les styles d’arts martiaux et toutes les armes… Tony Jaa, réalisateur, se donne un mal de chien pour mettre en place les scènes avec son acteur fétiche (Tony Jaa hein, vous suivez là ?) afin que les spectateurs percutent sur le changement de style de combat. On oscille entre Mua Thaï, Kung Fu, Ultimate Fighting mais sans le grillage. Ma prise favorite ? Celle du bulot échevelé qui restera longtemps dans ma mémoire (il y aussi la prise de l’iguane avarié qui déchire, mais c’est autre chose).
Il y a une tentative de technique de Zui quan, mais elle reste bien inférieure à ce que pouvait faire Jacky le grand. (Jacky mon mécanicien qui, lorsque je possédais une 103 Sp, m’enseignait la boxe de l’homme ivre- tout ça parce que je buvais cul sec le mélange !!).
Donc ça poutre, dans tous les sens, il y a une scène très longue où le héros termine son initiation chez les bandits et doit affronter au moins quatre adversaires dans des styles de combats différents : c’est beaucoup trop emphatique et la « beauté des gestes » est atomisée par la mise en scène d’une lourdeur absolue. D’un autre côté, vous en connaissez beaucoup des bandits maîtres en arts martiaux, avec des croyances animistes et pratiquant comme des moines shaolin leurs techniques : sérieux, je me perds un peu dans tout ce bazar.
Le pire, c’est que la photographie, les décors naturels sont tout à fait crédibles. Les divers villages visités ont clairement de la gueule, reste cette histoire indigeste et absolument pas crédible ou tout part en vrille (quelle idée de nous coller des Hashshashin like dans cette histoire déjà bien tonitruante).
Au final, la mission a été réussie… j’ai gobé hier soir (vous vous rendez même pas compte en fait). Mais je n’ai pas du tout compris où voulait en venir Tony Jaa. Il y a une scène ou deux très jolies : la danse en hommage à Garuda (avant les explosions) par exemple.
Néanmoins cette narration médiocre tue le film ainsi que le grand n’importe quoi de l’ambiance. Entre la musique baroque (plutôt occidentalisée d’ailleurs) qui s’élève sur certaines scènes, et l’ambiance thaï barbare (boue, saleté, Conan etc.), une fois encore, on se demande ce que veut Tony Jaa (Acteur ? Réalisateur ? Je me perds…).
Une note très négative pour Europa Corps qui nous colle du rap de banlieue tout pourri sur le générique de fin… Je trouve ça lamentable et racoleur. Section d’assaut qu’ils s’appellent : « eh les gars vous vous êtes plantés, Banlieue 13 c’était le studio à côté… ».
Fuyez pauvres fous !
Yamakasiquement votre.
Il faut que tu vois Ong Bak et l’honneur du dragon. Il existe un prémisce de l’affrontement de technique contre technique différente (contre de la coapoeïra notamment).
J’aime bien le côté félin et parfois aérien de Tony Jaa et ça change un peu du kung-fu, des films honk-hongais en anglais…
Malheureusement, comme tout film centré sur un style de combat, ça ne peut que s’épuiser. Mais bon, jamais deux sans trois, pas vrai?
Bah disons que les choré sont très sympa, c’est juste le bazar narratif proposé derrière qui me fatigue un petit peu. Et puis le morceau de rap à la fin qui me fait un peu gerber… Enfin
c’est le jeu comme on dit.
Ouais c’est normal. En vérité, on regarde pas ces films pour la grandeur du scénario mais c’est vrai qu’une mauvaise musique c’est bad même sur un nanar scénaristique!
Sortie le 23 décembre!
Tiens en parlant de Conan, son créateur sort :…..SOLOMON KANE! Si si!
Allez, avoue, tu l’as déjà regardé en AP
hehehe
Non je t’avoue ne pas l’avoir vu, par contre lors d’une réunion au célèbre Warclub, la bande annonce s’est faite éclatée en trois minutes de visionnage par une horde sauvage de spectateurs énervés… (on était au moins cinq !!)
MDR!!! ^^
Tant qu’ils n’ont pas éclaté ta télé! hehehe
bof pa mal j’ regardé tous les episodes et c’ bien kwa