28.12
2009

Bienvenue, chers lecteurs du PUNC. Le second dossier des « carnets » est dédié à un personnage majeur de la culture américaine : Peter Venkman ; dont les travaux sont lâchement tenus à l’écart par la communauté scientifique actuelle, inféodée au capitalisme et aux forces du mal. Skulking répare donc cette injustice dans un exposé pédant et imbitable, comme il se doit.

Peter Venkman voit le jour en 1950 dans le New Texas, un Etat qui, par crainte du scandale, a fait sécession avec le Texas originel à cause de la famille Bush. Son oncle, Eddie, aura sur le jeune Peter une influence considérable, en venant le visiter chaque jour. Sa mère disait souvent : « tiens, Eddie sonne ». Peter sera donc un scientifique, c’est entendu. Passionné de psychostrogie clinique, il obtient son BAFA en 1980. Durant son service militaire, recruté comme paranalyste, il fera des merveilles en réduisant le taux de cauchemars des soldats en appliquant la méthode « Venkman » : alcool, mauvaise foi, jolies filles et désertion.

Sauvé miraculeusement du peloton d’exécution (les soldats étaient trop bourrés pour le toucher), Peter Venkman est recruté par le doyen de la fac de New York grâce à un chantage habile : le doyen étant âgé de 134 ans, Peter en déduisit qu’il était un fantôme. En échange de son silence, il put installer un laboratoire de psychostrogie divinatoire. Il affûtera sa méthode, expérimentée à l’armée, pour en écrire la théorie appliquée sous le nom célèbre de Bilmeurisme, qui est un peu à la drague ce que Bernadette Soubirous est à la consommation d’hallucinogènes.  Venkman, avec ses trois amis, sauvera la planète par deux fois. Georges Lucas en concevra une jalousie maladive qu’il tentera de soigner en écrivant « la menace fantôme », en pure perte. Tout le monde sait que Peter Venkman, seul, aurait fait mieux et plus vite que tous les Jedis réunis. Un peu comme David Fincher face à l’excellent James Cameron et sa troupe rambolinienne de meurines.

Suite à ces aventures, Venkman se retira en ermite dans Manhattan pour y étudier l’influence du champagne sur le comportement sexuel des étudiantes blondes, travail magnifique qui parachèvera sa carrière de chercheur dans sa thèse : « Des Bulles et des Bonnes : essai sur la causalité neuronale de l’affection d’une région française au travers du comportement reproducteur de la New-Yorkaise en milieu favorisé ; sans reine Alien pour compromettre le protocole ». Cette dernière phrase entraînera la rupture définitive de sa relation avec Sigourney Weaver, comme on s’en doute. L’excellent James Cameron lui vouera également une rancune tenace, et se vengera sournoisement en engageant Ripley dans « Avatar ».

Conclusion : génie, poète, amant, scientologu scientifique de renom, aventurier, inventeur de la psychostrogie appliquée ; Peter Venkman tient à la fois d’Einstein, d’Indiana Jones et de Brad Pitt. Ses travaux ont influencé les 30 dernières années de la recherche mais sont victimes d’une Omerta de la part des pontes, jaloux de son génie. Et qui le pillent sans le citer. Il faut toujours se méfier des Pontes Pirates, même s’ils inspirent confiance. Qui l’eût cru, s’y fie ; en général.

Votre dévoué,

Monsieurwar.

5 commentaires pour le moment

Ajoutez votre commentaire
  1. Insomnia

    C’est un florilège :D

  2. monsieurwar

    on y travaille, c’est dur !

  3. Insomnia

    Je suis fan de l’oncle Eddie

  4. monsieurwar

    j’en suis pas fier ! (si en fait)

  5. R2rien

    tout bonnement énorme :)