22.12
2009

Chers amis, bienvenue. Bienvenue dans les dossiers des « Carnets », qui, chaque mois, chaque semaine ou chaque trimestre ; on ne sait pas encore, mettront à l’honneur un personnage majeur de l’imaginaire mondial, injustement boudé par Télérama, Libération et même « Madame Figaro ». Aujourd’hui, pour vous, un exposé pédant et imbitable de la vie et de l’œuvre d’un des plus grands héros du XXe Siècle : le Colonel Trautmann.

Né le 33 mars 1933, Samuel Trautmann, héritier d’une prestigieuse lignée d’ébéniste sur ivoire, fils de Marthe et Jürgen Trautmann, se distingue rapidement des autres bébés ; notamment par sa manie de se coiffer et de bien présenter. Sa mère, émerveillée, lui tint ce discours qu’il n’oubliera jamais : « Mon fils, j’aime quand tu te rends beau. » Quelques années plus tard, jeune adolescent de 13 ans auquel personne ne prêtait attention lors du mariage de son tonton, tellement charismatique qu’on disait de lui qu’il était l’oncle incarné ; Samuel, donc, avala en loucedé les restes d’un sorbet colonel. Sa voie était toute tracée. À 17 ans, déterminé, il quitta le nid familial pour s’engager dans les « meurines », corps d’élite très lié à la France depuis la libération ; à tel point qu’une chanson, « le marine héla », fut composée en leur honneur. Samuel, élève brillant, jeune officier serviable et compétent, entreprit alors la rédaction de ses « mémoires » en avril 1955, (Plomb éditeur).

Plusieurs années s’écoulèrent, et le lieutenant Samuel devint rapidement une légende au sein de l’armée US, notamment pour ses compétences en athlétisme. Dès qu’il courait le sprint, la caserne s’arrêtait et les boys, émerveillés, disaient : « t’as vu comment il trotte, man ? » Fort de cette renommée, il fut promu au grade de colonel avec l’ordre d’envahir la jungle vietnamienne.  « Holà Bijou ! » Dit-il tout de go au président. « J’ai beau courir vite, il va me falloir de l’aide. Je suis quand même taillé comme un peigne ! » Le président, réalisant son erreur, lui présenta Rambo. À l’évocation de ce nom, parfum nostalgique de sa jeunesse élégante ; et suite à l’évocation du mot « peigne », Samuel Trautmann considéra rapidement Rambo comme son fils devant la pellicule. Ensemble, pendant plusieurs années, ils délivrèrent le monde libre ; ce qui n’est pas une mince affaire si vous prêtez suffisamment attention à la formulation employée. Par la suite, Trautmann transmettra son art consommé de la rhétorique et de l’écriture narationnelle à l’excellent James Cameron, ce qui n’est rien.

Conclusion : Héros, patriote, coureur exceptionnel, révélateur de talents hors-pair, à tel point qu’il contribua à créer, avec monsieurwar, qui tire son pseudonyme en partie de son influence (mais si), la « War Academy », Trautmann, pour des raisons obscures, sera boudé par la critique élitiste européenne. Auteur des plus fameuses répliques du XXe siècle (« C’est envoyer les pigeons au chat », « il mangerait des choses qui feraient vomir un bouc » ou encore « dans ton cul », avec la postérieur postérité qu’on lui connaît), figure rassurante du père, dans un monde où « tous les mioches sont élevés par des gonzesses et v’là le résultat » (Eric Zemmour, toujours excellent) ; le colonel Trautmann, insensible aux critiques muettes de l’indifférence, vogue pour toujours dans notre imaginaire, contribuant à le structurer de manière aussi limpide que cette dernière phrase, qui, concluant ce premier dossier des « Carnets », a humblement espéré vous rappeler, tas de petits ingrats, à qui vous deviez d’avoir dans la psyché un avatar testostéroné crédible en ces temps de délitement moral et de divorces sataniques. Votre dévoué,

Monsieurwar.

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  1. [...] quelques-uns, au fond, là (oui, vous !), qui se disent : « Quoi ? Pas de Steven Seagal ou de colonel Trautmann, aujourd’hui ? Qu’est-ce qui lui prend, à ce naze ? » Je vous comprends, chers amis ! [...]