2010
« Vengeance personnelle – Justice brutale »
Chers lecteurs, chers amis, cher public : bonsoir. Aujourd’hui, les Carnets de la Toile s’aventurent du côté du Heaume-Cinéma ! Le Titan Steven Seagal nous fait une offrande de justice et de sang dans un magnifique coffret plaqué carton et doré à la patate. Une présentation pédante et imbitable s’imposait, vous vous en doutiez…
Dans le cinéma d’hauteur, Steven Seagal est et reste un monument. Boudé par les critiques a-serbes, il n’en reste pas moins le seul, ces dernières années, à faire travailler l’industrie des pays de l’Est avec une vigueur étonnante. Son jeu, tout en nuances invisibles, ne s’appréhende qu’avec une analyse filmo-sociologique que seuls les « Carnets » sont en mesure d’apporter. Évidemment, pour cause obscure de restriction du nombre de caractères par article imposée par un Webmestre dictatorial et obtus, il sera impossible de procéder à l’analyse rigoureuse, pédante et imbitable des 11 chef-d’œuvres offerts à notre gourmandise.
Toutefois, nous pouvons tenter d’obtenir la substantifique moelle, comme nous le recommande Rabelais, que Seagal a longuement médité (voir Gargantua, XXVII, Frère Jean des Entommeures) grâce à un résumé seul, unique, solitaire mais commun aux 11 DVD. Il fallait toute l’audace sémantique des « Carnets » pour réussir un tel pari.
Résumé des 11 films. (Rayez les mentions inutiles).
Steven Seagal, au sommet de son art, incarne John/Jack/Joe/Marshall/, aujourd’hui retiré des affaires dans la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/. Mais John/Jack/Joe/Marshall/ n’est pas qu’un simple retraité : il s’agit en réalité d’un ancien agent de la CIA/des services secrets/de la police d’élite/des commandos parachutistes/ du FBI/ qui parle japonais/coréen/thaï/chinois/birman. C’est aussi un maître en karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Un jour, John/Jack/Joe/Marshall/ apprend par hasard que des méchants/noirs/chicanos/communistes/russes/français corrompus/allemands nazis/métèques/ ont enlevé/torturé/tué/enlevé, torturé et tué/ son meilleur ami/sa nièce/sa femme/son fils/son voisin/son chien.
Contacté par ses anciens employeurs incapables de mettre la main sur les coupables, et avec lesquels il a un problème à cause de son caractère indépendant/sa grande gueule/ sa couette noire/son sens de la justice/, il les reçoit chez lui puis les tabasse/leur dévisse la tête/les broie/leur casse les bras/les tue. Seul, sans l’aide du gouvernement décidément trop mou/corrompu/bureaucratique/de gauche/bande de fiottes/, il décide d’agir. Il avait raccroché les gants. Ils l’ont cherché. Ils l’ont trouvé. Et maintenant, ils vont payer. Il sera le détective/magistrat/juré/juge/bourreau de ces salops/chiens/pourris.
Au cours de cette dernière mission, il rencontrera une jeune femme/petite bombe/méga canon de 25 ans/ habillée d’un ravissant petit tailleur avec un large décolleté/décolleté/décolleté/décolleté et mini-jupe/ qui tombera amoureuse de lui. Malgré ses soixante balais et ses 130 kg, il lui montrera ce que c’est que l’amour, mais, malheureusement, elle meurt/décède/disparaît, généralement de la main de John/Jack/Joe/Marshall/, qui a fini par comprendre qu’elle était une traîtresse au service des chinois/musulmans/français vicieux/nazis/yakuzas/communistes/terroristes albanais/.
Grâce à un art subtil de l’interrogatoire/baston/menace/torture/exécution sommaire, John/Jack/Joe/Marshall/ arrive à retrouver les coupables alors que les flics, (dont la moitié est corrompue et peut-être même syndiquée !), ne parviennent à rien à cause des avocats pourris/méchants/moisis/libertaires/protégés par le système en pleine décadence (voir Maurice Le Dantec, le miroir littéraire de Steven, qui explique si bien ce genre de choses).
Lors de la scène finale, John/Jack/Joe/Marshall/ tue tous les coupables et leurs complices, ainsi que la concierge qui passait par là. Il sauve celle qui a été enlevée, mais ne parvient pas encore à ressusciter ceux qui sont morts en intro. Il s’en retourne alors, applaudi par ses anciens collègues qui l’adorent même s’il leur a cassé les deux jambes, vers la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/, accompagné, dans le soleil couchant, d’une jeune
nippone qui le connaît depuis son enfance et qu’il a lui-même formé au karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Musique et générique. Un film écrit/joué/produit/filmé/ par Steven Seagal, inspiré par l’excellent James Cameron, dont l’influence rambolinienne reste discrète mais visible.
Voici, chers lecteurs, l’essence de ces onze films, que dis-je ; onze perles tournées entre 2002 et 2008 ! Gageons que vous ne vous lasserez pas de les voir et les revoir. Je compte sur vous !
Votre dévoué,
Monsieurwar.
PS : Merci à Bijou pour l’idée des /…/…/ You rules !
J’aime : tout.
J’aime pas : rien.
En exclusivité, une scène-clef extraite de URBAN JUSTICE : « Vengeance personnelle – Justice brutale » ; qui vous révèle les dessous du scénario ! Attention, ne la regardez pas si vous n’avez pas encore visionné le film, le plaisir serait amoindri.
C’était grandiose. Petite mention pour » je pouvais pas dormir avant de t’avoir coupé les couilles » dans « Jeu fatal ».
Du grand.
On se rappellera tous dans « Vol d’enfer » des F14 gris qui se transforment subitement en F16 camouflage désert !
malheuresement tu ne dis pas comment ce coffret est arrivé en ta possession… il faut rendre a César ce qui appartient a C€sar^^
Le warclub ne peut que remercier les ayants droits…
L’avantage avec les dvd offers c’est qu’on peut les regarder jusqu’à plus soif
Mais le désavantage, c’est qu’on est rapidement désaltéré…
Et puis onze DVD de tonton Seagal c’est pas la mer à boire… ( De mémoire je crois que Karen a perdu la vue… Mais c’est pas grand chose hein!)
rhôôôôô
[...] Alors, j’en vois quelques-uns, au fond, là (oui, vous !), qui se disent : « Quoi ? Pas de Steven Seagal ou de colonel Trautmann, aujourd’hui ? Qu’est-ce qui lui prend, à ce naze ? » Je vous [...]
[...] Rings, les pratiquants d’arts martiaux, ou ceux qui recherchent l’intégralité des films de Steven Seagal (de loin les plus pervers) [...]
excellent texte !
merci monsieur !
Excellent, comme d’habitude…