03.01
2010

« Vengeance personnelle – Justice brutale »

Chers lecteurs, chers amis, cher public : bonsoir. Aujourd’hui, les Carnets de la Toile s’aventurent du côté du Heaume-Cinéma ! Le Titan Steven Seagal nous fait une offrande de justice et de sang dans un magnifique coffret plaqué carton et doré à la patate. Une présentation pédante et imbitable s’imposait, vous vous en doutiez…

Dans le cinéma d’hauteur, Steven Seagal est et reste un monument. Boudé par les critiques a-serbes, il n’en reste pas moins le seul, ces dernières années, à faire travailler l’industrie des pays de l’Est avec une vigueur étonnante. Son jeu, tout en nuances invisibles, ne s’appréhende qu’avec une analyse filmo-sociologique que seuls les « Carnets » sont en  mesure d’apporter. Évidemment, pour cause obscure de restriction du nombre de caractères par article imposée par un Webmestre dictatorial et obtus, il sera impossible de procéder à l’analyse  rigoureuse, pédante et imbitable des 11 chef-d’œuvres offerts à notre gourmandise.
Toutefois, nous pouvons tenter d’obtenir la substantifique moelle, comme nous le recommande Rabelais, que Seagal a longuement médité (voir Gargantua, XXVII, Frère Jean des Entommeures) grâce à un résumé seul, unique, solitaire mais commun aux 11 DVD. Il fallait toute l’audace sémantique des « Carnets » pour réussir un tel pari.

Résumé des 11 films. (Rayez les mentions inutiles).

Steven Seagal, au sommet de son art, incarne John/Jack/Joe/Marshall/, aujourd’hui retiré des affaires dans la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/. Mais John/Jack/Joe/Marshall/ n’est pas qu’un simple retraité : il s’agit en réalité d’un ancien agent de la CIA/des services secrets/de la police d’élite/des commandos parachutistes/ du FBI/ qui parle japonais/coréen/thaï/chinois/birman. C’est aussi un maître en karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Un jour, John/Jack/Joe/Marshall/ apprend par hasard que des méchants/noirs/chicanos/communistes/russes/français corrompus/allemands nazis/métèques/  ont enlevé/torturé/tué/enlevé, torturé et tué/  son meilleur ami/sa nièce/sa femme/son fils/son voisin/son chien.

Contacté par ses anciens employeurs incapables de mettre la main sur les coupables, et avec lesquels il a un problème à cause de son caractère indépendant/sa grande gueule/ sa couette noire/son sens de la justice/, il les reçoit chez lui puis les tabasse/leur dévisse la tête/les broie/leur casse les bras/les tue. Seul, sans l’aide du gouvernement décidément trop mou/corrompu/bureaucratique/de gauche/bande de fiottes/, il décide d’agir. Il avait raccroché les gants. Ils l’ont cherché. Ils l’ont trouvé. Et maintenant, ils vont payer. Il sera le détective/magistrat/juré/juge/bourreau de ces salops/chiens/pourris.

Au cours de cette dernière mission, il rencontrera une jeune femme/petite bombe/méga canon de 25 ans/ habillée d’un ravissant petit tailleur avec un large décolleté/décolleté/décolleté/décolleté et mini-jupe/ qui tombera amoureuse de lui. Malgré ses soixante balais et ses 130 kg, il lui montrera ce que c’est que l’amour, mais, malheureusement, elle meurt/décède/disparaît, généralement de la main de John/Jack/Joe/Marshall/, qui a fini par comprendre qu’elle était une traîtresse au service des chinois/musulmans/français vicieux/nazis/yakuzas/communistes/terroristes albanais/.

Grâce à un art subtil de l’interrogatoire/baston/menace/torture/exécution sommaire, John/Jack/Joe/Marshall/ arrive à retrouver les coupables alors que les flics, (dont la moitié est corrompue et peut-être même syndiquée !), ne parviennent à rien à cause des avocats pourris/méchants/moisis/libertaires/protégés par le système en pleine décadence (voir Maurice Le Dantec, le miroir littéraire de Steven, qui explique si bien ce genre de choses).

Lors de la scène finale, John/Jack/Joe/Marshall/ tue tous les coupables et leurs complices, ainsi que la concierge qui passait par là. Il sauve celle qui a été enlevée, mais ne parvient pas encore à ressusciter ceux qui sont morts en intro. Il s’en retourne alors, applaudi par ses anciens collègues qui l’adorent même s’il leur a cassé les deux jambes, vers la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/, accompagné, dans le soleil couchant, d’une jeune nippone qui le connaît depuis son enfance et qu’il a lui-même formé au karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Musique et générique. Un film écrit/joué/produit/filmé/ par Steven Seagal, inspiré par l’excellent James Cameron, dont l’influence rambolinienne reste discrète mais visible.

Voici, chers lecteurs, l’essence de ces onze films, que dis-je ; onze perles tournées entre 2002 et 2008 ! Gageons que vous ne vous lasserez pas de les voir et les revoir. Je compte sur vous !

Votre dévoué,
Monsieurwar.

PS : Merci à Bijou pour l’idée des /…/…/ You rules !

J’aime : tout.
J’aime pas : rien.

En exclusivité, une scène-clef extraite de URBAN JUSTICE : « Vengeance personnelle – Justice brutale » ; qui vous révèle les dessous du scénario ! Attention, ne la regardez pas si vous n’avez pas encore visionné le film, le plaisir serait amoindri.


13 commentaires pour le moment

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  1. Patrouchef

    C’était grandiose. Petite mention pour  » je pouvais pas dormir avant de t’avoir coupé les couilles » dans « Jeu fatal ».

  2. monsieurwar

    Du grand.

  3. On se rappellera tous dans « Vol d’enfer » des F14 gris qui se transforment subitement en F16 camouflage désert !

  4. malheuresement tu ne dis pas comment ce coffret est arrivé en ta possession… il faut rendre a César ce qui appartient a C€sar^^

  5. Olivier

    Le warclub ne peut que remercier les ayants droits…
    L’avantage avec les dvd offers c’est qu’on peut les regarder jusqu’à plus soif :)

  6. Patrouchef

    Mais le désavantage, c’est qu’on est rapidement désaltéré…

  7. Olivier

    Et puis onze DVD de tonton Seagal c’est pas la mer à boire… ( De mémoire je crois que Karen a perdu la vue… Mais c’est pas grand chose hein!)

  8. monsieurwar

    rhôôôôô

  9. [...] Alors, j’en vois quelques-uns, au fond, là (oui, vous !), qui se disent : « Quoi ? Pas de Steven Seagal ou de colonel Trautmann, aujourd’hui ? Qu’est-ce qui lui prend, à ce naze ? » Je vous [...]

  10. [...] Rings, les pratiquants d’arts martiaux, ou ceux qui recherchent l’intégralité des films de Steven Seagal (de loin les plus pervers) [...]

  11. excellent texte !

  12. monsieurwar

    merci monsieur !

  13. Excellent, comme d’habitude…