08.01
2010

Halloween 2 (H2) de Rob Zombie

C’est l’histoire du gars, qui fait plus trop de Metal, qui veut faire des films Gore et qui ne veut pas faire la suite d’un film. Sauf qu’on lui force la main, alors plutôt que d’avoir un procès et uniquement ses yeux pour pleurer, celui-ci se conforme aux desiderata de ses financeurs afin d’éviter que quelqu’un vienne polluer sa vision cinématographique. Bah ouais, ce n’est pas glamour et ce n’est pas trop rebelle… Mais c’est comme ça.

Rob, c’était quand même le leader charismatique de White Zombie, groupe pseudo bourrin qui au global, avait un bon groove et une approche intéressante pour l’époque de ce que devait être le Metal (avec une vision décalée). C’est devenu une carrière solo pénible et peu intéressante. Pour ce qui est de la carrière cinématographique, il a erré entre les succès d’estime et les pénibles nanars (enfin en mode bière chips, c’est toujours assez fun). Pour information, Halloween 2 est sorti en août aux USA, a reçu un accueil critique désastreux et du coup, ne passera pas en France par la case cinéma. Donc c’est en DVD en mars…

H2, bah ouais on est geek ou pas, reprend deux ans après Halloween 2007. Laurie, l’héroïne du premier tome, a survécu, mais est hantée par des cauchemars constants. Elle vit avec son amie Annie Bracket (la fille du flic joué par Brad Dourif – Grima langue de serpent…) en coloc. Ça se passe plutôt bien, sauf qu’elle a des frais monstrueux de psy depuis les sinistres événements précédents. Forcément, arrive la maudite période de l’année qui va bien : Halloween ! Le grand frère de Laurie, Mike, qui avait disparu, revient tranquillement, depuis les étendues sauvages où il vivait reclus, hanté par sa mère et guidé par celle-ci vers sa puinée… Étant donné que le géant de deux mètres n’est absolument pas doux comme un agneau, il trace un chemin ensanglanté jusqu’à Haddonfield à grand coup de Bowie en fait (non toujours pas David)… Et pendant ce temps là, Loomis (le psy qui fait du biz sur le dos de Mike en publiant des livres sur ses échecs en termes de réinsertion) fait une tournée de promo dans les environs…

Comme vous le voyez, le scénar est cousu de fil blanc et on ne sent pas le cauchemar venir à grands pas… Techniquement, on part sur le principe que c’est une suite, donc forcément moins fun. Halloween, on nous l’avait déjà pas mal rabâché (mais pas que Rob Zombie je veux dire), donc on ne va pas tomber des nues sur le scénar. Ça va forcément être sanglant. Depuis le premier épisode sorti en 2007, Rob Zombie a inséré une dimension psychologique assez importante au film, cette version y a droit aussi, mais c’est nettement plus violent et enlevé dans H2. Cela reste néanmoins peu surprenant. On commencera par une citation de Freud, et une symbolique assez simple : le cheval blanc (qui évoque la mort) qui reviendra constamment dans les rêves de Laura et Mike Myers. Parfois un peu fastoches, parfois bien amenées, il y aura quelques scènes à récupérer. La psychologie est passée en mode interprétation des rêves et on ne s’attellera plus à savoir ce que pense ou pensait Mike (de toutes les manières, il est hyper énervé et tape sur tout ce qui bouge…). Je sais ce n’est pas vendeur, mais le pire c’est que je n’ai pas passé un mauvais moment. Ce n’est pas surprenant, il y a des moyens, et ça se laisse regarder. Comme quoi je suis un geek ou c’est parce que c’est dans les vieux pots qu’on fait une soupe pas trop rébarbative ? Bon je crois que je suis un geek en fait.

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