2010
The Wire est une série américaine, qui a été diffusée sur HBO (Six Feet Under, Rome, Les Sopranos, Oz, etc.) entre 2002 et 2008. Pour les habitués des séries, HBO sonne généralement comme un gage de qualité évidente pour les feuilletons télévisés (sounds like an old shit you know). Cette série a été écrite dans son intégralité avant diffusion ce qui change grandement de la politique actuelle concernant celles-ci. Sur Écoute (in French, you know), nous permet de suivre la vie à Baltimore, aussi bien politique que policière ou criminelle. Mais ce n’est pas seulement ça, je vous rassure.
Filmées d’une manière très réaliste, les cinq saisons de cette série s’articulent constamment autour d’une enquête policière principale et de thèmes divers et variés, qui courent le long des saisons (drogue, politique, éducation, médias…). Ne vous attendez pas à un point de vue unilatéral selon lequel les gentils et les méchants s’affrontent constamment : The Wire, c’est une fresque sociale, au sein de laquelle chaque individu a sa place et participe de gré ou de force au système. Il n’y aura pas de rebondissements de folie, avec des cliffhangers de malade entre chaque épisode, non, ce sera juste une chronique du quotidien : des policiers, des dealers, des dockers, des politiciens qui vivent dans cette ville. Lent… oui, on peut le dire, cette série est lente, comme une enquête difficile, on avance pas à pas et on suit les joies et les déceptions des protagonistes. 
En une soixantaine d’heures, cette série vous scotche et vous rend accro, car cette lenteur perçue éventuellement comme un défaut dans la première saison devient forcément un atout, un gage de réalisme dont on ne veut se séparer, et au crépuscule de la série, on regrette qu’il n’y ait pas quelques épisodes de plus sous le coude… Vous voulez voir au plus près une grosse machine enrayée (le système), avec des individus évoluant dans celle-ci. La plupart vivent avec, faisant leur beurre, d’autres essayent de réparer cette machine à coup d’électrochoc. Les individualités ne durent jamais trop longtemps et la machine broie beaucoup de gens sur son passage. C’est ça The Wire : une ville à l’agonie que tout le monde essaye de ranimer pour des raisons diverses et variées, souvent opposées. Alors, bien entendu, pas de pitch, pas de perso (la galerie est gigantesque) mais si vous aimez les séries de qualité, vous devez jeter un œil à celle-ci. Pour info, il faut vraiment la voir en VO, car la VF est faiblarde et vous perdrez une grande partie de la qualité des répliques (même si c’est cru).
Cette série n’a pas connu un grand succès auprès du public, par contre elle a été acclamée par les critiques, certains la considérant comme la meilleure série policière US jamais tournée… Ne vous attendez pas à voir des têtes connues dans The Wire, là encore, ce choix permet d’accentuer le réalisme (les geeks reconnaîtront des seconds rôles d’autres séries néanmoins). Servie par une photographie de qualité, une bande-son qui sent la rue et un casting hors pair, vous ne pourrez que succomber à l’immersion complète que propose cette série.
Pas de trailer, mais les premières minutes de la saison 1, histoire de dire.
J’aime : tout le monde est méchant, tout change, tout évolue de manière cohérente dans cette série, le chevalier blanc est aux oubliettes depuis longtemps dans The Wire. L’ambiance, entre gangsta, la misère, la connerie de certains flics… L’intro de chaque épisode propose une citation qui généralement donne le ton. Le dernier épisode de chaque saison qui offre un regard panoramique sur la ville (en images) histoire de bien montrer où l’on se trouve lors de la conclusion
Je n’aime pas : le coffret est encore un peu cher actuellement.
Ci dessous le boulot d’un fan sur la saison 1.
« Omar’s comin’… Omar’s comin… »
Cultissime série en effet !!!
De loin un des personnages les plus trippant sur une série ^^
IN-CON-TOUR-NA-BLE.
Le meilleur, et de très loin, de ce que la TV US peut produire.
Mon avis en note de la série :
Saison 1 : 6*
Saison 2 : 6**
Saison 3: 6*
Saison 4 : 6***
Saison 5 : en cours
J’envie toutes les personnes qui vont découvrir cette série pour la 1ère fois.
C’est vrai qu’il est difficile de ne pas tarir d’éloges pour cette série…