20.04
2009

Pusher la Trilogie

Pusher la trilogie qui venait du froid !

Réalisés par Nicolas Winding Refn, Pusher, Pusher II et Pusher III sont réunis dans ce coffret.
Trois films qui se passent dans le même milieu, mais qui ne sont pas forcément liés par des éléments scénaristiques. Effectivement le II n’est pas la suite de Pusher, etc. Par contre, dans les trois, on peut retrouver des personnages communs à plusieurs épisodes.
C’est bien gentil, tout ça, mais Pusher, enfin la trilogie de quoi ça parle?
Rapidement :
Pusher, décrit le milieu du crime danois, pas dans les hautes sphères non, mais plutôt le low level crasse. Effectivement, dans les trois films on va suivre les aventures (déboires) de trois personnages issus du même secteur avec des problématiques liées à un quotidien, des plus sinistres. Ah ! La joie de vivres des Danois…
Pusher, sorti en 1996, raconte le quotidien de Frank et Tonny. Frank le dealer, et Tonny son homme de main, vont être les jouets du destin (le fatum nordique?). Lors d’une opération relativement juteuse, l’opération tourne mal (forcément :) ) et Franck doit rendre des comptes à Milo son fournisseur…
Pusher II (2004), Tonny sort de prison et essaye de recréer les liens avec son père. Mais au pays de l’Aquavit et de la Carlsberg, tout ne se passe pas comme on veut.
Pusher III (2005), Milo, restaurateur, dealer et toxico doit gérer l’anniversaire de sa fille. Comment gérer un deal qui tourne mal, préparer un repas pour cinquante personnes, aller voir son coiffeur et assister à une séance des toxicomanes anonymes, tout ça en même temps?? (En plus, il n’est pas très bon cuisinier…)

Je n’irai pas plus avant dans les pitchs respectifs, mais effectivement les trames sont très simples au départ.  Par contre, le souci de réalisme, la photographie et l’ambiance de ses trois films valent réellement le détour. Vous voulez voir la mafia à Copenhague? C’est le moment où jamais de se lancer. Violent, réaliste sont les deux premiers adjectifs qui me viennent à l’esprit quand je pense à Pusher. Étonnamment, en troisième vient touchant.
Les histoires de ses gars, prennent aux tripes, vraiment. Tranche de vie ou personne n’est tout blanc ou tout noir. Relève l’imperfection et l’humanité de nos héros : Franck petite frappe odieuse incapable de communiquer avec le sexe opposé, mais tellement vivant par son défaut de com.
Tonny, rattrapé par le temps, idiot pratiquement congénital, qui rode autour de ses anciens travers et apprend la paternité.
Milo, chef de gang vieillissant, avec des problématiques familiales prégnantes, qui lutte contre ses problème d’addiction à l’héroïne, enfin tout ce qui traîne…

Ne vous attendez pas à des effets spéciaux, on n’est pas dans James Bond. Par contre, vous aurez un casting de fou : Kurt le con, Radovan, Rexho, Franck, Milo, Tonny… Autant de personnages et autant de gueules dont on se souvient encore et encore. La bande-son de Pusher, a pris un petit coup de vieux, (96 déjà…) Par contre dans Pusher 2 et 3, elle est très sympathique, j’ai un énorme faible pour Pusher3 et le passage ou Milo est dans les toilettes du traiteur asiatique…

Vous voulez un reality check? C’est le moment ou jamais de vous plonger dans Pusher.
Ça vaut bien ce qui a été fait aux US par Scorcèse et consorts.
Franchement ça défonce (ah ah ah c’est le cas de le dire)
Respect !
(Comme le tatouage sur le crâne de Tonny…)

Acteurs : Mads Mikkelsen, Kim Bodnia, Zlatko Buric
Réalisateurs : Nicolas Winding Refn
Studio : Fox Pathé Europa
DVD : 6 juin 2007 (oui ça fait longtemps mais cette trilogie vaut vraiment le détour)

Aucun commentaire.

Ajoutez votre commentaire