26.03
2010

La Norvège, c’est un peu l’autre pays du Metal, mais cela tout le monde le sait (hein les metalleux!!), mais c’est également un territoire qui propose du cinéma d’horreur.

Récemment, je vous ai parlé de Dead Snow ; dans cet article, je m’attaque à Fritt Vilt. Cold prey a été réalisé par Roar Uthaug en 2006, un monsieur avec un background de « clipeux », et de réalisateur de pub.

Cold prey s’annonce dès le départ comme un slasher movie par défaut. Plutôt que de s’offrir les USA, on nous propose des étudiants qui vont faire du ski dans les monts Jotunheim (amis de la mythologie bonsoir !). Ce groupe de potes est composé de Jannicke, Morten, Erik, Ingunn et Mikal. Deux couples en gros et le bon pote qui vient tenir la chandelle. Ceux-ci partent en montagne pour un week-end ski de base. Cette joyeuse équipe se munit du matos nécessaire et hop, c’est parti ! Bien entendu, au bout de quelques minutes/heures, l’un d’entre eux se vautre et se fait une vilaine blessure… Les voilà, au bout d’une journée passée dans la montagne, à devoir trouver un abri pour la nuit. Heureusement, non loin de là, ils trouvent un hôtel abandonné… Arriveront-ils à survivre jusqu’au matin ?

Comme vous le voyez, le pitch est vraiment de base, enfin c’est toujours un scénario par défaut pour un slasher : la bête tapie dans son antre, et des jeunes qui viennent sur son territoire…Pour Fritt Vilt, nous avons en plus dans le générique un début de trame historique, avec des extraits super 8, des coupures de journaux, enfin un petit background relativement accrocheur, parlant de disparitions dans les monts Jotunheim, et ce, depuis une bonne vingtaine d’années.

L’image : Roar Uthaug (j’adore le prénom), nous offre des séries de plans léchés, avec une photographie de premier ordre. Clairement, entre les ambiances limite cliniques, la neige et le sang dans cet hôtel abandonné, très rapidement l’ambiance visuelle s’impose. Les choix pour mettre en place notre homme des montagnes, la violence de ses actes et les morts épouvantables qui parsèment Cold Prey, rien à dire.

La musique : du générique de début jusqu’à la fin du film, la bande-son est de très bonne qualité. On reprochera peut-être les poncifs liés au film d’horreur avec des effets musicaux particulièrement prévisibles… Genre je monte le son au taquet histoire de faire sursauter les spectateurs.

Le scénario : pas de prise de risque de ce côté-là, on reste sur du basique, les canons du slasher movie sont respectés du début à la fin, c’est relativement sans surprise.

Les acteurs : autant dire que Jannicke et Morten (celui qui tient le chandelier et qui se fait une fracture ouverte) tirent leur épingle du jeu. Clairement, Ingrid Bolsø Berdal prend très rapidement la main sur le film et on ne voit plus qu’elle, les autres faisant office de chair à canon. Rolf Kristian Larsen arrive lui aussi à se démarquer, avec un jeu presque sensible et crédible, dans un film malgré tout violent et dont ce n’est pas l’optique de dépeindre des portraits psychologiques (ou généralement celui du tueur, mais pas trop les victimes). Il est à noter qu’Ingrid Bolsø Berdal a eu un award norvégien pour son rôle dans Fritt Vild.

Au final, je suis resté sur une assez bonne surprise, Cold Prey est très respectueux des canons dans le domaine et on oscille entre Vendredi 13 et Halloween. Comme je l’ai énoncé précédemment, la qualité visuelle et sonore est au rendez-vous. C’est un peu frustrant de ne pas aller beaucoup plus loin dans le scénar, car il y avait matière à faire un carton.


Fritt Vilt 2 on prend les mêmes et on recommence.

Cette suite a été réalisée par Mats Stenberg. Fritt Vilt 2 est sorti en 2008 et reprend le flambeau là ou Cold Prey s’était éteint.

Cold Prey offrait un huis-clos glacé dans les hauteurs des monts Jotunheim, Cold Prey 2 : Resurrection présente quant à lui un huis-clos dans un hôpital. Jannicke, notre unique survivante, est récupérée sur une route, errante, hagarde et épuisée. Celle-ci est amenée dans la ville la plus proche, Otta, afin d’être examinée et interrogée par la police… Le principe est assez intéressant, notre héroïne épuisée et sous calmants va devoir faire face à sa Némésis : sacré handicap.

Là encore, on assiste à un one woman show où Ingrid Bolsø Berdal tire largement son épingle du jeu. Le méchant est toujours aussi méchant, puissant et mystérieux, et notre homme des montagnes fait un carnage dans les règles de l’art. Les autres acteurs ne sont finalement pas suffisamment développés pour que l’on puisse s’y intéresser, les trois quarts d’ailleurs ayant une espérance de vie plus que limitée.

La photographie et la bande-son de ce deuxième opus ne m’ont pas marqué outre mesure… Cela reste raisonnable, mais pas exceptionnel. On notera quelques scènes improbables, genre je ranime quelqu’un par « électrobidule », sans enlever les vêtements de celui-ci…autant dire que ça ne fonctionne pas. Dommage.

Le scénario : l’hôpital mis à feu et à sang par notre rude montagnard est un terrain de jeu idéal, où l’angoisse de croiser le psychopathe « increvable » est assez efficace. Le dénouement fonctionne et jusqu’au bout on est accrochés à notre siège, les yeux rivés sur l’écran. L’avantage de ce deuxième titre c’est que perçoit vraiment l’histoire du tueur. Les indices sont amoncelés et commencent à être décryptés. Très intéressant.

Ce deuxième opus est très agréable, et malgré quelques anecdotes limite, on se laisse porter par l’histoire. Le scénario est riche en rebondissements et le cadre de l’histoire tient de mieux en mieux la route. Une bonne suite, tout à fait à la hauteur du premier opus.

Avec (ou sans) bière chips, vous devriez prendre votre pied.

Parce que tous les deux ans, en octobre, un Fritt Vilt sort, sachez que cette année, le 15 octobre 2010, une préquelle vous tombera dessus. Vous avez toujours voulu tout savoir sur l’affreux tueur du mont Jotunheim… Laissez-vous porter par Cold Prey III.

Acteurs : Bolso Berdal Ingrid, Kristian Larsen Rolf, Alf Larsen Tomas
Réalisateurs : Roar Uthaug, Stenberg Mats
Studio : Universal Studio Canal Video
Date de sortie du DVD : 5 janvier 2010

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