2009
Cet article est la suite de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Partie I
Chers amis, nous en étions à la symbolique sous-jacente dans « Alien, le 8ième passager ». Nous enchaînons sur l’analyse comparée des films Aliens & Alien 3… Alors… Cameron ou Fincher ? Les Carnets de la Toile et leurs désormais célèbres analyses imbitables, pédantes et destinées au PUNC (Néologisme Warien. Voir notre Dictionnaire Pédant et Imbitable, à paraître sur Skulking) vont en décider…
On l’a vu, l’enchaînement des causalités narationnelles mènent à penser Alien comme une métaphore de la maternité et de ses névroses ordinaires, qu’elles soient d’ordre sexuel ou bien sexué (de la différence entre le stade oral et anal). James Cameron, en 1986, reprend la licence Alien pour développer le projet. Cameron impose un rythme différent, par la nature des choses : l’Alien, déjà connu comme névrose, perd le potentiel d’angoisse qui le définissait. La thérapie Ridley Scott a déjà agi comme un électrochoc, subtile référence à AC/DC et au regretté Bon Scott. Mais les connexions entre « High Voltage » et les choix artistiques de Ridley Scott feront l’objet d’une autre étude. L’histoire de « Aliens : le retour » (écrite par James Cameron) se résume assez vite, mais vous la connaissez. Ripley est retrouvée, toc elle repart, pouf les marines, hop Newt, rhâ le traître, boum la castagne, meuh la Reine, youpi la victoire. Reprenons plutôt les éléments discurso-narratifs dans le cadre d’une analyse pathorelle.
Je ne voudrais pas être de mauvaise foi, mais il est évident que James Cameron n’a rien compris. Dans « Alien, le 8ième passager », l’expédition avait trouvé un vaisseau dans lequel un champ d’œufs était en stase. Cela induisait, bien évidemment, une image de la « maternité-alien » morte. Le vaisseau, signe que les Aliens avaient quitté leur planète, suggérait un exil, suite à l’impossibilité de se reproduire. Et là, Cameron, obnubilé par le « bigger is better », nous offre quoi ? Une Reine Alien, une super maman veillant sur sa tribu. Cette Reine prend alors la place de Ripley dans l’inconscient du spectateur, qui n’y comprend plus rien. Il ne peut y avoir deux Héra. Nous observons, de plus, un système évident de parthénogenèse arrhénotoque dans le système cameronien ; ce qui induit au mieux une extinction de l’espèce à court terme, puisque de femelles il n’y a – hors la Reine. Mais, dans ce cas, nous ne comprenons pas ce qui nécessite une seconde reproduction dans le corps de l’hôte, la parthénogenèse se justifiant pour assurer rapidement la pérennité de l’espèce ; sans avoir besoin d’un sein nourricier (ventre).
L’erreur de Cameron, qui saute aux yeux de tous, tant au niveau symbolique que biologique, eusse pu être rattrapée en induisant un concept de parthénogenèse deutérotoque, comme il se doit ; mais, bien évidemment, l’exil Alien aurait été inutile ! Dans tous les cas, la parthénogenèse, intéressante pour nier les aspects sexués d’une reproduction en relation avec les mythologies christologiques (on pense naturellement à Marie et à l’annonciation), ne justifie pas la symbolique de l’assaut du mâle, démontrée dans la brillante analyse pédante et imbitable de notre premier article. Bien évidemment, tant sur le plan filmo-narratif que sur celui, plus subtil, de la lecture cryptoleutique du sumbolon, il eut été plus fécond d’introduire non pas une Reine, mais un Roi, sorte d’Alien archaïque, de primus inter pares ; plus grand, plus fort, plus rapide, plus vieux et plus méchant ; ce que l’excellent réalisateur Michael Bay, lui, a parfaitement compris (voir son chef-d’œuvre, Transformers II, bientôt à l’honneur dans « Les Carnets de la Toile »).
Quoi qu’il en soit, dans l’hypothèse du Roi, la lecture inconsciente de « Aliens : le retour » eut été parfaitement assimilée, l’Alien-Roi devenant le Totem vénéré par ses fils, en quête d’hôtes pour pallier la déficience des femelles Alien et justifiant de plein droit l’assaut du mâle sur l’hôte humain, devenu condition nécessaire pour assurer la pérennité de l’espèce. Mais non ! Cameron, oubliant cet élément essentiel, celui du rapt, se contente de calquer la mentalité du « genre-mâle » sur la psyché féminine, transformant le message du premier film en affrontement de type Rambolinien. Rappelons, d’ailleurs, que Cameron, à l’époque où il écrit « Aliens : le retour », rédige concomitamment le scénario de Rambo II (bientôt à l’honneur dans « Les Carnets »). Bien que Rambo II soit un chef-d’œuvre, évidemment, on peut s’autoriser à penser que Cameron s’est mélangé les pinceaux entre les deux fichiers, ce qui explique pas mal de choses.
Quand Scott offrait au monde la résolution d’un conflit par les armes de la féminité (subtilité, clairvoyance, intelligence), Cameron nous donne à voir une armada de guerriers d’élites indisciplinés, type fin de guerre du Vietnam, crédibles comme Immortal tapant le bœuf avec Loreena Mc Kennitt. Ripley se voit doter d’un GROS fusil lance-grenades, par exemple. Loin de libérer le monde de l’assaut des mâles, ce qui tendrait, dans une lecture réducto-chrétienne à l’assimiler comme castratrice, elle se fond en eux, les imite par l’emploi fréquent de ce substitut phallique grâce auquel elle va affronter une autre femelle, comme elle apte à la reproduction. Ce n’est donc plus une libération mais une compétition en vue de l’appropriation du phallus qui se joue dans « Aliens : le retour », phallus vu comme le maître du destin de l’espèce. C’est uniquement dans cette optique que le caporal Hicks survit à l’hécatombe : soigné par « maman-ripley », il pourra ensuite la féconder et ainsi sauver la structure de la famille traditionnelle !
Enfin, pour terminer, soulignons la prégnance de l’idéologie mariologique dans les structures narratives cameroniennes. En effet, Newt, l’enfant tombée du ciel, est là pour induire dans la psyché du spectateur deux effets : l’un, classique, de miroir entre la parthénogenèse Alien et l’absence de relation autre que spirituelle entre Newt et Ripley ; ce qui aurait été intéressant si Hicks n’avait pas survécu. L’autre effet, plus sournois, est l’annonce du combat entre les « deux mêmes » se disputant l’enfant, Newt symbolisant la pureté (elle est blonde…) ainsi que l’avenir de l’humanité. Humanité prise en otage par la Mère Sombre Alien, sorte de Lilith pécheresse que doit tuer Ripley, endossant alors les habits d’Eve. Avec un gros flingue. « Ne la touche pas, sale pute », rugit une Ripley vitaminée par la technique (palliatif à la faiblesse féminine), revêtue d’une armure futuriste de chevalier, archétype de féodalité soumise à « Dieu-le-père » (cf. Lacan). Ri-di-cu-le. Affronter le Roi Alien eut inversé les données du problèmes et aurait offert un large choix interprétatif aux conditions de l’évolution de la famille dans les sociétés post-modernes, ce qui est évidemment la préoccupation première d’un cinéaste lorsqu’il réalise ce genre de film.
Loin de mettre à l’honneur la féminité, « Aliens : le retour » est une grosse régression à la papa vers la soumission judéo-chrétienno-musulmane au phallus, avec pour indice l’homme artificiel, sorte de double masculin dédié aux forces sociales dont on nous montre, à l’inverse du premier film, qu’il est entièrement sous contrôle. Sans aucun potentiel de violence. Castré. Son nom est Bishop : l’évêque… Point d’étonnement, donc, au succès du film à l’époque : les mâles y ont vu une femme faussement révoltée, qui éloigne d’eux la reproduction parthénogénétique, et qui développe, après des débuts houleux, de bons rapports avec les hommes castrés, les évêques –symboles de la domestication de la femme par la religion (cf. Lv, 12, 5).
Les mâles, ainsi confortés dans leur bilmeurisme, peuvent donc se la couler douce sur le canapé, tels Hicks, en attendant de féconder maman dans la joie ! Une « maman-marie », qui, n’ayant pas connu les affres de la maternité avec Newt, reste donc « pure » et « vierge », parachevant le phantasme de « l’initiateur » chers aux machos et aux religieux de tout poil. A 16 ans, j’avais adoré ce film…
Outro : bon, alors, pour l’analyse d’Alien 3, on fera ça dans un troisième article… J’ai un peu débordé, là… Pour l’instant, donc, Cameron : 0. Fincher arrivera-t-il à relever le défi ?
Chose promise chose due : la suite ici.
Et en plus j’apprends des trucs : Cameron a co-scénarisé Rambo II !!!
ouais… alors quand on parle de son talent… hein…
[...] article est la suite de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part II et de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part [...]
« Je ne voudrais pas être de mauvaise foi, mais il est évident que James Cameron n’a rien compris »
C’est en débutant l’article par ses propos tranchés et réduits à un point de vu personnel que tout ton débat perd son intérêt. Dès lors, le lecteur ne peut s’attendre qu’à un point de vu impartial.
Le premier opus de la saga Alien a brillé à travers son côté obscure. Cependant à l’issu du film, il demeure une grosse inconnue soulevée par Kane. D’où proviennent ces milliers d’oeufs ? Aliens le retour en apporte la réponse. La reine d’Aliens le retour n’est en aucun cas dans l’esprit de Cameron celle qui a donné naissance aux oeufs du 1. Si une reine est une espèce rare, elle n’est pas unique. De plus, 57 années séparent les 2 films chronologiquement. Sans vouloir faire d’accusation ton analyse est donc faussée sur ce point. Le film répond aussi à une autre attente du spectateur qui a vu le 1er épisode. Un humain peut-il s’en sortir en combattant l’alien ? D’où l’utilité de mettre en place des colonial marines, les plus habilités à lutter contre l’alien.
Bien facile est de résumer Aliens le retour à ces propos que je cite : « Ripley est retrouvée, toc elle repart, pouf les marines, hop Newt, rhâ le traître, boum la castagne, meuh la Reine, youpi la victoire. Reprenons plutôt les éléments discurso-narratifs dans le cadre d’une analyse pathorelle. » Pour commencer, que signifient les termes « discurso-narratif » et analyse pathorelle » ? Ces expressions n’existent pas dans les dictionnaires de la langue française et n’ont jamais été employé. Quant au résumé fait du film, cela traduit une certaine lâcheté. Le Titanic (un bon film quand même, non ?) peut se résumer simplement un beau gosse qui rencontre l’amour au sein d’un bateau qui va bientôt couler.
La reine ne peut prendre la place de Ripley dans l’inconscient du télespectateur. Sa révélation apparaît plus de deux heures après le début du film (version longue) et en visionnant le film, la préoccupation principale est de savoir comment les humains vont faire pour survivre et surtout qui va survivre. L’apparition de la reine constitue de mon point de vu, plutôt le dévoilement de l’intrigue de Aliens le retour mais aussi Alien le 8eme passager. Tu affirmes que le télespectateur n’y comprend plus rien ? Rien n’est moins vrai.
Le reste de l’article n’est hélas qu’une démonstration vide de sens, remplie de mots très compliqués comme pour impressionner le lecteur mais aussi mieux l’endormir. Que la parthogénèse soit arrhénotoque, thélytoque, amphotérotoque, en quoi cela change-t-il fondamentalement la donne ?
Autre passage que je souhaite reprendre : « Loin de libérer le monde de l’assaut des mâles, ce qui tendrait, dans une lecture réducto-chrétienne à l’assimiler comme castratrice ». Hormis le fait que cela n’a rien à voir avec le film, sache que la chrétienté est au contraire une religion féminine. Mais je ne m’attarde pas sur du hors-sujet. L’épilogue du 2eme opus s’achève sur une victoire sans arme. En 2h40 de film, il n’y a que deux moments forts de castagne : la première escarmouche qui dure 5 minutes et la grande lutte finale qui voit disparaître les soldats Hudson et Vasquez, Burke et le lieutenant Gorman jusqu’à la disparition de Newt.
La survie du caporal Hicks n’impose pas la naissance d’un couple Hicks/Ripley. Tout d’abord une attirance physique des deux personnages est très suggérée. Les deux personnages se lient, c’est bien normal en ces circonstances, mais ils ont d’autres idées en tête que de s’accoupler. Il leur faut avant tout survivre. Newt elle, s’inscrit dans une relation mère/fille qui n’a rien d’une approche chrétienne (comme si la notion de famille était imbriquée dans une vision religieuse). Cameron veut ajouter un filon émotionnel en y ajoutant une petite fille sans défense mais courageuse que Ripley s’est promise de protéger. Le fait que Newt et Hicks survivent tient aussi du fait que Cameron ne voulait sans doute pas accorder une fin trop similaire à celle de Scott. Et puis pourquoi Ripley devrait-elle être la seule à survivre ?
Je ne vois pas en quoi le fait que Hicks survive ampute la relation Ripley/Newt. Les relations Ripley/Newt et Ripley/Hicks sont à mettre en parallèle. De même que les relations Hicks/Hudson et Hicks/Ripley ou Vasquez/Drake et Vasquez/Hudson.
N’y voyez pas une approche sexiste et religieuse du film Aliens le retour. Il n’y en a pas.
En conclusion, j’affirmerai que votre critique est vide de sens. Diffamation, déformation et omission sont omniprésents. Au final, on se retrouve plus à décrypté un message politique qu’une approche du film en tant que tel. Mais au vu des premiers propos cela semble logique. Monsieurwar, au pseudo très phallique (voyez là une ironie de ma part), avait déjà décidé de descendre le film. Je suppose que la raison profonde est une haine personnelle envers James Cameron.
Ta réponse est en effet excellente, Amdy. Je vais analyser tes arguments posément et je te réponds sans délai ! Oh, oui, Amdy, dis-moi oui !
Cher Amdy, oui, trois fois oui, tu m’a fait évoluer ! Bravo à toi. Quelques précisions toutefois, pour que tout soit bien clair. Je te cite et je commente, OK ?
« C’est en débutant l’article par ses propos tranchés et réduits à un point de vu personnel que tout ton débat perd son intérêt. Dès lors, le lecteur ne peut s’attendre qu’à un point de vu impartial. » En effet, un point de vue impartial, c’est le but de ce genre d’article. T’as tout pigé !
« Le premier opus de la saga Alien a brillé à travers son côté obscure. » J’adore cette phrase ! Je peux te la piquer ? Franchement, c’est assez génial !
« Sans vouloir faire d’accusation ton analyse est donc faussée sur ce point. » Zut, grillé ! T’es trop fort !
« que signifient les termes « discurso-narratif » et analyse pathorelle » ? » Eh bien, clique sur ces mots (tu pourras remarquer qu’ils sont subtilement mis en couleur de façon différente) et tu arriveras sur le dictionnaire Warien ! Tu sauras tout sur le vocabulaire trendy et tendance !
« Quant au résumé fait du film, cela traduit une certaine lâcheté. Le Titanic (un bon film quand même, non ?) peut se résumer simplement un beau gosse qui rencontre l’amour au sein d’un bateau qui va bientôt couler. » Zut, tu m’as encore percé à jour !
« Le reste de l’article n’est hélas qu’une démonstration vide de sens, remplie de mots très compliqués comme pour impressionner le lecteur mais aussi mieux l’endormir. Que la parthogénèse soit arrhénotoque, thélytoque, amphotérotoque, en quoi cela change-t-il fondamentalement la donne ? » Cela change la théorie du dasein -sexué ou antropomorphe- dans le cadre d’une réification de la femme qui cherche à accepter la nécessité sans recourir au spinozisme de façon trop ostentatoire, comme nous le prouve la réplique « ne la touche pas, sale pute ! » Mais sinon, tu m’as encore eu !
« Hormis le fait que cela n’a rien à voir avec le film, sache que la chrétienté est au contraire une religion féminine. » Mais oui, dire que je ne l’avais pas vu ! Merci !
« Tout d’abord une attirance physique des deux personnages est très suggérée. » C’est ce qui arrive parfois au cinéma. si, si je te jure…
» Les deux personnages se lient, c’est bien normal en ces circonstances, mais ils ont d’autres idées en tête que de s’accoupler. » Même pas vrai, t’as vu la façon dont elle tient son gros flingue !
« comme si la notion de famille était imbriquée dans une vision religieuse » – sans commentaire. T’es un génie, Amdy !
« Et puis pourquoi Ripley devrait-elle être la seule à survivre ? » Pour créer ce que l’on nomme une tension dramatique. C’est dans le dico, tu vas trouver !
« Les relations Ripley/Newt et Ripley/Hicks sont à mettre en parallèle. De même que les relations Hicks/Hudson et Hicks/Ripley ou Vasquez/Drake et Vasquez/Hudson. » C’est pas faux, mais quid de Burke ?
« N’y voyez pas une approche sexiste et religieuse du film Aliens le retour. Il n’y en a pas. » C’est vrai ! D’ailleurs, il n’y a pas d’approche, puisque c’est un film de Cameron !
» Diffamation, déformation et omission sont omniprésents ». C’est un peu le but,en même temps, qu’elles soient présentes !
« Monsieurwar, au pseudo très phallique (voyez là une ironie de ma part) » Ah bon ? Merci, je n’avais pas remarqué (mais votre esprit incisif me dépasse largement…) Ceci dit, c’est depuis que je préfère Spielberg à Cameron que j’ai pris ce pseudo : car si phallique c’est bien, ETphallique ; c’est mieux !
« Je suppose que la raison profonde est une haine personnelle envers James Cameron. » Tu m’as percé à jour, Amdy. Depuis que Cameron m’a piqué ma petite amie, je le descends en flèche… pardon… Désolé…
Voilà, cher Amdy, j’espère avoir correctement répondu. Je dois t’avouer que tu as parfaitement saisi l’essence des « Carnets de la Toile », qui est de porter un regard lucide et objectif sur la production cinématographique du XX et XXIe siècle. J’espère qu’on signera un article ensemble… (PS : Bijou, c’est toi avec ce pseudo ? T’es trop fort, mec, mais tu es meilleur en orthographe d’habitude !)
Dernier point : Amdy, si tu crois réellement ce qu’il y a d’écrit dans mes articles et si dans le même temps ta critique n’est rédigée pas au troisième, mais au premier (degré, faut suivre, mec) ; alors je te suggère respectueusement de faire du football, ou de retourner en CM2 ! Je t’adore, bro ! A+ !
Amdy or the oxy-moron
il est bon, oui… pourquoi oxymore ? Il s’oxyde plus ? (Ahahah)
bonjour, je voudré gavé soutenir Andy +1. M. War je te conné t trop naz !!
oh zyva di palermo t tro pas coule !
Hey, Amdy, j’ai rédigé deux autres articles sur Alien ! Tu veux pas aller les critiquer stp ? C’est trop bon…
Hey tout le monde
MrWar, dommage que tu tentes de ridiculiser Amdy, il argumentait ses remarques, cela méritait autre chose que de la condescendance ( voir de la moquerie/mépris ).
Ta critique est intéressante, et son intérêt est de permettre le débat. Là franchement à la place d’Amdy, je ne mets plus les pieds ici.
Sans vouloir ni pouvoir ( faute de temps ), argumenter au delà de quelques remarques, je trouve que tu y vas de toute façon fort sur le cinéma de Cameron.
Que tu cherches à démontrer que les thèmes d’Alien ne sont plus développés de la même façon dans Aliens, ok, 1 point pour toi, Cameron a toujours dit qu’il cherchait à prendre une autre direction. De là à faire de cette suite un film pour ado sans fond… Tu faits un sacré raccourci.
Les thèmes en vrac d’Alien : l’homme contre Dieu, seul perdu dans l’espace, confronté à sa nature et son absence de croyance. Revenir à ce qui fait de l’homme ( la femme ), conquérant de l’espace peu à sa place dans son vaisseau utérus ( « mother » ), un être paumé et en proie à ses démons, à la peur de l’inconnu.
Je ne développe pas, tu l’as très bien fait dans ton 1er article. Tu aurais pu insister sur l’analyse visuelle et pas purement thématique, car le labyrinthe/vaisseau et la façon de présenter le minotaure/monstre enrichiraient tes propos sans dénaturer leur sens.
Par contre je te rejoins moins dans ta 2ème analyse, car 1/ j’aime beaucoup ce film depuis mes 16 ans, et 2/ tu te méprends à mon avis sur ce qu’une ( bonne ) suite doit être.
Car si l’aspect divin a clairement disparu du 2, faute de huit clos pour poursuivre la métaphore ( vaisseau/temple ), et que la peur matricielle qui nourri l’homme s’est transformée en combat pour survivre, la thématique de la femme seule détentrice du pouvoir de reproduction et donc du droit de survivre se retrouve dans Aliens : Cameron y poursuit même l’envie d’y confronter la famille avec Newt et Hicks.
Quant au combat pour la survie de son espèce ( oeufs/newt ), la reine et Ripley offre quand même un sacré moment de pelloche pour une fin qui reste gravée dans les mémoires de beaucoup de cinéphiles de plus de 16 ans.
Tu es déçu de voir la franchise basculer du féminin vers le masculin, je ne suis pas d’accord. Pour moi, Cameron joue au bourrin mais au final, cela ne les aide pas plus que l’équipe du nostromo : seule Ripley ( une femme ) trouve la solution en refaisant tout péter ( décidément ) et l’homme ( Hicks ) ne survit que grâce à elle, à mon avis pour alimenter cette figure familiale reconstituée : la maman, le papa, et la progéniture.
Ce combat entre deux espèces est donc celui de deux « reines » pour leur famille. La place du roi ici est anecdotique. Tu peux voir dans les armes des phallus en puissance, je suis d’ailleurs d’accord avec toi, mais cela en fait une guerrière, pas un homme. Et puis combattre un troupeau d’Aliens avec une fourchette et un biberon, t’avoueras que ça laisse moins de chance de faire un 3.
Car au final, que fait Cameron : là où dans le 1, on joue sur la claustrophobie et les peurs primales de l’homme reliées à ses croyances primitives, dans un film calme, précis, si peu hollywoodien qu’aucune des figures de style scénaristiques classiques du cinéma américain ne sont exploitées : une histoire d’amour à caser, des blagues potaches, de l’émotion bidon, une présentation artificielle des personnages renforçant la tristesse de les voir mourir 1 par 1 ( on sait à peine qui est qui )…
La force du 1 est ailleurs, comme tu l’expliquais assez bien.
Le 2 lui prend le contrepied et y va à fond dans ce genre de « trucs » : tout y passe, la séduction, la surenchère, l’émotion, tous les ingrédients hollywoodien du succès international assuré y passe… mais fait par Cameron, ça a quand même de la gueule.
N’est ce d’ailleurs pas avec ce film que l’on a un étalon de ce qu’une suite réussie peut être ? Car à part le Parrain 2, L’Empire contre attaque ( cas à part d’une trilogie dont l’histoire ne se limitait pas au 1 ), et de rares exemples, quand même tu seras ok pour dire qu’une suite est rarement plus réussie.
Là, je trouve toujours le 1 meilleur et plus intéressant, mais la grande variété de ce qui compose le 2, son aspect « rambo 2″ comme tu dis, cette variation à partir d’un mythe fort comme Alien, tentée par Cameron et réussie selon moi, rend l’entreprise prenante.
On se retrouve c’est vrai avec un film d’action au lieu d’un grand film d’angoisse psychanalytique, mais quel film d’action !
D’ailleurs si tu n’aimes pas ce film Amdy a raison, tu ne peut pas aimer le cinéma de Cameron. Car c’est un condensé de son style. Trouve dans sa filmo intimiste comme l’est l’Alien de Scott. Même un Terminator fauché et limité par la technique d’alors tente d’en mettre plein la vue. Les personnages sont construits à l’identique. Très bien d’ailleurs.
Cameron porte le style Hollywoodien au plus haut, en accordant de la place aux personnages, en cassant le manichéisme de ses situations par un vrai point de vue sur la motivation de ses héros. Que le film parle de combat de robots pour le bien de l’humanité, de deux gamins tombant amoureux sur un énorme bateau trop petit pour eux, ou d’un couple au fond des mers cherchant à comprendre le mystère qui les entoure :
l’amour triomphe toujours d’une menace souvent liée au militaire, sous ce regard pessimiste envers un monde qui n’accorde plus assez de place à l’innocence.
Certes c’est basique et cul-cul la praline, mais encore une fois, une suite n’est pas forcément le prolongement thématique du 1. Elle peut aussi être son miroir. Son opposé… Ou plusieurs millions de dollars au box-office, on est d’accord.
J’avoue ne même pas me relire, tu m’excuseras pour les incohérence, j’écris comme ça vient, une pensée en entrainant une autre, ça sera sans doute décousu et bien moins structuré que toi, merci au passage pour ton travail.
Bonjour Mr Vengeance,
et merci pour cette réponse (la mienne sera plus courte, enfin je crois.) Pour aller vite : sur Amdy, oui mes réponses à sa « critique » sont décalées et condescendantes, voire pédantes et imbitables. C’est le but de la rubrique : des critiques outrées, insupportables, écrites par un fat imbu de lui-même et de sa pauvre culture qu’il étale comme la confiture sur le pain desprogien. En gros, les Carnets de la Toile sont une parodie et une caricature (très outrée) des cahiers du cinéma, sur le net… Alors quand je lis ce qu’Amdy m’écrit, soit c’est au troisième degré et je rêve d’écrire une chronique avec lui, soit c’est au premier et là je ne fais pas de quartier. Qu’il revienne ou pas, eh bien, peu importe… Et, bien que personne ne soit à l’abri d’une faute d’orthographe (j’en commets assez souvent), ce garçon aurait pu se surveiller un peu plus de ce point de vue. Il confond « partial » et « impartial » en introduction… Enfin, peu importe.
Je ne pensais pas devoir expliquer comme cela les quelques pauvres articles que le Webmestre à l’obligeance d’héberger (je possède des photos de lui compromettantes lors de son voyage en Thaïlande, remarque). Que fais-je ? J’essaie de faire rire ! Ne me dis pas que tu prends les « analyses » au sérieux, quand même ! Je pars en général d’une idée à peu près sincère, je la rationalise à l’extrême et je la parsème de citations qui n’ont rien à voir, assortis de quelques jeux de mots (pourris). Le ton employé est un peu celui de la bd Achille Talon : sentencieux et fat. C’est sensé faire rire !
Ma « déviance » mentale (ou mécanisme de défense) est l’ultra-rationalisme, assorti d’un tempérament colérique. Je m’en sers de cocktail, je secoue, je fais lire à mes amis et quand j’entends des rires, eh bien ! C’est gagné ! Pour Alien2, sur le fond des analyses, je suis à peu près en accord avec toi et tes remarques (« armé d’un biberon » pour la suite, génial !), bien que le fond de mon article reflète une partie de ce que je pense (avant l’hypertrophie rhétorique). Relis-le, enlève toutes les remarques idiotes que j’ai pondues, réduit la structure à sa part congrue et tu auras ce que je pense (trop de filles – un alien père archaïque plus intéressant – structure narrative trop traditionnelle sans trop d’inventivité.)
Ensuite, ce gimmick sur Cameron (que je n’aime pas énormément, mais que je ne déteste pas non plus) est parti d’un délire avec un ami qui lui, l’adore. Je n’ai pas pu m’en empêcher… J’en fais des tonnes…
Bref, ne perd jamais de vue que 70% de ce que j’écris se situe dans le domaine de la parodie. Il y a toujours un fond de « vrai » (c’est-à-dire de « ce que je pense », mais n’oublions pas d’être pédant) dans ce que j’écris, mais je suis parti du présupposé que les quelques lecteurs qui auraient la patience de me lire s’en apercevraient vite…
Pour le reste, tu as raison, je ne fais quasiment que de l’analyse thématique (parce que je n’y suis pas mauvais, non, pardon, parce que je suis excellent, pas vrai, lectrices humides !) et pas d’analyse visuelle tout simplement parce que je suis une tanche en la matière.
Si tu veux un article 100% sincère, le seul que j’ai écrit est celui-ci : Agora, sur le même site. Je pense tout ce qui y est écrit.
Si tu veux une idée du délire absolu pédant et imbitable, je crois que mon pire (et meilleur) article est celui de Démolition man, même site, même rubrique. J’ai entendu des potes en pleurer de rire (et là j’étais assez fier, comme un gros faisan qui fait le malin dans la basse cour !)
Cameron est-il cucul la praline ? Ben oui, à force d’en faire tirer à ses militaires en carton, forcément ! A bientôt, et merci pour tes remarques (analyse visuelle que je tenterai, structure vaisseau-temple, etc). Mais je ne serai jamais urbain avec quelqu’un qui non seulement lit ces textes au premier degré, se permet de me chercher sans jamais voir l’ironie qui parsème le tout, donne des leçons avec une syntaxe digne d’un collégien flemmard… Il fallait bien que quelqu’un lui dise, non ? C’est une oeuvre de bienfaisance, et, si j’étais lui, je m’enverrai une boîte de chocolat
Monsieurwar le Phallique.
PS : je vais manger, je ne me relis pas. (Excuses toutes faites pour les futures fautes !)
Bon désolé, la réponse n’était pas plus courte…
Tu les as vraiment les photos de Thailande
??
Oui, cryptées en doubles sur 6 disques durs… je te tiens !
« en double », donc (fu**** aurtogrâf)
Ok, je pige mieux, même si je pense que tu aurais eu une conversation animée intéressante ( et surement sans fin ) avec lui en tentant d’expliquer le fond de ton point de vue. Car la forme est drôle et pleine de talent, je te le reconnais avec le même plaisir que j’ai eu à te lire. Mention spéciale à la critique de Conan le Barbare ( et Predator, le reste pas encore lu ).
Reste que Cameron tente une relecture intéressante d’un film que personne n’attendait à pareille étalage de testostérone. Sauf que Cameron est un maitre ( quand même, merde : Terminator 1 et 2 !! ) et que d’un schéma de départ très proche de ce qu’il développe à longueur de film ( l’indomptable soif de développement technologique de l’Homme au mépris de l’environnement et de l’individu ), il fonce dans ce qui fait de Ripley un personnage si fort : la femme est loin d’être le sexe faible, thématiquement ( dans le 1 ) autant que physiquement ( dans le 2 ).
Peut on voir en elle un messie féminin dans le 3 ? Mouais, dur à dire vu que Fincher s’est fait scalper son film. Parfois je ferme les yeux et je m’imagine ce qu’aurait du être ce film, un peu comme le 13ème guerrier de McTiernan…
Bref, je trouve que la richesse de la tétralogie Alien vient de la vraie différence entre chaque film qui la compose. Le 4 est hélas complètement flingué et Jeunet aurait bien eu besoin de Caro sur ce coup là… N’empêche qu’on a encore un autre film très différent des autres, juste il est raté quoi. Dès le scénario d’ailleurs, si vous voulez mon avis.
Sur ce je vous laisse, je vais mater le 2 ( sans dec ) avec ma copine, car le pourquoi de ma présence sur ce blog : je venais de lui montrer le 1, et je cherchais à approfondir mon point de vue en lisant ce genre d’articles ( encore bravo pour le boulot ) du coup ça fait 2h que je suis devant, preuve que ton blog est prenant.
Et si ça se trouve, je vais revenir dans 3h en râlant parce que tu auras eu ( un peu ) raison de ma vision des choses car ça doit faire 5 ans que je l’ai pas revu…
Bon, je vais entraîner mon fils au hand-ball et on se retrouve plus tard !