10.10
2009

Anges et Démons

Une antique confrérie secrète, parmi les plus puissantes de l’Histoire, les « Illuminati », qui s’était jurée autrefois d’anéantir l’Eglise catholique, est de retour. Cette fois, elle est sur le point de parvenir à son but : Robert Langdon, expert en religions d’Harvard, en a la certitude. Langdon a peu de temps pour comprendre ce qui se trame contre le Vatican et déjouer ces nouveaux crimes. Une course contre la montre et contre les tueurs qui démarre telle un jeu de piste : des églises romaines aux cryptes enfouies, des catacombes les plus profondes aux majestueuses cathédrales… Pour l’aider à comprendre toutes ces énigmes, Langdon va rencontrer Vittoria Vetra, une scientifique aussi belle que mystérieuse. Cette fois, il sait à qui il se confronte. Cette enquête diabolique est un piège, chaque secret est une clé, chaque révélation un danger…

Ca, c’est le pitch officiel.
Pour moi, c’est un scénar qui aurait pu être crédible s’il n’était pas si linéaire. La galerie de personnages en termes visuels est efficace, de Tom Hanks à Michael Ironside, les acteurs le font plutôt bien dans ce film. Y’a des tronches en fait, parce que dès qu’ils parlent, on oublie vite l’aspect visuel pour se lamenter doucement sur les échanges…
Les Illuminati, réalité pour certains, mythe pour tous les autres, c’est une bonne base pour débuter un conte ésotérique et occulte. Il faut juste avoir le niveau afin de maintenir l’intérêt des spectateurs et dépasser la lecture d’un Dan Brown. Peut-être qu’en évitant des dialogues d’une banalité digne du journal de 20 heures, Ron Howard s’en serait sorti ?
Malheureusement, comme vous vous en doutez, il est tombé à côté de la plaque. Comment voulez-vous que vos cardinaux et autres prélats soient convenables, si un universitaire américain fait des focus digne d’une première année de fac sur l’histoire du Vatican, et que nos fameux prélats semblent être autant au courant de cette histoire que moi de la tonte des moutons en Patagonie. C’est un des premiers points qui m’a gêné, le second et non le moindre, c’est la quête dans Rome et le Vatican, alors la bravo, des pauvres statues indiquant le chemin à suivre tout le long du film… Ah oui quand même c’est chaud ! Toutes avec la même symbolique élémentaire… Bah oui, c’est hyper tordu là… Attention les yeux.


Je passerai sur la notion ultra raccourcie sur l’antimatière parce que une fois encore, elle est vue dans les grandes largeurs et de très loin, genre avec une longue vue prise à l’envers… Restera l’inénarrable passage secret, oublié depuis 400 ans… Qui passe sur des remparts, donne sur les appartements du Pape,  c’est vraiment du grand n’importe quoi !
Sinon, on pourrait également s’intéresser à notre héros professeur de symbolique, pas capable de lire le latin… De mieux en mieux.
Reste une image assez nickel les trois quarts du film. L’autre quart, ce sont les scènes d’action plutôt pénibles car pas lisibles pour un sou.

Alors on y’est : les personnages ne sont pas crédibles (je ne vous ai pas fait le détail de tous les bugs mais y’a matière), les scènes d’actions sont chiantes, il y a quelques détails historiques sur le Vatican assez intéressants. Après… Hum.
Désolé, mais ça se résume à ça. Un « pas grand-chose » surproduit, avec un casting de premier ordre. Pas marrant, linéaire.
Si vous voulez de l’ésotérique « Low Cost », je vous invite à le voir en streaming, parce que sinon ce n’est pas la peine de le louer ou pire de l’acheter !
J’aurais bien mis une étoile pour l’image, mais au global le scénar est tellement poutrix que je l’enlève… :)

J’aime : l’assassin, bien qu’il soit gros bill (vraiment), il est efficace, car il parle très peu. La clé en métal, qui permet l’accès au PC du chef des gardes suisses (là encore que du bon). J’aime ce film, parce qu’il m’empêchera de regarder le Da Vinci Code (faut pas déconner quand même)
Je n’aime pas : le discours qui dit «  il vaut mieux un vieux faf à toque rouge, qu’un jeune prêtre menteur ». Bah oui, avec la tradition, nos moutons (de Patagonie) seront mieux gardés. Un livre au Vatican, de Galilée qui plus est avec des infos « secrètes » que personne ne voit, sauf le héros, hum…Les courses en bagnoles qui font poursuite, sans poursuite. Les indices pour l’énigme qui sont tous plus énormes les uns que les autres, on a vraiment l’impression d’un jeu de piste fléché pour débiles profonds.

Ah si, j’allais oublié la bande son est pas trop mal… Si vous avez l’occasion, c’est bien le seul truc récupérable d’Anges et Démons.

Acteurs : Tom Hanks, Ewan McGregor, Stellan Skarsgard
Réalisateurs : Ron Howard
Studio : Sony Pictures
Date de sortie du DVD : 1 octobre 2009


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