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	<title>Skul[:K]ing &#187; Manga</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>Appt.44</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Nov 2010 10:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y avait bien longtemps que Ankama ne nous avait pas proposé une BD format manga. Et le petit nouveau s&#8217;appelle « Appt.44 », dessiné par Dara, que le monde du fanzinat français connaît plutôt bien. Couverture alléchante, dessin séduisant, que nous fallait-il de plus pour attaquer le morceau ? Ben justement, ça manque sacrément de sel&#8230;
L’histoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/appt44.jpg" rel="lightbox[7652]"><img class="alignleft size-full wp-image-7655" title="appt44" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/appt44.jpg" alt="" width="300" height="406" /></a>Il y avait bien longtemps que <strong>Ankama</strong> ne nous avait pas proposé une BD format manga. Et le petit nouveau s&#8217;appelle <strong><em>« Appt.44 »</em></strong>, dessiné par <strong>Dara</strong>, que le monde du fanzinat français connaît plutôt bien. Couverture alléchante, dessin séduisant, que nous fallait-il de plus pour attaquer le morceau ? Ben justement, ça manque sacrément de sel&#8230;</p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Gigi, Mick, Jon et Coco</strong> ne se connaissent pas encore, mais emménagent ensemble en collocation à Paris, la ville de tous les vices, afin de se lancer dans une pseudo vie d&#8217;adulte en acquérant un début d&#8217;autonomie. Mais le quotidien à plusieurs n&#8217;est pas simple. Incompatibilité de caractères, de styles de vie, bref&#8230; les débuts entre nos quatre héros sont plutôt tumultueux, à plus forte raison lorsque tous les liens sont à tisser. Ajoutez à cela deux chats, et ça vous fait un mélange détonnant&#8230;<span id="more-7652"></span></p>
<p>Tout se passe (presque) pour le mieux dans le (presque) meilleur des mondes quand débarque à l&#8217;improviste la voisine du dessus, un brin jetée, prétendant posséder des dons de médium. Et alors qu&#8217;elle trouve que des forces mystérieuses sont à l&#8217;œuvre au sein de cette colocation, les chats se mettent justement à flotter dans les airs et marcher au plafond&#8230;</p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Avant toute chose, le dessin est excellent. Quelques menus défauts de-ci de-là sont toutefois présents mais ne gênent en rien la lecture. Le trait est léché, maîtrisé, l&#8217;inspiration japonaise est forte malgré une ligne claire très présente ; les trames sont posées où il faut et quand il faut, mais le chara-design, malheureusement, reste inégal : certains personnages sont plus vivants que d&#8217;autres, mais cela ne casse pas la compréhension du récit.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/Appt44_colocs.jpg" rel="lightbox[7652]"><img class="size-large wp-image-7658 aligncenter" title="Appt44_colocs" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/11/Appt44_colocs-600x205.jpg" alt="" width="600" height="205" /></a></p>
<p>Et le récit justement&#8230; n&#8217;est pas bon du tout. Si poser les lieux et les personnages est inévitable lors d&#8217;un premier tome, faire traîner en longueur cette présentation est parfaitement évitable et nuit à l&#8217;ensemble du volume. Il s&#8217;en dégage une mollesse stressante, une lenteur inintéressante et surtout, il aurait clairement pu être bouclé en un chapitre pour en venir au cœur de la chose : les événements surnaturels. Et faire flotter deux chats en 180 pages pour suggérer qu&#8217;il se passe quelque chose n&#8217;est pas acceptable, c&#8217;est une très mauvaise gestion du rythme et de l&#8217;espace qui, malheureusement, fait particulièrement amateur et, pour le coup, très fanzine. Ne parlons pas de <strong>Gigi</strong>, personnage insupportable que l&#8217;on a plus envie de baffer que d&#8217;aider ou de découvrir son pseudo secret.</p>
<p>Bref, une demi-molle pour <strong><em>« Appt.44 »</em></strong>, pourtant si prometteur, mais dont tout le scénario se résume dans le pitch qui spoile méchamment le cliffhanger de fin de tome, se tirant de fait une balle dans le pied. J&#8217;espère que le second tome sera mieux rythmé et plus vivant, parce que <strong>Dara</strong> a un vrai talent. Mais tout le monde ne peut malheureusement pas être scénariste&#8230;</p>
<p><strong>Editeur : </strong>Ankama<br />
<strong>ISBN : </strong>9782359 100723<br />
<strong>Prix :</strong> 7,50 €</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Ushijima l&#8217;usurier de l&#8217;ombre &#8211; Le Seinen de l&#8217;Apocalypse</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 20:45:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Seinen]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Japon de nos jours. Ushijima est un Yamikin : le dernier recours des gens dans le besoin financièrement. Par l&#8217;intermédiaire de sa société Buy Buy Finance, Ushijima et ses employés prêtent de l&#8217;argent avec des taux d&#8217;intérêts prohibitifs à des individus n’ayant plus aucune autre solution (genre 50% sur dix jours). Actuellement, il y a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ushijima_01.jpg" rel="lightbox[1389]"><img class="alignleft size-full wp-image-1385" title="ushijima_01" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ushijima_01.jpg" alt="ushijima_01" width="208" height="306" /></a>Le Japon de nos jours. <strong>Ushijima</strong> est un Yamikin : le dernier recours des gens dans le besoin financièrement. Par l&#8217;intermédiaire de sa société <em>Buy Buy Finance</em>, <strong>Ushijima</strong> et ses employés prêtent de l&#8217;argent avec des taux d&#8217;intérêts prohibitifs à des individus n’ayant plus aucune autre solution (genre 50% sur dix jours). Actuellement, il y a onze tomes disponibles dans le commerce, c&#8217;est chez Kana et ça s&#8217;adresse (vraiment) à un public averti.<span id="more-1389"></span></p>
<p>Vous allez me dire, oui c&#8217;est un peu Don Salustre ton gars la !? Eh bien autant Louis de Funès est comique dans la Folie des Grandeurs, autant <strong>Ushijima</strong> est sombre. Ce sinistre individu se repaît du malheur des gens. Il l&#8217;indique lui même dans le tome 1, &laquo;&nbsp;nous remettons à leur place des individus qui croient être encore dans le système sociétal japonais alors qu&#8217;ils n&#8217;y sont plus&nbsp;&raquo;.Oubliez les bons sentiments judéo-chrétiens. <strong>Ushijima</strong> est là pour faire de l&#8217;argent et tous les moyens sont bons pour y arriver.</p>
<p>L&#8217;univers que décrit Shohei Manabe ne dépasse jamais les bas-fonds. Des intérimaires (freeters) aux prostituées, en passant par les SDF ou des misérables salary-man ; l&#8217;auteur dépeint par les yeux de son héros (si je puis dire) un système en fin de vie et ses failles apparentes.</p>
<p>Faille financière, faille sociale, désespoir urbain. Tout est montré sans enjolivure et sans cadeau. Des addicts du Pachinko (un jeu de hasard), du sexe,  en passant par des drogues diverses, <strong>Ushijima</strong> regarde tout cela avec sa calculatrice en main. Ni plus ni moins. Le désespoir et le mal-être des individus est exploité au maximum : certains y survivront, d&#8217;autres pas.Il n&#8217;y a pas un grand thème dans <strong>Ushijima</strong>, mais plus des focus sur des situations, cela peut s&#8217;étirer sur un tome ou deux généralement.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/USHIJIMA-111.jpg" rel="lightbox[1389]"><img class="aligncenter size-large wp-image-1388" title="USHIJIMA-111" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/USHIJIMA-111-436x500.jpg" alt="USHIJIMA-111" width="400" height="459" /></a></p>
<p><strong>Ushijima</strong> et son équipe sont, bien entendu, les référents de la narration, mais on s&#8217;éloigne à chaque fois d&#8217;eux pour suivre en détails le quotidien des malheureux. Car oui, au final, les héros ce sont les victimes, on les voit se débattre contre la réalité qui les aspire, les étreint&#8230; <strong>Ushijima</strong> pouvant éventuellement donner le coup final d&#8217;ailleurs&#8230;</p>
<p>Une dernière note, le dessin est assez particulier et ne colle pas aux références manga habituelles, le graphisme de Shohei étant très expressif et en même temps malhabile&#8230; C&#8217;est très particulier pour les personnages. Par contre, pour tout ce qui est urbanisme galopant, il est vraiment efficace.Ce qui donne, parfois des personnages déformés (les loosers) dans une ville parfaite (la société).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ushijima.jpg" rel="lightbox[1389]"><img class="alignright size-large wp-image-1387" title="ushijima" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ushijima-329x500.jpg" alt="ushijima" width="329" height="500" /></a>Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins, vous aimez le Doom, vous êtes triste et fan de manga ? C&#8217;est fait pour vous. Les autres rabattez-vous sur le dernier Lanfeust&#8230;</p>
<p>J&#8217;aime : le réalisme de certaines situations, les problématiques psychologiques des individus, le dessin (bah ouais, je le kiffe moi son graphisme !), toutes les sphères de la société sont passées au scalpel : des Yakusa ratés (rare quand même non ?) aux autres Yamikins (usuriers comme Ushijima), en passant par les petits jeunes (des loups aux dents longues) ou les retraités qui claquent leur argent en bourse&#8230;<br />
Je n&#8217;aime pas : parfois <strong>Ushijima</strong> est un peu trop inébranlable, dommage. Il y a un petit passage à vide entre les tomes 6-8, genre ça crampe un peu. Mes préférés restant les trois premiers&#8230;<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="4" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Ikigami- Préavis de mort</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 21:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Japon, dans un futur proche, le gouvernement met en place une loi drastique visant à faire baisser délinquance et criminalité dans le pays: la loi de Prospérité nationale. Le concept est simple : à l&#8217;âge de six ans, tous les enfants du pays se font vacciner contre diverses maladies ; mais une seringue sur mille contient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami-01.jpg" rel="lightbox[1218]"><img class="alignleft size-medium wp-image-1220" title="ikigami-01" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami-01-210x300.jpg" alt="ikigami-01" width="210" height="300" /></a>Au Japon, dans un futur proche, le gouvernement met en place une loi drastique visant à faire baisser délinquance et criminalité dans le pays: la loi de Prospérité nationale. Le concept est simple : à l&#8217;âge de six ans, tous les enfants du pays se font vacciner contre diverses maladies ; mais une seringue sur mille contient une nanocapsule qui à une date donnée (entre 18 et 24 ans), entrainera la mort du patient en explosant dans son cœur.<span id="more-1218"></span></p>
<p>Nul ne sait qui est condamné lors de l&#8217;injection, et ainsi chacun prend sens de la valeur de la vie et consacre sa jeunesse à tenter de réussir, ne sachant pas s’il pourra profiter de l&#8217;avenir. Tel est le sujet plein d&#8217;optimisme (la série est catégorisée « seinen », c&#8217;est-à-dire pour adultes) que nous propose <strong>Motoro Mase</strong> dans son manga <strong>Ikigami</strong>, édité par Asuka, et dont le quatrième tome est sorti fin septembre.</p>
<p>Le récit suit les traces  du jeune Fujimoto, récemment entré au service du ministère de la Santé et de la Protection Sociale, et dont le travail consiste à livrer les <strong>Ikigami</strong>, les préavis de mort signifiant à la personne condamnée qu&#8217;elle n&#8217;a plus que vingt-quatre heures à vivre.<br />
Chaque tome est construit sur le même schéma : deux récits nous décrivent les actions entreprises par les condamnés durant leurs dernières heures, entrecoupés des réflexions de Fujimoto sur le sens de la loi de Prospérité nationale.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/Ikigami_2_centre.jpg" rel="lightbox[1218]"><img class="aligncenter size-full wp-image-1223" title="Ikigami_2_centre" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/Ikigami_2_centre.jpg" alt="Ikigami_2_centre" width="450" height="259" /></a></p>
<p>Ce qui fait à mon sens la force d&#8217;Ikigami, c&#8217;est le rapport presque paradoxal qu&#8217;établit l&#8217;auteur entre un sujet très ancré dans la mentalité japonaise (le sacrifice de l&#8217;individu pour le bien-être du groupe), et des personnages aux attitudes et réactions souvent éloignées de l&#8217;image de soumission que renvoie un Japon qui a, durant son histoire, très souvent été tourné tout entier vers la mort.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami1.png" rel="lightbox[1218]"><img class="alignright size-large wp-image-1226" title="ikigami1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami1-363x500.png" alt="ikigami1" width="305" height="419" /></a>Au final, <strong>Motoro Mas</strong>e se sert de la facilité avec laquelle la loi de Prospérité nationale pourrait s&#8217;intégrer dans les mœurs japonaises, pour nous donner l&#8217;impression d&#8217;être en terrain connu, mais élargit très rapidement son propos en donnant à voir des individus dont les réactions sont prises en compte dans le cadre du facteur humain, et plus dans celui de leur nationalité uniquement.<br />
Une simple question, que se pose Fujimoto lors des longues heures qu&#8217;il passe devant son bureau, construisant les bases de la réflexion que Motoro souhaite engager chez le lecteur: est-ce la société qui a rendu nécessaire la loi de Prospérité nationale, ou cette dernière qui a fait de la société ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui ?</p>
<p>Dans <strong>Ikigami</strong>, la mort n&#8217;est pas un jeu. Ici, pas de Dieu de la Mort facétieux, ou de carnet magique (Cf. Deathnote) ; juste les derniers instants, souvent douloureux, d&#8217;une mort programmée.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="4" width="123" height="27" /></p>
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		<title>20th Century Boys</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Oct 2009 10:54:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Rock]]></category>

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		<description><![CDATA[Écrit par Naoki Urasawa, 20th Century Boys est un « Seinen » (manga pour jeune homme), que l&#8217;on trouve en France chez Panini Manga. Les deux derniers tomes se nomment 21st Century Boys (1 et 2). Ce manga a reçu quatre prix à ce jour, dont le &#171;&#160;Prix de la meilleure série au festival d&#8217;Angoulême&#160;&#187; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.20th_century_boys-1_m.jpg" alt="" />Écrit par <strong>Naoki Urasawa</strong>, <strong>20th Century Boys</strong> est un « <strong>Seinen</strong> » (manga pour jeune homme), que l&#8217;on trouve en France chez Panini Manga. Les deux derniers tomes se nomment <strong>21st Century Boys</strong> (1 et 2). Ce manga a reçu quatre prix à ce jour, dont le &laquo;&nbsp;<strong>Prix de la meilleure série au festival d&#8217;Angoulême</strong>&nbsp;&raquo; en 2004.<span id="more-210"></span></p>
<p>Tout d&#8217;abord, pour les individus qui seraient repoussés par le terme Manga (et plus généralement, le graphisme), <strong>20th Century Boys</strong> possède un graphisme proche de ce qui s’apparente à de la BD franco-belge, donc ne vous attendez pas à avoir du BESM toutes les deux pages. Essentiellement en noir et blanc, en format 10X18, vous trouverez tout au plus une vingtaine de pages en couleur.</p>
<p><img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.21st_century_boys_1_s.jpg" alt="" />Passons maintenant aux choses sérieuses : 20th Century Boys c&#8217;est quoi ? Une chanson de <strong>T-Rex</strong> (20th Century Boy sorti en 1973), qui changera la vie d&#8217;un des héros (Kenji), éveillant en lui le goût du rock n&#8217;roll. Série au long cours,<strong> 20th Century Boys</strong> retrace les aventures d&#8217;un groupe d&#8217;enfants que l&#8217;on va suivre de 1969 à 2018. En gros.</p>
<p>Dans les années soixante, des mômes (<strong>la bande à Kenji</strong>) créent une « base secrète » (celle-ci est en herbe tressée&#8230; Oui je sais) au sein de laquelle ils s&#8217;amusent à jouer, pas forcément à la guerre, mais en tout cas à imaginer un monde peuplé de menaces terribles ainsi que de héros. Ce sont eux les héros imaginaires de ces aventures, dont l&#8217;intégralité est notée dans le cahier des prédictions. En 1997, les enfants sont devenus adultes, certains ont réussi, d&#8217;autres ont mis leurs rêves de côté afin de s&#8217;insérer sagement au sein de la société. <strong>Kenji</strong>, après le suicide de <strong>Donkey</strong> (un membre de la bande), se retrouve dans des situations de plus en plus compliquées, impliquant le mystérieux <strong>Ami</strong>, qui est visiblement le chef d&#8217;un groupuscule (une secte quoi). En même temps qu&#8217;<strong>Ami</strong> se révèle, les événements écrits au sein de leur cahier de prédiction semblent se réaliser&#8230;<br />
<img style="margin: 0 auto; display: block;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.028_m.jpg" alt="" /><br style="font-weight: bold;" /><strong>20th Century Boys</strong> retrace l&#8217;enquête de ces enfants, puis de ces adultes, sur plus de 40 ans. Vous avez lu ÇA de Stephen King ? Il y a un effet similaire à la fameuse Madeleine de <strong>Proust</strong> dans le scénario, qu&#8217;ont en commun ÇA et <strong>20th Century Boys</strong> (l&#8217;horreur en moins). D&#8217;ellipse en ellipse, on suit avec bonheur cette enquête qui nous mène aux quatre coins du monde. Cette quête désespérée tourne autour de plusieurs thèmes : le millénarisme, la guerre bactériologique, la propagande, l&#8217;amitié et bien entendu le rock n&#8217; roll !<br />
Désabusée, tendre et drôle, cette série est un chef-d&#8217;œuvre. Suivre durant 24 tomes (soit presque 5000 pages !!!) les aventures de nos héros ne relève même pas de la gageure. Dès le premier tome, on est accroché et il est improbable de s&#8217;arrêter avant la fin. J&#8217;ai eu la chance de pouvoir le lire en entier sans avoir à patienter, indéniablement j&#8217;ai pris mon pied <em>(merci David MGM, une fois encore)</em>.<br />
<img style="margin: 0 auto; display: block;" src="/public/LIVRES/MANGA/20_CENTURY/.030_m.jpg" alt="" /><br />
Au départ, le graphisme m&#8217;a un peu choqué, car très européen&#8230; Cette sensation a disparu rapidement, tellement j&#8217;étais envouté par cette enquête totalement tordue. Au final, cette quête un peu morale me fait penser à Kipling et son fameux <a href="http://www.periblog.fr/labels/Rudyard%20Kipling.html%22">&laquo;&nbsp;Tu seras un homme mon fils&nbsp;&raquo;</a>. Lorsque tout s&#8217;écroule, seuls notre conscience et nos choix demeurent. Définitivement mythique.</p>
<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/5.png" alt="" /></p>
<div style="margin: auto; text-align: center;"><object style="width: 480px; height: 385px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg" /><embed style="width: 480px; height: 385px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/Ylww2dOW7fg"></embed></object></div>
<p><em>Plutôt que de mettre le trailer de l&#8217;adaptation cinématographique (en trois films) de </em><strong><em>20th Century Boys</em></strong><em> je préfère vous laisser écouter (et voir) le morceau de T-Rex. Respect.</em><br />
Ah oui je suis preneur pour du <strong>Bob Lennon</strong>. Alors n&#8217;hésitez pas <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
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		<title>IRON WOK JAN!R</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 11:43:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je continue ma cure de Manga avec Iron Wok Jan ! R.
Série relativement courte (11 volumes), j&#8217;ai pour l&#8217;instant affronté les 4 premiers tomes disponibles de ce manga culinaire. 
C&#8217;est du Shonen (forcément, je ne vais pas me taper du Shojo, faut pas déconner).
Jan Akiyama est un jeune cuistot totalement irascible et arrogant qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/LIVRES/MANGA/IRONWOK/.iron_wok_01_m.jpg" alt="" />Je continue ma cure de <strong>Manga</strong> avec <strong>Iron Wok Jan ! R</strong>.<br />
Série relativement courte (11 volumes), j&#8217;ai pour l&#8217;instant affronté les 4 premiers tomes disponibles de ce manga culinaire. <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /><br />
C&#8217;est du <strong>Shonen</strong> (forcément, je ne vais pas me taper du Shojo, faut pas déconner).<br />
<strong>Jan Akiyama</strong> est un jeune cuistot totalement irascible et arrogant qui se présente à un concours international de cuisine chinoise. Le but de <strong>Jan</strong> étant de remporter la place d&#8217;honneur. Animé par une rage extrême (si si) son seul leitmotiv est : &laquo;&nbsp;<strong>la cuisine, c&#8217;est la guerre !</strong>&laquo;&nbsp;. Autant dire qu&#8217;il va tout faire pour écraser ses adversaires, ses détracteurs. Bien entendu, il va ridiculiser le jury et le principal organisateur du tournoi.<span id="more-194"></span></p>
<p>Alors, c&#8217;est étonnant. Le premier contact avec l&#8217;ouvrage a été particulier, ce <strong>manga</strong> n&#8217;est pas forcément dessiné de manière exceptionnelle, les dialogues sont relativement de base&#8230; Bah ouais, il faut voir que les ouvrages s’adressent à un public assez jeune.<br />
Par contre, il y a des tonnes d&#8217;explications sur la cuisine chinoise, fantaisistes ou pas d&#8217;ailleurs. On se laisse prendre au jeu de ce combat de cuisiniers. Avec de nombreuses intrigues, le déroulé de l&#8217;histoire avance de manière relativement cohérente.<img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" src="/public/LIVRES/MANGA/IRONWOK/.ironwok02_m.jpg" alt="" /><br />
<strong>Jan</strong> le héros est particulièrement odieux, les autres personnages sont « <strong>space</strong> », un cuisinier ninja, un cowboy, une biologiste, une allumeuse, ça part dans tous les sens. Les adversaires et détracteurs sont plus horribles les uns que les autres. Finalement, <strong>Jan</strong> avec son égo surdimensionné devient presque sympathique. À tel point qu&#8217;on attend à chaque fois de savoir par quel machiavélique tour il va s&#8217;en sortir.</p>
<p><strong>Le graphisme :</strong> exubérant et dynamique, il peut parfois faire saturer le lecteur. La conception des personnages est assez simpliste et caricaturale ; <strong>Jan</strong> est méchant donc il a les dents pointues par exemple&#8230; Bien entendu, en noir et blanc.<br />
<strong>Les textes :</strong> en fait, je ne suis pas convaincu de certaines traductions qui ne me semblent pas assez précises&#8230; Un peu décalées sur tout ce qui est <strong>culinaire</strong>. Pour les échanges entre individus, ça marche relativement bien. Ce qui me fatigue un peu, c&#8217;est la répétition de mots-clés qui reviennent plusieurs fois par tome. Genre, si on le loupe une fois (improbable) on ne le ratera pas la seconde fois.<br />
<strong>Le scénar :</strong> tout droit ! Un affrontement entre cuisiniers, c&#8217;est linéaire. On a un peu l&#8217;effet DragonBall avec les enchainements d&#8217;affrontements (mais dans des cuisines plutôt que sur un ring), c&#8217;est étonnant parce que la répétitivité n&#8217;est pas si gênante que ça. Au final, on passe outre.<br />
<img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/LIVRES/MANGA/IRONWOK/.IRONWOK-03_s.jpg" alt="" /></p>
<p><strong>J&#8217;aime :</strong> les recettes de cuisine fournies à la fin du tome 1, le côté « dark » de <strong>Jan</strong>, la multitude de personnages proposés ainsi que les situations plus délirantes les unes que les autres, et bien entendu un <strong>manga culinaire</strong> ça le fait quand même bien.<br />
<strong>Je n&#8217;aime pas :</strong> le graphisme un peu simple, les dialogues qui sont parfois trop nazes, le côté coupure de pub que l&#8217;on retrouvait dans les séries anime, genre entre deux épisodes on reprend une partie de l&#8217;épisode précédent avant de lancer la suite. Là c&#8217;est la même &#8230; <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_sad.gif' alt=':(' class='wp-smiley' /><br />
Il n&#8217;y a que des recettes carnivores&#8230; Arf, mais bon dans la cuisine chinoise ça reste cohérent.</p>
<p><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" src="/public/Echelle/3.png" alt="" /></p>
<p><strong>Iron Wok Jan ! R (Tetsunabe no Jan!) </strong><br />
Auteur : <strong>Saijo Shinji</strong><br />
Editeur : <strong>Soleil</strong></p>
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		<title>L&#8217;habitant de l&#8217;infini</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Jun 2009 15:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Série au long cours sortie en 1995 en France, L&#8217;Habitant de l&#8217;infini (Blade of the Immortal en version US ou Mugen no jūnin en version Japonaise), retrace les aventures de Manji, un samouraï immortel dans l&#8217;ère Edo (1770).Accompagné de Lin, une adolescente orpheline, il recherche les membres du Ittô-Ryû, une école d&#8217;arts martiaux qui s&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/habitant_infini1.jpg" rel="lightbox[54]"><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" alt="" src="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/.habitant_infini1_s.jpg" /></a>Série au long cours sortie en 1995 en France, <strong>L&#8217;Habitant de l&#8217;infini</strong> (Blade of the Immortal en version US ou <strong>Mugen no jūnin</strong> en version Japonaise), retrace les aventures de <strong>Manji</strong>, un samouraï immortel dans l&#8217;ère <strong>Edo</strong> (1770).<br />Accompagné de <strong>Lin</strong>, une adolescente orpheline, il recherche les membres du <strong>Ittô-Ryû</strong>, une école d&#8217;arts martiaux qui s&#8217;est imposée d&#8217;une manière peu orthodoxe. Le <strong>Ittô-Ryû</strong> est l&#8217;école des écoles, elle regroupe toutes les techniques et ne se soucie que d&#8217;une chose la technique. Peu importe la sagesse, ou la voie suivie. La maîtrise est tout. Très rapidement cette école va se mettre à dos nombre d&#8217;individus, dont <strong>Lin</strong>, qui a vu les membres de cette école tuer ses parents. </p>
<p>Essentiellement en noir et blanc, cette série comporte actuellement 23 tomes. Le style graphique est assez intéressant, bien entendu on est dans la veine <strong>Manga</strong>, mais on pourra retrouver un sens du détail assez exceptionnel sur tout ce qui est décor et paysage. <strong>L&#8217;habitant de l&#8217;infini</strong> peut être une mine d&#8217;informations pour cette période historique du <strong>Japon</strong> (l&#8217;ère <strong>Edo</strong> pour ceux qui ne suivent pas), ou l&#8217;on pourra retrouver nombre d&#8217;annotations, sur des expressions, ou sur le quotidien des contemporains de cette ère.<br />Au-delà du parti pris historique, les aventures de <strong>Manji</strong> ne sont, pour l&#8217;instant, pas forcément ponctuées d&#8217;éléments fantastiques, au delà du processus d&#8217;immortalité . Le contexte est sombre et relativement réaliste. Les combats sont un torrent de violence (certains pourront dire constant). On remarquera au niveau des graphismes une approche réaliste de l&#8217;anatomie mise à part le côté parfois <strong>BESM</strong> (<strong>Big Eye Small Mouth</strong>) et encore c&#8217;est rare. <em>Forcément quand on découpe des hordes d’adversaires à coup de katana et bien l’anatomie il faut la connaître.</em><a href="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/habitant_infini2.jpg" rel="lightbox[54]"><img style="margin: 0 0 1em 1em; float: right;" alt="" src="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/.habitant_infini2_s.jpg" /></a> ^^<br />Le duo <strong>Manji Lin</strong>, fonctionne très bien et on a une cohérence certaine tout le long de l&#8217;œuvre. On a des très méchants, on a peu ou pas de gentils, tout est en nuances de gris. L&#8217;intrigue tourne bien et d&#8217;un tome sur l&#8217;autre on a hâte de connaître la suite des événements. C&#8217;est un peu comme un western japonais avec des rônins, des bushis, des geishas et pas trop d&#8217;indiens. Et tout se règle dans les bas fonds d’<strong>Edo</strong> (<strong>Tokyo</strong>) ou dans ses environs…<br /><strong>J’aime</strong> la personnalité des personnages principaux (une foultitude). Le sens du détail, le décorum, la politique tout ça tout ça. Certaines illustrations en couleur (pas forcément les couv, mais celles qui sont après…)<br /><strong>Je n’aime pas</strong> la violence un peu trop systématique</p>
<p><em>Un grand merci à David &laquo;&nbsp;MGM&nbsp;&raquo; pour le prêt de la série complète (enfin jusqu’au tome 23). <img src='http://www.skulking.fr/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> <br /></em></p>
<p><em>Pour info, un animé est diffusé depuis peu au Japon, en cherchant bien vous pourriez trouver des épisodes visibles sur le net…Moi j’dis ça, j’dis rien.</em></p>
<p><em><a href="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/Manji.jpg" rel="lightbox[54]"><img style="margin: 0 auto; display: block;" alt="" src="/public/LIVRES/HABITANT_INFINI/.Manji_m.jpg" /></a><strong>L&#8217;habitant de l&#8217;infini.</strong><br />de <strong>Hiroaki Samura</strong><br />chez <strong>Sakka</strong></em></p>
<p><em><strong><img style="margin: 0 1em 1em 0; float: left;" alt="" src="/public/Echelle/4.png" /></strong><br /></em></p>
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