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	<title>Skul[:K]ing &#187; BD</title>
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		<title>La vie secrète des jeunes II</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Apr 2010 14:59:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est de retour, bardé de récompenses après le succès de son film « Les beaux gosses », largement inspiré par une de ses excellentes BD précédemment réalisée et connue sous le nom de « La vie secrète des jeunes ». Il est beau, il est grand, il est velu, il s&#8217;appelle Riad Sattouf, et il récidive avec « La [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/La_vie_secrete_des_jeunes_2.jpg" rel="lightbox[5620]"><img class="alignleft size-full wp-image-5622" title="La_vie_secrete_des_jeunes_2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/La_vie_secrete_des_jeunes_2.jpg" alt="" width="300" height="447" /></a>Il est de retour, bardé de récompenses après le succès de son film <strong><em>« Les beaux gosses »</em></strong>, largement inspiré par une de ses excellentes BD précédemment réalisée et connue sous le nom de <strong><em>« La vie secrète des jeunes »</em></strong>. Il est beau, il est grand, il est velu, il s&#8217;appelle <strong>Riad Sattouf,</strong> et il récidive avec <strong><em>« La vie secrète des jeunes II »</em></strong>, pour le meilleur et pour le rire&#8230;</p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p>Peut-on vraiment parler d&#8217;<em>histoire</em>&#8230; il s&#8217;agirait plutôt d&#8217;<em>histoires</em>, de tranches de vie, de brèves de comptoir, où tout un chacun peut se pencher en curieux, témoin de la vie de tous les jours, où chaque trait d&#8217;esprit, chaque acte de rhétorique, qu&#8217;il soit travaillé, recherché ou sorte du fond du cœur, est décoché comme une flèche en pleine poire du lecteur. L&#8217;humour de ces historiettes naît de l&#8217;incongruité de la situation, du paradoxe créé par le décalage entre les protagonistes et leurs propos bref, de cette comédie humaine qui se déroule tous les jours sous nos yeux et que nous ne savons pas réellement observer&#8230;<span id="more-5620"></span></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p><strong><em>« La vie secrète des jeunes »</em></strong> première du nom a vu le jour en 2004 dans le journal <strong><em>« Charlie Hebdo »</em></strong>, que l&#8217;Association a décidé de regrouper en album en 2007. Fort de ce succès, <strong>Riad Sattouf</strong>, malgré de nombreux autres projets en cours, continue de publier chaque semaine ses anecdotes vécues et véridiques dans l&#8217;hebdomadaire, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;un nouvel opus voie le jour et sobrement intitulé <strong><em>« La vie secrète des jeunes II ». </em></strong>Tout ce qui a fait le succès du premier est là : des anecdotes vécues par l&#8217;auteur dans la rue, le métro, dans des musées, des conventions bref : partout là où la vie peut s&#8217;exprimer pleinement, sans complexes. <strong>Riad</strong> se pose uniquement en témoin et laisse le lecteur être seul juge de ce qu&#8217;il voit.</p>
<p>Graphiquement, le dessin est toujours le même : un dessin rapide, presque naïf, caricatural, mais maîtrisé dans sa construction, uniquement en noir et blanc et sans fioritures. Son style simple est là pour servir un propos plutôt que le camoufler. <strong>Riad</strong> ne fait pas d&#8217;esbroufe et va à l&#8217;essentiel, et ça marche.</p>
<p>Au final, <strong><em>« La vie secrète des jeunes II »</em></strong> est une de ces BD d&#8217;humour marquantes par leur véracité, touchantes par leur simplicité, et vraiment, vraiment, très marrantes. Si vous voulez vous muscler les abdos sans trop d&#8217;efforts, les spasmes des zygomatiques provoqués par la lecture de <strong><em>« La vie secrète des jeunes II »</em></strong> feront parfaitement l&#8217;affaire !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Editeur : </strong>L&#8217;association</p>
<p><strong>ISBN : </strong>9782844 143952</p>
<p><strong>Prix :</strong> 19 €</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Alice au pays des merveilles</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Apr 2010 09:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
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		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Histoire de coller avec l&#8217;actualité (un brin en retard, je suis d&#8217;accord, mais bon&#8230;), je vais aujourd&#8217;hui vous parler de « Alice au pays des merveilles ». Oui, je sais, on vous a rebattu les oreilles ces derniers temps avec le film de Tim Burton (dont vous pourrez lire une critique sur Skul[:K]ing ), et tous les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd.jpg" rel="lightbox[5562]"><img class="size-large wp-image-5570 alignleft" title="Alice_au_pays_des_merveilles_bd" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd-450x600.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>Histoire de coller avec l&#8217;actualité <em>(un brin en retard, je suis d&#8217;accord, mais bon&#8230;)</em>, je vais aujourd&#8217;hui vous parler de <strong><em>« Alice au pays des merveilles »</em></strong>. Oui, je sais, on vous a rebattu les oreilles ces derniers temps avec le film de <strong>Tim Burton</strong> <em>(dont vous pourrez lire une critique sur <strong><a href="../../../../../cinema/alice-au-pays-des-merveilles-burton/">Skul[:K]ing</a></strong> )</em>, et tous les livres et BD qui sont sortis sur ce sujet ont inévitablement croisé votre regard à un moment ou à un autre. Mais parmi tout ce capharnaüm de produits dérivés et d’autres horreurs de mauvais goût, se cachent quelques perles qui méritent réellement que l&#8217;on s&#8217;y intéresse. Alors, prêt à suivre le lapin blanc ?<span id="more-5562"></span></p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Alice</strong>, une jeune fille rêveuse de l&#8217;Angleterre du milieu du dix-neuvième siècle, déteste les grandes leçons strictes qu&#8217;elle est obligée de suivre et préfère de loin se perdre dans les mondes fantastiques qui peuplent ses songes. Lors d&#8217;une évasion champêtre accompagnée de sa sœur, notre chère <strong>Alice</strong> va croiser la route du lapin blanc, paniqué de son retard. Intriguée, elle décide de le suivre jusque dans son terrier. Sa chute va l&#8217;entraîner dans un monde où le fantasmagorique et le psychédélique se mêlent allègrement au chaos et à l&#8217;absurde le plus total&#8230;<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/garde_coeur.jpg" rel="lightbox[5562]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5567" title="garde_coeur" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/garde_coeur-600x308.jpg" alt="" width="600" height="308" /></a></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd1.jpg" rel="lightbox[5562]"><img class="alignright size-large wp-image-5572" title="Alice_au_pays_des_merveilles_bd1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd1-451x600.jpg" alt="" width="300" height="399" /></a>Pour la petite histoire, <strong>Lewis Caroll </strong><em>(1832 – 1898)</em>, l&#8217;auteur du livre et des récits suivants du même univers a écrit <strong><em>« Les aventures d&#8217;Alice au pays des merveilles »</em></strong> pour une petite fille prénommée <strong>Alice</strong> avec qui il passait tellement de temps que beaucoup pensent qu&#8217;il en était amoureux&#8230; Fort d&#8217;avoir jeté ce pavé dans la marre, je laisse les plus curieux d&#8217;entre vous chercher toutes les allusions cachées qui pourraient ponctuer le récit et se faire leur propre idée&#8230;</p>
<p><strong><em>« Alice au pays des merveilles »</em></strong> a été adapté par <strong>David Chauvel</strong>, scénariste prolifique, auteur entre autres de <strong><em>« Arthur »</em></strong>, <strong><em>« Mafia Story »</em></strong>, ou bien encore l&#8217;excellente adaptation du <strong><em>« Magicien d&#8217;Oz »</em></strong> (<em>tous trois publiés chez <strong>Delcourt</strong>), </em>qui signe là un récit ambitieux, mais à l&#8217;adaptation malheureusement trop tronquée pour que le lecteur en apprécie pleinement la lecture.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd2.jpg" rel="lightbox[5562]"><img class="alignright size-large wp-image-5575" title="Alice_au_pays_des_merveilles_bd2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/Alice_au_pays_des_merveilles_bd2-442x600.jpg" alt="" width="300" height="406" /></a> Personnellement, j&#8217;ai été plus d&#8217;une fois frustré de voir que le format franco-belge habituellement long de 46 planches, bien que rallongé ici d&#8217;une vingtaine de planches supplémentaires, ne suffit pas pour que les ellipses, pourtant bien posées, passent comme une lettre à la poste. Deux tomes auraient été nécessaires pour combler ce genre de récit, mais il semble que la vie de cet album ait été réduite aux quelques mois octroyés aux produits dérivés du film. Toutefois, cet album n&#8217;est PAS un produit dérivé du film, c&#8217;est ce que l&#8217;éditeur n&#8217;a malheureusement pas compris&#8230;</p>
<p>Le dessin de <strong>Colette</strong> est ce qui fait toute la valeur de l&#8217;album. Un dessin vivant, stylisé, très souple et très soigné, proche de ce que faisait <strong>Enrique Fernandez </strong>sur <strong><em>« Le magicien d&#8217;Oz »</em></strong>, enrichi d&#8217;une mise en couleur douce et tout en dégradés de fondus propres à chaque scène, dotant celles-ci d&#8217;une ambiance personnelle soutenant parfaitement un trait digne des rêves engendrés par le pays des merveilles.</p>
<p>Bref, <strong><em>« Alice au pays des merveilles »</em></strong> est un très bel album malheureusement un peu abrupt quant à la progression d&#8217;<strong>Alice</strong> dans son aventure initiatique, néanmoins les planches d&#8217;une rare beauté valent à elles seules l&#8217;achat de ce livre. Quant à ceux qui hésitent encore, je n&#8217;aurais qu&#8217;une chose à dire : feuilletez-le !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/alice.jpg" rel="lightbox[5562]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5578" title="alice" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/04/alice.jpg" alt="" width="485" height="750" /></a></p>
<p><strong>Éditeur : </strong>Glénat<br />
<strong>ISBN : </strong>9782723 472425<br />
<strong>Prix :</strong> 15 €</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Je Mourrai Pas Gibier &#8211; Alfred</title>
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		<pubDate>Mon, 29 Mar 2010 06:17:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Bande Dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Mortagne n&#8217;est pas un patelin tranquille. Ceux qui travaillent le bois ne peuvent pas encadrer les vignerons et inversement. La haine fouette les murs. Les coups tordus pleuvent sans prévenir. Martial préfère apprendre la mécanique le plus loin possible. Pour fuir la scierie. Éviter les incidents. Et échapper à la phrase que répètent aussi bien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE-MOURRAI-PAS-GIBIER-Alfred.jpg" rel="lightbox[5335]"><img class="alignleft size-large wp-image-5336" title="JE MOURRAI PAS GIBIER-Alfred" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE-MOURRAI-PAS-GIBIER-Alfred-454x600.jpg" alt="" width="300" height="397" /></a><strong><em>Mortagne</em></strong><em> n&#8217;est pas un patelin tranquille. Ceux qui travaillent le bois ne peuvent pas encadrer les vignerons et inversement. La haine fouette les murs. Les coups tordus pleuvent sans prévenir. <strong>Martial</strong> préfère apprendre la mécanique le plus loin possible. Pour fuir la scierie. Éviter les incidents. Et échapper à la phrase que répètent aussi bien les scieurs que les gars de la vigne &nbsp;&raquo; Je suis né chasseur ! <strong>Je mourrai pas gibier</strong> ! &nbsp;&raquo; Parce que la chasse, ici, tout le monde pratique. Sauf Terence. Il a la tronche en biais. Il ne sait ni travailler ni chasser. C&#8217;est pour ça que Martial l&#8217;aime bien. Et qu&#8217;il ne supporte pas qu&#8217;on se défoule sur lui.</em><br />
Ci dessus la présentation éditeur du roman (bien plus explicite que la  présentation Delcourt)<span id="more-5335"></span></p>
<p>Tout d&#8217;abord, c&#8217;est un bel ouvrage, au format agréable, couverture blanche sobre, papier épais. La première chose qui frappe, c&#8217;est le graphisme global, on est beaucoup plus proche de l&#8217;expressionnisme que des normes graphiques réalistes. Il est certain qu’en partie à cause de cela, le lecteur risque d&#8217;être rebuté au premier abord. On retrouve ici une veine graphique liée à la vague générée il y a quelques années par l&#8217;Association (c&#8217;est le premier nom qui me vient à l&#8217;esprit, mais il y a bien d’autres acteurs dans le domaine actuellement). Pour revenir sur le graphisme, dans plusieurs interviews, <strong>Alfred</strong> évoque le fait qu’il voulait réaliser ce bouquin dans l’urgence et qu’il est parti avec des matériaux et outils bien loin des canons classiques de la bande dessinée. Donc stylo Bic et mauvais papier ont été les supports adéquats pour la mise en place de <strong>Je mourrai pas gibier. </strong>Afin de donner plus de force à l’ouvrage, les planches ont été colorisées et cela fonctionne plutôt bien. Il n’y a pratiquement pas de couleurs vives, que des gammes salies et ternies afin de coller à l’ambiance pesante de cette nouvelle graphique.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_3.jpg" rel="lightbox[5335]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5339" title="JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_3.jpg" alt="" width="600" height="784" /></a></p>
<p>Ambiance pesante, c’est le terme ! Dès que l’on pénètre dans l’ouvrage, on sent s’exhaler de chaque planche la lourdeur du quotidien. <strong>Mortagne</strong> est un petit village enclavé entre bois et vigne, avec ses guerres internes et ses codes de conduites imbéciles que tout le monde se doit de suivre. Un côté France profonde qui fait peur, que l’on connaît tous plus ou moins. Chaque région possède sa zone mythique, vous savez, le bled où il ne faut pas aller, parce que les gens sont trop cons, où il n’y a rien à faire et où il ne faut surtout pas se promener en forêt car on pourrait se prendre un coup de fusil.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_2.jpg" rel="lightbox[5335]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5338" title="JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_2.jpg" alt="" width="587" height="768" /></a></p>
<p>Avec une galerie de personnages à l’aune du lieu, on ne voit pas bien comment il peut y avoir une lueur d’espoir dans le quotidien des protagonistes. <strong>Je mourrai pas gibier </strong>ne décrit pas une belle histoire, mais montre juste une réalité, probable ou pas par rapport à une situation donnée. Bien entendu, c’est une fiction, mais à l’image d’Elephant de Gus Van Sant (voire Délivrance), ce n’est pas non plus uniquement le fruit de l’imagination. La question soulevée dans l’ouvrage est la suivante : avec rien, le néant en perspective, que peut-on faire du quotidien ? Et si nous perdons l’espoir que nous reste-t-il ? Faut-il se plonger dans cette réflexion, ou se laisser porter par le présent ? Vivre parmi ses congénères mesquins, bêtes et violents ?<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_1.jpg" rel="lightbox[5335]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5337" title="JE MOURRAI PAS GIBIER_INT.indd" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_1.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
<p>Grosse claque : <strong>Je mourrai pas gibier </strong>se dévore, parce que le lecteur a toujours espoir, parce que les histoires généralement se terminent bien, on avance dans le microcosme de <strong>Mortagne</strong>, cherchant une lueur improbable. Désespérant, et touchant <strong>Je mourrai pas gibier </strong>devrait vous retourner.</p>
<p>Album : 111 pages<br />
Éditeur : <strong>Delcourt</strong> (7 janvier 2009)<br />
Collection : <strong>Mirages</strong><br />
ISBN-10: 2756013137<br />
ISBN-13: 978-2756013138</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>La Saison Des Flèches &#8211; Trouillard et Stento</title>
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		<pubDate>Mon, 08 Mar 2010 20:08:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Ovni]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai rencontré un pote (fan de la première heure de Skulking), celui-ci, alors que nous buvions un verre (ou deux), m&#8217;a parlé d&#8217;une BD, un truc qui devait absolument être chroniqué sur le site&#8230; Interloqué, je l&#8217;ai écouté me narrer le pitch&#8230; Bon, en fait, c&#8217;est relativement inracontable. Forcément, le lendemain, en traînant dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches.jpg" rel="lightbox[4948]"><img class="size-full wp-image-4950 alignleft" title="La-Saison-des-Fleches" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches.jpg" alt="" width="300" height="410" /></a>J&#8217;ai rencontré un pote (fan de la première heure de <strong>Skulking</strong>), celui-ci, alors que nous buvions un verre (ou deux), m&#8217;a parlé d&#8217;une <strong>BD</strong>, un truc qui devait absolument être chroniqué sur le site&#8230; Interloqué, je l&#8217;ai écouté me narrer le pitch&#8230; Bon, en fait, c&#8217;est relativement inracontable. Forcément, le lendemain, en traînant dans un des hauts lieux de la <strong>BD</strong> bordelaise, j&#8217;ai acheté <strong>La Saison Des Flèches</strong>, sans même jeter un coup d&#8217;œil au contenu du dit ouvrage. Le scénario est de <strong>Samuel Stento</strong> et tout est dessiné par <strong>Guillaume Trouillard. </strong>(Ce qui me fait rire, c’est que la maison d’édition se trouve à une rue de mon futur chez moi – à Bordeaux -, donc c’était un signe, ça ne pouvait que marcher entre nous). Mon ami ayant un sérieux talent pour mettre l’ambiance (juste avec la voix, vous voyez ?) et donc je vais essayer d’être à la hauteur de ce qui m’a fait acheter cet ouvrage.<span id="more-4948"></span></p>
<p>La Charente, de nos jours. Hum, ça commence mal… Un couple de retraités vit tranquillement dans un appartement pas très grand (ça à son importance), le quotidien est morne et ces gens semblent normaux sous tout rapport. Agnès et son mari coulent des jours tranquilles. À des milliers de kilomètres, la société Mulligan Inc, par l’intermédiaire d’un procédé mystérieux et puissant (datant de 1879), met des Indiens en boîte. L’histoire débute lorsque le mari reçoit enfin la boîte Mulligan avec son Indien dedans. A la manière d’un journal de bord<strong>, La Saison Des Flèches</strong> raconte les aventures de cette petite famille avec leurs nouveaux invités (mince j’ai vendu la mèche !). En l’espace de quelques heures, la vie dans l’appartement va être transformée pour ne plus jamais être comme avant. Je n’ai pas envie d’en raconter plus, car l’intérêt est vraiment de découvrir l’ouvrage et l’histoire.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches-1.jpg" rel="lightbox[4948]"><img class="alignright size-large wp-image-4958" title="La-Saison-des-Fleches-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches-1-440x600.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>Sachez seulement qu’avec la présence de cette famille indienne (Gérald, Marie-Paule et Sylvain leur fils), la réalité va évoluer, se distordre et Agnès et son mari vont vivre des événements de plus en plus rocambolesques. Allez, je vais le dire, ce n’est pas un grand secret, l’appartement va commencer à s’agrandir pour ressembler de plus en plus aux territoires sauvages de l’Ouest (ce n’est qu’une infime partie de la trame, je vous rassure).</p>
<p>Au premier abord, cette bande dessinée est très classique, avec un traitement à l’encre et à l’aquarelle, peut-être que cela pourra en rebuter plus d’un, mais la technique est parfaitement adaptée aux aventures et le côté aqueux est un soutien nécessaire aux événements plus qu’oniriques que décrit <strong>La Saison Des Flèches</strong>. La force de cet ouvrage vient de la capacité de <strong>Guillaume Trouillard</strong> de passer d’une ambiance à une autre,<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches-2.jpg" rel="lightbox[4948]"><img class="alignright size-large wp-image-4961" title="La-Saison-des-Fleches 2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/La-Saison-des-Fleches-2-454x600.jpg" alt="" width="300" height="397" /></a> entre les publicités Mulligan’s (qui valent leur pesant de cacahouètes), les cartes des environs ou les documents officiels fournis, tout est fait pour que le lecteur voyage avec ce petit monde « sioux-charentais ». Le scénario de <strong>Samuel Stento</strong> est vraiment excellent, et on oscille entre sourire amusé de connivence, émotions, et intelligence du propos : c’est touchant et définitivement distrayant. L’idée du journal de bord est excellente et voir les aventures narrées par l’homme de la maison est toujours un moment savoureux. Entre la simplicité de ce couple de retraités, la vision du retour à la nature et le monde alentour interpénétré par le monde en boîte fourni par <strong>Mulligan’s</strong>.</p>
<p>Je pourrais passer des heures et des heures à narrer ce qui m’a plu dans cette<strong> BD</strong>, mais ce serait au détriment de futurs lecteurs. Le grand Ouest charentais vous botte ? C’est le moment ou jamais de franchir le pas. On a tous encore une âme d’enfant (enfin, je crois), <strong>La Saison des Flêches</strong>, c’est un peu le meilleur moyen de retrouver les sensations que l’on pouvait avoir lorsque l’on jouait aux cowboys et aux Indiens.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/Mulligan-pub.jpg" rel="lightbox[4948]"><img class="aligncenter size-full wp-image-4969" title="Mulligan pub" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/Mulligan-pub.jpg" alt="" width="500" height="519" /></a><em>Merci  Cédric <strong>Mulligan’s</strong>.</em></p>
<p>Cartonné : 104 pages<br />
Éditeur : <a href="http://www.editionsdelacerise.com/">Cerise</a> (10 novembre 2009)<br />
Collection : La cerise sur le gâteau<br />
ISBN-10: 2951949898<br />
ISBN-13: 978-2951949898</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Inside Moebius</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 18:38:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était une fois, un auteur légendaire nommé Jean Giraud, alias Moebius, qui, voyant sa fin arriver, a commencé à se poser des tas de questions. Ces questions, bien que personnelles, ne pouvaient s&#8217;exprimer que sur papier, déformation professionnelle oblige. Et ces pérégrinations oniriques ont donné naissance à la série de six livres, intelligemment nommés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/N5.png" rel="lightbox[4643]"><img class="alignleft size-medium wp-image-4645" title="Inside6_Preview" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/N5-300x148.png" alt="" width="300" height="148" /></a>Il était une fois, un auteur légendaire nommé <strong>Jean Giraud</strong>, alias <strong>Moebius</strong>, qui, voyant sa fin arriver, a commencé à se poser des tas de questions. Ces questions, bien que personnelles, ne pouvaient s&#8217;exprimer que sur papier, déformation professionnelle oblige. Et ces pérégrinations oniriques ont donné naissance à la série de six livres, intelligemment nommés <strong><em>« Inside Moebius »</em></strong>&#8230;<span id="more-4643"></span></p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Jean Giraud Moebius</strong> n&#8217;est plus à présenter. Auteur prolifique ayant imprimé sa marque de manière indélébile dans le paysage de la BD francophone durant des décennies, <strong>Moebius </strong>commence enfin à se retourner et regarde ce qu&#8217;a été sa vie, et par extension, son œuvre. Et, laissant vagabonder son âme dans les méandres de son imaginaire fertile, il va s&#8217;armer d&#8217;un crayon et dessiner ainsi le périple onirique de ses pensées, esquissant de fait une sorte de journal intime, un brin fantasmagorique, nous permettant d&#8217;entrer dans l&#8217;intimité de ce géant du neuvième art&#8230;<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Arzach_illus.png" rel="lightbox[4643]"><img class="alignright size-large wp-image-4648" title="Arzach_illus" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Arzach_illus-413x600.png" alt="" width="300" height="436" /></a></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p><strong><em>« Inside Moebius »</em></strong> est une série étrange. Les questionnements de <strong>Moebius</strong> sont parfois intéressants pour le lecteur lambda ou le fan, mais à d&#8217;autres moments trop abscons pour que l&#8217;on puisse piper mot. Il est cependant intéressant de voir le vieux <strong>Moebius</strong> face au jeune, s&#8217;invectivant l&#8217;un l&#8217;autre quant à leurs attentes passées et ce qu&#8217;il est réellement advenu, de même que les espérances inassouvies encore présentes dans son esprit.</p>
<p>Un des aspects comiques de la série réside dans le rapport qu&#8217;entretient l&#8217;auteur avec ses personnages ; ces derniers prenant vie et se révoltant contre ce que <strong>Moebius</strong> a pu leur faire subir à l&#8217;époque, et cherchant à obtenir de sa part des aventures ou des situations qu&#8217;ils aimeraient vivre à présent. Et ils le malmènent sacrément, le vieux <strong>Moebius</strong> !</p>
<p>Bref, <strong><em>« Inside Moebius »</em></strong> est une série incroyablement perchée et psychédélique à réserver aux fans purs et durs de <strong>Moebius</strong>, mais le prix, particulièrement élevé, risque d&#8217;en rebuter plus d&#8217;un. A bon entendeur&#8230;</p>
<p><strong>Editeur : </strong>Stardom<br />
<strong>ISBN : </strong>9782908 76662<br />
<strong>Prix :</strong> 24 €<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Alice</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Feb 2010 08:25:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[« Alice ». Un prénom devenu très célèbre grâce à un romancier anglais amoureux d&#8217;une trop jeune fille, et du mythe qui en a découlé : l&#8217;autre côté du miroir. Mais ne vous méprenez pas, car les merveilles développées ici sont plus proches de l&#8217;aspect technologique que fantasmagorique, quant à la réalité&#8230; tout dépend de quel côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Alice.jpg" rel="lightbox[4635]"><img class="alignleft size-large wp-image-4637" title="Alice" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Alice-431x600.jpg" alt="" width="299" height="416" /></a>« Alice ».</em></strong> Un prénom devenu très célèbre grâce à un romancier anglais amoureux d&#8217;une trop jeune fille, et du mythe qui en a découlé : l&#8217;autre côté du miroir. Mais ne vous méprenez pas, car les merveilles développées ici sont plus proches de l&#8217;aspect technologique que fantasmagorique, quant à la réalité&#8230; tout dépend de quel côté du miroir l&#8217;on se trouve. <em>Follow the white rabbit, if you dare&#8230;</em></p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Catherine Hamilton</strong> est une joueuse très connue dans l&#8217;univers du jeu virtuel « <em>Guerres médiévales </em>». Son palmarès est impressionnant, tant et si bien que le créateur de <strong>Sorcière</strong>, l&#8217;intelligence artificielle qui gère non seulement le jeu, mais également tout ce qui a trait à la technologie de la terraformation et des armées martiennes, vient la contacter pour lui demander de l&#8217;aider à supprimer un certain <strong>Mexicain</strong>, sorte d&#8217;opposant sudiste prêt à déclarer la guerre au nord. Le créateur n&#8217;a qu&#8217;un but : préserver <strong>Sorcière</strong> de l&#8217;attaque préventive du <strong>Mexicain</strong>, afin que Mars puisse continuer sa terraformation. Il parvient à convaincre <strong>Catherine</strong> du bien-fondé de cette action, et cette dernière retourne à son morne quotidien. Elle va alors faire la rencontre d&#8217;<strong>Alice</strong>, sa petite voisine qui vient juste d&#8217;emménager. Une amitié naît entre les deux jeunes filles, et lie, tant réellement que virtuellement, leurs destins&#8230; à jamais.<span id="more-4635"></span></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p>Etrange One-shot que cet <strong><em>« Alice »</em></strong>, où le jeu du miroir est constamment utilisé tant concernant l&#8217;univers réel (Mars) que virtuel (le monde moyenâgeux de «<em> Guerres médiévales</em> »), la petite <strong>Alice</strong> qui souhaiterait être la grande <strong>Catherine</strong>, et la grande <strong>Catherine</strong> qui retrouve en <strong>Alice</strong> l&#8217;enfant qu&#8217;elle n&#8217;a pas été. Tout est prétexte dans ce récit à jouer de l&#8217;effet miroir, ce qui est un bon exercice d&#8217;écriture, mais cette histoire est bien trop courte, et le récit se presse à finir, jouant de l&#8217;ellipse à outrance sur les derniers temps forts, alors qu&#8217;une dizaine de pages de plus, ou carrément un album de plus, auraient permis de donner plus d&#8217;ampleur à ce récit qui se voulait, en un sens, ambitieux quant au double message qu&#8217;il pouvait délivrer.</p>
<p>Le dessin de <strong>Jean-françois Cellier</strong>, qui a coscénarisé <strong><em>« Alice »</em></strong> avec <strong>Frédéric L&#8217;homme</strong>, est magnifique à la lecture, mais lorsque l&#8217;on se penche sur les cases, on remarque que la couleur très poussée lui permet de camoufler nombre d&#8217;erreurs anatomiques flagrantes. On regrettera également que certains personnages ne se tiennent pas d&#8217;une case à l&#8217;autre, certaines attitudes n&#8217;étant pas totalement maîtrisées. Mais l&#8217;ensemble est un plaisir pour l&#8217;œil.</p>
<p><strong><em>« Alice »</em></strong> est un ouvrage sympathique, mais qui malheureusement aurait vraiment mérité quelques pages de plus afin de permettre aux auteurs de s&#8217;exprimer pleinement, et d&#8217;éviter cette fin qui tombe un peu à plat. Bref, à conseiller pour les amateurs de belles planches.</p>
<p><strong>Editeur : </strong>Soleil<br />
<strong>ISBN : </strong>9782302 009400<br />
<strong>Prix :</strong> 12,90 €<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Vorax</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 11:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Vorax, Vorax&#8230; Mais qui est donc Vorax ? La couverture est assez parlante : créature vaguement humanoïde, cheveux rosâtres en bataille, mâchoire enfoncée, un look&#8230; original. Mais Vorax est plus qu&#8217;un personnage, plus qu&#8217;un univers : Vorax est avant tout un concept !
L’histoire :
Vorax pourrait être ce qui définit la base de l&#8217;être qui va passer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Vorax.jpg" rel="lightbox[4545]"><img class="alignleft size-full wp-image-4547" title="Vorax" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Vorax.jpg" alt="" width="300" height="421" /></a>Vorax, Vorax</strong>&#8230; Mais qui est donc <strong>Vorax</strong> ? La couverture est assez parlante : créature vaguement humanoïde, cheveux rosâtres en bataille, mâchoire enfoncée, un look&#8230; original. Mais <strong>Vorax</strong> est plus qu&#8217;un personnage, plus qu&#8217;un univers : <strong>Vorax</strong> est avant tout un concept !</p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Vorax</strong> pourrait être ce qui définit la base de l&#8217;être qui va passer par tous les stades de sa propre évolution. Il sera <strong>Nanovorax, Babyvorax, Protovorax</strong>&#8230; et ainsi de suite, jusqu&#8217;à l&#8217;achèvement de sa croissance. <strong>Vorax </strong>est seul : pas solitaire, mais il évolue dans un univers créé spécialement pour lui, par son père, et dans un but bien précis. Un but que <strong>Vorax</strong> va chercher à percer, au travers d&#8217;une quête très personnelle d&#8217;amour parental, amour pervers aussi, car dénaturé par une absence totale de conscience morale ou de retenue. Et <strong>Vorax</strong> va finalement rencontrer son père. Reste à savoir lequel va finalement dévorer l&#8217;autre&#8230;<span id="more-4545"></span></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p>Nous sommes dans un univers complètement halluciné. Tant et si bien que le message servi dans ce one-shot est on ne peut plus flou. <strong>David Calvo</strong> (<em>auteur de divers romans, nouvelles et BD telles que « AK », « Kaarib », etc.</em>) a écrit un scénario complètement psychédélique, digne des grandes heures de Métal Hurlant, et incroyablement expérimental dans les thèmes et le propos. Le lecteur parviendra à discerner une allégorie de l&#8217;évolution humaine depuis son stade de protozoaire jusqu&#8217;à celui d&#8217;homo sapiens, mais aussi que quelle que soit la manière dont un être évolue, il ne peut se séparer de sa bestialité, ni de ses pulsions primaires, telles que la sexualité, qui finalement est le moteur de son existence, sexualité sans aucune distinction d&#8217;orientation. Avec un message final extrêmement confus, on se contentera de parler d&#8217;une simple « expérience », tant au niveau scénaristique que graphique.</p>
<p>Et justement graphiquement, il n&#8217;y a pas grand-chose à dire. <strong>Gabriel Delmas </strong>(<em>« Le psychopompe », « Ceux qui rampent », </em>etc.) pose un dessin très énergique, souple, travaillé au crayon gras et surligné de nappes de couleurs basiques, mais efficaces.</p>
<p>Au final, <strong>Vorax</strong> est un titre expérimental, tellement expérimental que je n&#8217;ai personnellement toujours pas compris ni le message, ni le réel intérêt du livre. On y voit un personnage évoluant dans un délire de gigantisme étrangement géré. À réserver aux fans de <strong>Delmas</strong> et <strong>Calvo</strong>. Si d&#8217;ailleurs ils peuvent m&#8217;éclairer sur le message de l&#8217;ouvrage, je suis preneur&#8230;</p>
<p><strong>Éditeur : </strong>Soleil / Quadrants<br />
<strong>ISBN : </strong>9782302 005969<br />
<strong>Prix :</strong> 15 €<br />
<img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Cœurs de papier</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 16:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Patrouchef</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>

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		<description><![CDATA[Attention à vous, ce n&#8217;est pas un livre pour enfants ! Encore moins un conte moralisateur. « Cœur de papier » est un conte certes, mais un conte noir, lugubre, qui réveille les peurs enfantines qui ont été enfouies il y a bien longtemps dans votre cœur d&#8217;adulte. Ouvrez ce livre, plongez dans ce récit, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-papier.jpg" rel="lightbox[4500]"><img class="alignleft size-full wp-image-4501" title="Coeur de papier" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-papier.jpg" alt="" width="300" height="398" /></a>Attention à vous, ce n&#8217;est pas un livre pour enfants ! Encore moins un conte moralisateur. <strong>« <em>Cœur de papier </em>» </strong>est un conte certes, mais un conte noir, lugubre, qui réveille les peurs enfantines qui ont été enfouies il y a bien longtemps dans votre cœur d&#8217;adulte. Ouvrez ce livre, plongez dans ce récit, et redevenez le petit enfant tremblotant devant les créatures les plus étranges et les mystères les plus effrayants qui vous ont bercé il y a bien longtemps&#8230;<span id="more-4500"></span></p>
<p><strong>L’histoire </strong>:</p>
<p><strong>Kriss </strong>est le tout dernier enfant arrivé dans l&#8217;étrange Maison de la nuit. Pourquoi est-il arrivé ici ? Il n&#8217;en sait rien. Il sait qu&#8217;il doit y aller, et son chauffeur sait seulement qu&#8217;il doit l&#8217;y conduire. Cela doit donc être normal. <strong>Kriss</strong> est accueilli par <strong>Roseamélia</strong>, une jeune fille étrange à la chevelure bleutée. À peine un pied posé dans l&#8217;entrée, <strong>Kriss</strong> est assailli par d&#8217;étranges&#8230; choses&#8230; à mi-chemin entre la créature de fantasmes et l&#8217;invention mécanique. <strong>Roseamélia</strong> en profite pour lui présenter brièvement les lieux, ainsi que ses nouveaux camarades. Lorsque la jeune fille lui annonce les règles strictes qu&#8217;il ne doit sous aucun prétexte enfreindre, <strong>Kriss</strong> se met en tête de rencontrer celle qui dirige toute la maisonnée, la mystérieuse <strong>Mamie-nuit</strong>, que seule <strong>Roseamélia</strong> semble avoir l&#8217;autorisation de voir. Les ennuis vont alors commencer pour le jeune homme un peu trop curieux&#8230;<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-Papier2.jpg" rel="lightbox[4500]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4505" title="Coeur de Papier2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-Papier2-600x474.jpg" alt="" width="600" height="474" /></a></p>
<p><strong>En Gros : </strong></p>
<p><strong>« <em>Cœur de papier </em>» </strong>est effectivement un conte qui n&#8217;est pas pour les enfants. Ni réellement pour les adultes, d&#8217;ailleurs. Il séduira plutôt un public ados/adultes, amateurs d&#8217;histoires sombres et inquiétantes, que <strong>Bruno Enna</strong> a plongé dans un univers qui s&#8217;inspire à la fois du baroque et du rococo. Bien qu&#8217;il ne s&#8217;agisse encore que du premier tome, la suite de la série ne laisse que peu d&#8217;espoir quant à un dénouement heureux. Prévoyez donc vos antidépresseurs.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-Papier1.jpg" rel="lightbox[4500]"><img class="size-thumbnail wp-image-4504 alignright" title="Coeur de Papier1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Coeur-de-Papier1-150x150.jpg" alt="" width="200" height="200" /></a>Graphiquement, <strong>Giovanni Rigano</strong> parvient à rendre l&#8217;aspect malsain souhaité par <strong>Bruno Enna</strong>, grâce à un trait fin, gratté, posé par à-coups, à la limite tremblotant, renforçant ainsi le malaise du lecteur. Il faut dire que les couleurs, dans des teintes passées, contribuent à jouer sur la corde d&#8217;une nostalgie nauséeuse n&#8217;aidant pas à se sentir vraiment à l&#8217;aise&#8230;</p>
<p><strong>« <em>Coeur de papier </em>» </strong>est un livre sympathique, intéressant, qui traîne en longueur par moment, mais qui plaira sûrement aux amateurs du style angoisse baroque, et dont la suite est attendue avec impatience&#8230; pour savoir si on continue la série ou pas.</p>
<p><strong>Éditeur : </strong>Soleil / Métamorphose<br />
<strong>ISBN : </strong>9782302 009431<br />
<strong>Prix :</strong> 16,95 €</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Juge Bao et le phœnix de jade</title>
		<link>http://www.skulking.fr/livres/juge-bao-et-le-phoenix-de-jade/</link>
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		<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 20:05:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Les éditions Fei sont une toute nouvelle maison d&#8217;édition qui vient de publier, fin janvier, le premier tome d&#8217;une série sur le juge Bao. Cette série sera composée de neuf tomes contant les aventures d&#8217;une figure historique de la Chine médiévale. Repris par le folklore local, Bao Zheng est devenu l&#8217;objet de maintes fictions dont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/couv-bao-1.jpg" rel="lightbox[4486]"><img class="alignleft size-medium wp-image-4487" title="couv-bao-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/couv-bao-1-300x217.jpg" alt="" width="300" height="217" /></a>Les éditions Fei</strong> sont une toute nouvelle maison d&#8217;édition qui vient de publier, fin janvier, le premier tome d&#8217;une série sur le<strong> juge Bao</strong>. Cette série sera composée de neuf tomes contant les aventures d&#8217;une figure historique de la Chine médiévale. Repris par le folklore local, <strong>Bao</strong> <strong>Zheng</strong> est devenu l&#8217;objet de maintes fictions dont des œuvres littéraires, des pièces de théâtre et plus récemment une série télévisée. Il est à noter que <strong>Bao Zheng</strong> peut être associé dans le folklore local religieux au juge des Enfers. Quelque part, nous avons donc un personnage fondé sur une vie riche en événements, doublé d&#8217;une source inépuisable en termes de folklore.<br />
Alors au premier regard, format à l&#8217;italienne, couverture qui accroche le regard, impression en noir et blanc de qualité, dessin extrêmement réaliste. Ah oui j&#8217;allais oublier le prix, 7€50 plus cher que certains mangas, mais bien moins cher que la BD franco-belge de base.<span id="more-4486"></span></p>
<p>La quatrième de couverture :<br />
<em>Il y a mille ans en Chine, un homme exceptionnellement droit consacra sa vie à lutter contre la corruption : le juge Bao. Découvrez pour la première fois en France cette icône de la justice encore adulée par plus d&#8217;un milliard de Chinois, dans un polar médiéval haletant.</em></p>
<p>Forcément avec un ouvrage qui attire l&#8217;œil, je n&#8217;avais qu&#8217;une envie : me jeter dedans. Pour une fois, une BD historique sur une période méconnue de la Chine, ça intrigue ! Et donc, je me suis lancé. Tout de suite, ça s&#8217;est compliqué : le scénario est relativement emberlificoté dans une histoire d&#8217;une longueur absolue. Comment dire, la quatrième de couv ne dévoile rien, si vous allez sur<a href="http://editions-fei.com/juge-bao"> le site</a>, peut-être en apprendrez-vous trop.</p>
<p>Le <strong>juge Bao</strong> (pas Dredd hein ?! Bien que&#8230;) se fait interpeller par des paysans lors d&#8217;une inspection dans l&#8217;empire. Ceux-ci l&#8217;invitent à se rendre en ville afin d’émettre un jugement, étant l&#8217;autorité de référence en la matière et précédé par sa réputation. L&#8217;homme est sévère, droit, colérique et malin. Celui-ci va donc se rendre dans cette ville pour en découvrir les plus sombres secrets.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/equipe-bao.jpg" rel="lightbox[4486]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4490" title="equipe-bao" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/equipe-bao-600x294.jpg" alt="" width="600" height="294" /></a></p>
<p>Jusque-là, c&#8217;est relativement simple&#8230; Après, on vogue sur plus de cent cinquante pages façon un peu Colombo, mais en plus didactique (il a un jeune apprenti avec lui), en beaucoup plus guerrier (il a un maître d&#8217;armes à ses côtés) et en beaucoup plus colérique (c&#8217;est le <strong>juge Bao</strong> !!). Par contre, le rythme reste très « columbien » au final, car la trame se pose doucement, on voit les forces en présence, on se rend compte, page après page, des magouilles. Autant Colombo est bonhomme et souriant, autant <strong>Bao Zheng</strong> est épouvantablement pas marrant. Tout de suite, pour l&#8217;identification, c&#8217;est un peu « hardcore ».</p>
<p>Au niveau graphisme, eh bien c’est magistral, le travail à la plume de <strong>Chingrui Nie</strong> est impressionnant, par contre cette dose excessive de réalisme nuit par essence au dynamisme. Rapidement cette BD devient image d’Épinal, un peu attendue et fixe. Je n’ai pas apprécié le découpage des cases qui pour moi ne permettait pas d’avoir une circulation très agréable au sein de <strong>Juge Bao</strong> <strong>et le phœnix de jade</strong>.</p>
<p>Au final, je n’ai pas réussi à lire cette bande dessinée d’une traite, entre les longueurs (entretenues par le graphisme) et l’intransigeance du héros, difficile de totalement accrocher. Il reste quand même de cette lecture une vision historique certaine, avec des détails plus vrais que nature. Je dirais que si vous appréciez l’histoire chinoise, les anecdotes qui renforcent la crédibilité (le tranche paille, sorte de gros massicot utilisé pour trancher les membres des fautifs par exemple) et cette touche extrême-orientale tellement en décalage avec l’Occident : vous serez du voyage.</p>
<p>J’aime : le graphisme, certains dialogues, le livre en tant qu’objet</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Bao-Zheng.jpg" rel="lightbox[4486]"><img class="alignright size-medium wp-image-4493" title="Bao-Zheng" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Bao-Zheng-300x295.jpg" alt="" width="300" height="295" /></a>Je n’aime pas : le côté icône du peuple particulièrement mis en avant, alors qu’il représente le pouvoir absolu ; les scènes liées au tribunal sont un peu longues, le côté Judge Dredd médiéval, le découpage par chapitre avec la tête de chapitre qui résume l’épisode. Ah oui, l’image des femmes, particulièrement mis en valeur.</p>
<p>Date de parution : 22 janvier 2010<br />
Prix public TTC : 7,50 €<br />
Titre : <strong>Juge Bao et le phœnix de jade</strong><br />
Dessinateur : Chongrui NIE<br />
Scénariste : Patrick MARTY<br />
ISBN : 978-2-35966-000-5</p>
<p><em>Vous pouvez avoir un autre avis sur le <strong>Juge Bao</strong> par <a href="http://patrouchef.blogspot.com/2010/02/juge-bao-la-loi-cest-moi.html">ici</a> (Made in Patrouchef).</em></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-462" title="2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/2.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Peplum &#8211; Blutch</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 18:49:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Olivier</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Bande Dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>

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		<description><![CDATA[Bon, alors forcément, le festival d&#8217;Angoulême 2010 ça donne des ailes. Afin de fêter dignement la cérémonie, je n&#8217;ai rien trouvé de mieux que de me plonger dans une &#171;&#160;vieille BD&#160;&#187; sortie la première fois dans feu « A suivre» en 1996 et éditée pour la première fois chez Cornélius, en 1998 (OMG le prix de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Blutch_Peplum.jpg" rel="lightbox[4333]"><img class="size-full wp-image-4335 alignleft" title="Blutch_Peplum" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Blutch_Peplum.jpg" alt="" width="300" height="398" /></a>Bon, alors forcément, le festival d&#8217;Angoulême 2010 ça donne des ailes. Afin de fêter dignement la cérémonie, je n&#8217;ai rien trouvé de mieux que de me plonger dans une &laquo;&nbsp;vieille BD&nbsp;&raquo; sortie la première fois dans feu « A suivre» en 1996 et éditée pour la première fois chez <strong>Cornélius</strong>, en 1998 (OMG le prix de la bédé d&#8217;occaz est hallucinant parfois&#8230;).</p>
<p>Je n&#8217;ai pas fait de bouquinistes, mais je me suis plutôt rendu dans ma laiterie préférée (en fait la moins lointaine) afin de récupérer une réédition chez <strong>Cornélius</strong>. Je ne remettrai pas une couche sur le fait que <strong>Blutch</strong> est considéré par beaucoup comme l&#8217;auteur de BD à succès des dix dernières années et qu&#8217;il a présidé le festival d&#8217;Angoulême 2010 (vu qu&#8217;il a remporté le grand prix de 2009).<span id="more-4333"></span></p>
<p>Comme d&#8217;habitude, je privilégie le livre objet. C&#8217;est une histoire de format, d&#8217;odeur, de couleurs. Si l&#8217;ensemble me paraît homogène, eh bien généralement, ça ne se discute pas, ça termine dans mon sac&#8230; Enfin à la caisse quoi ! Question objet, je suis servi : odeur d&#8217;encre, bouquin épais, couverture mate. Pas grand chose à dire, c&#8217;est sobre et efficace. Ça va taper dans mon rayonnage, si je le range un jour. Hum.</p>
<p>Le pitch :<em> Dans un monde qui voit les hommes naître libres ou esclaves et dans lequel la beauté des filles s&#8217;achète à la criée sur les marchés, un homme court après le bloc de glace qui renferme en son cœur le mirage de la femme idéale. Quête désespérée d&#8217;une chimère, fuite éperdue au travers du chaos, <strong>PÉPLUM</strong> est le chant épique et grandiose de l&#8217;impossibilité qu&#8217;il y a à concilier la pureté et le genre humain. </em></p>
<p>Bon, au final, on a 800 grammes de BD en noir et blanc avec un graphisme majestueux et puissant.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Peplum_extrait.jpg" rel="lightbox[4333]"><img class="aligncenter size-full wp-image-4338" title="Peplum_extrait" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Peplum_extrait.jpg" alt="" width="587" height="522" /></a></p>
<p>Y&#8217;a rien à dire, pour ce qui est de l&#8217;ambiance, des références graphiques, <strong>Blutch</strong> s&#8217;y entend. Clairement, c&#8217;est très efficace, un excellent support aux rêves et à la méditation. Je suis resté baba (pas hippie) devant le travail. Pour la narration, ce n&#8217;est pas forcément la même, il est parfois un peu compliqué de suivre les cheminements&#8230; le scénario est très librement inspiré du fameux <strong>Satyricon</strong>, mais c&#8217;est plus pour la saveur, entre Giton, le naufrage etc.</p>
<p>Toujours est-il que si vous avez l&#8217;occasion vous devriez tenter l&#8217;aventure et vous perdre avec le héros (<a href="../../../../../livres/lile-au-poulailler-laureline-mattiussi/">sans nom, mais là ça marche</a>) dans les méandres bien obscurs d&#8217;Eros et Thanatos.</p>
<p>Broché : 160 pages<br />
Editeur : Cornelius (2000)<br />
Collection : Solange<br />
Langue : Français<br />
ISBN-10 : 2909990338<br />
ISBN-13 : 978-2909990330</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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