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	<title>Skul[:K]ing &#187; Les Carnets de la toile</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>DEMOLITION MAN</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Jun 2010 05:37:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[« Tu vas regretter ça le reste de ta vie. C’est-à-dire deux secondes. »
A. Apéritif.
Chers amis, public sexuellement compatible, admiratrices en rut, bonsoir ! Vous en rêviez ? Les Carnets de la Toile, LA rubrique qu’Hollywood tente de racheter à vil prix (mais nous résistons sauf si un « 0 » supplémentaire tombe), présente fièrement LE chef-d’œuvre du XXe siècle : DEMOLITION [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_affiche.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignleft size-large wp-image-6195" title="Demolition_Man_affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_affiche-441x600.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>« Tu vas regretter ça le reste de ta vie. C’est-à-dire deux secondes. »</p>
<p><strong>A. Apéritif.</strong></p>
<p>Chers amis, public sexuellement compatible, admiratrices en rut, bonsoir ! Vous en rêviez ? Les Carnets de la Toile, LA rubrique qu’Hollywood tente de racheter à vil prix (mais nous résistons sauf si un « 0 » supplémentaire tombe), présente fièrement LE chef-d’œuvre du XXe siècle : DEMOLITION MAN. Dans une structuration sémantique narativo-<strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">pathorelle</a></strong> inédite, offerte comme un menu gourmand à vos papilles suaves, petites coquines, votre serviteur Monsieurwar, plus que jamais pédant et imbitable, vous dévoile toutes les subtilités <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">raies-toriques</a></strong> de ce film magistral boudé par la critique élitisto-gauchiste ; le tout dans une langue aérée et voltairienne, comme à l’accoutumée, et un jour, ça je vous le promets, je ferai un article en une seule phrase, mais pas aujourd’hui j’ai des sushis qui refroidissent.<span id="more-6193"></span></p>
<p><strong>B. Entrée.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_flingue.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-thumbnail wp-image-6199" title="Demolition_Man_flingue" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Demolition_Man_flingue-150x150.jpg" alt="" width="240" height="240" /></a>Dans le futur (enfin, dans le passé, puisque le film date de 1993), donc, précisons, dans le futur (1996) de l’époque du film (1993), passée de nos jours (2010), s’affrontent depuis longtemps, donc dans le passé du présent du film &#8211; futur du spectateur, deux ennemis irréductibles au passé commun chargé, mais sans avenir à présent. (Concentrez-vous, je n’ai pas que ça à faire). L’un est un flic, l’autre un bandit. Ils sont violents. Ils sont méchants. Ils s’affrontent et le flic (Stallone) fait prisonnier le bandit (Wesley Snipes) mais tombe dans un piège. Les deux se font congeler (malgré le talent du flic, pour lequel on cryogénie) jusqu’en 2066, dans le futur lointain du film qui évoluait dans un futur proche de l’époque du visionnage.</p>
<p><strong>Décryptage warien.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Heidegger.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-medium wp-image-6208" title="Heidegger" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Heidegger-203x300.jpg" alt="" width="240" height="356" /></a>Le réalisateur Marco Brambilla, au sommet de son art, nous entraîne dans un jeu complexe de temporalité aux relents heideggériens. L’influence de « Sein und Zeit » (1927), mettant en balance les deux protagonistes, faces d’une même pièce tels un « Mitsein » qui s’ignore, n’est pas à démontrer à notre public du <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">PUnc</a>.</strong> Grâce aux balancements temporels subtils détaillés plus hauts, Brambilla entreprend une <em>phénoménologie de la violence</em> sous couvert d’un film d’action. L’être <em>en tant qu’être</em> (vieille antienne occidentale depuis l’époque du stagirite) ne peut être appréhendé, au départ, que par sa fausseté (« on »), ce « on » symbolisé (<em>sumbolon</em>, « mettre avec ») par le couple infernal Stallone-Snipes. Or, selon l’analyse célèbre du « on meurt », si la mort frappe, dans l’esprit elle frappe le « on », qui tente ainsi, vainement, d’échapper à un être pour la mort authentique. Laissons Heidegger nous le dire très clairement :</p>
<p>« L’analyse du « on meurt » dévoile sans équivoque le mode d’être de l’être quotidien pour la mort. Celle-ci, en un tel parler, est comprise comme un quelque chose indéterminé, qui doit tout d’abord survenir depuis on ne sait où, mais qui, pour nous-mêmes, n’est <em>pas encore sous-la-main, </em>donc n’est pas menaçant. Le « on meurt » propage l’opinion que la mort frapperait pour ainsi dire le On. » (<span style="text-decoration: underline;">Sein und Zeit</span>, section II, chapitre I, paragraphe 52 ; traduction rapide en français pour le public non cultivé.)</p>
<p>L’entrelacement <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">temporique</a></strong> de l’introduction brambillesque s’inscrit donc dans un jeu tripartite où l’être <em>Mitsein</em> Stallone-Snipes s’affranchit d’une temporalité linéaire pour s’inscrire dans un être pour la mort authentique, un <em>Dasein</em> ayant réfléchi aux modalités propres de sa condition d’existence et non plus seulement d’être. Bon, en gros, un des deux va crever.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Simon_Phoenix_1.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6211" title="Simon_Phoenix_1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Simon_Phoenix_1.jpg" alt="" width="600" height="391" /></a></p>
<p><em>In fine,</em> dans les trois plans temporels cités, nous retrouvons, subtile référence, l’amour de l’isolement de Heidegger dans les forêts allemandes ; foyer du paganisme germanique dilué dans la chrétienté qui réfute la magie ; comme en attestent les couvents peuplés de Nornes gourmandes, dans le fameux val qui rit (le faux mage des gastro-nornes en culottes courtes, les petites putes !)</p>
<p><strong>C. Plat Principal.</strong></p>
<p>Vous êtes avec moi ? Bon, reprenons ! Le méchant, 46 ans plus tard, s’échappe de la prison pour aller semer le chaos dans le futur (qui est maintenant son présent). Il a bénéficié de complicités, comme nous le verrons. Une seule solution : décongeler le flic pour l’arrêter. Mais l’époque à changé. Nous sommes en 2042, et la société est peuplée de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">tapiottes</a></strong> non-violentes et végétariennes habillées en kimonos bios beiges. Ils n’écoutent même pas de Metal, ces cons ! Le flic, un vrai homme avec de vraies boules, est décontenancé par les méthodes douces et l’alimentation « sans sel sans sucre sans viande sans alcool » de ses collègues. Reprenant ses bonnes vieilles méthodes <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">ramboliniennes</a></strong>, il traque le bandit en semant le chaos, assisté d’une jeune femme toute excitée de rencontrer un homme, un vrai, sans déconner.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Décryptage <a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">warien</a>.</strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/John_Spartan_3.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="alignright size-large wp-image-6217" title="John_Spartan_3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/John_Spartan_3-474x600.jpg" alt="" width="240" height="306" /></a>Passage clef de l’œuvre, la découverte du <em>nouveau monde</em> (en Amérique, mise en abîme parfaitement maîtrisée par un Brambilla qui flirte avec Bergman) par John Spartan (le flic) s’inscrit dans une dualité <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">strucdondante</a></strong> puisque les <em>vieilles</em> méthodes sont reprises dans le <em>nouvel</em> environnement. Signe évident de la préférence du <em>Dasein</em> pour la structure linéaire d’un présent perpétuel, autrement dit de la non-affection des accidents phénoménaux quant à la préhension de l’outil conceptuel qui détaille enfin le monde – ou plutôt le réel, mais vous aviez corrigé de vous-même. Comme disait Hegel, « on ne va pas rester sur son Kant à soi. » Michel pousserait des cris d’Onfray à cette analyse, mais, malgré l’admiration que je lui porte, je me dois de la livrer telle quelle, avec la conscience professionnelle d’un livreur de pizzas dans sa hutte. <em>Celle-là, si vous n’avez pas vu le film, vous n’y serez jamais. Passez à la suite.</em></p>
<p><em>In fine,</em> on observera le jeu sémantique, riche d’enseignement symbolique, sur les noms des protagonistes de l’œuvre. En effet, le héros est John Spartan, donc John le Spartiate. Le bandit est Simon Phoenix, donc le Phénix. Or, le Phénix, qui renaît de ses propres cendres, est un symbole asiatique, et comme le méchant <em>perce</em> sous le flic, on pourrait dire sans trop de risque que le Phénix est un nouveau Xerxès attaquant les Thermopyles défendues par les spartiates. Stallone, endossant le rôle de Léonidas, sait qu’il sera chocolat (gag) si le Phénix passe les portes chaudes, symbolisées par le désir de la jeune lieutenant Lenina Huxley, la coquine.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Leonidas.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6214" title="Leonidas" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Leonidas.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Gorgô moderne, elle soutient Léonidas dans la tempête à venir, et lorsque l’on sait que son nom est une référence à <strong>Aldous Huxley</strong>, auteur du « meilleur des mondes » (Brave New World), roman s’inspirant de « La Tempête » de Shakespeare, on reste abasourdi. Le film d’action est une référence subtile à l’auteur anglais le plus célèbre, et c’est pour ça que le méchant dira, au final, « j’expire ». Nous laissons le lecteur, hypnotisé par un éclairage si lumineux, récupérer quelques instants.</p>
<p>*Musique d’ascenseur*</p>
<p>…<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Ascenseur.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6220" title="Ascenseur" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Ascenseur.jpg" alt="" width="600" height="800" /></a></p>
<p><strong>D. Fromage et dessert.</strong></p>
<p>Vous êtes encore avec moi ? Bon, terminons ! Spartan et Huxley traquent le méchant Phoenix, mais se rendent comptent qu’il a été libéré sur ordre du docteur Cocteau, le créateur de la société nouvelle de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">tapiottes</a></strong> en kimonos, tout ça parce qu’un groupe souterrain de rebelles menés par Edgar Friendly refusent la société de Cocteau et veulent se taper des hamburgers au ketchup et roter lors des matchs de foot, ce qui est cool. Phoenix doit tuer Friendly pour que Cocteau règne tel un tyran italien onctueux, le fameux Tyran Misu. C’est la traversée du dessert pour Spartan, qui comprend le projet allégé de Cocteau lorsqu’il croise un ancien collègue qui lui dit : « Ah, spartan ! ». Comprenant l’utilité du vrai sucre, Stallone et Lenina (subtile référence au gauchisme du film, via le couple Staline &#8211; Lénine, évidemment) font l’amour virtuel tandis que Phoenix brûle Cocteau et l’envoie en enfer. Spartan neutralise Huxley en la frappant sur l’épaule &#8211; et dieu sait qu’une épaule Huxley est douloureuse- puis va affronter Xerxès avant que ça ne tourne au vinaigre. Il embrasse la fille à la fin, laquelle n’en peut plus. Ils s’en vont alors, le soir, derrière les cendres fumantes de kimonos beiges en se promettant de baiser pour de vrai.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Lenina_Huxsley.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-full wp-image-6224" title="Lenina_Huxsley" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Lenina_Huxsley.jpg" alt="" width="650" height="844" /></a></p>
<p><em>In fine</em>, on notera la double interprétation pleine de sens, encore une fois : tué par le méchant du début, le méchant de la fin justifie la haine du Phénix, double de Léonidas-Staline-Spartan ; inaugurant ainsi le retour à la <em>légitime violence</em>, la fin des <strong>tapiottes</strong> en somme. Mais d’un autre côté, tuer Cocteau, c’est envoyer l’auteur d’<strong>Orphée</strong> en enfer, ce qui réalise sa destinée à l’heure de la décadence, la fameuse « heure e-decay » en novlangue numérique moderne. « Comment va-t-il retomber sur ses pieds ? », vous demandez-vous à cet instant précis de la chronique. C’est très simple : quand on sait que John Spartan est un flic et que le rôle d’Orphée est tenu par Jean Marais, on n’a plus qu’à espérer que la Marais Chaussée !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Orphée_Euridice.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6223" title="Orphée_Euridice" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Orphée_Euridice-600x486.jpg" alt="" width="600" height="486" /></a></p>
<p><strong>E. Digestif.</strong></p>
<p>Le mythe d’Orphée ayant bercé les grecs, les spartiates étant des grecs, Heidegger s’étant nourri des origines de la pensée grecque, il nous semble évident que Brambilla, en utilisant judicieusement les structures narratives greco-asiatiques, de l’Iliade jusqu’à Platées, a réussi, dans DEMOLITION MAN, à revivifier l’essence de la tragédie, chose qui n’avait plus été tentée depuis Macbeth. Ce qui nous ramène à Heidegger, puisque Macbeth l’Ecossais, visitant un jour un länder allemand, se blessa et cria, devant les trois Nornes, subtil rappel aux trois sorcières d’Ecosse : « Aïe, länder ! ». Cela dit, les rapports entre Christophe Lambert et la philosophie allemande feront l’objet d’un autre article. Je veux bien délirer un peu, mais de là à prétendre que Lambert a lu les phénoménologues allemands, franchement, personne n’y croira.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Macbeth_Nornes.jpg" rel="lightbox[6193]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6228" title="Macbeth_Nornes" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Macbeth_Nornes-600x463.jpg" alt="" width="600" height="463" /></a></p>
<p>Votre dévoué, Monsieurwar, (qui vous assure qu’il n’a rien fumé ce soir.)</p>
<p>Je vous laisse avec l’analyse <strong>rambolinienne</strong> de la laisse dans le cul ! J’adore !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/G3L-hqyd-eQ" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350" src="http://www.youtube.com/v/G3L-hqyd-eQ"></embed></object></p>
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		<title>Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part III</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 15:07:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet article est la suite de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part II et de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part I
 
Chers amis, public fidèle, admiratrices énamourées, oui, enfin la troisième et dernière partie de notre analyse Alien-Hante (poin poin poin). Après avoir brillamment résumé de façon pédante et imbitable [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien3_Affiche.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="alignleft size-large wp-image-5697" title="Alien3_Affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien3_Affiche-439x600.jpg" alt="" width="300" height="411" /></a>Cet article est la suite de <a href="http://www.skulking.fr/cinema/cameron-versus-fincher-partie-2/"><strong>Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part II</strong></a> et de <a href="http://www.skulking.fr/cinema/cameron-versus-fincher-partie-1/"><strong>Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Part I</strong></a></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><em>Chers amis, public fidèle, admiratrices énamourées, oui, enfin la troisième et dernière partie de notre analyse Alien-Hante (poin poin poin). Après avoir brillamment résumé de façon pédante et imbitable les enjeux symboliques d’<strong>Alien</strong>, après avoir non moins brillamment démontré que <strong>James Cameron</strong> est incapable de faire la différence entre la maternité et le colonel <strong>Trautmann</strong> ; nous abordons, pour conclure, la vision développée par <strong>David Fincher</strong>, le talentueux réalisateur d’<strong>Alien 3 </strong>(ainsi que d’autres chef-d’œuvres immortels et magistralement écrits.) Qui remportera la palme, entre le vieux schnock bigot et le jeune libérateur des énergies ? Le suspense est à son comble !<span id="more-5694"></span></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong><em>Avertissement</em></strong><em> : chers lecteurs, chères lectrices (cf. webmestre pour numéro de portable), cette analyse, après lecture, est moins rigolote que les autres, malgré les quelques outrances sémantiques et autres pesanteurs stylistiques dont j’ai le secret. Je baisse. J’ai dû me prendre au sérieux, j’en suis désolé. C’est que j’adore ce film. Heureusement, je suis resté très pédant, sentencieux et donneur de leçons de façon imbitable, pour votre plus grand plaisir !</em></p>
<p>Nous avions laissé <strong>Ripley</strong>, <strong>Newt</strong> et le caporal <strong>Hicks</strong> vivants à la fin de « <strong>Aliens, le retour </strong>». Dans leurs caissons d’hypersommeil (E-Père sommeil, signe du Père absent de l’ère Internet, athéisme cosmologique et numérique, post-modernité accablante de réalisme !), les trois avatars d’une christologie moisie <a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/"><strong>cameronienne</strong></a> repartent en direction de la terre, symbole du retour aux racines, des valeurs de la famille victorieuse après avoir bouté la méchante (la sorcière, Lilith, etc.) hors de nos frontières. L’espace, tu l’aimes ou tu le quittes, ein zwei drei, sans déconner. La suite de la série est confiée à <strong>David Fincher</strong>, jeune réalisateur dont c’est le premier film. Il n’aura aucun pouvoir de décision sur cette oeuvre, contrairement à Cameron, soulignons-le !<em> </em></p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Ripley.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="alignright size-large wp-image-5701" title="Ripley" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Ripley-471x600.jpg" alt="" width="300" height="382" /></a>Alien 3 </strong>reprend l’histoire là où elle s’était arrêtée. Cette phrase est stupide, je le sais bien, mais comment voulez-vous que j’introduise mon propos, hein ? Bande de petits malins, je voudrais vous y voir, dis ! C’est comme quand on invite une pépée au restaurant, bon, avant d’entamer les pourparlers pour les cajoleries, on est bien obligé de commander une boutanche de Bourgogne au loufiat et de se taper tout l’historique de la donzelle ! Et, franchement, qu’est-ce qu’on en a à cirer de ses aventures avant qu’on la rencontre, hein ? Arrêtez de me parler, maintenant, j’aimerais bien me concentrer un peu. Reprenons.</p>
<p>Je ne voudrais pas être partial, mais <strong>Fincher</strong> a tout compris. Dès la séquence d’ouverture, hallucinante de virtuosité, le spectateur, immédiatement immergé sans avoir besoin de 3D, comprend qu’il y a un problème. Avatar que jamais, quoi ! Le vaisseau prend feu et s’écrase sur une planète inconnue. <strong>Fincher</strong> a compris l’erreur <em>flagrante</em> de <strong>Cameron</strong>, celle de vouloir filmer la suite sur Terre, idée idiote qui faisait de l’Alien un chassé et non plus un chasseur ! Heureusement, <strong>Fincher</strong> situe l’action non en terrain connu, mais dans un pays étrange, crépusculaire et hostile… Comme un <strong>Alien</strong>. Les espoirs de <strong>Ripley</strong>, nouvelle Eve <em>cameronnienne</em>, s’écrasent sur la côte d’un Océan morne à la marge de la civilisation ; lieu privilégié d’<strong>Artémis</strong>. Le ton est donné : plus de <strong>Marie</strong>, plus d’<strong>Eve</strong> bécasse, plus d’espoir ; voici l’heure des loups et des bêtes féroces ! Seule la grande chasseresse pourra en triompher…</p>
<p style="text-align: center;">Pagan Power, Pourpre impériale contre le blanc christique de <strong>Cameron</strong> ! Soyons avares et pourpres, soyons cupides et violets ! (Oui, je sais, mais il paraît que tu aimes mes bêtises numériques, alors…)<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien_Hunt2.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5704" title="alien III" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien_Hunt2.jpg" alt="" width="495" height="324" /></a></p>
<p><strong>Hicks</strong> et <strong>Newt</strong> sont morts, étoiles noires noyées dans l’ombre de la nuit obscure et ténébreuse (bien, celle-ci, j’aime beaucoup) tandis que <strong>Ripley</strong> est grièvement blessée. <strong>Artémis</strong> est seule, lunaire, aux <em>abois</em>. Quand on sait que l’Alien à venir est logé dans un <em>chien</em>, on ne peut qu’applaudir à cette trouvaille remarquable. Sauvée par les membres d’une colonie pénitentiaire, criminels psychopathes gardés par un vieil homme acariâtre, un médecin tourmenté et un geôlier débile, image parfaite du monde du travail ; <strong>Ripley</strong> récupère lentement tel l’ouvrier moyen licencié tandis que ses patrons font la fête avec des putes chinoises. Le gardien débile se nomme <strong>Aaron</strong>, (frère de Moïse et artisan du veau d’or près du mont Sinaï, subtile culture de <strong>Fincher</strong> quand <strong>Cameron</strong> en est encore à comprendre que « Comics » ne veut pas dire « rigolo »…) Encore une fois, <strong>Fincher</strong>, très intelligemment, isole <strong>Ripley</strong>, seule femme du film, qui recouvre ainsi son rôle <em>matriciel originel</em>, rôle noyé dans la vulgate féminine et absconse <a href="../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/"><strong>cameronienne</strong></a> (la <strong>Reine</strong>, <strong>Newt</strong>, <strong>Vasquez</strong>&#8230;) Sa présence, parmi tous ces meurtriers, violeurs, psychopathes et débiles noyés dans un syncrétisme religieux moisi est le miroir parfait des sentiments qu’instille l’<strong>Alien</strong> en tant que guerrier sombre, et qui dérange « l’harmonie » de la colonie.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Clemens.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5707" title="Clemens" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Clemens.jpg" alt="" width="500" height="281" /></a>Cette « harmonie » est en réalité un salmigondis plus ou moins vaseux de millénarisme apocalyptique, d’évangélisme syncrétique à vocation sectaire – préfiguration parfaite de ce que va devenir l’Amérique dans les années 2000 sous l’ère <strong>Bush</strong>, l’ami du néo-capitalisme des incultes décérébrés pour lesquels <strong>Euripide</strong> signifie « qui n’a pas de goût. » Géniale intuition du jeune homme, encore une fois, puisque le film date de 1992 ! Bien sûr, depuis le début, on s’en doute : le vaisseau a pris feu à cause d’un <strong>Facehugger</strong>, qui va pondre dans la bouche d’un chien de sauvetage. Lors de la cérémonie de crémation (coutume païenne <em>imposée</em> par <strong>Ripley</strong>, qui ainsi remonte le temps, <strong><em>Replay</em></strong>, en somme ; écho d’un trauma névrotique subtil aux tonalités fécondes) de <strong>Newt</strong> et <strong>Hicks</strong>, <strong>Dillon</strong>, un des prisonniers, se fend d’un discours religieux, annonçant une nouvelle naissance dans chaque mort. En parallèle, on nous montre l’éclosion du « papillon » : un nouvel <strong>Alien</strong>, sombre, plus ramassé, plus rapide, empruntant à son nouvel hôte d’autres capacités.</p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Ripley_Agression.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5710" title="Ripley_Agression" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Ripley_Agression.jpg" alt="" width="495" height="317" /></a>Fincher</strong> nous indique donc deux voies : la première, que l’<strong>Alien</strong> n’est plus l’ennemi de l’humanité mais l’ennemi de <em>toute vie</em>. Il n’a pas besoin d’un humain pour hôte : comme un virus mutant, tout lui est bon, il s’adapte admirablement. On ne risque plus l’épidémie, mais l’extinction de tout ce qui est. Roselyne Bachelot a probablement revu ce film avant de nous pondre son <em>excellent</em> discours de cet hiver ! Mais je dois confesser que les tailleurs roses de la ministre feraient certainement fuir l’<strong>Alien</strong> de terreur, ce qui ne nous arrangerait pas des masses. J’en étais où, moi déjà ? Ah oui : la seconde piste, plus métaphorique, est que du discours religieux, plein d’espoir et de bonnes intentions, naît un monstre sanguinaire en face duquel nous sommes désarmés. L’<strong>Alien</strong> n’est plus un monstre de jeu vidéo, comme c’était le cas avec <strong>Cameron</strong> ; mais une part sombre de notre psyché, celle de la volonté de puissance qui se déguise sous le masque de l’amour religieux pour justifier le chaos, la domination et la folie ! Il en suffit d’un seul pour cela. Un <strong>Alien</strong>, une religion. Un pays, un peuple. Tût tût. Avec <strong>Fincher</strong>, l’angoisse est de retour, quand avec <strong>Cameron</strong> elle était remplacée par une simple peur suivie d’un massacre jubilatoire pour boutonneux attardés au surmoi mal implanté par une maman sévère !</p>
<p>Tout le reste du film montre la traque de la bête, qui tue à tour de bras au sein d’un complexe sale, humide, aux teintes mordorées – retour au ventre, à l’obscure maternité. Il faut expulser le virus. La colonie est désarmée : du feu et quelques couteaux, rien de plus. Retour à l’intelligence pour traquer l’<strong>Alien</strong>, adieu la teinte <a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/"><strong>rambolinienne</strong></a> de l’épisode précédent. On ne vainc cet <strong>Alien</strong> qu’avec les armes de <em>Métis</em>, la ruse chère aux Grecs. L’alliance de la femme avec les guerriers fous ne se fait pas facilement : victime d’une tentative de viol, <strong>Ripley</strong> doit son salut à <strong>Dillon</strong>, qui toutefois se préoccupe moins d’elle que du salut spirituel de ses ouailles. <em>Du point de vue religieux, le traumatisme d’une femme agressée compte moins que la « pureté » de « l’âme » de l’agresseur… J’adore !</em></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Team_Ripley.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5713" title="Team_Ripley" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Team_Ripley.jpg" alt="" width="495" height="319" /></a>En filigrane, la relation de <strong>Ripley</strong> et de <strong>Clemens</strong> (le médecin) se développe, et va jusqu’à l’amour physique. <strong>Ripley</strong> accède <em>enfin</em> au statut d’être désirant, de femme adulte. La figure de l’ingénue, utile dans le premier épisode, idiote, lourde et inutile dans le second, est enfin oubliée. Elle est humaine, cherche un peu d’amour et le trouve. Elle <em>échappe</em> au spectateur, signe de sa mort imminente, d’ailleurs… Indice subtil du réalisateur<strong>,</strong> encore une fois ! De plus, <strong>Fincher</strong>, plus ouvert, moins linéaire dans son écriture, nous indique grâce à cette scène le désir de maternité de <strong>Ripley</strong> – désir qui sera comblé d’une autre façon, comme on le sait. L’enfant comme <em>monstre</em>, thématique ébauchée mais pas oubliée. Quoi qu’il en soit, après le massacre de toute la colonie pénitentiaire, l’<strong>Alien</strong> sera vaincu au terme d’une course-poursuite haletante dans de sombres couloirs, filmée en virtuose par un <strong>Fincher</strong> plus qu’inspiré ! Mais ce n’est pas la fin…  <strong>Ripley</strong> est, on s’en doutait, l’hôte d’une future <strong>Reine </strong>pondeuse. Une <strong>Reine</strong> à venir, qui prend ici tout son sens, contrairement à celle de <strong>Cameron</strong> ; puisqu’elle n’est ici que promesse, potentialité de croissance sombre, angoisse car <em>encore indéfinie</em>. Différence essentielle, qui appelle une nouvelle lecture <strong><a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">narationnelle</a>,</strong> entre le génie <strong>Fincher</strong> et le prétentieux <strong>Cameron</strong> !</p>
<p>Refusant l’offre (mensongère) de salvation que lui offre un nouveau <strong>Bishop</strong>, l’évêque, l’homme castré au service des forces sociales qui cherchent à récupérer son ventre au profit de la guerre, <strong>Ripley</strong>, en un geste magistral, se suicide par le feu en tenant son « enfant » naissant dans les bras. Dernière scène apocalyptique, d’une femme en <em>apothéose</em>, déesse qui protége l’humanité contre elle-même par un suicide salvateur, femme libre qui indique ainsi son refus de la récupération de la maternité par les forces noires d’une église morbide aux ordres d’un pouvoir infâme, en avant camarades, c’est la lutte finale et tout ça.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien-Hunt.jpg" rel="lightbox[5694]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5714" title="Alien-Hunt" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Alien-Hunt.jpg" alt="" width="495" height="322" /></a></p>
<p>Dernière indication : <strong>James Cameron</strong> a dit publiquement qu’il détestait « <strong>Alien 3 </strong>» et que <strong>Fincher</strong> n’avait rien compris. Gageons plutôt qu’ayant parfaitement saisi les innombrables erreurs d’écriture de son prédécesseur et les ayant magistralement corrigées, ce dernier a été vexé &#8211; comme un évêque convaincu de pédophilie alors qu’il n’y voyait que l’expression de l’amour du christ &#8211; de se voir dépasser par un jeunot d’à peine trente balais…</p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p>Après ces analyses brillantes et objectives, on pourra retenir ceci : <strong>James Cameron</strong> est une grosse tourte et <strong>David Fincher</strong> est un génie précoce !</p>
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		<title>Comment être pédant et imbitable.</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 09:26:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Livres.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="alignleft size-medium wp-image-4521" title="Livres" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Livres-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Cher public, foule en délire, admiratrices langoureuses, bonsoir. Il faut bien l’avouer : depuis quelque temps, je croule sous les propositions les plus malhonnêtes (mais sexuellement très alléchantes), à tel point que, pour satisfaire la demande, je ne dors plus depuis trois mois. Depuis la création des « <a href="../../../../../category/cinema/les-carnets-de-la-toile/">Carnets de la Toile </a>», LA rubrique qui vous dit tout sur le vrai cinéma des vraies gens, et son succès intercommunal non démenti ; les milliers de propositions dépravées qui me parviennent ne poursuivent qu’un seul but : apprendre mon secret pour être pédant et imbitable, comme vous l’indique déjà la légèreté de cette phrase, qui, si je m’appliquais, pourrait être encore plus indigeste mais je sais maîtriser mes pulsions. Dans un élan christique et salvateur, teinté de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">bilmeurisme</a></strong> toutefois, j’ai décidé, unilatéralement avec moi-même, à l’américaine quoi, de céder aux caprices de la foule. Oui, cher public, tu as compris : après avoir lu ce petit digest, tu posséderas toutes les clefs pour devenir brillant, pédant et imbitable en société ! Les hommes te craindront, les femmes te vénèreront, à moins que cela ne soit l’inverse, soyons modernes. </em><em>Es-tu prêt, public… Welcome to the Imbitable Kingdom…<span id="more-4518"></span></em></p>
<p><strong>Manifeste Pédant.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>A.1. Prolégomènes propédeutiques à visée sociétale.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Première constatation </strong>: Il n’est pas donné à tout le monde d’être pédant et imbitable. Par un étrange tour du destin, la plupart des gens, si on y regarde bien, sont courtois, un peu réservés voire délicats car ils savent qu’ils sont sujets à l’erreur. Parfois, ils prêtent même attention à ce que leur interlocuteur leur raconte et ils s’y intéressent. Cette situation est, bien entendu, intolérable. Nous devons y remédier.</p>
<p><strong>Seconde constatation </strong>: « Les gens du commun ont le plus grand respect pour les spécialistes de tout ordre. » Schopenhauer. Retenez bien ceci : peu importe ce que vous dites, c’est le statut que vous occupez qui va déterminer la validité sociale de votre parole. Si votre statut sociétal est moyen voire minable, il vous faudra imposer un statut moral ou intellectuel, sans quoi tout est foutu.</p>
<p><strong>Troisième constatation </strong>: l’habit fait le moine. Avec une cravate, la portée sociale de votre avis s’intensifie trois ou quatre fois. Enfin, il vous faut le costume et les souliers avec, évidemment, car si vous êtes nus avec juste une cravate au restaurant, l’effet recherché va tomber à l’eau. Dans une orgie, au contraire, ça ira bien, mais on ne va pas dans une orgie pour parler ; sans compter que si vous êtes imbitable dans une partouze, vous vous serez déplacés pour rien, avec la difficulté qu’on a pour se garer, merci bien. Bref, l’habit fait le moine, ne l’oubliez pas. D’ailleurs, les religieux eux-mêmes se rendent souvent aux orgies, n’en faisons pas un fromage. Et je ne parle pas que de la Chaussée aux Moines, la veinarde !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Social_Marketing.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4523" title="Social_Marketing" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Social_Marketing-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><strong>Quatrième constatation </strong>: il faut toujours taper sur quelqu’un. Les gens, même les mieux intentionnés, recréent toujours le phénomène du bouc émissaire lorsqu’ils sont en groupe. Apparaissez comme un loup : quoi que vous disiez, ils auront peur et se rangeront à votre avis. Un peu comme le débat qui occupe les glandus sur l’identité nationale : c’est quand même plus facile de taper sur la population maghrébine que sur la chinoise. Entre les deux, laquelle est la plus nombreuse, laquelle possède l’arme atomique en masse ? Hein ? Et sur laquelle des deux on gueule ? Vous voyez… Ayez toujours ce principe à l’esprit.</p>
<p><strong>A.2. Développement et techniques.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>Une fois les quatre constatations intégrées, il ne vous reste plus qu’à appliquer quelques techniques simples pour devenir pédant et imbitable.</p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Heaume.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="alignright size-medium wp-image-4535" title="Heaume" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Heaume-245x300.jpg" alt="" width="300" height="366" /></a>Règle 1 </strong>: Soyez superficiel. Il vous faut un public. Être pédant avec une seule personne est inutile et contreproductif. Évitez par conséquent les amitiés intimes, les moments délicats qui ne se partagent qu’à deux et autres billevesées. Vous êtes un conquérant, vous êtes là pour écraser les autres sous le poids d’évidences bien senties.</p>
<p><strong>Règle 2. </strong>Soyez intervenant.<strong> </strong>Entrez dans n’importe quel débat, surtout et en particulier si vous n’y connaissez rien. L’important est d’être remarqué, aussi n’engagez jamais la conversation, mais intervenez de façon saisissante à un moment donné. Vous offrirez ainsi à l’assistance un retournement de situation intéressant.</p>
<p><strong>Règle 3.</strong> Soyez mesquin. Mais avec le sourire : les gens adorent ça. N’oubliez jamais, que, dans un débat, les spectateurs n’ont cure de la vérité : ils regardent qui va être mis à mort et s’en délectent à l’avance. Une petite saloperie bien sentie, même <em>et surtout</em> si elle est infondée, aura plus de poids qu’une démonstration rigoureuse.</p>
<p><strong>Règle 4.</strong> Soyez de droite. En ce moment, c’est la mode, alors, suivez-là. Tous ceux qui ne sont pas de votre avis vous renforceront en vous contestant, car en ce moment la droite est agressive. C’est donc elle qui gagne la partie (cf. quatrième constatation).</p>
<p><strong>Règle 5. </strong>Soyez de mauvaise foi. À toute objection qui vous est faite, ne répondez pas sur le fond mais attaquez la personne en la disqualifiant <em>ad hominem </em>; c’est-à-dire en l’attaquant personnellement. Si l’on vous objecte les droits de l’homme alors que vous valorisez la dureté, traitez la personne, au choix, de : gauchiste, archaïque, obsolète, idéaliste, utopiste. Dans votre propre discours, en revanche, doivent impérativement se retrouver les termes suivants : pragmatisme, efficacité, réalisme, adaptation.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/ShereKhan.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4538" title="ShereKhan" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/ShereKhan-600x438.jpg" alt="" width="600" height="438" /></a></p>
<p><strong>Règle 6.</strong> Soyez encore plus de mauvaise foi. Enfoncez des portes ouvertes en proclamant que vous brisez des tabous. Sous couvert de franchise, soyez grossiers, sous couvert de débat, attaquez les gens personnellement, sous couvert de distance, soyez méprisants. Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. Mais sachez le faire avec le petit sourire de circonstance : le mode « sadique-séducteur » est plus payant que le mode « hystérique-frontal ». Dans le premier cas, vous faites culpabiliser la personne en face de vous, ce qui est excellent, dans le second vous risquez de réveiller son courage et son agressivité, ce qui est un risque inutile.</p>
<p><strong>Règle 7. </strong>Soyez lâche. Si vous n’emportez pas l’adhésion de la foule, procédez immédiatement à un argument <em>ex concessis</em>, c’est-à-dire concédez à l’adversaire qu’il a raison sur le fond, pour tout de suite rappeler que le monde ne fonctionne pas comme le voudrait votre adversaire, et que bien sûr vous le regrettez. Placez juste en suivant l’argument classique de type sarkozyste : <em>au moins</em>, vous avez lancé le débat. Tout est dans le « au moins » : vous avez réussi à vous valoriser, même dans l’échec.</p>
<p><strong>Règle 8. </strong>Soyez méchant. On peut <em>parfois</em> détester un méchant, mais on va<em> toujours</em> mépriser un gentil. N’oubliez jamais que seul le méchant fait rire et emporte l’adhésion de la foule. <em>Vae Victis…</em></p>
<p><strong>Règle 9.</strong> Soyez péremptoire. Ne doutez jamais de ce que vous racontez, c’est une faille que l’adversaire utiliserait sans tarder.</p>
<p><strong>Règle 10.</strong> Soyez perfide. Insinuez que votre adversaire est lui-même en contradiction avec ses propres principes en lui rapportant des événements de sa vie qui vont dans ce sens. À celui qui dénonce les brutalités policières, rappelez-lui dans quel état il était lorsqu’il s’est fait cambrioler, par exemple. À celui qui valorise l’environnement, demandez-lui gentiment quelle est la marque de sa voiture, déjà ? Si, de plus, elle n’est pas française, c’est le jackpot assuré : non seulement voilà un rêveur qui vit en contradiction avec des principes irréalistes, mais, de plus, c’est un mauvais patriote !</p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Visage.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="alignright size-medium wp-image-4525" title="Visage" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Visage-268x300.jpg" alt="" width="268" height="300" /></a>Règle 11.</strong> Soyez identitaire. Ça ne veut rien dire, mais c’est à la mode. Dans un débat, invoquez les grands philosophes occidentaux, que vous n’avez pas lu, pas plus que votre adversaire en tout cas. Étalez votre peu de culture en suivant la règle 9. Au besoin, inventez des personnages fictifs qui viendront appuyer votre thèse. Comment ? Vous ne connaissez pas le docteur Hermann Beiderstein, l’éminent commentateur de Ferenczi ? Il est de mon avis ! Laissez-moi vous éclairer, jeune homme&#8230; Et puis, franchement, entre nous, qui se rappelle que Louis XIV a fait alliance avec les Turcs pour battre les Autrichiens, hein ? Non, l’Europe, c’est un club de chrétiens, quoi, merde !</p>
<p><strong>Règle 12. </strong>Soyez accusateur. Selon la technique éprouvée sarkozyste de type 2, posez une question générale à votre adversaire en lui demandant, en gros, « qui peut se satisfaire de la situation actuelle ? » Répondez immédiatement « personne, évidemment », tout en le pointant du doigt. L’assistance aura alors l’impression que l’adversaire s’est rangé à votre avis, et que, s’il lui prenait la fantaisie de contester, il se ferait accabler par tous car il se satisferait de la situation actuelle. Rusé, non ?</p>
<p><strong>Règle 13.</strong> Soyez réactionnaire. Sous couvert d’identité et de valeurs, tapez sur les faibles ou les moins nombreux : chômeurs, arabes, femmes seules qui élèvent leurs gamins, homosexuels revendicatifs (mais pas trop, car, sociologiquement parlant, eux, ils ont des sous. Attention, donc.), rôlistes et metaleux forcément sataniques, petites mains de la fonction publique, étudiants (sauf ceux qui font leur droit, évidemment), etc. Tapez-leur dessus selon la constatation 4 en leur attribuant les maux actuels. Attention : jamais sur tous à la fois, car là ils deviennent majoritaires ces cons ! N’oubliez jamais la règle 7.</p>
<p><strong>Règle 14.</strong> Soyez ignoble. Accusez sans preuve, entourez votre adversaire de milliers de piques, il craquera. Le secret ? Tout le monde a quelque chose à se reprocher. Statistiquement, vous finirez bien par tomber sur quelque chose… Cette règle vient en complément de la règle 10.</p>
<p><strong>Règle 15. </strong>Soyez sentencieux. Suite à l’application des règles 11 &amp; 12, vous pouvez vous permettre de pontifier de manière pédante sur les « apports civilisationnels de l’Occident » et sur les vertus d’une « juste définition des valeurs » selon la définition de « l’honnête homme tel que l’entendait déjà Aristote. » Qui se rappelle que la plupart des savants grecs sont nés en Turquie, hein ? On peut aussi valoriser, de la même manière, les vertus chrétiennes en oubliant qu’ils ont tout piqué à Platon et à Epictète, enfin dans ce qui reste après les incendies et mises à sac des bibliothèques païennes… Non, pardon, je m’égare !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Vieux-livres.jpg" rel="lightbox[4518]"><img class="aligncenter size-full wp-image-4528" title="Vieux livres" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/Vieux-livres.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p><strong>Règle 16.</strong> Soyez HYPE. Ce point est essentiel. On peut être de droite, mais moderne. Pédant, mais vêtu chez Diesel (publicité gratuite, mais je ne suis pas contre deux ou trois pantalons). Réactionnaire, mais avec un iPhone (même chose que pour Diesel). Il faut absolument éviter le syndrome « droite-rillettes », sans quoi tout est foutu. L’apparence, qui vous rend sexuellement attractif, fait ainsi passer votre discours pédant et creux pour quelque chose de moderne et de neuf, tout simplement parce que les gens pensent plus à baiser qu’à autre chose. Relisez « Nana », les premières pages… Vous devez également résider au sein d’une grande ville (hyper centre ou assimilé), quel qu’en soit le prix. Vous pouvez également écouter du Metal, pour donner une touche moderne et sulfureuse à votre personnalité, mais pas n’importe lequel, vous voyez ? Du Black moderne/indus, du Opeth… Pas de Running Wild ou de Saxon, quoi ! N’oubliez pas de ponctuer votre conversation d’anglicismes divers : « ugly », « hot », « baby », « laptop », « saperlipopette » (hein ?). Et, surtout, quel que soit votre âge, vous êtes JEUNE. 16 ans ? Jeune fille ou jeune homme. 25 ans ? Jeune employé(e) moderne. 35 ans ? Jeune femme, jeune papa, jeune célibataire, etc. 50 ans ? Jeune préretraité. 65 ans ? Jeune grand parent. 75 ans ? Jeune vieux. Vous êtes mort ? Oui, mais vous êtes un jeune mort !</p>
<p><strong>Règle 17 (optionnelle).</strong> Soyez cinéphile. Vous aaaaaadorez l<em>’excellent</em> James Cameron !</p>
<p><em>Voilà, chers amis, mes petits secrets pour avoir une vie sociale riche et épanouie. J’espère que vous vous retrouverez dedans, sinon, c’est que vous êtes obtus, archaïques et passéistes ! Tas de gauchistes nazes !</em></p>
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		<title>CONAN LE BARBARE</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 17:45:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Chers amis, foule en délire, admiratrices langoureuses (mon numéro de portable est accessible auprès du Webmestre), bienvenue dans ce nouvel épisode des « Carnets de la Toile ». Après une analyse même pas pédante d’Agora, qui de plus se trouve être un excellent film, les « Carnets » se ressaisissent et offrent à votre gourmandise intellectuelle la face cachée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-3871" title="Conan-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-1.jpg" alt="" width="300" height="377" />Chers amis, foule en délire, admiratrices langoureuses (mon numéro de portable est accessible auprès du Webmestre), bienvenue dans ce nouvel épisode des « Carnets de la Toile ». Après une analyse même pas pédante d’<strong>Agora</strong>, qui de plus se trouve être un excellent film, les « Carnets » se ressaisissent et offrent à votre gourmandise intellectuelle la face cachée du plus grand chef-d’œuvre du XXe siècle : <strong>Conan le Barbare</strong>. Accrochez-vous pour un voyage au pays de l’acier qui marquera votre âme au fer rouge…<span id="more-3868"></span></em></p>
<p><strong>1981</strong>. L’année de toutes les révolutions. Tandis que <strong>François Mitterrand</strong> gravit victorieusement les marches des invalides, <strong>John Milius</strong>, au sommet de son art, décide d’offrir au monde son chef d’œuvre, « Conan le Barbare », qui lui aussi en fera (des invalides. Faut suivre, les gars). Afin de réaliser ce projet pharaonique, il s’inspire des œuvres historiques de <strong>Robert E. Howard</strong>. Ce dernier, archéologue confirmé, a en effet prouvé l’existence d’un âge antique, « l’âge Hyborien ». Acceptée partout dans le monde, cette découverte est toujours boudée par les universitaires français, sous le fallacieux prétexte qu’<strong>Howard</strong> est un Américain. « Les Carnets » s’inscrivent bien évidemment en faux contre cette vision xénophobe de la gastronomie, puisque l’<strong>Howard</strong> à l’américaine est un plat succulent.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Mitterrand_1.jpg" rel="lightbox[3868]"><img class="aligncenter size-full wp-image-3875" title="Mitterrand_1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Mitterrand_1.jpg" alt="" width="300" height="371" /></a></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-2.jpg" rel="lightbox[3868]"><img class="alignright size-large wp-image-3878" title="Conan-2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-2-414x600.jpg" alt="" width="300" height="435" /></a>Quoi qu’il en soit, pour incarner ce roi de légende, <strong>John Milius</strong> n’hésite pas : il fera appel au dernier descendant des <strong>Hyboriens</strong>, <strong>Arnold Schwarzenegger</strong>, qu’on ne présente plus. Ce dernier, tout juste couronné par le monde de la culture (qu’aux USA on nomme les culturistes), est à la recherche d’un rôle à sa mesure. Le courant passe immédiatement entre les deux hommes, qui appellent en renfort <strong>Olivier Pierre</strong>, lequel s’illustrera par la suite dans d’autres projets, comme on le sait. L’histoire de Conan est si complexe, et appelle à de tels concepts <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">narationnels</a></strong>, que votre serviteur se voit contraint de découper le film à la manière d’une volaille, comme nous le recommande <strong>Socrate</strong> (pour les textes, puisque à l’époque <strong>Platon</strong> n’avait pas encore fait son cinéma). « Les Carnets » et <a href="http://www.skulking.fr/"><strong>Skulking</strong></a>, en exclusivité, vous dévoilent donc le secret du découpage scénaristique appliqué aux analyses <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">pathorelles wariennes</a></strong>.</p>
<p><strong>Acte I, Scène I.</strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Résumé </span>: Conan petit garçon habite dans un village enneigé. Le village est attaqué. Tout le monde est massacré sauf  Conan. Il part avec ses ravisseurs.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Analyse</span> : magistrale introduction riche de sens : neige pure – enfance &#8211; innocence – pouvoir de l’acier. Les assaillants sont méchants mais pas idiots : la scène du meurtre de la mère de Conan est en effet riche d’enseignements. Alors qu’un assaut contre un village appelle <em>logiquement</em> la prise du butin, dont les <em>femmes</em>, la mère de Conan est ici <em>décapitée</em>. Le sang souillant la neige <em>n’est pas</em> celui d’une agression sexuelle ou simplement des règles féminines, ce qui serait un rappel du lien classique Nature-Femme. Non, trop simple. Le sang qui tombe comme la pluie est celui <em>de la tête de la mère</em> de Conan. Le sang de la connaissance, la pluie qui irrigue la culture, Athéna qui jaillit de la tête de Zeus !</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-3.jpg" rel="lightbox[3868]"><img class="alignright size-medium wp-image-3881" title="Conan-3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-3-296x300.jpg" alt="" width="296" height="300" /></a>Le chef des assaillants reconnaît donc i<em>mplicitement </em>le pouvoir de l’esprit féminin, dont il se méfie, signe de son <em>intelligence visionnaire</em> et de sa <em>misogynie raisonnée. </em>Cette indication devrait suffire à exclure toute analyse <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">pathorelle Conanienne</a></strong> trop réductrice, comme certains aiment à le faire sous le fallacieux prétexte que ce n’est pas <em>l’excellent </em><strong>James Cameron</strong> qui a réalisé ce film. De plus, <strong>Olivier Pierre</strong> étant un fin connaisseur de la France, faut-il également voir dans cette scène la méfiance que, déjà, l’entourage de <strong>François Mitterrand</strong> nourrissait à l’égard de <strong>Ségolène Royal </strong>? <strong>Royal</strong>, dont le nom même est un écho du destin de <strong>Conan</strong> ? Nous laissons les lecteurs, abasourdis par une telle révélation, en juger.</p>
<p><strong>Acte I, Scène II.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Résumé</span> : Conan réduit en esclavage – Conan pousse la roue du destin durant 20 ans – Formé à l’art du combat de gladiateur, il massacre tous ses adversaires. Initié par un maître mongol au maniement du katana, à la reproduction sexuée par des courtisanes expertes et à la philosophie pré-confucéenne, il est finalement libéré.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Confucius_1.jpg" rel="lightbox[3868]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3886" title="Confucius_1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Confucius_1-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Analyse</span> : développement magistral aux allures <em>nietzschéennes</em>, la roue du destin se lit (se lie ?) comme un aspect de l’éternel retour cher au philosophe dionysiaque. L’enfant Conan se change en chameau, puis en lion… Métaphore rappelant le sort de <strong>Sisyphe</strong>, la roue du <strong>Karma</strong>, l’adjonction <em>nietzschéo-compatible</em> de la scène démontre que le destin, même de <em>Sisyphe,</em> peut se dépasser ; et ce uniquement par <strong>la guerre</strong>. En choisissant l’initiation par le katana, <strong>John Milius</strong> montre que la naissance du soleil, autre cercle stellaire symbolisant le karma sans appel, peut s’inverser par le <em>sang et la nuit</em> (comme nous l’indiquera plus clairement la scène suivante). Enfin, la philosophie pré-confucéenne aidera Conan à analyser les épisodes de sa vie future comme résultants d’un <em>acte civilisationnel</em> (quand on sait, évidemment, l’importance que <strong>Confucius</strong> accordait aux rites, cf. « Entretiens », XX, 3).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-4.jpg" rel="lightbox[3868]"><img class="alignright size-medium wp-image-3889" title="Conan-4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Conan-4-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>Enfin, l’aspect de l’éducation sexuée via la courtisane <em>met en balance</em> la puissance sexuelle dionysiaque, propre à la Nature vue comme antithèse de la Culture, avec le nécessaire aspect pédagogique d’une maîtrise pulsionnelle du « Ça » <strong>freudien</strong>, comme il se doit. Conan, l’anti-civilisation, le « Barbaros » cher aux Grecs, sera dans le futur (et il le sait grâce au sang de sa mère) <strong>le bâtisseur</strong> d’une dynastie et donc d’une culture : insoutenable tension interne qui trouve sa sublimation dans le carnage des gladiateurs – subtile référence aux besoins de <strong>Rome</strong>, LA cité par excellence, qui préservait ainsi, mais de manière ritualisée, la <em>nécessaire</em> violence cathartique dont toute civilisation doit se débarrasser en l’acceptant. Magistrale <em>mise</em> <em>en abîme</em> avec les besoins sociétaux <em>actuels </em>qui trouvent leur apaisement dans le visionnage de films violents dont un des parangons n’est autre que… <strong>Schwarzenegger</strong>. Du grand art.</p>
<p>Enfin, en dernière lecture, l’initiation par le katana, substitut phallique au métal martelé (rappel évident à Nietzsche : philosopher à coup de marteau, puis rejet par ses disciples de <strong>Zarathoustra</strong>, prélude à l’émergence de la Chine), cette initiation, donc, nous renvoie à l’éducation de la sexualité via la courtisane tributaire d’une cosmologie orientale : en effet, en <em>dépassant</em> son destin par la roue, la lecture de textes sacrés et la brouette chinoise, on est à même de penser que, pour Conan, le Karma Soutra.</p>
<p>Tout cela nous mène, encore une fois, à penser <strong>Conan</strong> comme un miroir de l’ascension Mitterrandienne, quand on connaît la passion du Président pour la civilisation et le sexe, exact reflet des tensions <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">Conaniennes</a></strong>. <strong>Mitterrand </strong>qui passa, en son temps, pour un Barbare aux yeux des <strong>Giscardiens</strong> éplorés – la filiation est claire.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Mitterrand_2.jpeg" rel="lightbox[3868]"><img class="aligncenter size-full wp-image-3892" title="Mitterrand_2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Mitterrand_2.jpeg" alt="" width="461" height="464" /></a></p>
<p><strong>Conclusion</strong> : chers amis, cher public, admiratrices langoureuses (voir au début pour le téléphone), nous cessons ici notre analyse pédante et imbitable, <em>encore et toujours</em> pour d’obscures raisons de nombre maximum de signes imposé de façon <strong>unilatérale</strong> par un Webmestre <em>dictatorial et obtus,</em> qui de plus se trouve être mon colocataire et j’ai envie de passer une soirée paisible, sans déconner. À bientôt, donc, pour la seconde partie des révélations sur le message caché de <strong>Conan</strong>, avec en filigrane la geste mitterrandienne !</p>
<p>Votre dévoué,</p>
<p>Monsieurwar.</p>
<p>En exclusivité, voici le résultat de l’éducation nietzscheo-confucéenne de Conan, après de dures années d’études !</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/z0Gd7nQY9ww" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/z0Gd7nQY9ww"></embed></object></p>
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		<title>Agora</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 06:51:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Antique]]></category>
		<category><![CDATA[Espagne]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, foule en délire, admiratrices langoureuses : bienvenue dans les Carnets de la Toile. Aujourd’hui : Agora, d’Alejandro Amenabar, est à l’honneur. Alors, j’en vois quelques-uns, au fond, là (oui, vous !), qui se disent : « Quoi ? Pas de Steven Seagal ou de colonel Trautmann, aujourd’hui ? Qu’est-ce qui lui prend, à ce naze ? » Je vous comprends, chers amis ! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia2.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="alignleft size-large wp-image-3414" title="Agora-Hypatia2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia2-423x600.jpg" alt="" width="300" height="426" /></a>Chers amis, foule en délire, admiratrices langoureuses : bienvenue dans les <strong>Carnets de la</strong> <strong>Toile</strong>. Aujourd’hui : <strong>Agora</strong>, d’<strong>Alejandro Amenabar</strong>,<strong> </strong>est à l’honneur. Alors, j’en vois quelques-uns, au fond, là (oui, vous !), qui se disent : « Quoi ? Pas de <a href="http://www.skulking.fr/cinema/le-coffret-11-dvd-steven-seagal/"><strong>Steven Seagal</strong> </a>ou de <a href="http://www.skulking.fr/cinema/le-colonel-trautmann/"><strong>colonel Trautmann</strong></a>, aujourd’hui ? Qu’est-ce qui lui prend, à ce naze ? » Je vous comprends, chers amis ! Mais puisque les « Carnets de la Toile » se veulent une parodie des « Cahiers du Cinéma », et que lesdits « Cahiers » ont trouvé le film nul, confirmant ainsi l’excellente impression qu’ils me font en général, je me devais d’écrire cette petite critique dans les « Carnets » puisque j’ai trouvé <strong>Agora</strong> très bon. Logique, non ? Et en plus, pour une fois, je ne serai ni pédant, ni imbitable. Enfin je l’espère…<span id="more-3411"></span></em></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Présentation. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Agora</strong>, le dernier film d’<strong>Alejandro Amenabar</strong>,<strong> </strong>nous transporte en <strong>Egypte</strong>, au IVe siècle de notre ère. La philosophe <strong>Hypatie</strong> enseigne à de nombreux étudiants, au sein de la prestigieuse bibliothèque voulue par <strong>Ptolémée</strong> (général d’<strong>Alexandre le Grand</strong>) 700 ans auparavant. Un triangle amoureux se dessine, entre elle, son étudiant <strong>Oreste</strong> (païen) et <strong>Davus</strong> le jeune esclave (qui deviendra chrétien). Ce triangle, dont on aurait pu craindre qu’il ne constitue la trame principale du film, n’est heureusement là que pour mettre en relief la tension qui existe à <strong>Alexandrie </strong>entre chrétiens, païens, juifs d’une part ; raison et foi d’autre part.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Cyril.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="alignright size-medium wp-image-3419" title="Agora-Cyril" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Cyril-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Après une période d’agitation qui verra <em>le saccage</em> de la Bibliothèque par les chrétiens, les tensions « s’apaisent » avec les conversions obligatoires. Plusieurs années passent. <strong>Hypatie</strong> a continué ses recherches, notamment en astronomie. Elle possède du crédit auprès d’<strong>Oreste</strong>, son ancien étudiant et amant éconduit, devenu préfet. C’en est trop pour l’évêque <strong>Cyrille</strong>, qui déteste sa nature de femme, son érudition, son refus de se convertir et l’influence qu’elle possède auprès du préfet. <strong>Hypatie</strong> sera finalement arrêtée par les miliciens de <strong>Cyrille</strong>, et tuée de façon ignoble ; alors qu’elle venait à peine de démontrer la validité du système héliocentrique (le soleil au centre de l’univers). Ainsi s’éteint la dernière païenne, philosophe néo-platonicienne dotée d’une érudition immense, lapidée par des brutes incultes et fanatiques.</p>
<p><strong>Mon petit avis.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Oreste.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="alignright size-medium wp-image-3441" title="Agora-Oreste" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Oreste-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Un chef-d’œuvre, je ne sais pas ; et je ne suis pas assez qualifié pour décider ce qui est digne d’être considéré ou non comme tel. Tout ce que je sais, c’est que j’ai aimé ce film. Des acteurs excellents, une reconstitution soignée, des dialogues jamais lourds malgré certains concepts abordés ; un propos qui se veut à la fois didactique, historique sans excès et visuellement impeccable. Mention spéciale à la sublime <strong>Rachel Weisz</strong> (<strong>Hypatie</strong>, toute en justesse et en retenue), au satanique <strong>Sammy Samir</strong> (l’évêque <strong>Cyrille</strong>, parfait en ancêtre de <strong>Tartuffe</strong>) et au terrifiant <strong>Ashraf Barhom</strong> (<strong>Ammonius</strong>, le fanatique qui ne doute jamais). Le film possède des défauts, certes, notamment celui de concentrer en deux heures beaucoup de problématiques (foi contre raison, vérité scientifique antique, rôle des femmes, monothéisme contre polythéisme, tensions monothéistes internes : juifs contre chrétiens, chrétiens en désaccord ; opposition du pouvoir religieux et du pouvoir séculier…), le tout ponctué de quelques combats sanglants. Toutefois, à la défense du cinéaste, si l’on se renseigne un peu sur la période, il semble difficile d’échapper à ce chaos. Et le propos d’<strong>Amenabar </strong>réussit à n’être jamais lourd, dans cette richesse (ou fouillis, comme on voudra).<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-cross.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="aligncenter size-large wp-image-3428" title="Agora-cross" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-cross-600x450.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="alignright size-medium wp-image-3440" title="Agora-Hypatia" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Oui, décidément, j’ai aimé ce film. La multiplicité des thèmes fait que l’on passe rapidement d’un sujet à un autre. Il n’est pas rare qu’une seule scène en mélange plusieurs, faisant grincer les dents de ceux qui aiment les narrations posées. C’est un péplum, oui, mais qui casse un peu les codes habituels du genre : ici, pas de <strong>Maximus</strong> ou d’<strong>Alexandre</strong> ! Le triangle amoureux accroche le spectateur dans la première partie du film et sert de fil discret pour aider à se repérer. Toutefois, <strong>Davus</strong>, l’esclave devenu chrétien, qui est le seul personnage important <em>non historique</em> du film, devient rapidement assez pénible.</p>
<p>Enfin, j’ai aimé <strong>Agora</strong> car, comme bons nombres d’athées, de païens, d’agnostiques etc. qui la connaissent, je suis un peu amoureux d’<strong>Hypatie</strong>. Un chrétien ironique (il y en a) me dirait qu’elle est ma martyre païenne à moi. Et il n’aurait pas tort, puisque martyr signifie « témoin ». <strong>Hypatie</strong>, pour celles et ceux qui s’intéressent au monde antique, c’est le dernier témoin, le symbole d’un monde qui <em>s’abîme</em> ; pour celles et ceux qui préfèrent la connaissance aux mystères c’est une guide ; et enfin pour celles et ceux sensibles à la condition féminine, <strong>Hypatie</strong> est un exemple. Le film souligne d’ailleurs, fort à propos, la rareté des destins comme celui de la philosophe dans n’importe quel monde.</p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia4.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="aligncenter size-full wp-image-3458" title="Agora-Hypatia4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia4.jpg" alt="" width="600" height="321" /></a>Agora</strong> penche-t-il d’un côté ? Bien sûr. Le propos est athée, agnostique pour le moins. Une préférence pour le monde païen, lui aussi affublé d’ahuris bornés, comme le grand prêtre de <strong>Sérapis</strong>. Le film montre la seule différence qui vaille (selon moi) entre les deux : le christianisme, par sa vocation universaliste (un dieu, une vérité) <em>et</em> prosélyte (tous doivent entendre et accepter <em>la bonne nouvelle</em>, c’est-à-dire les évangiles), porte en lui <em>nécessairement </em>les graines de la violence et de la haine. C’est une analyse, et <em>visuellement</em> Amenabar ne s’en prive pas, que l’on peut appliquer avec profit à l’islam. Rien d’étonnant à ce que les critiques de sensibilité chrétienne soient très négatives à propos d’<strong>Agora</strong> : un cinéaste qui vous renvoie une telle image de votre religion, forcément, ça heurte. Le christianisme s’impose « grâce » à des hommes brutaux et « bronzés », qui assassinent au nom de Dieu, qui convertissent de force, qui lapident les femmes, qui détruisent les œuvres d’art et les écrits « impies »… Ça vous prend rapidement des petits airs de talibans, ça, Madame… Moi, j’aime bien, mais je suis méchant, aussi. On appellera ça des <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">chrétibans</a></strong>, allez hop !</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Davus.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="alignright size-medium wp-image-3422" title="Agora-Davus" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Davus-210x300.jpg" alt="" width="210" height="300" /></a>Quitte à être un peu lourd, je tiens à porter à la connaissance du lecteur quelques éléments biographiques du <strong>Cyrille</strong> historique, dont il est certain qu’il a <em>au mieux</em> laissé <strong>Hypatie</strong> se faire tuer sans rien faire et au pire directement commandité son assassinat. Cet homme-là, après avoir combattu et fait condamner l’évêque de <strong>Constantinople</strong> <strong>Nestorius</strong> en transmettant à <strong>Rome</strong> des faux documents, après avoir chassé les juifs d’Alexandrie dans le sang, après avoir rabaissé les femmes au rang de ventre obéissant ; cet homme-là fut nommé <strong>Défenseur de l’Eglise</strong> peu de temps après, puis fut canonisé par <strong>Léon XIII</strong> vers les années 1900. Enfin, puisque bon sang ne saurait mentir, l’inénarrable <strong>Ratzinger</strong>, alias <strong>Benoît XVI</strong>, pape actuel, lui a rendu un hommage appuyé en 2007. Et c’est ce type-là que vous fêtez tous les 27 juin, les gars ! À la Saint <strong>Cyrille</strong>, les morts s’empilent… Remarquez, en même temps, le 27 juin, c’est la journée internationale des sourds-muets. Comme quoi Dieu existe peut-être… Au moins, même dans l’éternité, <strong>Cyrille</strong> va-t-il fermer sa gueule !</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia3.jpg" rel="lightbox[3411]"><img class="aligncenter size-full wp-image-3435" title="Agora-Hypatia3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Agora-Hypatia3.jpg" alt="" width="600" height="321" /></a>Allez voir <strong>Agora</strong>. Vous passerez un agréable moment et, peut-être, quitterez-vous la salle en vous demandant quel aurait pu être notre monde sans l’intervention de la bêtise universelle et du <em>goût du massacre</em>, que celui-ci se pare des oripeaux chrétiens ou d’autres. Peut-être aurez-vous une pensée émue pour cette femme lumineuse dont les œuvres sont détruites à jamais et qui fut assassinée pour rien, écho lointain de ce que vivent toujours les afghanes et autres « chanceuses » qui sont nées au mauvais endroit. Mais puisque Dieu le veut, hein…</p>
<p>Votre dévoué,</p>
<p>Monsieurwar.</p>
<p><strong>AGORA</strong>, <strong>d’Alejandro Amenabar</strong>. Sortie en France le <strong>06 janvier 2010.</strong></p>
<p><strong><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/u50zEun07b4" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/u50zEun07b4"></embed></object><br />
</strong></p>
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		<title>LE COFFRET 11 DVD STEVEN SEAGAL</title>
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		<pubDate>Sun, 03 Jan 2010 16:25:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Vengeance personnelle – Justice brutale »
Chers lecteurs, chers amis, cher public : bonsoir. Aujourd’hui, les Carnets de la Toile s’aventurent du côté du Heaume-Cinéma ! Le Titan Steven Seagal nous fait une offrande de justice et de sang dans un magnifique coffret plaqué carton et doré à la patate. Une présentation pédante et imbitable s’imposait, vous vous en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Coffret.jpg" rel="lightbox[3162]"><img class="alignleft size-full wp-image-3167" title="Seagal-Coffret" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Coffret.jpg" alt="" width="300" height="386" /></a>« Vengeance personnelle – Justice brutale »</p>
<p><em>Chers lecteurs, chers amis, cher public : bonsoir. Aujourd’hui, les Carnets de la Toile s’aventurent du côté du Heaume-Cinéma ! Le Titan <strong>Steven Seagal</strong> nous fait une offrande de justice et de sang dans un magnifique coffret plaqué carton et doré à la patate. Une présentation pédante et imbitable s’imposait, vous vous en doutiez…</em></p>
<p>Dans le cinéma d’hauteur, <strong>Steven Seagal</strong> est et reste un monument. Boudé par les critiques a-serbes, il n’en reste pas moins le seul, ces dernières années, à faire travailler l’industrie des pays de l’Est avec une vigueur étonnante. Son jeu, tout en nuances invisibles, ne s’appréhende qu’avec une analyse filmo-sociologique que seuls les « Carnets » sont en  mesure d’apporter. Évidemment, pour cause obscure de restriction du nombre de caractères par article imposée par un Webmestre <strong>dictatorial et obtus</strong>, il sera impossible de procéder à l’analyse  rigoureuse, pédante et imbitable des 11 chef-d’œuvres offerts à notre gourmandise.<br />
Toutefois, nous pouvons tenter d’obtenir la substantifique moelle, comme nous le recommande <strong>Rabelais</strong>, que <strong>Seagal</strong> a longuement médité (voir <strong>Gargantua, XXVII,</strong> Frère Jean des Entommeures) grâce à un résumé seul, unique, solitaire mais commun aux 11 DVD. Il fallait toute l’audace sémantique des « Carnets » pour réussir un tel pari.<span id="more-3162"></span></p>
<p><strong>Résumé des 11 films. </strong><em>(Rayez les mentions inutiles).</em><strong> </strong></p>
<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-alcatraz.jpg" rel="lightbox[3162]"><img class="alignright size-full wp-image-3170" title="Seagal-alcatraz" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-alcatraz.jpg" alt="" width="250" height="314" /></a>Steven Seagal</strong>, au sommet de son art, incarne John/Jack/Joe/Marshall/, aujourd’hui retiré des affaires dans la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/. Mais John/Jack/Joe/Marshall/ n’est pas qu’un simple retraité : il s’agit en réalité d’un ancien agent de la CIA/des services secrets/de la police d’élite/des commandos parachutistes/ du FBI/ qui parle japonais/coréen/thaï/chinois/birman. C’est aussi un maître en karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Un jour, John/Jack/Joe/Marshall/ apprend par hasard que des méchants/noirs/chicanos/communistes/russes/français corrompus/allemands nazis/métèques/  ont enlevé/torturé/tué/enlevé, torturé et tué/  son meilleur ami/sa nièce/sa femme/son fils/son voisin/son chien.</p>
<p>Contacté par ses anciens employeurs incapables de mettre la main sur les coupables, et avec lesquels il a un problème à cause de son caractère indépendant/sa grande gueule/ sa couette noire/son sens de la justice/, il les reçoit chez lui puis les tabasse/leur dévisse la tête/les broie/leur casse les bras/les tue. Seul, sans l’aide du gouvernement décidément trop mou/corrompu/bureaucratique/de gauche/bande de fiottes/, il décide d’agir. Il avait raccroché les gants. Ils l’ont cherché. Ils l’ont trouvé. Et maintenant, ils vont payer. Il sera le détective/magistrat/juré/juge/bourreau de ces salops/chiens/pourris.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Gros.jpg" rel="lightbox[3162]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3187" title="Seagal-Gros" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Gros-150x150.jpg" alt="" width="150" height="150" /></a>Au cours de cette dernière mission, il rencontrera une jeune femme/petite bombe/méga canon de 25 ans/ habillée d’un ravissant petit tailleur avec un large décolleté/décolleté/décolleté/décolleté et mini-jupe/ qui tombera amoureuse de lui. Malgré ses soixante balais et ses 130 kg, il lui montrera ce que c’est que l’amour, mais, malheureusement, elle meurt/décède/disparaît, généralement de la main de John/Jack/Joe/Marshall/, qui a fini par comprendre qu’elle était une traîtresse au service des chinois/musulmans/français vicieux/nazis/yakuzas/communistes/terroristes albanais/.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Sun.jpg" rel="lightbox[3162]"><img class="alignright size-medium wp-image-3180" title="Seagal-Sun" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-Sun-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" /></a>Grâce à un art subtil de l’interrogatoire/baston/menace/torture/exécution sommaire, John/Jack/Joe/Marshall/ arrive à retrouver les coupables alors que les flics, (dont la moitié est corrompue et peut-être même syndiquée !), ne parviennent à rien à cause des avocats pourris/méchants/moisis/libertaires/protégés par le système en pleine décadence (voir <strong>Maurice</strong> <strong>Le Dantec</strong>, le miroir littéraire de <strong>Steven</strong>, qui explique si bien ce genre de choses).</p>
<p>Lors de la scène finale, John/Jack/Joe/Marshall/ tue tous les coupables et leurs complices, ainsi que la concierge qui passait par là. Il sauve celle qui a été enlevée, mais ne parvient pas encore à ressusciter ceux qui sont morts en intro. Il s’en retourne alors, applaudi par ses anciens collègues qui l’adorent même s’il leur a cassé les deux jambes, vers la forêt/nature/son magasin d’armes japonaises/, accompagné, dans le soleil couchant, d’une jeune <a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-1.jpg" rel="lightbox[3162]"><img class="alignright size-medium wp-image-3195" title="Seagal- Urban Justice" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/01/Seagal-1-211x300.jpg" alt="" width="208" height="296" /></a>nippone qui le connaît depuis son enfance et qu’il a lui-même formé au karaté/kung-fu/aïkido/judo/ju-jitsu/kendo/iaijutsu/viet-vo-dao/. Musique et générique. Un film écrit/joué/produit/filmé/ par <strong>Steven Seagal</strong>, inspiré par <em>l’excellent</em> <strong>James Cameron</strong>, dont l’influence <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">rambolinienne</a></strong> reste discrète mais visible.</p>
<p>Voici, chers lecteurs, l’essence de ces onze films, que dis-je ; onze perles tournées entre 2002 et 2008 ! Gageons que vous ne vous lasserez pas de les voir et les revoir. Je compte sur vous !</p>
<p>Votre dévoué,<br />
<strong>Monsieurwar.</strong></p>
<p><em>PS : Merci à <strong>Bijou</strong> pour l’idée des /…/…/ You rules !</em></p>
<p>J’aime : tout.<br />
J’aime pas : rien.</p>
<p><em>En exclusivité, une scène-clef extraite de URBAN JUSTICE : « Vengeance personnelle – Justice brutale » ; qui vous révèle les dessous du scénario ! Attention, ne la regardez pas si vous n’avez pas encore visionné le film, le plaisir serait amoindri.</em></p>
<p><em><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="494" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/Ko94FpHOQE8" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="494" src="http://www.youtube.com/v/Ko94FpHOQE8"></embed></object><br />
</em></p>
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		<title>Le Docteur Peter Venkman</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Dec 2009 18:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Ghostbusters]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>
		<category><![CDATA[Venkman]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue, chers lecteurs du PUNC. Le second dossier des « carnets » est dédié à un personnage majeur de la culture américaine : Peter Venkman ; dont les travaux sont lâchement tenus à l’écart par la communauté scientifique actuelle, inféodée au capitalisme et aux forces du mal. Skulking répare donc cette injustice dans un exposé pédant et imbitable, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Venkman-2.jpg" rel="lightbox[2840]"><img class="alignleft size-full wp-image-2837" title="Venkman-2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Venkman-2.jpg" alt="" width="300" height="224" /></a>Bienvenue, chers lecteurs du <a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">PUNC</a>. Le second dossier des « carnets » est dédié à un personnage majeur de la culture américaine : <strong>Peter Venkman </strong>; dont les travaux sont lâchement tenus à l’écart par la communauté scientifique actuelle, inféodée au capitalisme et aux forces du mal. <strong>Skulking</strong> répare donc cette injustice dans un exposé pédant et imbitable, comme il se doit.<span id="more-2840"></span></em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>Peter Venkman</strong> voit le jour en 1950 dans le <strong>New Texas</strong>, un Etat qui, par crainte du scandale, a fait sécession avec le <strong>Texas</strong> originel à cause de la famille <strong>Bush</strong>. Son oncle, Eddie, aura sur le jeune Peter une influence considérable, en venant le visiter chaque jour. Sa mère disait souvent : « tiens, Eddie sonne ». Peter sera donc un scientifique, c’est entendu. Passionné de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">psychostrogie</a></strong> clinique, il obtient son <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">BAFA</a></strong> en 1980. Durant son service militaire, recruté comme <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">paranalyste</a></strong>, il fera des merveilles en réduisant le taux de cauchemars des soldats en appliquant la méthode « <strong>Venkman</strong> » : alcool, mauvaise foi, jolies filles et désertion.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Venkman-1.jpg" rel="lightbox[2840]"><img class="alignright size-medium wp-image-2836" title="Venkman-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Venkman-1-300x186.jpg" alt="" width="300" height="186" /></a>Sauvé miraculeusement du peloton d’exécution (les soldats étaient trop bourrés pour le toucher), <strong>Peter Venkman</strong> est recruté par le doyen de la fac de New York grâce à un chantage habile : le doyen étant âgé de 134 ans, Peter en déduisit qu’il était un fantôme. En échange de son silence, il put installer un laboratoire de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">psychostrogie</a></strong> divinatoire. Il affûtera sa méthode, expérimentée à l’armée, pour en écrire la théorie appliquée sous le nom célèbre de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">Bilmeurisme</a>,</strong> qui est un peu à la drague ce que<strong> Bernadette Soubirous</strong> est à la consommation d’hallucinogènes.  <strong>Venkman</strong>, avec ses trois amis, sauvera la planète par deux fois. <strong>Georges Lucas</strong> en concevra une jalousie maladive qu’il tentera de soigner en écrivant « la menace fantôme », en pure perte. Tout le monde sait que <strong>Peter Venkman</strong>, seul, aurait fait mieux et plus vite que tous les <strong>Jedis</strong> réunis. Un peu comme <strong>David Fincher</strong> face à <em>l’excellent</em> <strong>James Cameron</strong> et sa troupe <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">rambolinienne</a></strong> de <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">meurines</a>.</strong></p>
<p>Suite à ces aventures,<strong> Venkman </strong>se retira en ermite dans <strong>Manhattan</strong> pour y étudier l’influence du champagne sur le comportement sexuel des étudiantes blondes, travail magnifique qui parachèvera sa carrière de chercheur dans sa thèse : « Des Bulles et des Bonnes : essai sur la causalité neuronale de l’affection d’une région française au travers du comportement reproducteur de la New-Yorkaise en milieu favorisé ; sans reine Alien pour compromettre le protocole ». Cette dernière phrase entraînera la rupture définitive de sa relation avec <strong>Sigourney Weaver</strong>, comme on s’en doute. <em>L’excellent</em> <strong>James Cameron</strong> lui vouera également une rancune tenace, et se vengera sournoisement en engageant <strong>Ripley</strong> dans « Avatar ».</p>
<p><strong><span style="text-decoration: underline;">Conclusion</span> :</strong> génie, poète, amant, <span style="text-decoration: line-through;">scientologu</span> scientifique de renom, aventurier, inventeur de la <strong><a href="../../../../../cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable">psychostrogie</a></strong> appliquée ; <strong>Peter Venkman</strong> tient à la fois d’Einstein, d’Indiana Jones et de Brad Pitt. Ses travaux ont influencé les 30 dernières années de la recherche mais sont victimes d’une Omerta de la part des pontes, jaloux de son génie. Et qui le pillent sans le citer. Il faut toujours se méfier des Pontes Pirates, même s’ils inspirent confiance. Qui l’eût cru, s’y fie ; en général.</p>
<p>Votre dévoué,</p>
<p><strong>Monsieurwar.</strong></p>
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		<title>Le Colonel Trautmann</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 13:53:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Rambo]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers amis, bienvenue. Bienvenue dans les dossiers des « Carnets », qui, chaque mois, chaque semaine ou chaque trimestre ; on ne sait pas encore, mettront à l’honneur un personnage majeur de l’imaginaire mondial, injustement boudé par Télérama, Libération et même « Madame Figaro ». Aujourd’hui, pour vous, un exposé pédant et imbitable de la vie et de l’œuvre d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-officer1.jpg" rel="lightbox[2768]"><img class="alignleft size-full wp-image-2770" title="Trautman-officer1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-officer1.jpg" alt="" width="299" height="393" /></a>Chers amis, bienvenue. Bienvenue dans les dossiers des « Carnets », qui, chaque mois, chaque semaine ou chaque trimestre ; on ne sait pas encore, mettront à l’honneur un personnage majeur de l’imaginaire mondial, injustement boudé par Télérama, Libération et même « Madame Figaro ». Aujourd’hui, pour vous, un exposé pédant et imbitable de la vie et de l’œuvre d’un des plus grands héros du XXe Siècle : <strong>le Colonel Trautmann.<span id="more-2768"></span></strong></em></p>
<p>Né le 33 mars 1933, Samuel Trautmann, héritier d’une prestigieuse lignée d’ébéniste sur ivoire, fils de Marthe et Jürgen Trautmann, se distingue rapidement des autres bébés ; notamment par sa manie de se coiffer et de bien présenter. Sa mère, émerveillée, lui tint ce discours qu’il n’oubliera jamais : « Mon fils, j’aime quand tu te rends beau. » Quelques années plus tard, jeune adolescent de 13 ans auquel personne ne prêtait attention lors du mariage de son tonton, tellement charismatique qu’on disait de lui qu’il était l’oncle incarné ; Samuel, donc, avala en loucedé les restes d’un sorbet colonel. Sa voie était toute tracée. À 17 ans, déterminé, il quitta le nid familial pour s’engager dans les « meurines », corps d’élite très lié à la France depuis la libération ; à tel point qu’une chanson, « le marine héla », fut composée en leur honneur. Samuel, élève brillant, jeune officier serviable et compétent, entreprit alors la rédaction de ses « mémoires » en avril 1955, (Plomb éditeur).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-officer2.jpg" rel="lightbox[2768]"><img class="alignright size-full wp-image-2777" title="Trautman-officer" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-officer2.jpg" alt="" width="200" height="306" /></a>Plusieurs années s’écoulèrent, et le lieutenant Samuel devint rapidement une légende au sein de l’armée US, notamment pour ses compétences en athlétisme. Dès qu’il courait le sprint, la caserne s’arrêtait et les boys, émerveillés, disaient : « t’as vu comment il trotte, man ? » Fort de cette renommée, il fut promu au grade de colonel avec l’ordre d’envahir la jungle vietnamienne.  « Holà Bijou ! » Dit-il tout de go au président. « J’ai beau courir vite, il va me falloir de l’aide. Je suis quand même taillé comme un peigne ! » Le président, réalisant son erreur, lui présenta Rambo. À l’évocation de ce nom, parfum nostalgique de sa jeunesse élégante ; et suite à l’évocation du mot « peigne », <strong>Samuel Trautmann</strong> considéra rapidement <a href="http://www.skulking.fr/cinema/rambo-iii/"><strong>Rambo</strong></a> comme son fils devant la pellicule. Ensemble, pendant plusieurs années, ils délivrèrent le monde libre ; ce qui n’est pas une mince affaire si vous prêtez suffisamment attention à la formulation employée. Par la suite, Trautmann transmettra son art consommé de la rhétorique et de l’écriture narationnelle à <em>l’excellent</em> <strong>James Cameron</strong>, ce qui n’est rien.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-courage.jpg" rel="lightbox[2768]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2780" title="Trautman-courage" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Trautman-courage.jpg" alt="" width="400" height="309" /></a>Conclusion</span> : Héros, patriote, coureur exceptionnel, révélateur de talents hors-pair, à tel point qu’il contribua à créer, avec monsieurwar, qui tire son pseudonyme en partie de son influence (mais si), la « <strong>War Academy </strong>», <strong>Trautmann</strong>, pour des raisons obscures, sera boudé par la critique élitiste européenne. Auteur des plus fameuses répliques du XXe siècle (« C’est envoyer les pigeons au chat », « il mangerait des choses qui feraient vomir un bouc » ou encore « dans ton cul », avec la <span style="text-decoration: line-through;">postérieur</span> postérité qu’on lui connaît), figure rassurante du père, dans un monde où « tous les mioches sont élevés par des gonzesses et v’là le résultat » (<strong>Eric Zemmour</strong>, toujours excellent) ; <strong>le colonel Trautmann</strong>, insensible aux critiques muettes de l’indifférence, vogue pour toujours dans notre imaginaire, contribuant à le structurer de manière aussi limpide que cette dernière phrase, qui, concluant ce premier dossier des « Carnets », a humblement espéré vous rappeler, tas de petits ingrats, à qui vous deviez d’avoir dans la psyché un avatar testostéroné crédible en ces temps de délitement moral et de divorces sataniques. Votre dévoué,</p>
<p><strong>Monsieurwar.</strong></p>
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		<title>Rambo III</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Dec 2009 18:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
		<category><![CDATA[Rambo]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, c’est avec plaisir que les Carnets de la Toile vous révèlent le sens caché des grands films ignorés de la critique grand public. Aujourd’hui, et en exclusivité, une analyse pédante et imbitable de Rambo III.
En 1988, au sommet de son art, Peter Mc Donald, dont c’est le premier film, nous livre son opus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-III-affiche.jpg" rel="lightbox[2676]"><img class="alignleft size-medium wp-image-2677" title="Rambo III-affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-III-affiche-225x300.jpg" alt="" width="300" height="400" /></a>Chers lecteurs, c’est avec plaisir que les Carnets de la Toile vous révèlent le sens caché des grands films ignorés de la critique grand public. Aujourd’hui, et en exclusivité, une analyse pédante et imbitable de <strong>Rambo III</strong>.</em></p>
<p>En 1988, au sommet de son art, <strong>Peter Mc Donald</strong>, dont c’est le premier film, nous livre son opus le plus abouti : <strong>Rambo III</strong>. À l’inverse des deux volumes précédents, John Rambo va affronter l’avenir, et non le passé : splendide projection vers le futur, avec en perspective les transformations de ses démons en message d’espoir.</p>
<p>Film intimiste donc, au charme discret, <strong>Rambo III</strong> fait partie de ses œuvres rares qui ne s’apprécient réellement qu’au second, voire au troisième visionnage. <strong>John Rambo</strong>, devenu bouddhiste en <strong>Thaïlande</strong>, n’est pas sans nous rappeler, par le refus d’aller se battre à nouveau, les préoccupations de <strong>Schopenhauer</strong> qui, assimilant rapidement la volonté au néant – ou plus exactement à la vacuité -, s’inspira des pensées dalaïlamesques de son temps. Mais <strong>Rambo</strong>, las de lire « le monde comme volonté et comme représentation », finira par aller se battre afin de sauver son père spirituel, le<a href="http://www.skulking.fr/cinema/le-colonel-trautmann/"> <strong>Colonel Trautmann</strong></a>, personnage majeur de l’imagerie postmoderne, bientôt à l’honneur dans les « dossiers » des <strong>Carnets de la Toile.</strong><span id="more-2676"></span></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-III-affiche2.jpg" rel="lightbox[2676]"><img class="alignright size-medium wp-image-2681" title="Rambo III-affiche2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-III-affiche2-258x300.jpg" alt="" width="300" height="348" /></a>Le Colonel, doté d’un flair politique infaillible, s’est courageusement rendu en <strong>Afghanistan</strong> pour fournir en armes les talibans victimes des communistes. Notons qu’il s’y rend en clandestin. Les communistes l’arrêtent, mais, vu qu’ils ne connaissent pas encore <strong>Eric Besson</strong>, ils le gardent gentiment chez eux au lieu de l’expulser. La mission de <strong>Rambo</strong> est donc double : premièrement, aller sauver son père pour le remercier de l’avoir épargné à la fin de <strong>Rambo I </strong>; deuxièmement, contribuer à renforcer <strong>Ben Laden </strong>en prévision des lendemains qui chantent. Le Grand Soir, si on ose dire !</p>
<p>Bien évidemment, <strong>Rambo</strong> réussit. Il apprendra à connaître les coutumes afghanes, dans une splendide métaphore sur l’entente universelle des peuples à travers le sport – Le match de <strong>Oulak</strong>, sorte de polo sanglant ou la carcasse d’un mouton mort remplace la balle, restera gravée dans les mémoires. Quoi qu’il en soit, cette œuvre est truffée de moments d’anthologie, avec en rappel subtil l’influence orientale, notamment quand <strong>John Rambo</strong> se déguise en ninja pour infiltrer la base russe.</p>
<p>Parallèlement, <strong>le colonel Trautmann</strong>, père courage, flamme de la nation, se moque facétieusement du colonel russe – ils ont le même grade, subtil rappel de leur nature de Némésis – par ses traits d’esprits qui ne sont pas sans rappeler le <strong>Sacha Guitry</strong> de la bonne époque. « Ou sont les missiles, <strong>colonel Trautmann ? </strong>» demande, rageur, le rouge à l’œil bleu (code couleur évident pour désigner le potentiel destructeur de la marine communiste en <strong>Afghanistan</strong>). « Tout près d’ici… Dans ton cul ! » lui répond <strong>Trautmann</strong>, inaugurant par cette boutade 20 ans de citations dans les écoles, et devenant même la devise de la nation du <strong>Grosland</strong>. C’est peu dire.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-bandeau.jpg" rel="lightbox[2676]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2684" title="Rambo-bandeau" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-bandeau.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a>La réussite de ce troisième volet, outre la réalisation audacieuse de <strong>Mc Donald</strong>, vient sans doute de la continuité stylistique <a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">narationnelle</a> (rappelons que l’opus précédent, <strong>Rambo II</strong>, a été écrit par <em>l’excellent</em> <a href="http://www.skulking.fr/cinema/cameron-versus-fincher-partie-1/"><strong>James Cameron</strong></a>) ainsi qu’au renversement du <em>logos</em> <a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">rambolinien</a> de départ, ordinairement peu enclin aux errances téléologiques. Ceci sera le cœur de notre analyse : soyez attentifs.</p>
<p>En effet, si l’influence bouddhique, via la fréquentation de S<strong>chopenhauer</strong>, et pourquoi pas de <strong>Cioran</strong>, osons le dire, est patente chez <strong>Rambo</strong> ; n’oublions pas qu’il est également un fils de la chrétienté. Il opère un subtil renversement de perspective au moment même où il s’apprête à entrer en <strong>Asie Mineure</strong>, tel un nouvel <strong>Alexandre le Grand</strong>. En effet, observez attentivement les deux étapes :</p>
<ol>
<li>Au début du film,      schopenhauerien convaincu, il refuse la notion de bien et de mal et de      vérité induite. <strong>Trautmann</strong> :      « J’ai besoin de toi, John. ».<strong> Rambo </strong>: « Moi, ma guerre est finie ». Rejet du      Père, libération, apaisement, vacuité. C’est clair.</li>
</ol>
<ol>
<li>Mais au tiers du      film, il abandonne cette vision orientale et retourne à ses racines      chrétiennes : <strong>Moussa</strong> :      « Qu&#8217;est-ce que c&#8217;est que ça ? »<strong> Rambo </strong>:      « Une lumière bleue. » <strong>Moussa</strong> : « Et ça fait quoi ? » <strong>Rambo</strong> : « Du bleu. » Le      spectateur découvre avec stupeur, que, <strong>Rambo</strong>, se référant à 1000 ans de théologie médiévale et fin      connaisseur du post-aristotélisme de <strong>Saint      Thomas</strong>, définit maintenant la vérité comme « Adequatio Rei et      Intellectus ! »</li>
</ol>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-Fight.jpg" rel="lightbox[2676]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2685" title="Rambo-Fight" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-Fight.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Confondu par cet effort spirituel intense, ce retour aux racines de l’identité occidentale héritière du manichéisme babylonien, <strong>Babylone</strong> où <strong>Alexandre</strong> trouva la mort, d’ailleurs, ce qui à ce stade du film nous inquiète, <strong>Rambo</strong> s’en sortira-t-il nous demandons-nous angoissés ;  le spectateur du <a href="http://www.skulking.fr/cinema/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">PUNC</a>, oubliant toute retenue, exulte ! Quelle belle leçon, à la portée de tous, fulgurance rhétorique qui synthétise en deux mots une conception de la vérité qui ne sera remise en cause que par l’existentialisme ! Et encore ! <strong>Sartre</strong> étant mort avant <strong>Rambo</strong>, on peut soutenir que cette fulgurance christiano-identitaire marque le renouveau glorieux de la bannière du <strong>Christ</strong> et de l’essentialisme idéaliste face aux vils jouisseurs communistes et athées de mai 68 qui rêvaient de vendre l’<strong>occident</strong> à <strong>Katmandou</strong> ! Ouiiiiiiiiii !</p>
<p>Pardonnez-moi, chers lecteurs, mais je m’emballe. Terminons. Le spectateur averti avait déjà compris que John, en opérant ce renversement, ne faisait qu’adopter le point de vue déjà développé par son père, <strong>Trautmann</strong>, au début du film ; dans la subtile métaphore du sculpteur et de la matière sculptée. Acceptant finalement la démonstration, la Sagesse des Pères, <strong>Rambo </strong>comprend qu’il ne sera jamais qu’un tueur. Et donc il va tuer, au sein d’un pays de rochers lourds, car c’est l’endroit des Sisyphes. Et dans lequel il fait très chaud, mais, fort heureusement, géographiquement situé près de Caucase-cola.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-Trautmann.jpg" rel="lightbox[2676]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2686" title="Rambo-Trautmann" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Rambo-Trautmann.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Conclusion : Les interprétations filmologiques de ce chef-d’œuvre pourraient faire l’objet d’une thèse, voire de deux. Nous nous arrêterons ici, par humilité, et nous nous contenterons de rappeler que <strong>Ronald Reagan</strong>, sans conteste le <strong>Périclès</strong> du XXe Siècle, ne s’y était pas trompé en recommandant chaudement le visionnage de ce film. <strong>So, Ron’, Rest In Peace</strong>. Nous sommes là pour veiller sur ta maison, et <strong>Rambo III</strong> sera la <strong>Chapelle Sixtine</strong> de ton règne, puissant et fécond pour les siècles des siècles.</p>
<p>Sur ce, je vais me boire une petite bière.<br />
Votre dévoué,<br />
Monsieurwar.</p>
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		<title>Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Partie II</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Dec 2009 16:53:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>monsieurwar</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Les Carnets de la toile]]></category>
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		<description><![CDATA[Cet article est la suite de Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Partie I
Chers amis, nous en étions à la symbolique sous-jacente dans « Alien, le 8ième passager ». Nous enchaînons sur l’analyse comparée des films Aliens &#38; Alien 3… Alors… Cameron ou Fincher ? Les Carnets de la Toile et leurs désormais célèbres analyses imbitables, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-affiche.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="alignleft size-large wp-image-2589" title="Aliens-affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-affiche-375x500.jpg" alt="Aliens-affiche" width="300" height="400" /></a>Cet article est la suite de <a href="http://www.skulking.fr/cinema/cameron-versus-fincher-partie-1/"><strong>Aliens ou Alien 3 ? Cameron vs Fincher ! Partie I</strong></a></em></p>
<p><em>Chers amis, nous en étions à la symbolique sous-jacente dans « Alien, le 8<sup>ième</sup> passager ». Nous enchaînons sur l’analyse comparée des films Aliens &amp; Alien 3… Alors… <strong>Cameron ou Fincher </strong>? Les Carnets de la Toile et leurs désormais célèbres analyses imbitables, pédantes et destinées au <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">PUNC</a></em> (<em>Néologisme <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">Warien</a>. Voir notre <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/"><span style="text-decoration: underline;">Dictionnaire Pédant et Imbitable</span></a>, à paraître sur Skulking) vont en décider…<span id="more-2575"></span></em></p>
<p>On l’a vu, l’enchaînement des causalités <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">narationnelles</a> mènent à penser <strong>Alien</strong> comme une métaphore de la maternité et de ses névroses ordinaires, qu’elles soient d’ordre sexuel ou bien sexué (de la différence entre le stade oral et anal). <strong>James Cameron</strong>, en 1986, reprend la licence <strong>Alien</strong> pour développer le projet. <strong>Cameron</strong> impose un rythme différent, par la nature des choses : l’<strong>Alien</strong>, déjà connu comme névrose, perd le potentiel d’angoisse qui le définissait. La thérapie <strong>Ridley Scott</strong> a déjà agi comme un électrochoc, subtile référence à <strong>AC/DC</strong> et au regretté <strong>Bon</strong> <strong>Scott</strong>. Mais les connexions entre « High Voltage » et les choix artistiques de <strong>Ridley Scott</strong> feront l’objet d’une autre étude. L’histoire de « <strong>Aliens : le retour </strong>» (écrite par <strong>James Cameron</strong>) se résume assez vite, mais vous la connaissez. <strong>Ripley </strong>est<strong> </strong>retrouvée, toc elle repart, pouf les marines, hop <strong>Newt</strong>, rhâ le traître, boum la castagne, meuh la <strong>Reine</strong>, youpi la victoire. Reprenons  plutôt les éléments discurso-narratifs dans le cadre d’une analyse <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">pathorelle</a>.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Queen2.png" rel="lightbox[2575]"><img class="alignright size-large wp-image-2593" title="Aliens-Queen2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Queen2-361x500.png" alt="Aliens-Queen2" width="300" height="416" /></a>Je ne voudrais pas être de mauvaise foi, mais il est évident que <strong>James Cameron</strong> n’a rien compris. Dans « <strong>Alien, le 8<sup>ième</sup> passager </strong>», l’expédition avait trouvé un vaisseau dans lequel un champ d’œufs était en stase. Cela induisait, bien évidemment, une image de la « maternité-alien » morte. Le vaisseau, signe que les <strong>Aliens </strong>avaient quitté leur planète, suggérait un exil, suite à l’impossibilité de se reproduire. Et là, <strong>Cameron</strong>, obnubilé par le « bigger is better », nous offre quoi ? Une <strong>Reine Alien</strong>, une super maman veillant sur sa tribu. Cette <strong>Reine</strong> prend alors la place de <strong>Ripley</strong> dans l’inconscient du spectateur, qui n’y comprend plus rien. Il ne peut y avoir deux <strong>Héra</strong>. Nous observons, de plus, un système évident de parthénogenèse arrhénotoque dans le système cameronien ; ce qui induit au mieux une extinction de l’espèce à court terme, puisque de femelles il n’y a &#8211; hors la <strong>Reine</strong>. Mais, dans ce cas, nous ne comprenons pas ce qui nécessite une <em>seconde reproduction</em> dans le corps de l’hôte, la parthénogenèse se justifiant pour assurer rapidement la pérennité de l’espèce ; sans avoir besoin d’un sein nourricier (ventre).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-egg.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-2596" title="Aliens-egg" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-egg-150x150.jpg" alt="Aliens-egg" width="150" height="150" /></a>L’erreur de <strong>Cameron</strong>, qui saute aux yeux de tous, tant au niveau symbolique que biologique, eusse pu être rattrapée en induisant un concept de parthénogenèse deutérotoque, comme il se doit ; mais, bien évidemment, l’exil <strong>Alien</strong> aurait été inutile ! Dans tous les cas, la parthénogenèse, intéressante pour nier les aspects sexués d’une reproduction en relation avec les mythologies christologiques (on pense naturellement à Marie et à l’annonciation), ne justifie pas la symbolique de <em>l’assaut du mâle</em>, démontrée dans la brillante analyse pédante et imbitable de notre premier article. Bien évidemment, tant sur le plan filmo-narratif que sur celui, plus subtil, de la lecture <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">cryptoleutique</a> du <em>sumbolon</em>, il eut été plus fécond d’introduire non pas une <strong>Reine</strong>, mais un <strong>Roi</strong>, sorte d’<strong>Alien</strong> archaïque, de <em>primus inter pares</em> ; plus grand, plus fort, plus rapide, plus vieux et plus méchant ; ce que l’excellent réalisateur <strong>Michael Bay</strong>, lui, a parfaitement compris (voir son chef-d’œuvre, <strong>Transformers II</strong>, bientôt à l’honneur dans « Les Carnets de la Toile »).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Ripley-fire.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="alignright size-large wp-image-2600" title="Aliens-Ripley-fire" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Ripley-fire-333x500.jpg" alt="Aliens-Ripley-fire" width="300" height="451" /></a>Quoi qu’il en soit, dans l’hypothèse du <strong>Roi</strong>, la lecture inconsciente de « <strong>Aliens : le retour </strong>» eut été parfaitement assimilée, l’<strong>Alien-Roi </strong>devenant le <strong>Totem</strong> vénéré par ses fils, en quête d’hôtes pour pallier la déficience des femelles <strong>Alien</strong> et justifiant de plein droit <em>l’assaut du mâle</em> sur l’hôte humain, devenu <em>condition nécessaire</em> pour assurer la pérennité de l’espèce. Mais non ! <strong>Cameron</strong>, oubliant cet élément essentiel, <em>celui du rapt</em>, se contente de calquer la mentalité du « genre-mâle » sur la psyché féminine, transformant le message du premier film en affrontement de type <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">Rambolinien</a>. Rappelons, d’ailleurs, que <strong>Cameron</strong>, à l’époque où il écrit « <strong>Aliens : le retour </strong>», rédige concomitamment le scénario de <strong>Rambo II</strong> (bientôt à l’honneur dans « Les Carnets »). Bien que <strong>Rambo II</strong> soit un chef-d’œuvre, évidemment, on peut s’autoriser à penser que <strong>Cameron</strong> s’est mélangé les pinceaux entre les deux fichiers, ce qui explique pas mal de choses.</p>
<p>Quand <strong>Scott</strong> offrait au monde la résolution d’un conflit par les armes de la féminité (subtilité, clairvoyance, intelligence), Cameron nous donne à voir une armada de guerriers d’élites indisciplinés, type fin de guerre du Vietnam, crédibles comme <a href="http://www.skulking.fr/musique/musique-metal-black-metal/immortal-all-shall-fall/"><strong>Immortal</strong></a> tapant le bœuf avec <strong>Loreena Mc Kennitt.</strong> <strong>Ripley</strong> se voit doter d’un <strong>GROS</strong> fusil lance-grenades, par exemple. Loin de libérer le monde de <em>l’assaut des mâles</em>, ce qui tendrait, dans une lecture réducto-chrétienne à l’assimiler comme castratrice, elle se fond en eux, les imite par l’emploi fréquent de ce substitut phallique grâce auquel elle va affronter une autre femelle, comme elle apte à la reproduction. Ce n’est donc plus une <em>libération</em> mais une <em>compétition</em> en vue de <em>l’appropriation</em> du phallus qui se joue dans « <strong>Aliens : le retour </strong>», phallus vu comme le maître du destin de l’espèce. C’est uniquement dans cette optique que le caporal <strong>Hicks</strong> survit à l’hécatombe : soigné par « maman-ripley », il pourra ensuite la féconder et ainsi sauver la structure de la famille traditionnelle !<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-troups1.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2606" title="Aliens-troups" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-troups1.jpg" alt="Aliens-troups" width="440" height="224" /></a></p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Ripley_Newt.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="alignright size-large wp-image-2609" title="Ripley_Newt" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Ripley_Newt-333x500.jpg" alt="Ripley_Newt" width="299" height="449" /></a>Enfin, pour terminer, soulignons la prégnance de l’idéologie mariologique dans les structures narratives cameroniennes. En effet, <strong>Newt</strong>, l’enfant <em>tombée du ciel</em>, est là pour induire dans la psyché du spectateur deux effets : l’un, classique, de miroir entre la parthénogenèse <strong>Alien</strong> et l’absence de relation <em>autre que spirituelle</em> entre <strong>Newt</strong> et <strong>Ripley</strong> ; ce qui aurait été intéressant si <strong>Hicks</strong> n’avait pas survécu. L’autre effet, plus sournois, est l’annonce du combat entre les « deux mêmes » se disputant l’enfant, <strong>Newt </strong>symbolisant la pureté (elle est blonde…) ainsi que l’avenir de l’humanité. Humanité prise en otage par la Mère Sombre <strong>Alien</strong>, sorte de <strong>Lilith</strong> pécheresse que doit tuer <strong>Ripley</strong>, endossant alors les habits d’<strong>Eve</strong>. Avec un gros flingue. « Ne la touche pas, sale pute », rugit une <strong>Ripley </strong>vitaminée par la technique (palliatif à la <em>faiblesse féminine</em>), revêtue d’une armure futuriste de chevalier, archétype de féodalité soumise à « Dieu-le-père » (cf. <strong>Lacan</strong>). Ri-di-cu-le. Affronter le <strong>Roi Alien</strong> eut inversé les données du problèmes et aurait offert un large choix interprétatif aux conditions de l’évolution de la famille dans les sociétés post-modernes, ce qui est évidemment la préoccupation première d’un cinéaste lorsqu’il réalise ce genre de film.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Alien-Armor.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="aligncenter size-full wp-image-2612" title="Alien Armor" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Alien-Armor.jpg" alt="Alien Armor" width="454" height="309" /></a>Loin de mettre à l’honneur la féminité, « <strong>Aliens : le retour </strong>» est une grosse régression à la papa vers la soumission judéo-chrétienno-musulmane au phallus, avec pour indice l’homme artificiel, sorte de double masculin dédié aux forces sociales dont on nous montre, à l’inverse du premier film, qu’il est entièrement sous contrôle. Sans aucun potentiel de violence. Castré. Son nom est <strong>Bishop</strong> : l’évêque… Point d’étonnement, donc, au succès du film à l’époque : les mâles y ont vu une femme faussement révoltée, qui éloigne d’eux la reproduction parthénogénétique, et qui développe, après des débuts houleux, de bons rapports avec les hommes castrés, <em>les évêques</em> –symboles de la domestication de la femme par la religion (cf. Lv, 12, 5).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Victim.jpg" rel="lightbox[2575]"><img class="alignright size-large wp-image-2616" title="Aliens-Victim" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Aliens-Victim-333x500.jpg" alt="Aliens-Victim" width="300" height="451" /></a>Les mâles, ainsi confortés dans leur <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/dictionnaire-pedant-et-imbitable/">bilmeurisme</a>, peuvent donc se la couler douce sur le canapé, tels <strong>Hicks</strong>, en attendant de féconder maman dans la joie ! Une « maman-marie », qui, n’ayant pas connu les affres de la maternité avec <strong>Newt</strong>, reste donc « pure » et « vierge », parachevant le phantasme de « l’initiateur » chers aux machos et aux religieux de tout poil. A 16 ans, j’avais adoré ce film…</p>
<p><em>Outro : bon, alors, pour l’analyse d’Alien 3, on fera ça dans un troisième article… J’ai un peu débordé, là… Pour l’instant, donc, Cameron : 0. Fincher arrivera-t-il à relever le défi ?</em></p>
<p><em>Chose promise chose due : la suite <a href="http://www.skulking.fr/cinema/les-carnets-de-la-toile/cameron-versus-fincher-partie-3/">ici</a>.<br />
</em></p>
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