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	<title>Skul[:K]ing &#187; Deadpoule</title>
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	<description>Une certaine actualité culturelle...</description>
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		<title>SLAYER-DECADE OF AGRESSION</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 07:25:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Metal]]></category>
		<category><![CDATA[Oldies]]></category>
		<category><![CDATA[Thrash]]></category>
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		<description><![CDATA[1991. Un an après la sortie de Season in the abyss, cinquième album studio du groupe, Slayer entame une nouvelle tournée mondiale durant laquelle, pour fêter leurs dix années d&#8217;existence, ils enregistrent le live qui les fera définitivement entrer dans la légende : Decade of Agression, absolu concentré de ce que le ténor du trash [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Decade-cover.jpg" rel="lightbox[6468]"><img class="alignleft size-medium wp-image-6469" title="Decade cover" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/Decade-cover-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>1991. Un an après la sortie de <strong>Season in the abyss</strong>, cinquième album studio du groupe, S<strong>layer</strong> entame une nouvelle tournée mondiale durant laquelle, pour fêter leurs dix années d&#8217;existence, ils enregistrent le live qui les fera définitivement entrer dans la légende : <strong>Decade of Agression</strong>, absolu concentré de ce que le ténor du <strong>trash</strong> fait de plus puissant, sulfureux et grisant.<span id="more-6468"></span></p>
<p>Double album composé au total de vingt-et-un titres, <strong>Decade of Agression</strong> a la réputation de ne pas avoir été retouché en studio, donnant un exemple hallucinant de la qualité sonore qui accompagnait <strong>Slayer</strong> lors de ses tournées. Chaque ligne instrumentale est parfaitement équilibrée par rapport aux autres, et les quatre membres du groupe donnent tout ce qu&#8217;ils ont : <strong>Araya</strong>, frontman de haut calibre, harangue régulièrement la foule et décharge son fiel avec énergie sur chaque titre ; <strong>Hanneman</strong> et <strong>King</strong> posent leurs riffs toujours plus acérés avec le mélange de rage et de précision qui les caractérisent (pour ceux qui n&#8217;ont jamais vu <strong>Kerry King</strong> sur scène, imaginez un boucher est-allemand ayant soif de chair humaine qui, lorsqu&#8217;il fait son apparition, donne l&#8217;impression qu&#8217;il vous en veut, à VOUS, perdu au milieu de la foule. Il sait que vous êtes là, et il jouera jusqu&#8217;à vous débusquer&#8230;) ; <strong>Lombardo</strong>, quant à lui, se manifeste comme l&#8217;incarnation absolue de la rythmique, premier homme à être défini à la fois par les termes « métronome » et « <em>cojones »&#8230;</em><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/estrada_slayer_clash_blog.jpg" rel="lightbox[6468]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6472" title="estrada_slayer_clash_blog" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/06/estrada_slayer_clash_blog-600x409.jpg" alt="" width="600" height="409" /></a></p>
<p><em> </em></p>
<p>La première galette, s&#8217;ouvrant par <strong>Hell Awaits</strong>, nous donne à entendre la quintessence de ce qui fait la force de <strong>Slayer </strong>: brutalité absolue d&#8217;un <strong>War Ensemble</strong> ou d&#8217;un <strong>Raining Blood</strong>, riffs assassins d&#8217;un <strong>Dead Skin Mask</strong> ou parfum de scandale d&#8217;un <strong>Angel of Death</strong>, les cinq premiers albums du groupe sont passés en revue. Enregistrés en une seule session lors d&#8217;un live en Floride, les morceaux s&#8217;enchaînent sans temps mort, ne nous laissant respirer que de rares secondes, nécessaires pour nous permettre de reprendre notre souffle avant le prochain mosh-pit&#8230;</p>
<p>Le deuxième opus du live se concentre, quant à lui, sur des morceaux souvent moins évidents du groupe (<strong>Black Magic</strong>, <strong>Postmortem</strong>, <strong>Spirit in Black</strong>&#8230;), enregistrés lors de plusieurs sessions live différentes, donnant moins de mordant à l&#8217;ensemble. C&#8217;est cependant un <strong>Chemical Warfare</strong> d&#8217;anthologie qui clôt le spectacle d&#8217;un <strong>Slayer</strong> au paroxysme de sa brutalité et de son efficacité.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="640" height="527" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/5DMZ7BzrFZ0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="640" height="527" src="http://www.youtube.com/v/5DMZ7BzrFZ0"></embed></object></p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>JULIETTE LEWIS A LA FLECHE D&#8217;OR</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 15:13:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Concert]]></category>
		<category><![CDATA[Pop Rock]]></category>
		<category><![CDATA[Pop-Rock]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Juliette Lewis, vous la connaissez probablement en tant que comédienne, joli minois aperçu dans Tueurs Nés de Oliver Stone ou Strange Days de Kathryn Bigelow. Mais la dame possède plus d&#8217;une corde à son arc, puisqu&#8217;elle a entamée en 2003 une carrière de chanteuse rock, nous offrant en septembre dernier son troisième opus, Terra Incognita.
Dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Album-Terra-Incognita.jpg" rel="lightbox[6030]"><img class="alignleft size-medium wp-image-6090" title="Album Terra Incognita" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Album-Terra-Incognita-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Juliette Lewis</strong>, vous la connaissez probablement en tant que comédienne, joli minois aperçu dans Tueurs Nés de Oliver Stone ou Strange Days de Kathryn Bigelow. Mais la dame possède plus d&#8217;une corde à son arc, puisqu&#8217;elle a entamée en 2003 une carrière de chanteuse rock, nous offrant en septembre dernier son troisième opus, <strong>Terra Incognita</strong>.</p>
<p>Dans ce cas, pourquoi en parler maintenant ? Tout simplement parce que pendant quatre jours, la belle avait élu domicile à la Flèche d&#8217;Or, petite salle de concert de l&#8217;est parisien, et que votre aimable serviteur s&#8217;y est précipité, souhaitant voir la diva dépenser son énergie sur scène depuis un petit moment. Une fois sur place, la patience reste de mise, puisque ce n&#8217;est qu&#8217;une heure et demie après l&#8217;ouverture des portes que commence le premier groupe. Une attente digne d&#8217;un concert à Bercy&#8230;<span id="more-6030"></span></p>
<p>Mais l&#8217;explication est cependant rapidement donnée aux plus curieux, partis à la pêche aux infos : l&#8217;une des deux premières parties, Titus Andronicus, a fait faux bond, obligeant ainsi les organisateurs à décaler le début du concert pour que la tête d&#8217;affiche joue à l&#8217;heure prévue. C&#8217;est donc le jeune groupe Corleone qui ouvre le bal. Ici, pas grand chose à dire : c&#8217;est punchy, c&#8217;est joué juste, mais cela manque terriblement de personnalité, la voix du chanteur ne perçant jamais de manière suffisamment significative pour accrocher l&#8217;oreille. Pire, bon nombre d&#8217;intro de leurs morceaux nous font immédiatement penser à des groupes bien plus célèbres que ces petits Corleone (je vous défie, sur l&#8217;un de leurs morceaux dont je n&#8217;ai pas retenu le nom, de ne pas avoir l&#8217;impression que quelqu&#8217;un vient de glisser Jumpin&#8217; Jack Flash des Stones dans la platine&#8230;). Rien de transcendant donc pour nous mettre dans l&#8217;ambiance, si ce n&#8217;est boire des bières au comptoir (bières plutôt chères d&#8217;ailleurs&#8230;).<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Juliette_Lewis_3.jpg" rel="lightbox[6030]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6093" title="Juliette_Lewis_3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Juliette_Lewis_3-600x400.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Vingt nouvelles minutes passent, et sans crier gare, la tête d&#8217;affiche de la soirée arrive sur scène, commençant dans le vif du sujet avec un morceau issu de leur dernier album (la setlist ne sera, au final, issue que de cet album). Une chose s&#8217;impose immédiatement, les morceaux passent l&#8217;épreuve du live sans aucun problème. Pas étonnant : à la production, Omar Rodriguez Lopez, guitariste du merveilleux groupe qu&#8217;est the Mars Volta. Délaissant les compos parfois torturées dont il a l&#8217;habitude pour des mélodies immédiatement plus accessibles, le musicien, parvient cependant parfaitement à jouer sur l&#8217;énergie propre à <strong>Juliette Lewis</strong>, lui donnant à chanter à la fois des titres très pêchus, et d&#8217;autres plus proches de la ballade (une ballade selon Omar Rodriguez Lopez, cela reste quand même une très bonne ballade).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Juliette_-Lewis-1.jpg" rel="lightbox[6030]"><img class="alignright size-large wp-image-6095" title="Juliette_ Lewis-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/Juliette_-Lewis-1-400x600.jpg" alt="" width="300" height="451" /></a>La charmante frontwoman sue donc sang et eau sur scène, apostrophant le public, et tentant tant bien que mal de le faire réagir et chanter sur les morceaux les plus immédiatement assimilables. Petit souci : les spectateurs ne semblent pas saisir les mots de la belle, ou restent peut-être trop timorés pour réagir. Lorsque <strong>Juliette Lewis</strong>, sur Uh Huh, sa chanson la plus pop, vous demande d&#8217;embrasser votre voisin ou voisine, pour que nous ne soyons plus étrangers les uns aux autres (sujet de la chanson), exécutez vous ! D&#8217;autant plus si, comme moi, vous êtes posté entre deux charmantes jeunes femmes&#8230;</p>
<p>Le public manquait donc cruellement de pêche à mon goût, moi qui ne jure que par la fosse, les bonds démesurés et l&#8217;énergie d&#8217;un petit mush pit (pas nécessairement d&#8217;actualité, je vous l&#8217;accorde). Mais cela n&#8217;a pas empêché <strong>Juliette</strong> et ses New Romantiques d&#8217;électriser la Flèche d&#8217;Or pendant&#8230; 40 minutes. Court pour un concert, aussi bon soit-il, mais à 8 euros l&#8217;entrée, pouvait on s&#8217;attendre à plus ? Peut-être à un rappel où auraient été joués, des morceaux des deux précédents albums, où la chanteuse se produisait aux côtés des Licks pour un rock certes moins travaillé, mais tout aussi pêchu&#8230;<br />
<em><br />
Les photos de lives sont de © Rod &#8211; <a href="http://www.le-hiboo.com/23542-juliette-lewis-fleche-dor-paris-19-05-2010">Le HibOO</a></em></p>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><object style="width: 640px; height: 505px;" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="100" height="100" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/WlD0hvUXgZM?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/WlD0hvUXgZM?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" /><embed style="width: 640px; height: 505px;" type="application/x-shockwave-flash" width="100" height="100" src="http://www.youtube.com/v/WlD0hvUXgZM?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" data="http://www.youtube.com/v/WlD0hvUXgZM?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0"></embed></object></div>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><img class="alignleft size-full wp-image-461" title="3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/3.png" alt="" width="123" height="27" /></div>
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		<title>KICK ASS &#8211; Matthew Vaughn</title>
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		<pubDate>Mon, 24 May 2010 15:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>

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		<description><![CDATA[Au cinéma, tous les genres, lorsqu&#8217;exploités depuis un certain temps, traversent différentes étapes dans leur représentation. Le western a d&#8217;abord posé les bases, avec les classiques de John Ford, puis le décalage des westerns spaghetti, suivis des brulôts signés Sam Peckinpah ou des hommages de Clint Eastwood. Le film d&#8217;horreur également, passant de l&#8217;épouvante classique [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="alignleft size-large wp-image-6068" title="kick-ass" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass-404x600.jpg" alt="" width="300" height="446" /></a>Au cinéma, tous les genres, lorsqu&#8217;exploités depuis un certain temps, traversent différentes étapes dans leur représentation. Le western a d&#8217;abord posé les bases, avec les classiques de John Ford, puis le décalage des westerns spaghetti, suivis des brulôts signés Sam Peckinpah ou des hommages de Clint Eastwood. Le film d&#8217;horreur également, passant de l&#8217;épouvante classique au film gore, à la parodie, ou pour finir à la vague de remakes sanguinolents qu&#8217;accueillent nos salles obscures.</p>
<p>Bien que plus récent (en tout cas dans le cadre d&#8217;adaptations régulières), le film de super héros a franchi les mêmes étapes que ses petits frères, atteignant maintenant une phase de réflexivité, incarnée par le film <strong>Kick Ass</strong>, depuis plusieurs jours sur nos écrans. Je te vois déjà faire la grimace, toi le jeune amateur d&#8217;images colorées et d&#8217;onomatopées pétaradantes : que vient faire un mot compliqué comme « réflexivité » dans un papier traitant d&#8217;un comic book ? <span id="more-6024"></span>Sois patient et je répondrai à ta question.</p>
<p><strong>Kick Ass</strong>, c&#8217;est avant tout un comic écrit par Mark Millar, l&#8217;un des auteurs les plus côtés de ces dix dernières années, et dessiné par John Romita Jr, célèbre pour avoir pris en charge Spiderman, il y a de cela quelques années, le tout publié chez Marvel dans le courant de l&#8217;année 2008. Franc succès à sa sortie, <strong>Kick Ass</strong> nous narre les déboires du jeune Dave Lizewski, lycéen et geek de son état, qui décide un jour de sauter le pas et, vêtu d&#8217;une combinaison de plongée achetée sur Internet et de deux matraques, de combattre le crime.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/KickAss_MustHave_Cover.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="alignright size-large wp-image-6071" title="KickAss_MustHave_Cover" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/KickAss_MustHave_Cover-390x600.jpg" alt="" width="300" height="462" /></a>Bien sûr, la carrière du super héros en herbe ne sera pas totalement à la hauteur de ses ambitions, puisque d&#8217;abord mis à mal par un groupe de délinquants, il finira par être pris en chasse par la mafia, qui l&#8217;associe par accident à de récentes déconvenues orchestrées par Big Daddy et Hit Girl, deux Vigilantes qui opèrent dans la même ville.</p>
<p>Partant sur une structure légèrement différente de l&#8217;original, et évinçant quelques éléments d&#8217;intrigue qui auraient alourdi l&#8217;ensemble, le film de <strong>Matthew Vaughn</strong>, tire l&#8217;essentiel de son matériau original, alliant la mise en abîme propre à son sujet au fun des situations imaginées par le tandem Millar/ Romita Jr.</p>
<p>Le fun ? Dans le désordre, des punch line pas piquées des vers, une tueuse de 13 ans, un bazooka, Gnarls Barkley dans une voiture de super héros, un costume ridicule, Prodigy sur une séquence de baston, j&#8217;en passe et des meilleurs.</p>
<p>La mise en abîme ? Eh bien, c&#8217;est là qu&#8217;entre en jeu notre fameuse réflexivité, nous donnant à voir comment le comics influence directement la vie de nos personnages, ou la manière dont ses références sont assimilées par les protagonistes (évocations régulières d&#8217;icônes du comics, Batman en tête). De cette manière, le film s&#8217;interroge sur son propre genre, rendant plus trouble la frontière entre imaginaire (l&#8217;univers forcément Bigger Than Life des super héros, avec ou sans pouvoirs) et la réalité (qu&#8217;est ce réellement que d&#8217;être un héros ? Quand un individu doit-il finalement prendre ses responsabilités, avec ou sans costume ?).</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass3.jpg" rel="lightbox[6024]"><img class="aligncenter size-large wp-image-6074" title="kick-ass3" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/05/kick-ass3-600x263.jpg" alt="" width="600" height="263" /></a>Certes, on pourra peut-être reprocher au réalisateur de ne parfois qu&#8217;effleurer un sujet qui mériterait de s&#8217;y attarder plus en profondeur, mais le capital sympathie du film, et ses petites touches subversives, rattrapent tout cela. Laissez donc le monopole de la profondeur et du sous-texte au Batman de Christopher Nolan, et plongez dans l&#8217;énergie saupoudrée de bon sens d&#8217;un <strong>Kick Ass</strong> !</p>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="364" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/TH8ycpIi3p8?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TH8ycpIi3p8?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="364" src="http://www.youtube.com/v/TH8ycpIi3p8?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0" data="http://www.youtube.com/v/TH8ycpIi3p8?rel=0&amp;showsearch=0&amp;showinfo=0"></embed></object></div>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></div>
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		<title>ALICE AU PAYS DES MERVEILLES</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Mar 2010 10:49:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<description><![CDATA[Décembre 2009 : Avatar, premier film exploitant réellement les capacités du principe de la stéréoscopie (la 3D donc pour les néophytes) sort en salle et rafle le jackpot.
Mars 2010 : attendu au tournant par ses fans, déçus de ses œuvres précédentes, et par le spectateur moyen qui attend de voir de nouveau un film exploitant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignleft size-large wp-image-5220" title="alice-au-pays-des-merveilles" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles-405x600.jpg" alt="" width="300" height="445" /></a>Décembre 2009 : Avatar, premier film exploitant réellement les capacités du principe de la stéréoscopie (la 3D donc pour les néophytes) sort en salle et rafle le jackpot.</p>
<p>Mars 2010 : attendu au tournant par ses fans, déçus de ses œuvres précédentes, et par le spectateur moyen qui attend de voir de nouveau un film exploitant la 3D de manière intelligente, <strong>Tim Burton</strong> sort son <strong>Alice au pays des merveilles</strong>.</p>
<p>Juin 2010 : malgré un franc succès au box-office, <strong>Tim Burton</strong> est retrouvé mort, la tête posée sur la tombe de <strong>Lewis Caroll</strong>, une paire de lunettes 3D sur le nez, le corps souillé par une série d&#8217;objets divers (théière, chapeau, montre, chenille&#8230;) introduits dans la partie la plus intime de son anatomie. Une simple inscription vient compléter le tableau d&#8217;horreur : <em>cette fois, on lui a tout fait passer de l&#8217;autre côté du miroir&#8230;<span id="more-5218"></span></em></p>
<p>OK, sur ce dernier point, je m&#8217;avance probablement trop, mais force est de constater que c&#8217;est déception et dépit, bien plus que magie et émerveillement, qui prévalent une fois le générique terminé.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles-2.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignright size-full wp-image-5223" title="alice-au-pays-des-merveilles-2" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles-2.jpg" alt="" width="300" height="450" /></a>Ce projet avait pourtant tout pour plaire : un univers décalé correspondant à l&#8217;imaginaire débridé de <strong>Burton</strong>, une histoire susceptible de jouer sur de nombreux tableaux, une technologie encore balbutiante, mais au potentiel séduisant&#8230; Et pourtant rien n&#8217;y fait.</p>
<p>Parlons en premier lieu de la stéréoscopie (connaissant la tolérance limitée de certains lecteurs ayant suivi un cursus scientifique, aux textes comportant trop de lettres et pas assez de chiffres, je commence par ce point pour éviter de les perdre&#8230;), à mon goût la plus belle arnaque du film. Le procédé n&#8217;est tout simplement pas ou très peu utilisé : quelques rares éclats surgissant au premier plan, et un effet de profondeur factice, qu&#8217;une utilisation intelligente de la focale en 2D aurait tout à fait permis de rendre. L&#8217;immersion d&#8217;Avatar est bien loin.</p>
<p>Cependant, si le récit tenait ses promesses, la<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles-1.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignright size-large wp-image-5226" title="alice-au-pays-des-merveilles-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-au-pays-des-merveilles-1-406x600.jpg" alt="" width="300" height="443" /></a> déception technique ne laisserait qu&#8217;un petit goût amer, rapidement oublié. C&#8217;est malheureusement toute une cuve de Schweppes qui vous tombera au fond du gosier au fur et à mesure de l&#8217;enchaînement des séquences. Car, et c&#8217;est à mon sens son principal défaut, le film n&#8217;est qu&#8217;une suite de scènes vides d&#8217;émotion ou d&#8217;enjeux, face auxquelles le spectateur n&#8217;a jamais aussi bien porté son nom, l&#8217;identification étant quasi nulle.</p>
<p>Après un premier quart d&#8217;heure qui bien qu&#8217;un peu niais, production Disney oblige, reste tout à fait plaisant (en particulier l&#8217;arrivée dans <strong>Wonderland</strong>, et la poursuite avec le <strong>Bandersnatch</strong>), le film bascule paradoxalement lors de l&#8217;entrée en scène de <strong>Johnny Depp</strong>, dans l&#8217;une des rares séquences réellement dialoguées du film, mais qui perd de sa force par la sur-utilisation d&#8217;un langage imaginaire, et par la récurrence de la folie des personnages, qui finit par plus agacer que faire sourire.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-burton-wonderland.jpg" rel="lightbox[5218]"><img class="alignright size-large wp-image-5229" title="alice-burton-wonderland" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/alice-burton-wonderland-376x600.jpg" alt="" width="300" height="481" /></a>Le rythme du film est également fortement déséquilibré, Burton alternant des scènes dont la résolution se traine, le spectateur connaissant généralement suffisamment l&#8217;univers d&#8217;<strong>Alice</strong> pour ne pas être surpris (l&#8217;arrivée d&#8217;<strong>Alice</strong>, et le jeu entre boisson <strong>Rikiki</strong> et gâteau Grandissant), et des nœuds de l&#8217;intrigue expédiés manu militari (l&#8217;épée vorpale et sa localisation arbitraire et maladroite).</p>
<p>Reste un univers visuel riche et séduisant, bien que parfois entaché d&#8217;une alliance comédiens en chair/ effets numériques pas toujours très heureuse (le valet) ; et des acteurs souvent très justes. L&#8217;ensemble est cependant totalement plombé lors des dix dernières minutes du film (SPOIL ALERTE!), lorsque <strong>Tim Burton</strong> filme <strong>Johnny Depp</strong> en train d’effectuer une pseudodanse RnB supposée être folle et drôle, mais ne se réduisant qu&#8217;à être ridicule et honteusement hors propos&#8230;</p>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="602" height="363" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/aadiD_lUIXk" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/aadiD_lUIXk" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="602" height="363" src="http://www.youtube.com/v/aadiD_lUIXk" data="http://www.youtube.com/v/aadiD_lUIXk"></embed></object></div>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><img class="size-full wp-image-463 alignleft" title="1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/1.png" alt="" width="123" height="27" /></div>
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		<title>VALHALLA RISING</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Mar 2010 18:57:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>

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		<description><![CDATA[Affiche, synopsis, bande annonce, nous vendent un film d&#8217;action brutal. Le titre français (le guerrier silencieux) nous pousse à croire à un héros classique. Lorsqu’assis dans le noir, vous verrez les premières images défiler devant vos yeux, vous comprendrez rapidement que tout cela n&#8217;a pas lieu d&#8217;être. Certains quitteront la salle déçus, désorientés, peut-être en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla-rising-Affiche.jpg" rel="lightbox[5237]"><img class="alignleft size-large wp-image-5239" title="valhalla-rising-Affiche" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla-rising-Affiche-442x600.jpg" alt="" width="300" height="406" /></a>Affiche, synopsis, bande annonce, nous vendent un film d&#8217;action brutal. Le titre français (<strong>le guerrier silencieux</strong>) nous pousse à croire à un héros classique. Lorsqu’assis dans le noir, vous verrez les premières images défiler devant vos yeux, vous comprendrez rapidement que tout cela n&#8217;a pas lieu d&#8217;être. Certains quitteront la salle déçus, désorientés, peut-être en colère. J&#8217;en suis sorti profondément marqué.</p>
<p>C&#8217;est un cinéma différent que nous offre <strong>Nicolas Winding Refn</strong>, auteur de <strong><a href="../../../../../cinema/dvd/pusher-la-trilogie/">la Trilogie Pusher</a></strong>, et du décalé <strong><a href="../../../../../cinema/bronson/">Bronson</a> </strong>; un cinéma au temps déstructuré, étiré, aux personnages archétypaux, aux instants symboliques et au récit libre de l&#8217;interprétation de chacun.<span id="more-5237"></span></p>
<p>La trame de départ est sans fioritures : <strong>One eye</strong>, guerrier esclave borgne passant son temps à participer à des combats à mains nues, sur lesquels parient d&#8217;autres guerriers, parvient à s&#8217;échapper de sa condition, et accompagné d&#8217;un jeune garçon, part aux côtés de croisés scandinaves en direction de la Terre Sainte.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla_rising_02.jpg" rel="lightbox[5237]"><img class="aligncenter size-large wp-image-5242" title="valhalla_rising_02" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla_rising_02-600x345.jpg" alt="" width="600" height="345" /></a>Mais ce n&#8217;est pas dans ce simple fil conducteur que tient toute la force de l&#8217;œuvre, mais bien dans la richesse et la complexité des illustrations du périple qui nous sont données à voir. <strong>One Eye</strong> est muet, une force de la nature qui ne s&#8217;exprime que rarement, au travers de la voix de son jeune compagnon de voyage, qui semble être le seul à le comprendre. L&#8217;image compose très régulièrement avec de splendides paysages où la force de la nature s&#8217;exprime de la plus puissante des manières, ramenant l&#8217;Homme à ce qu&#8217;il est fondamentalement : un être-animal qui devrait vivre par et pour la nature, mais dont l&#8217;être se retrouve troublé par une Foi qui le dévie de son essence, lui refusant d&#8217;accepter sa profonde nature.</p>
<p><strong>One Eye</strong> est l&#8217;incarnation de ces interrogations, à la fois guide et héraut de la mort; un païen que suivent des guerriers de la Foi chrétienne, aveugles à ce qu&#8217;il incarne réellement : tel le feu follet menant le curieux à sa perte, <strong>One Eye</strong> est le seul à savoir où le navire qui les porte tous va finalement accoster ; visions qui surgissent brutalement au fil du récit, nimbées d&#8217;un rouge carmin, et de l&#8217;image d&#8217;un <strong>One Eye</strong> dont le handicap visuel renforce d&#8217;autant plus l&#8217;aura mystique d&#8217;un être qui voit au-delà du voile des choses.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla_rising_01.jpg" rel="lightbox[5237]"><img class="aligncenter size-full wp-image-5245" title="valhalla_rising_01" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/valhalla_rising_01.jpg" alt="" width="600" height="390" /></a>Les images et références se multiplient, évoquant à la fois le sacré (sur le bateau entouré de brume, l&#8217;un des guerriers, mort, est jeté par dessus bord. Son corps, transporté par deux marins, est à l&#8217;identique du Christ d&#8217;une Pieta ; et lorsqu&#8217;il chute du bateau, nul son d&#8217;un corps touchant les eaux, comme si le navire parcourait les cieux, et que l&#8217;âme flottait vers Enfer ou Paradis) et le païen (<strong>One Eye</strong> éventre un homme tatoué de symboles, attaché sur un rocher, tel les sacrifices rituels dédiés à Odin), mais laissant le spectateur à la fois juge et témoin de la descente vers l&#8217;oubli des protagonistes.</p>
<p>Le pinacle du symbolisme est atteint dans une séquence hypnotique où les hommes de Dieu, ayant atteint une terre inconnue, et menacés de toutes parts, sombrent tous dans la folie : images au ralenti, violence, viol, deux mains creusant la terre pour peut-être y creuser leur propre tombe, <strong>Nicolas Winding Refn</strong> va jusqu&#8217;au bout de son idée, de sa vision, insérant dans ce délire hypnotique l&#8217;image d&#8217;un <strong>One Eye</strong> empilant des rochers dressés vers le ciel, parallèle de la croix de bois érigée un peu plus tôt par ses compagnons, tués les uns après les autres par les « démons » de cette autre terre : le rapport au Divin ne peut exister qu&#8217;au travers d&#8217;une Foi où l&#8217;homme accepte son rapport à la Nature, à la fois bête et être éclairé.</p>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="363" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="data" value="http://www.youtube.com/v/w2ReH0onB-g" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/w2ReH0onB-g" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="363" src="http://www.youtube.com/v/w2ReH0onB-g" data="http://www.youtube.com/v/w2ReH0onB-g"></embed></object></div>
<div style="text-align: center; margin: auto;"><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></div>
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		<title>NINJA ASSASSIN</title>
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		<pubDate>Mon, 01 Mar 2010 18:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il est des mots qui, perçus par l&#8217;oreille du fanboy, déclenchent en lui une vague d&#8217;énergie et un sentiment de puissance digne de lui permettre d&#8217;ouvrir la mer Rouge (oui, les geeks sont le peuple élu des dieux de l&#8217;imaginaire&#8230;) : épée à deux mains, Wolverine, boule de feu, Viking, j&#8217;en passe et des meilleurs&#8230;
Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/ninja-assassin.jpg" rel="lightbox[4809]"><img class="alignleft size-full wp-image-4812" title="ninja assassin" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/ninja-assassin.jpg" alt="" width="300" height="449" /></a>Il est des mots qui, perçus par l&#8217;oreille du fanboy, déclenchent en lui une vague d&#8217;énergie et un sentiment de puissance digne de lui permettre d&#8217;ouvrir la mer Rouge (oui, les geeks sont le peuple élu des dieux de l&#8217;imaginaire&#8230;) : épée à deux mains, Wolverine, boule de feu, Viking, j&#8217;en passe et des meilleurs&#8230;</p>
<p>Il était donc normal d&#8217;espérer qu&#8217;un film ayant pour titre <strong>Ninja Assassin</strong>, deux de ces fameux mots de pouvoir, nous pousse post-projection à tenter de nous dissimuler dans le noir, au cœur de sombres ruelles, pour fondre sur nos innocentes victimes. Rien de tout cela en réalité. La seule raison qui vous poussera à vous dissimuler aux yeux des autres, c&#8217;est la honte d&#8217;être resté jusqu&#8217;au bout d&#8217;une telle aberration.<span id="more-4809"></span></p>
<p>Jamais un film supposé d&#8217;action et conçu par un réalisateur au demeurant potable (ici le <strong>James Mc Teigue</strong> de <strong>V pour Vendetta</strong>) ne m&#8217;a autant ennuyé. Le film met des plombes à démarrer, balançant d&#8217;abord entre une enquête de l&#8217;Interpol du pauvre (où une expert comptable enquête sur l&#8217;existence d&#8217;une secte de <strong>ninjas</strong> au travers du compte rendu d&#8217;un ancien membre du KGB…si si…), et les flashbacks à répétition du dit <strong>ninja</strong>, expliquant son difficile passé d&#8217;enfant <strong>ninja</strong>, dans un temple secret <strong>ninja</strong>, avec un maître <strong>ninja</strong> très dur pour l&#8217;homme (il exécute par exemple ceux qui essaient de fuir&#8230; ça, c&#8217;est de l&#8217;éducation de <strong>ninja</strong>).</p>
<p>La seconde partie, après un twist digne d&#8217;un épisode d&#8217;une série policière allemande des années 80 (le <strong>ninja</strong> du titre est en fait sympa et veut juste se venger de ses anciens potes <strong>ninja </strong>!), oscille entre humour potache et scènes d&#8217;action illisibles où tous les effets sanguinolents ont été créés en 3D, histoire de toujours plus ennuyer le spectateur, qui plutôt que de voir de la barbaque, a droit à des jets de sang synthétique du plus mauvais effet.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/ninja_assassin01.jpg" rel="lightbox[4809]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4818" title="ninja_assassin01" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/03/ninja_assassin01-600x400.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<p>Le scénario se tire lui même une balle dans le pied (et pas facile d&#8217;attraper un pistolet lorsqu&#8217;on est une série de pages reliées par une barre de plastique) en présentant tout et son contraire concernant les capacités des <strong>ninjas</strong>. Ils sont par exemple imbattables dans l&#8217;obscurité contre des membres des forces d&#8217;élite allemandes (oui le film se passe en Allemagne, ne me demandez pas pourquoi&#8230; peut-être une survivance de l&#8217;Axe du mal Allemagne-Japon&#8230; je suis sûr que les <strong>ninjas</strong> nazis devaient être plutôt coriaces&#8230;), ne prenant aucune des nombreuses balles perdues parcourant le champ de bataille, mais sont incapables de réagir entourés de quelques torches face aux mêmes troupes. De la même manière, un <strong>ninja</strong> capable d&#8217;entendre les battements de cœur d&#8217;un être humain à l&#8217;autre bout d&#8217;une pièce n&#8217;entendra pas venir trois Hummer grimpant le chemin menant au temple secret des <strong>ninjas</strong> caché dans la montagne&#8230;</p>
<p>Le coup de grâce m&#8217;est donné pendant le générique, lorsque s&#8217;affiche le nom de <strong>J. Michael Straczynski</strong> comme co-scénariste de l&#8217;œuvre&#8230; <strong>Straczynski</strong>, brillant scénariste de comics comme Midnight Nation ou Rising Stars&#8230;<br />
C&#8217;est décidé, je me cantonnerai désormais à <strong>American Ninja</strong> ou au <strong>Ninja Blanc</strong> pour occuper mes soirées. Michael Dudikoff a lui quelque chose à dire&#8230;</p>
<p><em>Qu&#8217;est ce qui est noir et en petits morceaux ?</em><br />
<em>Des ninjas démembrés ! Yeah </em><br />
<em>(Merci <a href="http://http://www.skulking.fr/livres/livres-comics/tank-girl-jamie-hewlett/">Tank Girl</a> !!)</em><br />
<img class="alignleft size-full wp-image-464" title="0" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/0.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="600" height="350" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KdZa8E7pQAQ" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="600" height="350" src="http://www.youtube.com/v/KdZa8E7pQAQ"></embed></object></p>
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		<title>Geoff Johns et Blackest Night</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 18:59:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Comics]]></category>
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		<description><![CDATA[Prenons une discussion entre amateurs de BD franco-belges : ils évoqueront peut-être le dernier volume de De capes et de crocs, parleront de l&#8217;intelligence de la série Magasin General, ou penseront avec extase aux exquises poitrines des personnages de Marini. Un tiers écoutant la conversation trouvera toujours quelques éléments auxquels se raccrocher.
Considérons ensuite un échange entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/blackest-night-1.jpg" rel="lightbox[4342]"><img class="alignleft size-large wp-image-4344" title="blackest-night-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/blackest-night-1-395x600.jpg" alt="" width="300" height="456" /></a>Prenons une discussion entre amateurs de BD franco-belges : ils évoqueront peut-être le dernier volume de <em>De capes et de crocs</em>, parleront de l&#8217;intelligence de la série <em>Magasin General</em>, ou penseront avec extase aux exquises poitrines des personnages de Marini. Un tiers écoutant la conversation trouvera toujours quelques éléments auxquels se raccrocher.</p>
<p>Considérons ensuite un échange entre fans de manga : ils s&#8217;exciteront sur le dernier retournement de situation de <em>Naruto</em>, brûleront leur testostérone en imitant Guts de <em>Berserk</em>, et se moqueront de leur petite sœur qui lit <em>Fruits Basket</em> ou <em>Nana</em>. Un auditeur discret se sentira peut-être un peu dans le vague, mais devrait pouvoir au moins se faire une idée des multiples genres. <span id="more-4342"></span></p>
<p>Penchons-nous enfin sur un débat entre passionnés de comics : ils évoqueront les merveilles du dernier volume de <strong>Blackest Night</strong>, notamment le retour de personnages disparus depuis quinze années, mais qu&#8217;il est tout à fait normal de retrouver là (en fait, certains personnages en sont à leur troisième identité, sans compter qu&#8217;ils portent parfois le même nom que d&#8217;autres héros sans pour autant avoir les mêmes capacités) ; compareront l&#8217;arc de DC avec Nécrosha, celui de Marvel mettant notamment en scène les <em>Xmen</em> (la version Uncanny, pas la Ultimate évidemment), et tenteront de reconstruire la chronologie impliquant des héros au travers de leurs publications supposées présenter des évènements quasi simultanés (Superman, par exemple, avec <em>Action Comics</em>, <em>Superman</em> et <em>The Adventures of Superman</em> ou encore <em>New Krypton</em>) Un néophyte tentant de se greffer à la conversation n&#8217;aura qu&#8217;à aller se pendre&#8230;</p>
<p>Car oui, être fan de comics est quasiment un métier à plein temps, au vu des dizaines de références, réapparitions, disparitions, changements d&#8217;identités, de dessinateurs ou de scénaristes, qui peuplent chaque semaine les stands. Mais lorsqu&#8217;un auteur parvient à saisir l&#8217;essence de ce qu&#8217;est devenu le <strong>comic book</strong> moderne pour en faire l&#8217;armature de la trame d&#8217;une série, le passionné atteint le Nirvana (qui serait peuplé ici de guerrières lascives en spandex moulant ; oui l&#8217;amateur de comics est principalement masculin). Et c&#8217;est ici qu&#8217;entre en jeu <strong>Geoff Johns</strong>. Ayant principalement officié chez DC d&#8217;abord sur Stargirl puis JSA et Flash, le sieur <strong>Johns</strong> prend toute sa mesure lorsqu&#8217;il s&#8217;attaque à la résurrection du plus légendaire des <strong>Green Lantern </strong>: <strong>Hal Jordan</strong>.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/geoffjohns-1.jpg" rel="lightbox[4342]"><img class="aligncenter size-full wp-image-4347" title="geoffjohns-1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/geoffjohns-1.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a>INTERRUPTION MOMENTANEE DES PROGRAMMES : pour les deux du fond qui n&#8217;écoutent pas, je rappelle ici que <strong>Green Lantern</strong> est un personnage ayant hérité d&#8217;un anneau lui permettant de modeler l&#8217;énergie du dit anneau sous la forme qu&#8217;il souhaite. La seule limite étant la force de sa volonté.</p>
<p>Bien que cela ne se voit pas sur les photos de l&#8217;homme, <strong>Geoff Johns</strong> possède probablement un bulbe rachidien digne des Coneheads, tant il semble tout connaître de l&#8217;univers d&#8217;un personnage lorsqu&#8217;il s&#8217;attelle à le faire vivre. Et c&#8217;est cela qui fait sa grande force. <strong>Johns</strong> prend constamment en compte ce qui a été fait par ses prédécesseurs, de la réapparition d&#8217;un puissant ennemi un an plus tôt à la courte aventure d&#8217;un <strong>Green Lantern</strong> « subalterne » il y a de cela 40 ans. Et il le réinjecte dans ses œuvres, nous donnant à voir un monde à la fois terriblement complexe (60 années d&#8217;aventures, ça laisse des traces), mais d&#8217;une richesse sans précédent. Bien que les références pleuvent, cette démarche donne à l&#8217;univers présenté une force que peu d&#8217;auteurs parviennent à atteindre : il en est si bien défini qu&#8217;il vit de lui même.</p>
<p>Ses récits incarnent très souvent la quintessence de l&#8217;univers du personnage donné, et ce n&#8217;est jamais plus vrai que dans son actuel cycle : <strong>Blackest Night</strong>. Sans entrer dans une description si détaillée qu&#8217;elle rendrait un génie de la physique quantique neurasthénique (je n&#8217;ai pas dit Stephen Hawking, méchants que vous êtes !), il me suffira d&#8217;expliquer qu&#8217;après l&#8217;émergence de nouvelles forces émotionnelles au sein de la galaxie (les <strong>Green Lantern</strong> incarnant la volonté), les principaux héros de l&#8217;univers DC se retrouvent confrontés à la pire des menaces : les <strong>Black Lantern</strong>, hérauts de la Mort, et dont les anneaux ramènent à la vie de nombreux personnages ayant rendu l&#8217;âme depuis certaines publications des années 30.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/totc123.jpg" rel="lightbox[4342]"><img class="aligncenter size-large wp-image-4352" title="totc123" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2010/02/totc123-600x299.jpg" alt="" width="600" height="299" /></a></p>
<p>Les héros de comics n&#8217;ont de cesse de mourir une, ou plusieurs fois, au cours de leurs aventures ; <strong>Johns</strong> se pose donc une question fondamentale : quelle est la valeur de la mort (et donc de la vie) dans un univers où les résurrections sont monnaies courantes. Sa réponse est à la fois complexe et essentielle, prenant toute sa force, comme je l&#8217;ai précédemment évoqué, dans la solidité des trames qu&#8217;il tisse.</p>
<p>Les traumas de personnages en apparence intouchables n&#8217;en ressortent que plus intenses, et recentrent le récit sur l&#8217;essence du <strong>comic book</strong> de super héros : aussi puissant que soit le corps, il ne peut rien contre les faiblesses de l&#8217;âme. Le vrai héros est celui qui saura faire de la force de son âme sa plus puissante arme.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="" width="123" height="27" /></p>
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		<title>Chronicles of the Raven</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 13:50:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Romans]]></category>
		<category><![CDATA[Fantasy]]></category>
		<category><![CDATA[Raven]]></category>
		<category><![CDATA[UK]]></category>

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		<description><![CDATA[Comme beaucoup qui considèrent que depuis le théâtre grec, rien de nouveau n&#8217;a été inventé en dramaturgie, je fais partie de ceux qui, bien qu&#8217;adorant la Fantasy, pensent que tous les romans de ce genre puisent leurs sources dans deux cycles, considérés comme fondateurs du genre : Le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Dawnthief.jpg" rel="lightbox[1925]"><img class="size-medium wp-image-1926 alignleft" title="Dawnthief" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Dawnthief-200x300.jpg" alt="Dawnthief" width="200" height="300" /></a>Comme beaucoup qui considèrent que depuis le théâtre grec, rien de nouveau n&#8217;a été inventé en dramaturgie, je fais partie de ceux qui, bien qu&#8217;adorant la <strong>Fantasy,</strong> pensent que tous les romans de ce genre puisent leurs sources dans deux cycles, considérés comme fondateurs du genre : Le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien, et Conan le barbare de Robert E Howard.</p>
<p>Alors, comment apporter du sang frais à un genre qui peut rapidement se scléroser voire pire, s&#8217;autoparodier ? Certains entament de longs cycles, et cristallisent la structure du Seigneur des Anneaux dans leurs premiers tomes, comme pour s&#8217;exorciser de son influence (Robert Jordan et « The Wheel of time »). D&#8217;autres ajoutent esprit et désespoir à la brutalité de Conan (Michael Moorcock et « Elric » ou « Hawkmoon »). <strong>James Barclay</strong>, avec <strong>Chronicles of the Raven</strong>, choisit pour sa part de mettre en avant non pas un héros, mais un groupe, idée déjà exploitée dans « La compagnie noire » de Glenn Cook, ou « Orcs » de Stan Nicholls, mais en y instillant ce qui manque à beaucoup trop d&#8217;œuvres de <strong>Fantasy</strong> : une âme.<span id="more-1925"></span></p>
<p>Le monde : <strong>Balaia</strong>. Les héros : <strong>The Raven</strong>, six guerriers humains et un mage elfe formant le plus célèbre groupe de mercenaires du pays. Leur credo : toujours faire les choses à leur manière, sans tenir compte des avis extérieurs. Chacun a une confiance aveugle en l&#8217;autre, et pour cause : <strong>The Raven</strong> n&#8217;a jamais perdu une bataille.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/nightchild.jpg" rel="lightbox[1925]"><img class="alignright size-medium wp-image-1929" title="nightchild" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/nightchild-200x300.jpg" alt="nightchild" width="200" height="300" /></a>Ici, pas de jeune héros entamant une quête initiatique lui ouvrant la voie de l&#8217;honneur. Nos personnages ont déjà vu des dizaines de batailles, tués des centaines d&#8217;hommes et sont sur le point de prendre leur retraite. Mais quelle histoire raconter si les personnages pensent à se mettre au vert dès le début de l&#8217;ouvrage, me demanderas-tu lecteur perspicace? Eh bien tout simplement l&#8217;histoire d&#8217;un groupe dont la force de chaque individualité rend l&#8217;ensemble indestructible ; dont on aime tous les personnages, sans pouvoir vraiment en préférer un seul, car le vrai héros c&#8217;est le groupe.</p>
<p>Et par une entame terriblement dynamique, James Barclay nous permet de faire le groupe nôtre, de nous sentir comme le huitième membre, en phase avec les autres. Le style de l&#8217;auteur classe la série dans de l&#8217;<strong>Action-Fantasy </strong>brutale et intense. Dès les premières pages, on sait que même les héros peuvent mourir, rendant chaque bataille risquée, âpre, totale. Dans <strong>Chronicles of the Raven</strong>, un voyage de plusieurs jours est décrit en quatre lignes, tandis que l&#8217;infiltration au cœur d&#8217;un collège de magie, bourrée de rebondissements, nous tiendra en haleine pendant de multiples chapitres. Ici, le lecteur ne pense pas au sauvetage évident du héros, car il sait que l&#8217;auteur n&#8217;épargnera personne. Nul ne peut rester invincible à jamais, et c&#8217;est l’amer constat que nous propose <strong>James Barclay</strong> au long des sept ouvrages que constituent sa saga.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Noonshade.JPG" rel="lightbox[1925]"><img class="alignright size-medium wp-image-1930" title="Noonshade" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/12/Noonshade-200x300.jpg" alt="Noonshade" width="200" height="300" /></a>La série a le grand avantage d&#8217;inclure un arc de narration par tome, ne prenant pas, pour ainsi dire, le risque de lasser le lecteur en repoussant toujours au tome suivant la résolution des intrigues. Chaque ouvrage pose cependant les jalons d&#8217;une plus grande histoire, d&#8217;une plus importante menace, qui prendra tout son sel au gré des derniers volumes.</p>
<p>Malgré une perte de rythme au fil du quatrième tome (dont la scène finale est cependant dantesque !), <strong>James Barclay</strong> apporte ici un souffle certain dans le milieu cloisonné de la <strong>Fantasy moderne</strong>. Les amateurs de batailles épiques et de dialogues acérés peuvent donc y plonger sans soucis ; les autres finiront par y trouver leur bonheur, car souvenez-vous : <strong>The Raven</strong> n&#8217;échoue jamais.</p>
<p><em>PS : je ne peux évidemment que vous conseiller de lire le cycle de <strong>Barclay</strong> en anglais, les traductions françaises laissant plutôt à désirer, comme cela est malheureusement le cas pour beaucoup d&#8217;ouvrages de fantasy&#8230;</em></p>
<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-456" title="5" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/5.png" alt="5" width="123" height="27" /><br />
</em></p>
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		<title>Ikigami- Préavis de mort</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Nov 2009 21:54:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Deadpoule</dc:creator>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Manga]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>

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		<description><![CDATA[Au Japon, dans un futur proche, le gouvernement met en place une loi drastique visant à faire baisser délinquance et criminalité dans le pays: la loi de Prospérité nationale. Le concept est simple : à l&#8217;âge de six ans, tous les enfants du pays se font vacciner contre diverses maladies ; mais une seringue sur mille contient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami-01.jpg" rel="lightbox[1218]"><img class="alignleft size-medium wp-image-1220" title="ikigami-01" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami-01-210x300.jpg" alt="ikigami-01" width="210" height="300" /></a>Au Japon, dans un futur proche, le gouvernement met en place une loi drastique visant à faire baisser délinquance et criminalité dans le pays: la loi de Prospérité nationale. Le concept est simple : à l&#8217;âge de six ans, tous les enfants du pays se font vacciner contre diverses maladies ; mais une seringue sur mille contient une nanocapsule qui à une date donnée (entre 18 et 24 ans), entrainera la mort du patient en explosant dans son cœur.<span id="more-1218"></span></p>
<p>Nul ne sait qui est condamné lors de l&#8217;injection, et ainsi chacun prend sens de la valeur de la vie et consacre sa jeunesse à tenter de réussir, ne sachant pas s’il pourra profiter de l&#8217;avenir. Tel est le sujet plein d&#8217;optimisme (la série est catégorisée « seinen », c&#8217;est-à-dire pour adultes) que nous propose <strong>Motoro Mase</strong> dans son manga <strong>Ikigami</strong>, édité par Asuka, et dont le quatrième tome est sorti fin septembre.</p>
<p>Le récit suit les traces  du jeune Fujimoto, récemment entré au service du ministère de la Santé et de la Protection Sociale, et dont le travail consiste à livrer les <strong>Ikigami</strong>, les préavis de mort signifiant à la personne condamnée qu&#8217;elle n&#8217;a plus que vingt-quatre heures à vivre.<br />
Chaque tome est construit sur le même schéma : deux récits nous décrivent les actions entreprises par les condamnés durant leurs dernières heures, entrecoupés des réflexions de Fujimoto sur le sens de la loi de Prospérité nationale.<a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/Ikigami_2_centre.jpg" rel="lightbox[1218]"><img class="aligncenter size-full wp-image-1223" title="Ikigami_2_centre" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/Ikigami_2_centre.jpg" alt="Ikigami_2_centre" width="450" height="259" /></a></p>
<p>Ce qui fait à mon sens la force d&#8217;Ikigami, c&#8217;est le rapport presque paradoxal qu&#8217;établit l&#8217;auteur entre un sujet très ancré dans la mentalité japonaise (le sacrifice de l&#8217;individu pour le bien-être du groupe), et des personnages aux attitudes et réactions souvent éloignées de l&#8217;image de soumission que renvoie un Japon qui a, durant son histoire, très souvent été tourné tout entier vers la mort.</p>
<p><a href="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami1.png" rel="lightbox[1218]"><img class="alignright size-large wp-image-1226" title="ikigami1" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/ikigami1-363x500.png" alt="ikigami1" width="305" height="419" /></a>Au final, <strong>Motoro Mas</strong>e se sert de la facilité avec laquelle la loi de Prospérité nationale pourrait s&#8217;intégrer dans les mœurs japonaises, pour nous donner l&#8217;impression d&#8217;être en terrain connu, mais élargit très rapidement son propos en donnant à voir des individus dont les réactions sont prises en compte dans le cadre du facteur humain, et plus dans celui de leur nationalité uniquement.<br />
Une simple question, que se pose Fujimoto lors des longues heures qu&#8217;il passe devant son bureau, construisant les bases de la réflexion que Motoro souhaite engager chez le lecteur: est-ce la société qui a rendu nécessaire la loi de Prospérité nationale, ou cette dernière qui a fait de la société ce qu&#8217;elle est aujourd&#8217;hui ?</p>
<p>Dans <strong>Ikigami</strong>, la mort n&#8217;est pas un jeu. Ici, pas de Dieu de la Mort facétieux, ou de carnet magique (Cf. Deathnote) ; juste les derniers instants, souvent douloureux, d&#8217;une mort programmée.</p>
<p><img class="alignleft size-full wp-image-460" title="4" src="http://www.skulking.fr/wp-content/uploads/2009/11/4.png" alt="4" width="123" height="27" /></p>
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