01.03
2010
Il est des mots qui, perçus par l’oreille du fanboy, déclenchent en lui une vague d’énergie et un sentiment de puissance digne de lui permettre d’ouvrir la mer Rouge (oui, les geeks sont le peuple élu des dieux de l’imaginaire…) : épée à deux mains, Wolverine, boule de feu, Viking, j’en passe et des meilleurs…
Il était donc normal d’espérer qu’un film ayant pour titre Ninja Assassin, deux de ces fameux mots de pouvoir, nous pousse post-projection à tenter de nous dissimuler dans le noir, au cœur de sombres ruelles, pour fondre sur nos innocentes victimes. Rien de tout cela en réalité. La seule raison qui vous poussera à vous dissimuler aux yeux des autres, c’est la honte d’être resté jusqu’au bout d’une telle aberration.
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04.02
2010
Prenons une discussion entre amateurs de BD franco-belges : ils évoqueront peut-être le dernier volume de De capes et de crocs, parleront de l’intelligence de la série Magasin General, ou penseront avec extase aux exquises poitrines des personnages de Marini. Un tiers écoutant la conversation trouvera toujours quelques éléments auxquels se raccrocher.
Considérons ensuite un échange entre fans de manga : ils s’exciteront sur le dernier retournement de situation de Naruto, brûleront leur testostérone en imitant Guts de Berserk, et se moqueront de leur petite sœur qui lit Fruits Basket ou Nana. Un auditeur discret se sentira peut-être un peu dans le vague, mais devrait pouvoir au moins se faire une idée des multiples genres.
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04.12
2009
Comme beaucoup qui considèrent que depuis le théâtre grec, rien de nouveau n’a été inventé en dramaturgie, je fais partie de ceux qui, bien qu’adorant la Fantasy, pensent que tous les romans de ce genre puisent leurs sources dans deux cycles, considérés comme fondateurs du genre : Le Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien, et Conan le barbare de Robert E Howard.
Alors, comment apporter du sang frais à un genre qui peut rapidement se scléroser voire pire, s’autoparodier ? Certains entament de longs cycles, et cristallisent la structure du Seigneur des Anneaux dans leurs premiers tomes, comme pour s’exorciser de son influence (Robert Jordan et « The Wheel of time »). D’autres ajoutent esprit et désespoir à la brutalité de Conan (Michael Moorcock et « Elric » ou « Hawkmoon »). James Barclay, avec Chronicles of the Raven, choisit pour sa part de mettre en avant non pas un héros, mais un groupe, idée déjà exploitée dans « La compagnie noire » de Glenn Cook, ou « Orcs » de Stan Nicholls, mais en y instillant ce qui manque à beaucoup trop d’œuvres de Fantasy : une âme.
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13.11
2009
Au Japon, dans un futur proche, le gouvernement met en place une loi drastique visant à faire baisser délinquance et criminalité dans le pays: la loi de Prospérité nationale. Le concept est simple : à l’âge de six ans, tous les enfants du pays se font vacciner contre diverses maladies ; mais une seringue sur mille contient une nanocapsule qui à une date donnée (entre 18 et 24 ans), entrainera la mort du patient en explosant dans son cœur.
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